Milou: Tu te poses de ces questions toi x). M'enfin, c'est vrai que les lunettes de piscine, c'est so sexy d'abord.

Ps: Je pense que je l'aurais deviné par moi même ^^'

Orellia: Merci merci merci ! Tu me fais trop plaisir ! Je suis un génie, je le savais x). Je suis trop heureuse que l'idée te plaise. Pour tout avouer, beaucoup de conneries ont déjà été expérimentées ^^. En bref, je suis vraiment contente, et j'espère que la suite te plaira autant que le début !

Ps: C'est trop cool si tu te mets à écrire ;)

MonaYsa: Merci :), et à la prochaine !

Eclipse1995: Moi aussi je veux le corps de Tifa... Et y'avait même pas de peluche Vinnie T_T

Bon, me revoilà ! J'ai un peu de mal après la Japan et ses cinq jours de galopade, mais on y arrive !


Chapitre 43 :

Soleil, maillots de bain, plage, chaleur. Le bonheur des vacances. Le rêve de tout étudiant en mal de congés. Le rêve de toute personne comme nous, en somme. Et cette putain de joie, on y goûtait depuis déjà quatre jour. M'enfin, avec la joie, les emmerdes. Bonjour coups de soleil. J'allais vider la pharmacie de crème avant la fin du séjour si je continuais à rougir de la sorte. Parce que pour une fois, je ne rougissais pas à cause de Vincent. Une première dans ma vie, je peux l'assurer.

Et le matin. Pouvoir dormir pendant une éternité comme une grosse larve, cheveux en vrac et dos ruiné par la mauvaise posture de la nuit, paquet de chips ouverts de la veille, garçons endormis sur le tapis. Et oui, même eux étaient de la partie. Sauf que je n'avais en aucun cas l'intention de léguer mon lit, alors par terre le bétail. En résumé, nous passions tous d'excellentes vacances. Et ce matin encore, c'est l'oreiller en travers du visage que je me réveillais, avec un rayon de soleil en plein dans les yeux. Le seul rayon pouvant percer les rideaux, naturellement.

Lâchant un grognement animal, je me levai sans grâce, ronchonnant et bâillant comme pas permis. Ce qui tira visiblement Tifa de son sommeil réparateur. La brune s'étira tellement qu'elle en renversa le pauvre Cecil, endormi à ses côtés, qui s'écroula sur le tapis. Et sur Cloud, donc. Qui, en recevant le quatrième année en plein sur les côtes, roula sur le côté pour bouler mes jambes encore à moitié tremblantes de la nuit. Et la suite ? Par terre Yuffie ! On ne change pas les bonnes habitudes. Je mangeai le tapis de plein fouet, et le bras de Reno par la même occasion, pendant mollement du lit d'Elena.

- Je suppose qu'on appelle ça l'effet boules de neige, grommelai-je.

Le rouquin étouffa un rire et me tira les cheveux pour se redresser. Chose qui me fit râler, comme de coutume. Pourquoi fallait-il toujours que les gens s'en prennent à mes cheveux, d'abord ?

- Allez, debout bande de larves !s'écria finalement Cecil en se massant l'épaule.

- Si il commence à donner des ordres lui, on va pas s'entendre, grognai-je.

Le jeune homme haussa les sourcils avant de lâcher un rire. Le matin, c'était sacré. Alors qu'on ne vienne pas me chercher des poux.

Elena craqua son dos en se redressant, entraînant un bruit indéterminé de la part de notre roux, qui n'aimait apparemment pas le bruit des os de sa copine. Tifa s'en prit à son pauvre oreiller en enfonçant violemment son front dedans, dans l'espoir de gagner quelques minutes de sommeil. A 10h. Et moi, dans tout ça, je me remettais de ma première chute de la journée. Attrapant mon maillot de bain et de quoi me vêtir un minimum, je m'enfermai dans la salle de bain. Et mon dieu ce désastre devant le miroir. Avec ma tête de yéti pas aimable, mes joues marquées par les plis de l'oreiller, mes coups de soleil, mes cheveux en bataille, et mon t shirt trop grand, j'étais prête pour un défiler en talons. Sauf que je ne sais pas marcher en talons.

- Yuffie, tu déchires, marmonnai-je pour moi même en engouffrant ma brosse à dent.

A droite, à gauche, tout droit, en arrière. Mes dents étaient sans doute la seule chose intact sur moi. Et ce, plus pour longtemps, vu qu'avec le nombre incalculable de gamelles que je me payais chaque jours j'allais sûrement m'en casser une d'ici peu. La vision de mon sourire édenté m'arracha un sourire nerveux. Tout en me coiffant, je tentai ensuite de m'habiller. Avec ma super habitude de tout faire en même temps, je manquais de me crever un œil avec mon peigne. Pour finir avec une dose de crème anti brûlure sur mes joues bouillantes. Au moins, mes rougissements passeraient inaperçus à l'avenir. Même si à ce rythme, je n'aurais plus un gramme de peau pour les supporter.

- Yuffie, tu te magnes ou tu campes ici ?

La voix impatiente de Reno me fit lever les yeux au ciel. Si on ne pouvait même plus constater ses dégâts en paix. Où va le monde.

ooo

La plage. Comme toujours, nous nous y rendions. C'était un peu devenu le sanctuaire des participants au voyage depuis notre arrivée. On y trouvait naturellement des touristes, mais aussi les mêmes têtes connues que les jours précédents. Comme celle de Mlle Rydia bronzant sous son parasol. Et qui osait même le monokini. Ce qui m'obligeait une fois de plus à complexer sur la maigreur de mes atouts. Mlle Ashe se prenait pour Lara Croft sur les rochers, son impeccable maillot violet noué autour du coup. Mr Angeal se tenait les bras croisés, impassible, à moitié dans l'eau. Il allait falloir lui apprendre le sens du mot profiter, un jour. Mr Cid fumait. Sur la plage, c'était original. Et...

Je sentis un rouge violent me cramer les joues. Et pas celui du soleil, cette fois ci. Vincent, les cheveux déjà trempés, de l'eau dégoulinant le long de ses muscles, assis sur l'un des rochers de la digue. Mlle Ashe à quelques pas de lui. La garce. Passant machinalement une main dans mes cheveux, buttant au passage mes lunettes de piscine, je sentis mes dents se serrer de manière inquiétante. Que de vices sous cette tête blonde.

- Le sujet à verrouillé la cible, se moqua Elena en me donnant une tape dans le dos.

Chose qui manqua de me faire tomber à quatre pattes dans le sable. Mon dieu, ce que j'aurais été belle en étoile de mer.

- C'est pas drôle, rétorquai-je en la fusillant du regard.

Un regard de la blonde en direction de Reno me laissa quelques instants perplexe. Pas bon. Pas bon du tout. Gagné.

En quelques instants, je me retrouvais soulever loin du sol par deux bras puissants. Jetée comme un sac sur une épaule, je reconnus aisément les cheveux roux de son propriétaire.

- Reno, espèce d'enfoiré, lâches moi !m'écriai-je en le frappant de mes petits poings.

Ma tentative désespérée, loin d'être convaincante, le laissa rire, alors que je grognais toute seule comme une idiote. Je n'osais même pas imaginer quel sort lui et Elena souhaitaient me réserver.

Alors que mes gestes devenaient mous, je le sentis avancer, ce qui me poussa à soupirer, laissant mes bras retomber. De toute façon, la force brute était inutile contre lui. Et puis, dès le matin, c'était traître de sa part. Qu'il aille au diable avec ses idées. Ma tête reposant sur son épaule, je me sentis trimbaler sur plusieurs mètres sans broncher, voyant les pieds de Tifa, Cloud et Cecil nous suivre sans un mot. Les pas de la brune étaient plus brusques que d'ordinaire, et je n'eus aucun mal à deviner qu'elle avait compris l'intention de mes deux amis. Comme toujours, j'étais la dernière au courant. Enfin, si ça leur faisait plaisir de me prendre pour un bagage à main.

Sauf que je me sentis nettement moins détendue lorsque nous contournâmes la digue. Et surtout au moment où Reno me lâcha sur le sable, juste derrière Vincent et Mlle Ashe. Séparés par un bête rideau de cailloux. Et de là où j'étais, je pouvais entendre tout ce qu'ils racontaient.

- Je vois pas trop l'utilité du voyage là, chuchotai-je en me relevant.

Oui, parce que Reno ne m'avait pas reposé délicatement à la manière d'un filme niais. Non, il m'avait balancé, et moi, j'étais pleine de sable.

- Tais toi, et écoutes un peu, me gronda à voix basse Tifa, un doigt sur les lèvres.

Levant les yeux au ciel, je me résignais. Après tout, entendre la conversation entre miss Ashe et l'homme de ma vie ne pouvait pas être trop grave. Au contraire. J'avais l'avantage de pouvoir les voir sans qu'eux ne me remarque. Soudain captivée par le torse de mon prof de maths, j'en oubliais le dos parfait de ma prof de français. Et mes amis et leur sourire satisfait collé aux lèvres. Porter aussi bien le short ne devrait pas être permis.

Une main sur le premier rocher, je me rapprochai un peu plus encore. Jusqu'à ce qu'une voix courroucée me parvienne on ne me peut plus clairement. Ashe.

- Mais enfin, Vincent, qu'as tu dans le crâne ?s'énervait cette dernière. C'est une élève !

Ah, ça parle de moi. Cela me fit froncer les sourcils. Je n'aimais absolument pas le ton qu'elle prenait pour ça. Mais le regard dénué de chaleur que Vincent lui fit manger à la seconde suivante manqua de me faire rire. Même sans parler, cet homme vous clouait le bec.

- Cela ne te regarde pas, marmonna-t-il, glacial.

Je me sentais trépigner sur place. Comme lors d'un match, où votre équipe favorite est sur le poing de marquer un but. Jusqu'au moment où ma gorge se noua.

Je ne sus dire s'il s'agissait juste de son regard carmin planté dans le mien, où du fait qu'il m'ait déniché dans ma petite planque. En tout cas, mes amis avaient dû sentir le coup venir, eux, car ils n'étaient déjà plus présents autour de moi. Les lâches. Maintenant, j'étais absolument seule pour supporter et le regard lourd de Vincent, et cette conversation basée sur une certaine jalousie et sur ma petite personne, et mes joues rougissants de minute en minute. Et ma curiosité supérieur à la moyenne ne me permettait plus d'appliquer le plan f communément utilisé dans ce genre de situation extrême. Et le pire. Si, il y a pire, je l'assure. C'était cette petite pointe d'amusement dans ses yeux rouges qui ne laissait rien présager de bon.

D'un geste calme, peut être trop, je vis les doigts de Vincent s'enrouler autour d'une mèche de cheveux de Ashe, qui se raidit instantanément.

- Et puis, tu n'as pas à être jalouse d'une simple élève, reprit-il en tournant légèrement la tête.

Dans ma direction, cela va sans dire.

Les joues de ma prof de français s'enflammèrent au même moment, la laissant gênée et déboussolée. Chacun son tour, ma jolie !

- Mais enfin, je...euh, bredouilla-t-elle en se mordant la lèvre inférieur.

- Entre elle et toi, le choix n'est pas dur, la coupa Vincent en posant un doigt sur ses lèvres.

Il me sembla que la jeune femme serait tombée par terre si Mlle Rydia n'avait pas fait irruption au même instant, empêchant ses dernières miettes de dignité de prendre le large. Et sa vie de déserter son corps. Parce que j'étais tout simplement sur le point de la tuer. D'en faire du jambon. Les dents serrées, les poings désarticuler tant mes doigts avaient craqué, les joues écarlates. Une écrevisse dans toute sa splendeur. Je ne supportais pas l'aveu que venait de lui faire Vincent. Et encore moins le visage innocent de ce dernier, tourné vers moi, comme victorieux. Alors que Mlle Rydia ne comprenait rien à ce qu'il se passait. J'allais les tuer. Tous, maintenant. Je sentais presque le sable trembler sous le poids de ma fureur. J'allais LE tuer. Il se foutait de moi. Complètement, même. Il regardait le ciel comme un vrai petit vacancier, à retenir un sourire qui lui déformait le coin des lèvres, alors que la jeune blonde quittait les lieux, encore figée de la révélation du brun.

- Vincent, qu'est ce que tu lui as fait ?

La voix claire de Mlle Rydia nous tira touts deux de notre petit jeu. Les mains sur les hanches, elle tapait le sol de son pied droit, se donnant un air autoritaire et furieux. Elle le fut encore plus lorsque Vincent préféra l'ignorer royalement. Comme lui savait si bien le faire, en somme.

- Je sais ce qu'elle ressent pour toi, reprit la jeune femme en croisant les bras.

Cette phrase attira notre attention à tous les deux.

- Aussi je te demande de ne pas te servir d'elle pour en séduire une autre, asséna enfin ma prof de physique en secouant la tête.

Elle n'avait pas l'air particulièrement en colère. Juste désolée. Moi, je l'étais déjà un peu moins. Je tentais de me faire la petite possible, histoire que l'on m'oublie. La conversation prenait un tournant largement plus sérieux, et je n'avais qu'une envie. Entendre la suite. Même si mon cœur manqua un battement à l'entente du mot autre. Une autre femme.

- Il n'y en a pas d'autre que Ashe, répliqua froidement mon prof de maths.

Menteur.

- Arrête Vincent, pas à moi, soupira Mlle Rydia. Et c'est pas parce que c'est une élève que tu dois toujours te voiler la face.

Vincent baissa la tête, et me lança un regard agacé. Visiblement, il aurait préféré que je n'entende pas ça. Dommage, mon petit.

- Bon alors, qu'est ce qu'elle a de plus que Ashe ?finit par demander la jeune femme en se laissant regagner par son sourire.

Ce fut à mon tour de craindre l'aveu. Parce que, pour le coup, Vincent pouvait dire n'importe quoi. Et se venger de ma dernière conversation avec Vanille, qui n'avait pas été des plus reluisante pour lui. Prions bien, prions fort.

- Peut être les deux pieds gauches, se moqua puérilement le brun.

Et prions pour des prunes. Le salaud. Mlle Rydia éclata de rire en entendant ça. Elle semblait partager son point de vu sur la chose. Alors comme ça j'avais deux pieds gauches ? Moi, la parfaite Yuffie Kisaragi ? Très bien Vinnie. Balle au centre.