Mia: Coooooooooooooooooooooooooooooooooool
Milou: J'y crois même pas que j'ai fais aucune fautes x). Bref, je sais que cette tension est pénible, et c'est bien le but ! On parle de deux caractères opposés, faut que ça se mette en place ! Et puis, t'inquiète pas, t'aura du cake.
Ps: Déformer les persos de Nomura-sama, c'est un crime contre l'humanité. Faut que je le lise, ce livre. Et je passe ma vie à dormir, alors je ne manque pas de sommeil, dommage x).
Eclipse1995: Vive les arrêtes ! Et puis bon, si elle meurt pour le faire réagir, petite amie de Vincent à titre postume, c'est quand même pas top.
Bon, c'est sans doute le dernier chap que je poste avant mardi de la semaine après la semaine prochaine. Pourquoi ? Parce que je pars à la japan expo. Et devinez cosplayé en quoi le samedi ? Mais en Yuffie ! Breuf, c'était le racontage de vie de l'auteur :)
Chapitre 42 :
Je me sentis émerger assez tôt le matin, chose qui ne me ressemblait pas vraiment. J'avais la tête aussi lourde et brûlante qu'après une cuite à la tequila. Je mettais cela sur le compte des bras de Vincent m'ayant tenu en étau toute la nuit durant, m'empêchant presque de dormir alors que lui rêvait paisiblement. Comme quoi, les bonnes habitudes ne se perdent pas. Lui qui m'avait adopté comme peluche officielle depuis nos vacances communes, cela ne m'étonnais qu'à moitié. La chose qui me frustra un peu en revanche fut que j'étais seule entre les draps à mon réveil, roulée en boule comme un sushi, mes cheveux mâchonnés et la trace du coussin en travers de la joue. Situation bien cocasse, fallait l'avouer. Peut être tout simplement parce que j'étais une élève dans le lit de son prof, en pyjama fort moche et qui couvrait assez peu de chose, que je m'étais tenue collée à lui toute la nuit, et qu'il n'avait pas été que victime de cette histoire là. Je pensais un instant à Mlle Ashe. Si nos doutes s'avéraient justes, cette dernière pourrait être verte si elle l'apprenait. Qui a dit que les petites brunes chieuses et sans poitrine n'était pas de vrai séductrices ?
Je poussai un grognement digne du réveil d'un ours, avant de m'étirer sans grâce. Scrutant un instant la pièce d'un coup d'oeil endormi, je remarquai la porte de la salle de bain entre ouverte. Après tout ce que j'avais pu voir, Vincent ne prenait même plus la peine de la fermer. Intéressant. Le bruit de douche en provenance de la petite pièce se stoppa nette, et au bout de quelques minutes, le grand brun en sorti, les cheveux ruisselants contre sa chemise à moitié boutonnée. Je dus me faire violence pour ne pas saigner du nez en plus de rougir comme un je ne sais quoi très rouge. Parce que je n'avais aucun mot assez écarlate pour m'égaler pour le moment. Certes, je l'avais vu en maillot de bain, à moitié nu chez lui. Mais là, c'était différent. C'était peut être stupide comme réaction, mais le voir ainsi sortir de la salle de bain de cet hôtel dans lequel nous séjournions, avec une fille encore couchée dans son lit, ben ça faisait bizarre. Pas que cette vision des choses me déplaise.
- T'es encore là toi.
Sa voix grave me rappela à la réalité. Levant vers lui un sourire assez stupide, je me redressai pour lui faire face. Comme d'habitude, son amabilité et sa douceur dépassait l'entendement.
- Où voulais tu que je sois, répliquai-je en haussant les sourcils.
Vincent me toisa un instant avant de soupirer.
- Dans ta chambre par exemple, lâcha-t-il d'un air presque froid.
Je me renfrognai, et croisai mes bras contre ma poitrine. Il voulait jouer ? Très bien, jouons.
- Peut être, mais c'est quand même nettement moins bien que d'être ici, osai-je en lui souriant de manière moins moqueuse.
Mes paroles avaient le mérite d'être sincère. Par contre, je n'osais même pas imaginer la tête des filles quand elles ne e verraient pas dans mon lit. Surtout Tifa, qui hurlerait au kidnapping, me cherchant partout, inquiète comme une mère poule.
Lentement, Vincent laissa son visage perdre de sa raideur. D'un geste brusque, il remit en place une des nombreuses mèches de mes cheveux rebelles. Moi, à genoux sur le lit, lui me surplombant d'une tête, debout, en face. Ses cheveux toujours aussi trempés, humidifiant peu à peu sa chemise toujours aussi peu boutonnée. Mon dieu. Restons zen. Il faut respirer. Ses grands yeux carmins plantés dans les miens ne m'aidaient pas beaucoup, il fallait dire. Cet homme me torturait.
- Tu joues à un jeu bien dangereux, Yuffie, finit-il par me dire, les sourcils froncés de manière on ne peut plus sérieuse.
Je ne pus m'empêcher d'arquer les miens. Son accusation était plus que claire. Il avait compris. Et j'avais compris. Nous nous tournions autour comme un chat et une souris, inversant les rôles dès que la situation le permettait. Chose bien puérile.
- Faudrait voir à pas trop rejeter la faute sur moi, Vinnie, rétorquai-je en pointant sur son torse un doigt accusateur. Il faut être deux pour jouer, je te rappelle.
- Peut être, mais il n'y a qu'un seul gagnant, répliqua le brun en croisant les bras.
Les dés étaient jetés. A celui qui craquerait le premier.
- Et qui t'as dit que j'avais l'intention de perdre ?demandai-je en souriant de toutes mes dents, malicieuse.
Vincent me regarda de côté. J'avais l'avantage certain de ne pas avoir la langue dans ma poche. Mais lui avait la froideur imparable et le charme qui allait avec. Un silence de plomb s'installa entre nous. Proches, peut être trop, nous nous jaugions tels deux prédateurs. Moi, à moitié dressée sur mes genoux, mon t shirt se tortillant au niveau de ma taille. Lui, debout, les bras croisés, aucune émotions ne trahissant son teint pâle ou ses yeux rouges. Jusqu'à ce qu'une sonnerie de téléphone rompe bruyamment notre mutisme partagé. D'abord, il n'y eut pas de réaction. Puis Vincent plongea la main sans rien dire dans la poche de son pantalon, pour en tirer son portable. Il décrocha d'un air presque agacé, et s'annonça sans une once d'amabilité. Foutu téléphone.
- Allô Vinnie ?!
Je reconnus sans peine la voix aiguë et forte résonnant à l'autre bout du fil. Je n'avais pas non plus de mal à l'entendre de là où j'étais.
- Vanille, grogna Vincent en se pinçant l'arrête du nez. Qu'est ce que tu veux ?
- Et ben t'es toujours aussi aimable, plaisanta la jeune femme en farfouillant sans je ne sais quel bazar, faisant grésiller chaque son émis par l'appareil.
Vincent leva les yeux au ciel et patienta calmement.
- Bon, vu que t'es bavard et adorable, c'est que tout va bien alors, gloussa la rouquine. Dis, je suppose que Yuffie est à côté de toi, tu me la passes ?
Je manquai de m'étouffer devant le sous entendu énorme de la jeune femme. Il me sembla même entendre le ricanement puéril et amusé qu'elle tentait de dissimuler. Vincent ne trouva d'ailleurs rien à répondre, chose qui amplifia le rire étouffer de notre chère amie. Vanille ne savait pas s'exprimer sans rire ou parler fort. C'était un de nos nombreux points communs. Pauvre Mr congélo. Ce dernier me tandis d'ailleurs le téléphone de malheur en silence, bien désireux de s'en débarrasser. Sans me soucier de son air ennuyeux et redevenu glacial, je m'en emparai.
- Vanille ?appelai-je.
- Yuffie !s'écria-t-elle. Alors, ça va ? Il te mène pas trop la vie dure ?
Comprenant immédiatement qu'elle parlait de Vincent, je me laissai sourire diaboliquement, ce qui sembla inquiéter quelque peu le principal concerné, qui m'observait depuis le coin de la pièce.
- Mais ça va trèèèèèèèèèèèèès bien, m'exclamai-je de manière relativement forte. Mis à part le fait qu'il est aussi froid qu'un iceberg, qu'il n'a aucun sens de l'humour, et qu'il me prend pour sa peluche. Et aussi qu'il est prof de maths, m'enfin ça on n'y peut pas grand chose. Et puis l'amabilité dès le matin, c'est à revoir.
La rouquine éclata de rire à l'autre bout du fil, alors que j'adressai un clin d'oeil à Vincent, qui me maudissait très certainement, vu comme il semblait se raidir dans son coin, ses doigts crispés sur les bords de sa chaise.
Au bout de plusieurs minutes de conversation avec la douce Vanille, je me sentais d'ailleurs jubiler. Vincent avait sous entendu vouloir jouer. Alors je me pliais à ses envies. Seulement lui n'avait pas dû prévoir mon attaque aussi imminente. La rousse et moi ne parlions pas de grand chose d'autre que lui, vantant ses nombreux défauts. Je crus même qu'il allait m'étrangler lorsque je me proposais pour en dresser la liste. Chose à laquelle je renonçais vu que le prix des feuilles allait très vite grimper tant il en faudrait. L'homme parfait, moi je vous le dis. Un instant, je me demandais si Vanille avait conscience du plan qu'elle servait, et surtout, du fait que Vincent soit aussi proche. Une chose était sûre, elle avait plutôt intérêt à se planquer à son retour.
Près de dix minutes s'écoulèrent avant que je ne raccroche, complètement satisfaite de mon œuvre. Lui, toujours dans son coin de chambre, était plus pâle que d'ordinaire. J'avais fini par comprendre qu'il ne virait que très rarement au rouge colère. Ainsi, il était moins risqué de le titiller. Il se leva le plus calmement possible, et s'approcha de moi, toujours accroupie sur son lit.
- T'es vraiment qu'une sale peste, lâcha-t-il en m'arrachant son téléphone des mains.
- Une formalité, assurai-je, nonchalante.
J'allais attendre sa riposte comme une gamine attends Noël. Je l'attendais au tournant, le petit ange. Fallait pas me lancer sur ce genre de partie.
ooo
La matinée s'était dérouler sans encombre suite à ce réveil bien agité. J'avais regagné ma chambre, Tifa m'avait sauté dessus, Reno avait rigolé, Elena avait levé les yeux au ciel, Cecil avait souri, et Cloud n'avait rien dit. Rien d'anormal, en résumé. Alors, midi approchant à grands pas, nous nous promenions, moi, Tifa et Elena, dans les rues de la ville, une glace à la main. Nous avions abandonné les garçons dans l'eau, et en avions profité pour s'échapper un peu de leurs batailles explosives. Auxquelles nous participions pourtant activement. Surtout moi. Enfin, passons.
Ses jambes immenses à peine vêtues d'un short de court, son haut de maillot de bain encore mouillé, mettant ses formes avantageuses en valeur, ses longs cheveux lâchés, une paire de lunettes de soleil sur le nez, et un bronzage sans défaut, Tifa fronçait les sourcils d'un air courroucé à chaque garçon qui la reluquait un peu trop avidement. C'est à dire, à chaque coin de rue. Eli, son joli maillot une pièce violine à l'air libre, une jupe à volant ajustée sur les hanches, ses joues rosées par le soleil de manière adorable, et une paire de lunette ronde sur les cheveux, se laissait aller à sourire et rire alors que Tifa s'agaçait de tous les regards tournés vers elle. Sa glace à moitié fondue entre les doigts, elle avait l'air d'une véritable actrice sortie d'un vieux film.
Et moi. Ben oui, moi, parce qu'il faut bien y passer un jour. Un short en jean, des jambes toujours aussi blanches, et rouges sur les genoux, mon haut de maillot de bain tellement insignifiant comparé à la taille de celui de Tifa, des grosses lunettes de piscine bleues sur mes cheveux en bataille, et les épaules complètement cramées de coups de soleil. Oui, parce que moi je ne bronze pas, mesdames et messieurs. Non, moi je suis originale, moi je brûle. Parce qu'il en fallait au moins une de pas sexy dans un bronzage de mannequin. Et il fallait que ça tombe sur moi et ma peau blanche comme un navet. La nature ne m'a jamais beaucoup aimé. Heureusement qu'il y avait encore mon super cornet de glace pour me réconforter.
D'ici quelques minutes, nous devions retrouver nos hommes, d'après le récent message de Reno à Elena. Les pauvres s'ennuyaient déjà de nous. Enfin, j'avais hâte de voir les tête de Cloud et Cecil lorsqu'ils verraient combien de mecs reluquaient Tifa. Parce que oui, je m'étais faite à cette idée que Cloud et Tifa étaient plus ou moins ensembles. Du moins, s'était assez évident qu'eux aussi, se tournaient autour.
- Bon, ils arrivent quand ?grognai-je en regardant ma glace fondre.
Elena passa une main dans ses cheveux d'un air songeur. Ce qui voulait en gros dire qu'elle n'en savait rien. La précision, s'était quelque chose de beau dans ce groupe.
Pendant ce temps, Tifa restait plantée à côté de moi, essayant d'éviter un maximum de regard en se planquant derrière ma petite silhouette. Elle avait de l'espoir. Parce que cacher un bonnet E derrière un B, c'était pas quelque chose de facile, dira-t-on.
- Hey, les filles !
Levant les yeux au ciel devant cette appellation typique de mon rouquin de meilleur amie, je lui envoyai un sourire large. Derrière lui, Cloud et Cecil nous saluèrent d'un geste de main. Le quatrième année avait apparemment réussi à semer son fanclub. Chose assez inutile, vu que, de toute façon, dès l'instant où ils avaient surgis à nos côtés, une foule de regard féminin s'était ruée sur eux. Et sur nous. On ne devait pas être très bien vu, une fois encore, nous les dames siégeant à côté d'eux. Il fallait avouer qu'ils portaient tous bien le short torse nu.
- Alors, du nouveau ?nous demanda Cloud en louchant sur ma glace.
Je ne pus m'empêcher de sourire à l'air de chien implorant qu'il me faisait, et, débordante de gentillesse, lui offris le reste de mon cornet.
- Bof, pas grand chose, soupirai-je. Mis à part le fait que t'es entrain de te faire reluquer comme pas possible par une blonde surgelée à même pas dix mètres.
Tout le monde tourna les yeux dans la direction indiquée par mon doigt. Une fille assez jeune et beaucoup trop maquillée pour être jolie, un bronzage artificiel et une teinture platine ne cessait d'envoyer des signaux télépathiques à notre super blond.
- Bah, ça pourrait être pire, soupira-t-il en haussant les épaules.
- Oui, elle pourrait dire à toutes ses copines de faire de même, rigolai-je en voyant deux autres filles s'agglutiner près de la première.
Cloud fit la moue, avant de se rapprocher un peu de Reno. Ce dernier ne retint pas son rire, et commença à imiter ce groupe de parfait pétasse.
- Oh, mais quel beau morceau, les copines !roucoula le roux en imitant une caresse exagérée sur les cheveux du pauvre de Cloud.
Le laissant faire le pitre, j'éclatai de rire, bientôt suivie du reste de notre groupe. Même Cecil s'en donna à cœur joie, alors que le blond ronchonnait des moqueries dont il était en partie la cause. A faire les marioles, nous devions terroriser les passants. Mais bon, nous étions à la hauteur de notre réputation. Une peste légendaire largement à la hauteur de sa légende, une grande brune plus mère que poule que mère qui se tape le mec le plus convoité de l'école, une blondinette jalouse et avec tueuse pour métier d'avenir, un rouquin rigolard et dragueur aux cheveux aussi rouges que ses blagues sont lourdes, un blond timide et calme au physique fort remarqué par les représentantes des pétasses du coin, et un quatrième année possédant son propre fanclub sans rien avoir demandé à personne. Charmant, non ? Voilà, c'était nous, ça.
