Shathûr Zigil
Note de l'auteure : Merci à mon frère pour son aide et ses corrections !
Disclaimer : Tout appartient à Tolkien à part mon OC et son histoire.
Attention aux spoils.
Bonne lecture, et une review s'il-vous-plait *yeux de chaton*
Réponses reviews :
Tout d'abord, je vous remercie d'avoir donné vos avis ! :D
Anga27 : Merci beaucoup ! Voici donc la suite ) Ah ah suspens pour les histoires de cœur, mais rassure toi, ce ne sera surement pas avec Radagast ni Gandalf !
Elliot le mastif : Un peu d'ambition et le tour est joué (enfin plus ou moins…) ah ah ! Merci ! Je fais tout mon possible pour qu'elle le soit ! A vrai dire, après avoir relu mon chapitre, j'y ai pensé aussi … Tu y es presque, cependant, il n'y aura pas de relation amoureuse avec celui-ci, bien que très forte.
ElevenToka : Mais que de compliments ! Merci et remerci Tony !
Chapitre 2 : Nains ?!Je progressais dans la Comté où le ciel bleu avait laissé place à la noirceur de la nuit quelques heures plus tôt, l'herbe qui se pliait sous mes pieds chaussés de bottes en cuir noir était la plus verdoyante que j'avais pu voir jusque-là. La plupart des semis-hommes y habitant étaient sûrement entrain de dîner, confortablement installés dans leurs « trous », j'avais d'ailleurs été étonnée de voir que leurs habitations étaient en réalité creusées à même les collines vertes. Mon ventre gargouilla à la pensée d'un bon repas chaud.
« Depuis combien de temps n'ai-je pas mangé ? Me questionnais-je. »
Les quelques hobbits dehors à cette heure bientôt tardive me dévisageaient, ayant peu l'habitude de voir une femme des Hommes dans leur contré. Un simple regard de ma part, pourtant amical, suffisait pour qu'ils retournent à leurs occupations en faisant mine de ne pas m'avoir vu. Je me demandais encore pourquoi j'étais présente ici… Après tout, les Hobbits n'avaient pas l'air de vouloir risquer leurs vies pour une quelconque compagnie et semblaient être très attachés à leurs vies paisibles. Cependant, je n'étais pas la plus à même pour sous-estimer un peuple en tant que femme dans un monde où leur place, selon les hommes, était au foyer et non au combat.
« Que des idiots. Concluais-je ce monologue, en ricanant doucement. »
Chaque portes que j'avais examinées jusque-là ne portaient pas le signe que le magicien m'avait décrit quelques mois plus tôt, ce qui débutait à sérieusement à m'agacer. Le vieux fou aurait tout de même pu me donner un plan ou même quelques indications. Je commençais d'ailleurs à me demander si ce vieillard ne s'était pas joué de moi.
Alors qu'éreintée, je m'appuyais sur la barrière en bois blanc d'un smial¹, d'où émanaient les bribes d'une étrange chanson, une lueur bleutée sur sa porte ronde en bois vert attira mon attention. J'ouvris doucement le portillon et m'approchait du porche. J'avais raison, mes yeux ne m'avaient pas trompé ! Le signe se trouvait gravé sur cette porte.
Je pris une inspiration et toquais par trois grands coups sur celle-ci.
La jeune femme attendit quelques secondes, puis une minute… Apparemment, personne ne daignait lui ouvrir.
« Quelle politesse…pensa-t-elle, ironiquement »
Celle-ci décida alors de pousser la porte ronde. La chasseuse passa une tête à travers le corridor et fût extrêmement surprise devant le spectacle qui s'offrait à elle. Une bonne dizaine de nains étaient en train de se faire des passes avec des … couverts ?! Tout cela sous l'air désespéré d'un hobbit aux cheveux clairs, que la combative femme identifia comme celui qui était censé être son hôte et qui n'avait guère fait preuve de politesse envers elle, celui-ci ne semblait pas apprécier cette joyeuse chanson que ces hommes chantaient bruyamment et sans élégance :
Ebréchez les verres et fêlez les assiettes !
Emoussez les couteaux et tordez les fourchettes !
Voilà exactement ce que déteste Bilbo Baggins -
Brisez les bouteilles et brûlez les bouchons !
Coupez la nappe et marchez dans la graisse !
Versez le lait sur le sol de la réserve !
Laissez les os sur le tapis de la chambre !
Eclaboussez de vin toutes les portes !
Elle s'avança discrètement vers Gandalf en contenant sa colère et son dégout envers ces… intrus. D'ailleurs, ce-dernier sembla enfin la remarquer et lui fît signe d'approcher en souriant. La nomade ne répondit cependant pas à son salut car elle du expressément se pencher pour éviter une assiette qui se dirigeait droit sur sa tête encapuchonnée, son regard se fit meurtrier envers le nain blond qui avait failli lui briser un couvert sur le crâne, ce dernier fût d'ailleurs extrêmement surprit d'une nouvelle présence, et inconnue qui plus est, il continua cependant de chanter avec ses congénères :
Déversez les pots dans une bassine bouillante,
Martelez-les d'une perche broyante ;
Et, cela fait, s'il en reste d'entiers,
Envoyez-les rouler dans le vestibule !
Voilà ce que déteste Bilbo Baggins !
Aussi, attention ! Attention aux assiettes !
Alors que la chanson atteignait sa fin, la vagabonde se plaça derrière ce joyeux groupe et décida de manifester sa présence, qui jusque-là, avait été ignorée par son hôte.
Elle s'avança ainsi au travers des nains qui, trop occupés à rire au dépens de ce pauvre hobbit, ne la remarquèrent pas et s'adressa au semi-homme :
« Vous ne semblez pas avoir voulu m'ouvrir la porte alors je me suis permise d'entrer…seule.
Tous, surprit, portèrent leurs regards sur la nouvelle venue et le hobbit lui répondit abruptement:
-Ah ! Vous tombez au moment parfait jeune femme ! Pouvez-vous m'aider à faire sortir ces énergumènes de ma maison ?
Elle fronça les sourcils. Il avait du caractère pour un hobbit, un sourire se forma au coin de sa bouche quand elle lui rétorqua d'un air espiègle :
-Bien que je sois ravie d'avoir la possibilité de vous aider à les faire sortir à coups de pieds dans leurs postérieurs potelés, les hobbits ne sont-ils pas censés être maitre de courtoisie ? Or, je vous ferais remarquer que personne n'a daigné m'ouvrir la porte. »
Les nains s'offusquèrent de ce dialogue peu louangeur à leur égard. Un en particulier s'approcha d'elle et, avec un fort accent kuzdhül la questionna :
« Qui êtes-vous, l'humain ? grogna-t-il sans penser qu'elle soit une femme.»
Il était plutôt grand, pour un nain, et faisait sa taille, son crâne était décoré de différents tatouages tout comme ses bras, une cicatrice lui barrait le visage. La jeune femme pouvait voir une hache dans son dos, ses mains puissantes s'étaient d'ailleurs instinctivement dirigées vers celle-ci.
Sentant la tension monter, Gandalf crût bon d'intervenir à ce moment-là :
« N'aillez crainte ami nain, il s'agit là du quinzième membre de notre compagnie, Kisyë. Présenta-t-il la nomade.
-Pour vous servir, maîtres nains. Dit-elle en kuzdhül tout en retirant sa capuche et en s'inclinant. »
C'est derniers furent surpris non seulement de sa maitrise de leur langue mais aussi du portrait qui s'offrait à eux :
Elle avait des traits assez fins, contrastant avec ses sourcils épais, mais harmonieux, qui rajoutaient un côté sauvage à ce personnage. Ses longs cheveux foncés et épais étaient rassemblés en une tresse légèrement défaite, du à son long voyage. Quelques plus petites mèches tressées et perlées, à la mode nanesque, semblaient volontairement ne pas y être glissées. Cependant, le plus surprenant et magnifique chez cette intrigante personne furent ses yeux : ils n'étaient pas simplement gris, comme on aurait pu le penser à distance, mais bel et bien argentés. Ils semblaient briller légèrement, comme du mithril, dans la lumière ambrée éclairant le visage de cette jeune femme, les nains crûrent d'ailleurs que leur vision leur jouait des tours.
Avant que quiconque puisse esquisser un mouvement, des coups portés à l'entrée résonnèrent dans le silence qui s'était fait depuis quelques instants.
« -Hum…C'est lui. Annonça Gandalf. »
A suivre…
¹Un smial est un trou de luxe.
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