Milou: En effet, je crois que tu vois des références partout x). Je ne m'en étais une fois de plus pas rendu compte, mais mon cerveau a certainement dû s'en inspirer ^^. En tout cas, je suis ravie que cela te plaise, et j'attends ton avis pour la suite :). Et je ne répondrais à aucune de tes nombreuses hypothèses (que je suis cruelle).
Ps: A tes souhaits x)
Ps2: Moi je veux un bain. Parce que les bains, c'est la vie.
Rafrob: Oui, je le pense vraiment xD.
Noxxia: Guest et noxxia, une seule et même personne ^^. Merci pour ta gentille review :). Et pour tout dire, moi aussi un monsieur Valentine en maillot de bain ça me fait baver *O*. Calme, restons calme. Pour ce qui est du mode larve, c'est tout a fait moi le mercredi aprem x). Et la dame de l'accueil est en effet un mélange de la vieille de monstre et compagnie, et de ma propre CPE. Un ange x).
Chapitre 24 :
- Bah Yuffie tu dors pas ?
La voix de Tifa ne me fit même pas tourner la tête. Prostrée, assise sur mon lit, la tête baissée, je regardais le tapis. Je ne savais pas combien de temps j'avais attendu comme cela, sans même trouver le courage de ramasser mon portable, que j'avais jeté près de la fenêtre. Savoir si mon appareil allait bien était vraiment le dernier de mes soucis.
- En même temps il est 18h, grommelai-je en regardant mon réveil.
L'écriture rouge sur le cadran était la première chose pour laquelle je bougeais depuis l'appel de ma mère. Appel qui avait eu le don de me clouer sur place.
- D'habitude pourtant, on te retrouve toujours la joue écrasée contre ton oreiller, lâcha Elena en entrant à son tour.
Beau constat. Oui, d'habitude je dormais. Mais là, je n'avais même pas le cœur à me rouler dans ma couette. Bouger ne serait-ce que d'un orteil relevait du mythe à mes yeux en cet instant. Je ne voulais rien faire. Rien voir. Rien entendre. Pourtant, je perçus malgré le bruit singulier de la démarche de Reno, passant la porte à son tour. Je ne relevais même pas lorsque ce dernier m'ébouriffa les cheveux. Je n'arrivais pas à porter une quelconque attention à sa main sur ma chevelure noire. Rien ne pouvait tirer mon regard de la contemplation du sol. A part un miracle aux yeux rouges et affublé de longs cheveux noirs peut être. Ou un autre appel de ma mère m'annonçant l'annulation de cette fameuse réquisition qui m'enlevait mes parents. Mais autant espérer croiser un sushi unijambiste rouler dans du jambon entrain d'exécuter une danse tribale en plein milieu du couloir. Il y aurait plus de chance pour que cela se réalise.
- Bon, on va allé manger ?demanda Reno, visiblement affamé.
Quand on parle de nourriture. Mais je n'avais pas non plus faim. Je ne voulais pas descendre au réfectoire et affronter cette salle remplie de visages souriants et de discussions animées. Je ne voulais pas. Je ne voulais rien. Il était pourtant bien rare que je déprime au point de ne plus vouloir manger. Mais là, j'en étais à ce stade. Sans grand entrain, je levai les yeux vers mes amis. Mes yeux sans doute larmoyants vu les regards ahuris qu'ils me lancèrent.
- Mais Yuffie qu'est ce qu'il t'arrive ?s'exclama Tifa en s'agenouillant près de moi.
- Tu sais, c'est pas parce qu'il y a pas de gâteaux en dessert ce soir qu'il faut faire ces yeux déconfis, plaisanta Reno, dans l'espoir de détendre l'atmosphère.
Raté Reno, change de partition. Atmosphère qui se refroidit encore d'avantage lorsque Cloud entra dans notre chambre. Tifa lui lança un regard dénué de chaleur, auquel il répondit par un faible sourire et un rabaissement immédiat du regard. Mais je n'avais vraiment rien à faire de l'état de la guerre que menaient le blond et la brune. Sentant la tension montée malgré sa plaisanterie, Reno se mordit la lèvre. Aucun n'était habitué à me voir moi dans cet état. D'habitude, j'étais celle qui remonte le moral des troupes lorsque l'un d'eux est dans cet état.
- Yuffie ?m'appela Cloud.
Je sentis leurs yeux se poser lourdement sur ma silhouette, en attente de réponse à leurs interrogations internes.
- Je...je, bredouillai-je, la gorge nouée.
Je ne pus pas finir ma phrase, que déjà plusieurs sanglots vinrent secouer ma voix. Une larme roula sur ma joue, alors que je serrais les dents pour retenir mes pleurs.
- Yuffie ma chérie, murmura Tifa en m'enlaçant brusquement.
Posant mes mains contre ses bras, je me mis à pleurer pour de bon. Silencieusement, je sentais mes larmes peu à peu s'épuiser sous le coup de l'émotion. La chaleur réconfortante de Tifa me rassurait. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas pleurer. Peut être trop longtemps, finalement. Mais j'en avais besoin. Réellement besoin. Et craquer me faisait un bien fou. J'étais toujours confrontée aux instabilités émotionnelles des autres, mais curieusement, les miennes se faisaient rares. Je n'aimais pas vraiment cela, en tant normal. Mais là, c'était différent. Je me sentais pleine. Trop pleine. De tout.
- Yuffie, que se passe-t-il ?finit par lâcher Tifa en s'écartant légèrement.
- Et bien ma...ma mère m'a appelé, commençai-je en m'essuyant le visage. Et je...je ne pourrais pas rentrer chez moi pour les vacances.
- Oh non, souffla mon amie, les sourcils froncés. Tu vas être...
- Seule, oui, la coupai-je.
Reno vint poser une main compatissante sur mon épaule, suivit d'Elena qui s'assit à mes côtés. Seul Cloud semblait rester en retrait, mais son sourire bienveillant me fit comprendre qu'il n'en pensait pas moins.
- On va trouver une solution, annonça Tifa, l'air grave. Tu ne peux pas rester toute seule pendant ces vacances.
- C'est vrai, approuva Elena en se levant, l'air déterminée. Tu ne peux pas passer les fêtes seules au milieu du self, avec les quelques autres abandonnés !
Le soutien de mes amis me fit peu à peu sourire. Il me remontait le moral. Oui, j'allais être seule. Et ils allaient me manquer autant que le reste.
Un grondement résonna à ma droite. Tournant la tête vers le principal suspect, je croisai les yeux gênés de Reno.
- Moi je suis pas contre trouver un plan sauvetage, avoua-t-il en se grattant l'arrière de la tête. Mais après manger si possible.
- Tu perds pas le nord toi, soupira Elena.
S'en suivit un long débat d'au moins cinq minutes sur Reno le ventre à pattes. Il fallait avouer qu'il n'était jamais le dernier à table, et toujours le premier le nez dans l'assiette. Je ne donnais pas cher des plats de noël avec un goinfre pareil. Et le pire était qu'il ne prenait pas un gramme. Chose pour laquelle Elena le jalousait affreusement.
- Donc on va manger ?demanda à son tour Cloud, me sortant de mes pensées.
Je hochai doucement la tête, et me levai, entraînant Tifa avec moi. D'un geste souple, je tapai le dessus du crâne des deux membres de notre couple, leur faisant ainsi savoir que le repas était servi.
ooo
L'ambiance au réfectoire était relativement animée. Tout le monde parlait des vacances. Il fallait avouer qu'à cette période de l'année aucun autre sujet ne trouvait autant de fans. Mais une fois encore, c'était sans compter notre petit groupe, qui avait décidé de jouer les moutons noirs.
- Moi je te dis, la politique c'est devenu du grand n'importe quoi, lâcha Cloud en réponse au débat lancé. Tout le monde se laisse diriger par la Shinra !
- Toi t'es un futur ennemi de notre multinationale, lui répondit Reno en piquant dans une de ses pommes de terre.
- Pourquoi, tu comptes y rentrer toi ?répliqua le blond.
- J'approuve pas à cent pour cent leur politique, c'est vrai qu'il y a des choses à améliorer, mais y'a du bon, lui expliqua le rouquin, on ne peut plus sérieux. Et je compte bien faire parti des Turks.
Faire partie des Turks était le rêve de Reno depuis toujours. Enfant, il me répétait sans cesse qu'il le serait un jour. Un vrai diable bien déterminé. Elena partageant le même objectif que lui, elle ne put que hocher la tête.
- Moi aussi, annonça-t-elle en émiettant son pain.
- En plus, il paraît que le patron des Turks est super bien foutu, renchérit Tifa en avalant son dessert.
- Ouais, c'est vrai, lui répondit Elena en souriant. Tiens, l'autre jour, je suis allée à la Shinra pour me renseigner sur l'admission dans cette unité. Et je l'ai vu ! Et il est diablement sexy.
A sa gauche, Reno leva les yeux au ciel, ce qui me fit éclater de rire. Il n'était pas d'un naturel jaloux, mais voir Elena et Tifa débattre sur le corps du patron des Turks ne le faisait pas bondir de joie.
- Vous n'êtes que des pantins aux mains de ces tyrans, plaisanta Cloud, les bras croisés.
- Bon allé le terroriste, envois l'eau, lâchai-je en lui tendant les mains pour réceptionner le pichet.
Tout le monde se mit à rire suite à ma douche gratuite et imprévue. En effet, après ma remarque sur son statut, Cloud avait choisit de prendre au pied de la lettre ma demande. Il avait donc réellement lancé le pichet. J'étais tout simplement trempée. Et superbe. Il n'y avait pas d'autre mot. Je sentais le chien mouillé. Mais ce contre temps ne m'empêcha pas de sourire. Au contraire, il me faisait oublier mes problèmes.
Suite à cela, mes amis parièrent sur le temps qu'il me faudrait pour sécher. C'est donc pour savoir qui remporterait le trophée que nous dûmes attendre dans le self que je sèche entièrement. Pour ensuite se faire virer à cause du cri victorieux que Reno ne put s'empêcher de pousser. La joie de gagner un pari stupide, ça n'a pas de prix.
ooo
Tifa se mordait les doigts, se les tordait, les tortillait. En bref, elle les torturait, assise sur sa valise pleine à craquer. Les quelques jours nous séparant de notre libération étaient passés bien trop vite à mon goût. Jours durant lesquels nous n'avions pas réussi à trouver une solution pour mon problème. En effet, aucun de mes amis n'étaient en mesure de m'accueillir. Et j'avais préféré éviter de braquer une banque pour nous offrir des vacances tous ensembles dans un loft comme le suggérait Reno. Ce sera pour une autre fois. Pour l'instant, je n'étais pas suffisamment motivée pour espérer finir mes jours en prison. J'avais d'autres perspectives d'avenir, bien que pour ces vacances elles soient minimes, et ne se résument qu'à une longue succession de siestes. Chose que Tifa ne digérait pas. Elle s'en voulait affreusement de me laisser seule, bien que je lui ai répété des dizaines de fois qu'elle n'y était pour rien.
Nous attendions donc la venue des parents de chacun, sauf Tifa, qui repartait en train, à l'entrer de notre école. Reno et Elena se chamaillaient gentiment et adorablement. Cloud ne disait rien, comme toujours, mais envoyait de temps à autre quelques regards admiratifs vers Tifa, qui se trémoussait sur sa valise. Et moi, installée par terre, je ne disais rien. Je regardais simplement la neige tassée sur les bords de la route, mes mains gantées sur mon visage glacé. Il n'avait plus reneigé. Pourtant, j'aurais tout donné pour que les flocons viennent égayer mon séjour.
- Je te jure que tu vas me manquer, murmura Tifa.
- Oh toi aussi grande gourde, soupirai-je en tournant la tête vers elle.
La jeune fille se leva, et m'adressa un sourire triste. Sans que je ne m'y attende, elle me saisit par les épaules, et planta son regard dans le mien.
- Je te jure que je te téléphone deux fois par heure, s'exclama-t-elle.
- Euh, c'est peut être beaucoup pour le coup, lui dis-je, amusée.
- Non, je veux tout savoir sur ce que tu feras !répliqua mon amie en me secouant. Je refuse de rester sans nouvelles.
- Alors appelle moi une fois tous les deux jours, lui proposai-je en haussant les épaules.
- Une fois toutes les deux heures, trancha-t-elle en fronçant les sourcils.
- Une fois par jour ?demandai-je d'une petite voix.
- Deux fois par jours tant que t'es seules, et une fois tous les deux jours dès que t'as trouvé quelque chose à faire, me coupa la brune, le regard dur.
- D'accord, soupirai-je, vaincue.
Tifa arborait un sourire vainqueur. Elle allait me harceler, mais ce n'était pas un problème. Je me sentirais peut être un peu moins seule. Mon amie me tapota légèrement la tête comme une enfant en riant.
- Et vous, jurez moi d'appeler !lançai-je aux autres.
- Tous les jours, me promirent en cœur Reno et Elena.
- Tu sais bien que je téléphone pas moi, plaisanta Cloud.
- Alors c'est moi qui t'appellerai, le coupai en souriant.
Le blond hocha la tête, et la tourna en entendant une voiture arriver. Un large véhicule de ville se gara devant nous.
- Ah, c'est pour nous, s'exclama Reno en ramassant ses affaires.
- Bonne vacances !leur lançai-je alors qu'ils chargeaient leurs bagages.
- T'es sûre qu'on t'embarque pas ? Je te jure qu'il reste de la place dans ma valise, me proposa Reno en souriant.
Je hochai négativement la tête, puis adressai un rapide bonjour à ses parents. Mes deux amis disparurent rapidement derrière les portières, nous laissant à trois sur le trottoir. Puis ce fut le tour de Cloud. Il partit en me déposant une bise sur le front, et en saluant timidement Tifa d'un geste de la main. Jusqu'à ce que cette dernière le rattrape et le serre violemment dans ses bras. Le visage rouge tomate du blond me fit doucement sourire. Il partit donc suite à cette étreinte des plus inattendues.
- Bon, et bien je vais devoir y aller, chuchota mon amie. Mon train va pas m'attendre.
- Ouais, vaut mieux que tu y ailles, lui répondis-je en posant une main sur son épaule.
Mon amie me serra une dernière fois dans ses bras, à un tel point qu'elle manqua de m'étrangler.
- Joyeux Noël Tifolle, lui murmurai en la poussant vers la route.
- Joyeux Noël, me répondit mon amie en souriant.
Je la regardai s'éloigner, les roues de sa valise creusant des sillons profonds dans la neige. Elle disparut de mon champ de vision en tournant au coin de la rue, et je dus me résoudre à rentrer.
Agacée, je donnais des coups de pieds nerveux dans la poudreuse. Le soleil presque couché s'y reflétait. Plus personne n'était dans la cour. Tout le monde était partit. Il devait être aux alentours de 19h30, et c'est donc les mains dans les poches et l'air plus énervé que d'habitude que je me rendais au réfectoire. Sur mon chemin, le destin voulut que je crois la vieille blonde de la vie scolaire. D'humeur peu joyeuse, je lui tirai puérilement la langue, chose qu'elle accueillit avec un air surpris, déformant son visage de rides abominables. C'est donc en la regardant que je manquai de peu de me prendre la porte vitrée du hall. Grognant après ma maladresse naturelle, je la poussai violemment, ne prêtant pas attention à l'air étonné d'un des rares élèves resté ici. Que je ne connaissais absolument pas, qui plus est. Et que je n'avais pas envie de connaître. Arrivant devant les portes du self, je jetai un regard à l'intérieur. En tout et pour tout, il devait y avoir quatre ou cinq personnes, étalées sur les différentes tables, mangeant dans un silence des plus religieux. Génial. Deux semaines comme cela, j'allais devenir folle. Cela me fit perdre mon minuscule appétit, et rebrousser chemin jusqu'aux escaliers de l'internat. J'allais me doucher et me coucher sans rien dans le ventre. Ou alors peut être que j'ouvrirais une tablette de chocolat.
- Yuffie ?
La voix grave qui m'interpella me fit immédiatement tourner la tête. A à peine un mètre de moi, un sac de voyage à la main, mon prof de maths me regardait, l'air étonné. Ses grands yeux carmins paraissaient plus interrogateur que froid, ce qui fit monter en moi une vague de chaleur incontrôlable. Lui aussi partait, visiblement, et je ne savais pas ce qu'il faisait encore ici. Chose qui m'importait en réalité peu, à moins qu'il m'annonce qu'il restait là au lieu de rentrer chez lui. Oui chez poil de carotte. Chose qui relevait sans aucun doute du miracle, vu ses bagages.
- Tu n'es pas encore partie ?me demanda-t-il.
- En fait je ne pars pas, répliquai-je avec un sourire triste. Je reste au couvent, seule.
Mon air abattu sembla le faire sourire. Je ne savais pas vraiment en quoi me voir dans un état comme celui ci pouvait le faire sourire, mais à ma grande surprise, il posa son sac sur le sol. Les mains sur les hanches, il m'adressa un sourire à faire fondre.
- Quand apprendras tu enfin à écouter ?me demanda-t-il d'un air las.
- J'ai peur de ne pas vous suivre là, rétorquai-je en haussant les sourcils.
- Je t'avais pourtant dis que tu pouvais revenir dès que tu avais un problème, lâcha-t-il en secouant la tête.
Ah. Alors ce jour là ma consommation excessive de produits surgelés n'avait pas altérée ma capacité de compréhension. La neige ne m'avait pas fait de mal à ce niveau là. Cependant, je ne comprenais pas vraiment pourquoi il me le rappelait à ce moment là.
- Allez, va chercher tes affaires, soupira-t-il en croisant les bras contre son torse.
- Pardon ?m'exclamai-je, les yeux ronds.
Je n'enregistrai pas bien ce qu'il me disait. Son charme écrasant ne m'aidait pas beaucoup, en plus. Son sourire presque entier me fit rougir plus violemment que de coutume. Si mon cerveau presque en état avait compris, il m'invitait à ramasser mon bordel.
- Mais pour aller où ?demandai-je, alors que je connaissais très bien la réponse.
- Va les chercher idiote, rigola-t-il en m'indiquant l'escalier.
Malgré moi, je sentis un sourire énorme se dessiner sur mes lèvres. Mon cœur semblait battre de manière complètement irrégulière. Tournant la tête vers l'escalier, je décidai de passer outre ma raison et de me ruer sur les marches. Manquant de trébucher, je bredouillai un rapide « je fais vite », avant de pousser avec une force que je ne me connaissais pas les portes doubles de notre étage. Brusquant le silence de l'internat, je sautillai jusqu'à notre chambre. Nerveuse, je claquai la porte et sortis mon portable. Composant avec une rapidité ahurissante le numéro souhaité, je collai l'appareil contre mon téléphone en essayant d'ouvrir ma valise malgré mes tremblements.
- Allo Tifa ?m'écriai-je en entendant une voix décrocher.
- Ouais, qu'est ce qu'il se passe ?me demanda mon amie, inquiète.
- Oh quelque chose de pire que grave ! Je t'expliquerai plus tard, lui répondis-je avec un mal fou. Ça te dérange si je t'emprunte une robe ou deux ?
Ma voix avait du mal à ne pas vibrer. Et moi j'avais un mal fou à articuler. Je déraillais complètement, partager entre la joie et la peur.
- Euh non mais enfin pourquoi ?me demanda mon amie, surprise.
- Je t'explique plus tard !répliquai-je en raccrochant.
Nerveuse, je fourrai plusieurs robes dans ma valise. Je courus jusqu'à la salle de bain, attrapai tout mon équipement de survie, et me jetai sur ma valise pour la fermer. Dix minutes. Il m'avait fallu dix minutes. J'étais échevelée. Passant une main dans ma crinière noire, je me recoiffai rapidement avant de quitter ma chambre, claquant la porte derrière moi.
