Milou: Ça en dit long sur la nature de ce festival x). Oh mon dieu, on a retrouvé Roxas ! En tout cas, je suis ravie de ne pas être la seule à nager dans les devoirs. Bref, passons. Et oh oui que c'était niais, mais il faut toujours du niais dans une histoire ;). Et c'est faible de dire que cette coquine en a profité !
Niveau cuisine, c'est moi. Je sais même pas faire une omelette ou faire cuire des pâtes, et mélanger de la pâte à gâteau sans en crépir ma cuisine x). Voilà.Et puis Vinnie, il est tellement sexy qu'on lui pardonne tout x) (oh mon dieu Vincent épouse moi !). Et Vincent portait une jupe, naturellement. Toute fluide genre hippie. Mais nan, il portait un pantalon ! Et Yuffie se bouge, mais tu sais il est gratiné le (très mignon) congélo.
Ps: Enfin quand même, je connais les dialogues par coeur !
- Hey tête de poulpe ! Regarde ce que j'ai là ! Espèce de vieille méduse ... Le calamar...J'ai un bocal de terre ! J'ai un bocal de terre ! Et devine ce qu'y a dedans !
- Ça suffit, envoyez ce bien aimé Black Pearl dans les abysses !
Organisation XIII: Merci beaucoup très cher(e) revenant(e) :). Et j'ai hâte d'avoir ton avis sur la suite !
Chapitre 29 :
La sonnerie bruyante de mon téléphone me réveilla, et je grognai machinalement après. Comme toujours, je me réveillais en mangeant mes cheveux, dans une position des plus inconfortables, le visage à moitié encastré dans l'oreiller. On aurait pu même se demander si la chose difforme étalée sur ce lit était humaine. C'est d'ailleurs dans un grognement animal que je laissais ma main déambuler sur la table de cheveux en quête de mon foutu portable. Engin du diable. Il n'y avait pas moyen d'être tranquille le matin. Retirant mes cheveux baveux de mes lèvres, je décrochais avec la ferme intention d'être des plus désagréable. Parce que un, on me réveillait, et deux, on me réveillait. Et ça, c'était impardonnable. Il était bien trop tôt pour que je me lève. Non mais.
- Vous parlez actuellement à la messagerie de Yuffie Kisaragi parce qu'elle veut pas vous entendre, grommelai-je après avoir décroché. Alors laissez votre message après le bip sonore, parce que si vous le laissez avant, ça marche pas, et je verrais si il m'inspire.
- Et bien, t'es aimable toi dès le matin, me répondit un Reno mort de rire.
Je lâchai un juron indéterminé au rouquin, qui rigola de plus belle. Lui qui n'avait pas tendance à se lever très tôt, je ne comprenais pas vraiment ce qu'il faisait déjà sur pied. Il ne pouvait pas rappeler à une heure décente, comme tout le monde ? Non, c'était trop lui demander, à cet espèce je ne sais quoi. Je n'avais même pas la puissance cérébrale de l'insulter.
- Mais ça va pas de me réveiller à une heure pareille, râlai-je finalement en me frottant le visage.
J'étais étalée sur mes draps, le bras non actif pendant lamentablement contre le bord du lit. Jamais je n'avais été aussi proche de l'état de larve de toute ma vie. Les yeux mi clos, j'attendais juste la réponse de mon ami, sans d'autre perspective d'avenir que de pouvoir ensuite me rendormir.
- Euh Yuffie, finit par lâcher Reno, amusé. Primo, il est 11h30, et secondo, c'est le réveillon de Noël ce soir, alors je me disais que tu avais peut être des choses à faire, parce que d'après ce que m'a dit Tifa, tu n'es plus seule.
La garce. Elle avait été encore plus rapide que moi sur ce coup là. A peine avais-je informé la brune qu'elle avait fait passé le message. Une commère, je vous dis. Mais ce n'est pas vraiment ce détail qui m'affola le plus.
- Oh putain !criai-je en me redressant d'un coup. Le réveillon ! 11H30 !
Cette information m'avait fait l'effet d'une gifle. Moi qui pensais qu'il était tôt, j'avais tout faut. Il était pire que tard, et j'avais un nombre incalculable de chose à faire, à commencer par préparer le repas de soir et me faire un minimum présentable. Car oui, j'avais décidé de réussir à cuisiner ce soir. Enfin, j'allais essayer. Je voulais juste que cette soirée ne soit pas comme les autres, en fait. Même si elle devait être ponctuée de mes lamentables échecs culinaires.
- Reno, faut que je te laisse, salut !m'exclamai-je en raccrochant.
Je me fichais éperdument de ce que le rouquin en pensait, et c'est totalement paniquée que je me jetai hors du lit. Je sautai par terre, manquant de tomber à l'arrivée, et me ruai dans le couloir. Pyjama et tête de déterrée mise à part, je marchai d'un pas décidé vers la cuisine. Depuis l'accident de la veille, je n'étais plus vraiment gênée que Vincent me voit dans un tel état. On va dire que je nous avais un peu forcé la main. Et puis j'avais trop faim pour passer par la case salle de bain. Le brun me vit donc débarquer dans sa cuisine comme une furie, les cheveux en bataille, pyjama et tête de zombie plus mort que mort. Il haussa un sourcil en me voyant attraper rageusement le paquet de biscotte, et m'en tartiner une avec détermination. Bien entendu, j'étalais plus de confiture qu'il n'en fallait.
- Bonjour, quand même, me lança mon prof en détournant les yeux de sa tasse.
- Chalut !m'exclamai-je, la biscotte dans la bouche.
Sans même faire attention à son air des plus amusé, je refis le chemin en sens inverse, la biscotte entre les dents, décidée à la boulotter sur le chemin de la salle de bain. Je ne tentais pour une fois pas de lui sourire. Parce que, allez le faire avec une biscotte dans la bouche. C'est pas évident. Prenant soin de ne pas étaler trop de miettes partout sur mon passage, j'ouvris la porte, sourcils froncés, avant de retourner chercher de quoi me vêtir. Il était tard, je devais agir. J'avais très exactement peu de temps pour être prête avant le repas de midi. Parce qu'il ne fallait pas l'oublier celui là.
11h45, j'entai dans la baignoire. Tournant les robinets, je luttais pour ne pas m'endormir dans la chaleur fumante de mon bain. Stop à la mullusquification. Certes, ce mot n'existait pas, mais il qualifiait bien le danger réel que j'encourais. C'est donc en vacillant grandement que je quittais ma douche éclaire, malgré moi. Parce que j'adorais prendre des bains. Surtout avec en visuel toujours une de ses très belles chemise pendue au radiateur. Chemise dont je devinais aisément la diabolique odeur pour l'avoir déjà porté. Non, je ne cachais peut être pas de drogue dedans, mais c'était tout comme. J'aurais pu la sentir comme si s'en avait été. Et elle m'enivrait tout autant. Avec un risque encore plus énorme pour ma santé.
Des idées plein la tête, je me tortillais nerveusement pour enfiler mon jean, à moitié sèche. Haut mit, je me hâtai bien vite devant le miroir. Je n'étais pas comme Tifa ou Elena. Je ne me maquillais pas. Je n'aimais pas vraiment cacher ce que j'étais vraiment. Alors mon passage au lavabos se résumait à un coup de brosse pour le peu de cheveux que j'avais, et un brossage de dent. 11H55, j'étais dans les temps. Je m'épatais moi même. Jamais je n'avais été prête aussi vite. Et la motivation était pourtant d'aller une fois de plus me faire malmener par un livre de cuisine. Mais bon, quand on aime. Vincent avait trouvé le truc pour me faire cuisiner, ou tout du moins essayer, et ce, sans même qu'il le sache. Il restait tout simplement à proximité, me clouant donc sur place. J'étais comme aimantée à lui. Bref.
C'est avec cette même vitesse que je ne me connaissais pas que je regagnais pour la seconde fois la cuisine, mais cette fois ci bien plus apte à converser.
- Et bien, je ne sais pas ce que tu as aujourd'hui, mais t'es en forme, commenta Vincent en me voyant me cogner la tête contre un des placards de sa cuisine.
- Je suis toujours en forme, répliquai-je en me massant le crâne.
Ce midi, je n'allais pas me compliquer la vie. Déjà que ce soir, j'allais au moins louper ce que je voulais faire une bonne quinzaine de fois. Alors les échecs à la pelle, non merci. Attrapant plusieurs tomates, j'entrepris de les couper dans une assiette.
- Encore de la salade ?s'étonna le brun en s'approchant de moi.
Je hochai la tête sans même me retourner. Je ne savais pas à quelle distance de moi il était, mais rien qu'à sa voix, je le savais proche. Trop proche pour rester de marbre. Alors que les mouvements du couteau contre ces innocentes tomates se faisait plus violent, je rougissais. Jusqu'à atteindre un stade aussi avancé que mes victimes.
- Ce soir, commençai-je avant qu'il ne me parle, peut être que Vanille pourrait passer ?
Non pas que l'idée de se retrouver seule avec lui pour cette occasion me déplaisait, mais je ne voulais pas qu'il s'en doute. Cela me mettait mal à l'aise. Et je n'étais pas très douée pour cacher cela. Et ça non plus, je ne voulais pas qu'il le remarque.
- Vanille n'est pas chez elle pour les fêtes, me répondit calmement Vincent.
Ce dernier posa très calmement une main sur la mienne. Celle qui tenait le couteau. Ce qui eut pour mérite de m'arrêter nette dans mon élan de sadisme envers les pauvres tomates. Un frisson me parcourut l'échine, alors que, très délicatement, Vincent me retirait le couteau des mains.
- Tu vas finir par te couper, soupira-t-il en me poussant légèrement.
Oui, non, peut être. Je n'étais plus en état de réfléchir du tout. Je me contentais de regarder les pépins de tomates s'éparpiller autour des quartiers finement tranchés. Vincent les partagea dans deux assiettes différentes, et m'invita finalement à prendre place.
- Bon alors, quoi de prévu pour ce soir ?me demanda Vincent, voyant que je ne réagissais pas.
Devant mes tomates que je piquais un peu au hasard, j'étais absente. Relevant les yeux vers lui, il me fallut quelques secondes avant de percuter. C'était fou comme un simple contact entre lui et moi pouvait me paralyser. Sur ce plan là, je n'évoluais décidément pas.
- Oh, j'avais pensé me lancer dans l'omelette, ou la traditionnelle assiette de pâtes, plaisantai-je.
- Et encore, il faudrait que tu saches faire bouillir de l'eau, me charria Vincent en souriant.
Cette remarque me fit rire. La cuisine était vraiment un sujet à problèmes, entre nous. Et pourtant, elle était un domaine que j'aimais particulièrement. Juste parce que je me sentais de plus en plus proche de lui.
ooo
Finalement, sur les coups de 16h, j'avais opté pour un menu assez sophistiqué pour mon niveau lamentablement, trouvé une fois de plus dans ce que j'avais affectueusement renommé la bible du diable. En effet, un classique plat de viande accompagné d'un bouillon de légume ne m'avait pas parut trop mal. De toute façon, je n'étais guère capable de faire plus. Et puis, vu le froid polaire qui régnait dehors, la soupe ne nous ferait pas grogner. Mais mon menu tout à fait convenable avait très vite viré au fiasco. Si bien que je n'avais même pas prit la peine de le continuer après l'échec cuisant de la soupe. Ouais, j'aurais peut être pas dû utiliser la ficelle bleue pour nouer ma botte de légumes qui allait bouillir dans l'eau. Maintenant, nous avions de la soupe bleue. Très classe. Rien que ma tête devant mon chef d'œuvre devait valoir le détour. L'exploit m'avait laissé de glace. Sans voix, j'avais regardé ma casserole au contenu louche jusqu'à ce que Vincent vienne voir pourquoi j'admirais intensément ma cuisine. Et je crois que jamais je ne l'avais vu autant rire. Il avait tout simplement explosé d'un rire incontrôlable en me voyant dépitée, la ficelle à la main, touiller avec espoir ma mixture. Je me suis même demandée si il n'allait pas en tomber au sol. Cette soupe, aucun de nous deux n'avaient osé y toucher. J'avais même rit avec lui, au bout d'un moment. Cela ne m'avait pas vexée, en vérité. Cela avait animé notre soirée.
Au final, fêter réveillon avec une assiette de pâtes et une tranche de jambon, c'est pas si mal. Cependant, avant que notre joyeux tête à tête ne commence, j'avais pris la grande décision de me changer. Pour me mettre en robe. Oui, en robe. Et en talons aussi. Honte sur moi. Après moult essayages, j'en avais choisi une assez cintrée et évasée au niveau des jambes, aussi sombre que mes cheveux, que l'on aurait pu croire tout droit sorti d'un vieux film. Le choix des talons ne fut pas compliqué. Je n'en avais qu'une paire dans mes affaires.
- Ouah, toi en robe ?
Ce fut la seule chose que Vincent fut capable de dire, lorsque je refis irruption dans le talon, pas gênée pour un sou. Il semblait surpris. Peut être aussi surpris que je l'aurais été si on m'avait dit que me mettre en robe de mon propre chef m'arriverait.
- Et oui, lui répondis-je en m'asseyant à ma place habituelle. Un réveillon en jean, ce n'est plus vraiment un réveillon.
Vincent m'adressa un sourire qui manqua de me faire fondre. Il était involontairement charmeur. Parce qu'il était impossible qu'il le soit volontairement.
Nous mangeâmes notre maigre repas de fêtes en discutant de tout et de rien. Pour ma part, surtout de ma déception face à cette absence de neige, bien que le verglas et les résidus de poudreuse me pourrissent encore la vie. Je voulais de nouveaux flocons. Je voulais fêter la nouvelle année entourée de blanc. Lui m'avait surtout charriée sur ma tenue, jusqu'à ce qu'un compliment sur mon élégance ne lui échappe. Compliment qui affola mes sens malgré moi.
A la fin du repas, alors que je m'apprêtais à me lever, le brun me devança pour venir me tendre une main. Je haussai les sourcils, étonnées, rougissante, hésitante.
- Que serait le réveillon sans danser un minimum, me sourit Vincent en me tirant de ma chaise.
- Que...quoi ?m'exclamai-je. Non...je ne...je ne danse pas moi !
J'étais surprise. Mais curieuse de ce qu'il allait se passer. Alors je le laissais sans trop résister m'entraîner au milieu du salon. Je me sentais trembler. J'avais chaud. Sans gêne, il posa une main sur ma hanche, ce qui fit louper un battement à mon pauvre cœur.
Portée par ses gestes, je me laissais finalement entraîner par cette vieille musique digne d'un film en noir et blanc, sortie du poste radio allumé rapidement. Je ne savais même plus ce que je faisais. Je riais. Je souriais. Je bougeais. Au rythme du son. Au rythme auquel mes talons voulaient bien me porter. A son rythme. Ses mains sur mon corps devenaient écrasantes. Mais pas en mal. C'était plus étrange que cette première fois où nous avions dansé, poussés l'un vers l'autre par mes amis. C'était plus naturel.
J'entendais mes chaussures claquer contre le sol, mes mains sur ses épaules, les lèvres figées dans un sourire sincère.
- Mais c'est qu'avec des talons tu m'arriverais presque aux épaules, plaisanta Vincent au bout d'un moment.
- Ce n'est pas gentil de se moquer de la taille des gens, répliquai en lui tirant une mèche de cheveux.
Et puis il ne fallait pas exagérer non plus, je n'étais pas si petite que ça. Mais pour une fois, je m'en fichais. Je me laissais taquiner. Cela n'avait aucune importance. Et aucun écho sur mon humeur, si ce n'est d'élargir un peu plus mon sourire.
Le brun me fit tourner sur moi même. S'éloignant se rapprochant, j'avais la réelle impression que mon cœur s'arrêtait. Ou la sensation dont on se moque dans les films romantiques les plus gratinés. Mais là, c'était bien ça. Une sensation de plénitude.
Finalement, je crois que c'est le plus beau réveillon que je pouvais vivre cette année, murmurai-je au bout d'un moment.
