Milou: Très bien et toi ma p'tite Milou ? Et oui, Vince et Yuffie se rapprochent ! Et je sais qu'une douche c'est bien, mais à deux c'est mieux, mais va falloir leur laisser encore un peu de temps là x). Même si ça se fera peut être qui sait ? Et pour le livre, et comment que je suis au courant ! De un parce que je dois être une des plus grandes fans de final fantasy, et de deux parce qu'il est sortit le jour de mon anniversaire :). Pouvais pas le manquer, mais faut encore que je le commandes.
Ps: On va dire que je mixes souvent trop les deux. Mais on n'y arrive, même si c'est dur de se dire que les rêves ne sont pas la réalité. "Faites que les rêves dévorent votre vie, afin que la vie ne dévore pas vos rêves", de auteur connu ^^.
Pirate des caraïbes powaaaaaaaaaaaaaaa "chantonne la musique toute seule dans sa chambre".
Ps2: Nan, mais mon chat plonge volontairement dans un bain x). Et pour les conneries, t'en fais pas, je suis pareil.
Chapitre 27 :
- Mais j'y comprend rien à ce truc...
Je maugréais après le livre de cuisine trouvé au hasard de mes recherches d'ingrédients dans un placard. Un fouet dans une main, me battant avec le saladier plein de pâte à gâteau, je tournais et retournais l'ouvrage pour tenter de comprendre ce que je devais faire. La recette choisit était pourtant fort simple. Des gaufres au sucre, c'est pas sorcier. Et ben si, apparemment. Dire que j'avais repeins le bar était faible. Il était tout simplement crépi de farine, de lait et de pâte fugueuse, qui avait pris la fuite alors que je remuais pour la énième fois ma mixture. Une cuillère dans la bouche, mon regard passait du livre à l'aspect de ma préparation. Pas terrible la couleur. Pas terrible tout court, en fait.
Froissant une nouvelle fois mes mains sur mon tablier, je posai un doigt sur la recette avec une moue peu convaincue.
- Est ce que t'as essayé de le lire à l'endroit au moins ce livre ?me demanda une voix d'homme depuis le canapé.
Vincent, confortablement installé dans le salon, un livre autrement plus intéressant que le mien entre les mains, ne trouvait rien de ne mieux à faire que de se moquer de moi. Et mon manque de savoir dans le domaine culinaire. Depuis une heure déjà que je me battais avec mes ustensiles, ayant recommencé deux fois la préparation de la pâte. Et lui, dont je ne voyais que les cheveux dépassant du canapé, me taquinait avec quelques remarques moqueuses sur mes ratés. Remarques qui m'auraient fait rougir et fondre dans un autre cas, si je n'avais pas eu la cuisine dans l'angoisse.
- C'est ça, fous toi de moi, grognai-je en replongeant le fouet dans ma mixture. T'en auras pas si tu continues.
- Oh, si t'arrive au terme de cette recette, répliqua-t-il, amusé.
Je le foudroyai du regard, bien qu'il ne puisse pas le voir. Lui tirant puérilement la langue, je me concentrai à nouveau sur mon œuvre, en tâchant de ne pas en mettre trop à côté. Sûr que j'allais finir ces gaufres. Et avec brillo en plus. Il allait voir ce qu'il allait voir, le congélateur. Tournant avec de grands gestes mon mélange, je manquai à plusieurs reprises d'en renverser l'intégralité sur la table. J'étais aussi maladroite en cuisine que sur une plaque de verglas.
- Tu devrais mélanger plus lentement.
La voix grave de Vincent résonna à quelques centimètres de moi. Reculant immédiatement, je le vis sourire juste à côté de moi. Ainsi, il avait décidé de quitter sa place moelleuse pour s'aventurer sur mon territoire. Très bien. Je me sentis néanmoins rougir de cette proximité, et ouvrit un placard pour cacher ma gêne, prétextant un manque d'ingrédient. Alors que tout était sur la table.
Je sentis une main m'ébouriffer les cheveux, et je relevai la tête, plus rouge encore malgré mon opération anti chauffe. Le brun me fit signe de m'approcher, et je repris donc mon fouet, sourcils froncés.
- Un peu de délicatesse espèce de bourrin, me charia-t-il en m'attrapant la main pour me faire remuer la pâte.
Dire que je ne faisais plus du tout attention à ma pauvre pâte à gaufre était faible. Mon regard était complètement vissé sur sa main tenant la mienne. Une sensation plus agréable que ce que j'aurais pu imaginer. J'aurais voulu que ce contact, aussi minuscule soit il, ne s'arrête jamais. Un frisson me parcourut l'échine. Si sa mains me procurait un tel plaisir, alors que devait être celui apporté par son corps. Une bouffée de chaleur m'envahit à cette seule pensée. Je maudis encore plus, sentant mes joues se changer en grille pain. Il fallait vraiment que j'arrête moi. Mais ma raison ne semblait pas très douée pour s'imposer, et les battements de mon petit cœur s'accéléraient à mesure que les secondes s'écoulaient. N'étant plus du tout maîtresse de mon corps, je tournait la tête pour tomber face à ses yeux carmins. Ce qui eut le mérite de faire tomber raide morte ma dernière lueur de lucidité. Et accessoirement, de perdre de vue ma première mission, à savoir, remuer convenablement de la pâte à gâteau. Ce qui se solda par une projection de ma mixture sur mon tant aimé prof de maths. Sur sa joue gauche.
- Oups, je suis désolée !m'exclamai en retenant un rire.
- Mais t'es vraiment pas douée dans une cuisine toi, maugréa ce dernier en s'essuyant la joue.
- Oh bah ça va ! Je peux pas m'improviser chef cuistot en une matinée !grognai-je.
Dans un réflexe enfantin, Vincent goûta le peu de pâte qu'il avait sur les doigts, et me sourit. Haussant un sourcil, je posai mes mains sur mes hanches, le fouet toujours dans le saladier.
- C'est un peu sucré, me fit-il remarqué.
Cet homme cherchait à m'énerver. Il me cherchait. Depuis que je m'y étais mise, il ne faisait que cela. A croire que mes foudres l'amusaient. Remarquant mon agacement cuisant, ce dernier élargit son sourire, de plus en plus amusé. Moi, je me sentais bouillir. De gêne, de colère, de tout. Saisissant le fouet dans un élan de courage, je lui envoyait une dose entière de pâte en pleine figure.
- Dégage de cette cuisine !criai-je en le menaçant de mon regard qui se voulait mauvais.
Malgré mon attaque surprise à grand coup de mixture, mon interlocuteur éclata de rire en reculant, un torchon à la main. Il n'avait rien de mieux à faire que de me provoquer. Comme garder sa main sur la mienne, par exemple. Malgré moi, je sentis un rire m'échapper. Je devais reconnaître que la situation était amusante. Depuis le couloir, Vincent m'adressa un sourire, avant de s'enfermer dans la salle de bain. Sans doute pour se débarrasser de la pâte à gaufre. Pâte à gaufre qui, selon lui, était trop sucrée. Curieuse, je plongeai une cuillère dedans, et goûtai mon fameux mélange. Mon visage se crispa un instant, puis se détendit. Ce n'était pas le top, mais j'avais fait pire.
ooo
- C'est pas les meilleurs gaufres que j'ai mangé, mais tu te défends bien.
Je lançai un énième regard noir à Vincent, qui tartinait sa deuxième gaufre. J'avais finalement réussi à mener à bien ma recette. Première victoire contre ce livre maudis, je n'avais pas l'intention de rouvrir avant longtemps. Très longtemps. Je ne toucherais plus à cette cuisine. Ou si, peut être juste pour la proximité avec Vincent. Délicieuse proximité. Y repenser me fit sourire, puis enflamma mes joues. Croquant dans ma gaufre, j'essayai avec peine de croiser le regard de mon prof. Cela ne faisait que deux jours, mais j'avais déjà frôlé la combustion plus d'une fois. La colocation promettait d'être aussi longue qu'amusante. Pour lui comme pour moi.
- Je t'aiderais pour le repas de Noël, reprit Vincent en cherchant la confiture du regard. Sinon, je ne donnes pas cher de lui. Gaufres et sandwichs pour les fêtes, c'est pas le top.
Je lui tirai la langue, avant de me mettre moi aussi en quête du précieux pot de confiture. Pour finalement le trouver vide. Grimaçant, je lui montrai le bocal vide. Je n'étais pas ravie de constater qu'il n'y en avait plus. La confiture et moi, c'était plus que de l'adoration, c'était de l'amour. Et si je n'avais plus de confiture le matin, ma vie était finie. Fichue.
- Va falloir remédier à ça, marmonna Vincent en se levant.
- Ben tu vas où ?lui demandai-je, étonnée.
- En chercher, me répondit-il.
Je hochai la tête, et lui fit signe de m'attendre. Le choix de la confiture était aussi important que la confiture en elle même. Alors je n'allais certainement pas le laissé y aller tout seul. Ma précieuse confiture. Trébuchant contre un coin de la table, je courus jusqu'à ma chambre prendre mon bonnet et mon manteau, avant de le rejoindre dans l'entrée. Il sourit en tirant mon bonnet vers le bas pour me rendre aveugle, et, sans prêter attention à mes grognements outrés, me poussa dans le couloir. Je le foudroyai du regard avant de descendre les escaliers, haineuse.
Je franchis quelques minutes plus tard la grande porte en verre de l'immeuble, et fut accueillit par un vent glacial. Secouant mes cheveux, la bourrasques me fit plisser les yeux. Il faisait froid. Encore plus froid que ces derniers jours, et même sous mon énorme manteau, je me sentais trembler. La ville était encore couverte de blanc, parsemée de verglas. Les rues étaient devenues de véritables champs de mines pour moi. Tout aussi dangereuses. Peut être parce que je ne pouvais pas faire un pas sans m'étaler par terre. Et ma chance légendaire avait voulu que nous soyons à une centaine de mètres des commerces, ainsi nous pouvions y aller à pied. Le bonheur. J'allais bientôt devoir m'acheter des patins si je voulais rester en vie.
Hésitante, je quittai le carrelage de l'immeuble et mis un pied sur le goudron gelé. Puis le deuxième. A ma grande surprise, je tenais debout. Les deux bras tendus pour maintenir un certain équilibre, je ne devais pas ressembler à grand chose, mais au moins, je n'étais pas étalée par terre dans une position ridicule. Tournant la tête, je vis Vincent, les mains dans les poches, passer très sereinement à ma droite. Comme si le bitume avait été normal. Comme si la neige avait fondu. Il était sans aucun doute plus à l'aise que moi. Serrant les poings, serrant les dents et tout ce qu'il était possible de serrer, je fis un second pas, avant de me rendre compte que j'arrivais à marcher. Souriante, victorieuse, fière, et tout ce que vous voulez, je rattrapai donc mon prof en sautillant. Mais ma chance fut de courte durée, vu que, arrivée à sa hauteur, je mis le pied sur une plaque de neige verglacée, et tombai en avant. Je fermai les yeux le temps de ma chute, qui ne tarda pas à se terminer. La sensation de froid claquant ne fut néanmoins pas la même. A croire que le sol s'était ramolli. Ouvrant les yeux, je me rendis compte en rougissant que je n'étais pas tomber par terre. Ou pas toute seule. J'étais juste tombée sur Vincent, qui semblait tout aussi surpris que moi. Une vague de chaleur me submergea. Malgré le froid mordant me caressant les joues, je me sentais brûler. Littéralement. Ni plus, ni moins.
Je finis par sourire de toutes mes dents à mon « tapis » et à me redresser légèrement. Ce dernier m'attrapa par les épaules pour nous relever.
- Attends, je crois que...murmurai-je en le voyant se remettre sur pied.
Trop tard. Alors que nous étions à peine remis sur nos jambes, ce fut son tour de mettre le pied sur le verglas, et de nous faire tomber dans l'autre sens. Cette fois ci, le choc fut plus violent. Mon dos claqua la glace de plein fouet, et lui eut à peine le temps de se rattraper sur ses mains, posées de chaque côté de mon visage. Visage à quelques centimètres du sien. Je sentais son souffle chaud m'effleurer, ce qui n'aida pas vraiment au bon rétablissement de mes joues. Qui entrèrent de nouveau en phase de fusion immédiate et incontrôlée. Nous restâmes plusieurs minutes ainsi, il me semble. Ou alors seulement quelques secondes. En vérité, en cet instant, la notion de temps m'échappait. J'aurais pu passer ma vie comme ça. Mais alors que je commençai à sentir le froid me mordre le dos, Vincent se laissa tomber sur le côté, juste à côté de moi. Nous étions donc allongés dans la neige, au beau milieu du parking, devant son immeuble. Ou comment se retrouver dans la situation la lus clichée des films pour ados les plus niais de toute l'histoire du cinéma.
- Bon, et bien moi je dis vive la confiture, lâchai-je.
La seule réponse que je reçus fut un léger rire. Un rire doux. Pas froid ou nerveux comme en classe, les rares fois où il riait. Un rire agréable. Qui ressemblait presque au mien.
