Milou: Je passais le français, m'enfin, y'a plus que l'orale là. On va dire que j'ai sauvé les meubles à l'écris x). Et pour en revenir à nos chèvres, je n'ai pas vraiment prévu de baiser ici. Je sais où je vais le placer, mais va falloir être encore patient. Ne me tue pas pour autant. Et puis Cecil, je l'aime trop pour le laisser tout le temps de côté. Enfin bon, le mal de mer et des transports en général me touche aussi. Et puis, Yuffie sautille, certes, mais avec une valise comme la sienne, c'est autrement plus dur.
Ps: Kingdom hearts powaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Noxxia: Je te croyais morte x). Enfin, t'inquiète, moi non plus mon prof de maths ne vend pas du rêve.
MonaYsa: Merci :). Et le passage dans sa tête, je sais pas, peut être à la centième review ? (ne l'écoutez pas, elle rêve un peu, là, l'auteur).
Eclipse1995: Merci bien :). Formons la guilde de soutien à Cecil, mes bons amis x)
Bon, chers lecteurs, je m'excuse du retard, mais après l'écris du bac (4h de français, ça calme), une soirée post bac et un réveil le lendemain (ce matin) à 14h30, je ne me sentais pas du tout d'attaque. Veuillez me pardonner et m'épargner pour l'horreur que je vous fais subir en fin de ce chapitre.
Chapitre 40 :
- A moi plage, maillots de bains, et foule de femmes en folie !
Reno, les bras grands ouverts, semblaient bénir la plage en stagnant à son entrée, nous en arrière plan. Les yeux clos, il avait l'air plus que ravi. Premier jour, plage. Quoi demander de mieux ? Tournant la tête vers les autres, je remarquai alors le regard complètement blasé et presque noir qu'adressait Elena à son rouquin de copain. Alerte blonde. Elle n'avait pas l'air de grandement apprécier l'envie qu'avait Reno d'admirer les filles en bikinis. Elle s'approcha d'ailleurs de lui, l'air de rien, et lui donna un véritable coup dans l'arrière des genoux. Le jeune homme, l'air plus que surpris, émit un gémissement avant de tomber à plat dans le sable.
- Ouais ouais, on verra tout ça plus tard, maugréa Elena en lui piétinant littéralement le dos.
Arrachant un second glapissement au rouquin qui se releva difficilement, notre Eli en colère se retourna afin de lui adresser un regard moqueur. L'amour vache.
Me baissant pour retirer mes chaussures, je ne pus m'empêcher de sourire encore plus que de coutume, les yeux rivés vers la mer d'un bleu à peine croyable. La chaleur cognait rudement le sol, nous brûlant les pieds et le dos à chaque pas. Les rayons chauds et agréables se reflétaient contre les vagues ondulantes, brillants pour le plus grand plaisir des touristes. Plusieurs cafés et vendeurs de glaces où s'agglutinaient des enfants bordaient la plage où nous faisions notre entrée. Les profs ayant choisi de nous laisser un maximum de liberté, nous avions donc le choix de ce que nous faisions, et de l'heure à laquelle nous le faisions.
Au loin, je reconnus plusieurs élèves de notre classe, dont Jyhl et son corps beaucoup trop bien foutu. Ce qui me poussa une fois de plus à baisser les yeux sur ma trop petite poitrine. Et à me demander pourquoi moi, je n'avais pas autant d'atout qu'elle où Tifa. Enfin bon, passons. Il y avait également tout nos profs, sans doute ici depuis le début de la matinée. Mr Angeal profitait de la chaleur de l'eau avec Mlle Ashe, et mon regard chercha instinctivement une silhouette musclée surmontée de cheveux bruns. Pour l'instant introuvable. Mlle Rydia bronzait avec un magazine dans les mains, une jambe repliée avec un air de mannequin. La grande classe.
Reno me poussa légèrement pour que j'avance. J'étais restée un peu trop longtemps à son goût à la même place. Nous nous posâmes quelques mètres plus loin, et je fus étonnée de voir que la plage n'était pas bondée. Pourtant, le cadre était plus qu'agréable.
- Yuffie, on va profiter de la mer ?
La voix étouffée par le t-shirt qu'elle retirait, Tifa me désigna l'eau du doigt.
- Et comment !m'exclamai-je en déboutonnant mon short.
Le retirant avec une grâce phénoménale, je manquai de me casser la figure. Pour changer. Finalement, je parvins à laisser voir mon maillot de bain. Parce que j'avais fini par en trouver un, et autrement plus classe que l'horrible tapisserie de Tifa. Bleu marine, pas trop voyant.
A ma droite, la grande brune se noua rapidement les cheveux, avant de marcher calmement vers les vagues en compagnie de Cecil, ce dernier étant fortement reluqué par son fan club. Et moi ? Non, moi je ne marche pas. Je cours. Alors c'est en courant que je me ruais sur la plage, Eli à ma suite. Et en riant, pour ne pas faillir à ma réputation. Dépassant Tifa au bout de quelques secondes, je me jetai dans l'eau. Sans même prendre la peine de m'y habituer orteils par orteils. Éclaboussant la plupart des gens autour de moi, je fis râler une vieille. Mais c'était tellement agréable que j'en oubliais rapidement cet incident. L'eau était plus que tiède. Remuée par les vagues, je me laissai aller un instant à fermer les yeux. Pour voir mon horizon basculer en les rouvrant. Perchée sur l'épaule de quelqu'un, je me mis à me débattre instinctivement. Avant de remarquer la crinière rousse de mon agresseur.
- Reno, espèce de sale abruti !criai-je en gesticulant. Relâche moi tout de suite !
- Vos désirs sont des ordres, petite peste, ricana mon ami.
Ce qui me fit regretter immédiatement mes dernières paroles. Je n'eus en revanche pas le temps de m'en vouloir longtemps, car je fus projeter à la seconde suivante sous l'eau. Je dus boire une quantité assez grande d'eau de mer, parce que je me retrouvais à cracher mes poumons en me redressant. A peine quelques minutes sur la plage, et voilà le résultat. Les conneries commençaient.
ooo
- Ouah monsieur ! Vous êtes vachement bien gaulé en fait, pour un vieux je veux dire.
Assise sur ma serviette, mon tube de crème solaire dans la main, j'avais eu le plaisir de tomber sur Mr Cid. Et naturellement, je n'avais pas pu m'empêcher de lui faire remarquer qu'il n'était pas mal du tout en maillot de bain. Chose qui était étonnamment vrai. Il n'avait par contre toujours pas abandonner sa cigarette. On peut pas tout avoir.
- Merci gamine, me répondit-il en s'éloignant.
Et lui me traitait de gamine parce que je l'avais traité de vieux. C'était de bonne guerre. Enfin bon, j'étais habituée.
Cloud et Tifa étaient partis se chercher une glace, Reno, Elena et Cecil étaient entrain de se battre pour je ne sais quoi, comme de véritables gamins. Et moi, je me retrouvais donc seule pour une durée indéterminée. Enfin, seule avec mon tube de crème solaire ultra forte pour protéger mes frêles épaules blanches comme des navets. Finalement prise d'un élan de courage, je me relevai pour me diriger vers la mer. Si je commençais à faire la larve maintenant, je n'étais pas sortie. Et ma peau à coups de soleil allait tout simplement mourir ainsi exposée. Il fallait que je bouge.
Et je décidai donc de bouger pour aller me baigner. Après tout, la plage, c'était fait pour ça. Mais cette fois ci, je m'y dirigeai un peu plus calmement. D'abord parce que je n'avais pas envie de me faire une nouvelle fois engueuler par une mamie, mais aussi parce que, étant seule, je pouvais prendre mon temps pour localiser quelqu'un sans risquer de voir mes amis exploser de rire. Inutile que je précise qui je cherchais, d'ailleurs. Yeux carmins, torse musclé, cheveux noirs, tout ça tout ça. J'avais beau me coller autant de gifles mentales que mon cerveau pouvait en générer, rien n'y faisait. J'avais son image gravée dans le crâne.
Je pris cette fois ci un peu plus de temps pour m'habituer à l'eau. Enfin, jusqu'à ce qu'un gamin décide que mon adaptation était finie, et qu'il m'éclabousse allègrement. Poussant un long soupir, je m'exilai un peu plus loin, derrière le long rideau de pierres entassées pour bloqué les vagues léchant ses rebords. Je me calai sur un rocher, à moitié dans l'eau, pour regarder l'horizon. Le vent balayé de mes cheveux fous, je plissai les yeux à cause du vent doux. Les genoux ramener contre ma poitrine, je levais de temps à autre le regard vers le ciel. Mon dieu, ma situation fort agréable me faisait désagréablement penser à un film romantique des plus niais. Quelle horreur. Manquait juste le prince et le tableau était complet.
- Bonjour Yuffie.
Et voilà. Perchée sur une pierre à quelques mètres au dessus de moi, ce cher « prince ». Sa masse de cheveux noirs flottant autour de lui, ses yeux carmins rivés vers moi. Un sourire nerveux fendit mon visage, mes joues rougissants alors que je me retournais.
- Ben t'étais là, toi, lançai-je en mettant ma main en visière contre mon front.
- Pourquoi, tu me cherchais ?se moqua gentiment mon prof de maths.
Je sentis mes joues chauffer violemment devant cette question des plus gênante. Grillée. Oui, je l'avais cherché depuis mon arrivée. Un tout petit peu.
Il n'y avait personne autour de nous, et je choisis de ne pas répondre. Autant ne pas me trahir d'avantage. Je n'avais aucune envie qu'il apprenne réellement ce que je pensais, bien qu'au bout d'un moment, il devait s'en douter. Réajustant nerveusement la bretelle de mon maillot de bain, plus pour passer le temps que par réel besoin, je détournai le regard. Soleil plus Vincent, pas terrible terrible pour mes joues ce genre de combo.
Un profond soupir dans mon dos me fit hausser les sourcils. Posant une main derrière moi pour me retourner de nouveau, je n'eus pas le temps d'exécuter le moindre mouvement. Je me sentis projeter doucement dans l'eau, et j'y atterris avec autant de grâce qu'une chèvre en pleine séance de brasse coulée. Je battis un instant des mains pour remonter à la surface, avant de sentir quelque chose me rattraper dans ma tentative de nage paniquée. Des bras puissants autour de ma petite taille tremblotante. Toussotant une fois revenue à la surface, je finis par ouvrir les yeux, la main crispée contre l'épaule de la personne me tenant. Je me contrefichais pas mal de savoir de qui il s'agissait. Mais ça, c'était jusqu'à ce que je le découvre.
- Monsieur est original, lâchai-je en écartant plusieurs mèches de cheveux trempées de mon visage. Après m'avoir poussé, tu me rattrapes.
Je devais être plus rouge que rouge. Pourtant, cette situation gênante ne m'empêchait en rien de parler. Cela me détendait et me permettait juste de penser à autre chose. Ou de me détourner deux minutes de ses yeux carmins plantés dans les miens. Un bras enroulé autour de ma taille, un autre en suspend dans l'eau juste pour nous empêcher de couler, Vincent me regardait avec un demi sourire sur les lèvres. Comme toujours, son visage était blanc. Même pas une seule rougeur dû au soleil ou à notre étrange position. Alors que moi, bonjour. Et moi, la petite moi aux cheveux complètement trempés et décoiffés, les mains posées sur ses avants bras, à le regarder comme si de rien n'était. Enfin, c'était l'air que j'essayais de me donner. Après, je ne garantis pas la réussite.
- On va dire que je n'allais quand même pas te tuer le premier jour, répliqua Vincent sans se démonter.
- Charmant, soupirai-je en levant les yeux au ciel.
Ma température intérieur montait à une vitesse folle. A un tel point que je me sentis trembler.
- Alors, ce premier jour ?demandai-je en détournant le regard.
Je me fixais la mer et les cailloux derrière nous comme point central d'attention. En aucun cas, je ne devais le regarder lui. Sinon, c'était la mort assurer. La combustion immédiate, et j'en passe.
- Et toi alors ?rétorqua le brun en haussant un sourcil.
- C'est très lâche de renvoyer sa question à quelqu'un sans y avoir répondu, murmurai-je en me faisant violence pour ne pas le regarder.
Sauf que comme de toute façon, je ne m'écoute jamais, je finis par planter mes yeux bruns dans les siens. Ils n'étaient pas froids. Comme baignés de la même chaleur que cet endroit, ils me fixaient avec une certaine douceur. Ce qui provoqua l'agression de mes tempes par mon sang en délire.
- Et bien, cette journée est des plus charmante, abdiqua Vincent. Outre les mains de la petite emmerdeuse que je tiens actuellement, qui sont crispées contre mon bras à un tel point quelles me griffent.
Je fus incapable de répondre quoi que ce soit, si ce n'est une chose inaudible et incompréhensible que je souhaitais faire ressembler à un « désolé ». Honteuse, je desserrai légèrement mes mains, de plus en plus mal à l'aise.
Alors que je m'apprêtai à débiter une autre ânerie monumentale pour combler le vide, je sentis un doigt se poser sur mes lèvres. Écarquillant les yeux de surprise, je vis avec horreur son visage se rapprocher du mien. A un tel point que j'en vins bientôt à loucher. Prise d'une assurance assez étonnante, je passai un main tremblante derrière la nuque du brun. Et alors que ses cheveux caressaient doucement mon visage, je me retrouvais pour la seconde fois projeter sous l'eau, avec néanmoins beaucoup plus de force. Ne comprenant pas vraiment ce qu'il se passait, j'eus tout juste le temps d'avaler un peu d'air, avant de me faire ballotter par les vagues et projeter plus loin par un bras. Ma remontée à la surface fut assez difficile, si bien qu'une fois le visage à l'air libre, je me déchirai littéralement la gorge à tousser, brûlée par tout le sel que je venais d'ingurgiter. Jetant un regard courroucé et larmoyant à cause de l'eau vers Vincent, je pus constater qu'il m'avait envoyé valser à plus de deux mètres de lui. Levant un peu plus les yeux, je sentis mon cœur lâcher en apercevant Mlle Ashe perchée sur les rochers. Cette dernière portait merveilleusement bien le bikini, et semblait ravie de pouvoir bavasser avec Vincent. Ainsi, il m'avait expédié à cause d'elle. Chose qui me donna presque envie de la tuer. Je lâchai néanmoins un soupir, soulagée qu'elle ne nous ait pas vu. Et agacé qu'elle soit arrivée.
- Oh tiens, bonjour Yuffie !
La voix claire de ma prof de français me fit lever les yeux vers elle.
- Fais attention, on dirait que tu as bu la tasse, me lança-t-elle.
- La faute à qui, on se demande, marmonnai-je en foudroyant Vincent du regard.
Le meilleur moyen de draguer une fille ? Mais noyez la, mes bons amis !
