Orellia: De toute façon, Mlle Ashe est leur souffre douleur x). Et merci encore !
Milou: Tu verras, tu verras ! Sois pas trop impatiente enfin ! Rah, je vous jure, les gosses de nos jours ! Et puis, le théâtre, c'est le théâtre quoi x)
Ps: Je ne sais plus du tout d'où ce truc est tiré, mais je l'ai déjà entendu ! Et je bois assez de jus de raison pour pouvoir objecter !
Naya: Roh merci merci merci ! T'es trop meugnonne ! Tout ça me touche, vraiment ! Et puis, CEcil c'est le boss, d'abord :). Bon, en tout cas, je t'attends pour la suite !
Eclipse1995: Détrompe toi, c'est un truc qui va passer...à court terme x)
Bon, je risque de ne pas poster pendant deux semaines, car je pars moi aussi brûler en vacance. Ou peut être que je ferais un effort si vous êtes gentil, juste pour vous faire patienter. Et puis, c'est décidé, à la centième review, chap bonus dans la tête de Vinnie, parce que, soyons franc, ses sentiments ne sont plus un secret pour personne !
Aussi, j'ai publié une nouvelle fic, sur ff, encore et toujours (ouh la vilaine, elle se fait de la pub !). Alors si vous aimez ce que j'écris, allez jeter un coup d'oeil à "Engrenages", ce serait mignon tout plein :). Voilou !
Chapitre 45 :
Cecil, tu es un homme mort. Pardon à la famille, tout ça, hein. Mais c'est comme ça. C'est triste, comme fin, quand même. Il aura même raté sa mort ce con. Non mais je vous jure. C'est quelque chose. Savoir rebondir, et puis quoi encore. Et puis, en plus, d'où elle lui venait cette idée pourrie ? Genre, la prochaine fois, il me balancera du quatrième parce qu'il faut savoir voler de ses propres ailes, peut être ? Mais à la condition que mon prof de maths y soit, sinon c'est pas drôle. Quand même, un peu de bon sens ! Le monde ne tournerait pas rond, sinon. Mon pauvre cerveau, je divague, je divague.
Je divaguais bel et bien en plus. A moitié, pour ne pas dire carrément entrain de cracher mes poumons, asphyxier à l'eau de mer. Note à moi même, les humains ne digèrent pas les trop grandes quantité de sel. Une main sur les cheveux, le teint sans aucun doute plus rouge qu'une écrevisse déjà rouge soumise à une trop importante température. Et entrain de cuire à l'étouffée, très important. Et les doigts crispés autour d'un bras que je devinais ne pas être le mien. Je n'avais pas autant de muscle, crevette que j'étais. Non, écrevisse que j'étais.
Une pression autour de mes épaules me fit un instant revenir à la réalité. Je tremblais des orteils à la pointe des chevaux, aussi fébrile qu'un poulain. Agrippée à ce que je pouvais, j'avais l'impression désagréable de toujours couler. A force de me noyer, j'allais en devenir parano.
- Yuffie !
Une voix grave, des yeux rouges, des cheveux noirs. C'est vrai, je lui étais encore tombée dessus. Mais comment pouvait il croire que c'était une fois de plus une coïncidence !
Reprenant un minimum contenance, je souris faiblement. Ce qui dû me donner un air charmant ô combien stupide.
- Salut, répondis-je d'une voix très rauque.
Bonjour, je suis un camionneur fumeur depuis quarante ans.
- Mais enfin, qu'est ce qu'il s'est passé cette fois ci ?me demanda aussitôt Vincent, sourcils froncés.
Je jetai mécaniquement un regard mauvais à la digue. Naturellement, Cecil avait filé comme un voleur. Ou un balanceur de gamine. Le salaud. Je ne me le répéterais jamais assez.
- Tu me croiras jamais, finis-je par lâcher en me raclant la gorge.
Vincent haussa un sourcil, et resserra la prise qu'il avait autour de ma taille, juste pour nous maintenir à la surface. Je devais avoir pris l'habitude d'être ainsi maintenue aussi près de lui. Sinon, je serais déjà morte de surchauffe. Il fallait avouer qu'après tout ce que j'avais subi, je pouvais me vanter comme étant la fille la plus invincible du monde. Wonder woman, tiens.
- Je suis tombée, finis-je en souriant de toutes mes dents.
Chose qui n'allait en aucun cas avec la grosse voix très laide que je devais au sel si irritant. Chose qui ne fit par rire un seul instant Vincent. Ce dernier ne put retenir un énorme soupir. Oui, je le prenais un peu pour un idiot. Mais comme lui me voyais comme une idiote effarouchée par une goutte d'eau, cramponnée dans ses bras juste parce qu'elle aime bien ça, autant que les deux partis soient sur un pied d'égalité.
Sans grande délicatesse, Vincent nous poussa tout deux vers la digue. Je retins un cri lorsqu'il me fracassa à moitié sur un rocher pour que je m'y assois, avant de s'y laisser lui aussi tomber.
Le jour commençait sérieusement à décliner. Le soleil couchant se reflétait sur les vagues de plus en plus agitées, caché au trois quart par un amas de nuages peu rassurant, chargés d'orage. Le tout s'étoffait d'une belle teinte grise très sobre et claire, laissant les premières étoiles se faire une place. Très niant niant, tout ça, à mon goût. Surtout que je n'avais pas l'air bien à l'aise, les bras croisés autour de mes genoux, la mine pensive. A ma droite, Vincent ne trouvait rien de mieux que me regarder de temps à autre, les cheveux portés par la brise. Jusqu'à ce que son regard se fronce de manière assez brusque.
- Yuffie, qu'est il arrivé à ta joue ?s'exclama-t-il en penchant la tête vers moi.
Ma joue. D'un geste instinctif, j'y portai la main. Je la sentais toujours chaude de la gifle monumentale que j'avais mangé. Elle avait été réellement forte. Peut être encore plus que ce que j'avais cru. J'étais à la limite du bleu. Tifa n'avait jamais vraiment senti sa force, et j'en payais actuellement les frais.
- Oh, c'est pas grand chose, ça, répondis-je en souriant.
Je n'avais aucune envie de lui expliquer pourquoi je m'étais faite giflée. Il était un peu trop concerné à mon goût.
Le brun haussa une fois de plus les épaules d'un air détaché. Peut être trop détaché pour qu'il me semble crédible.
- Dis moi, il s'est passé quelque chose avec Cloud ?finit-il par me demander. Vous aviez l'air bizarre.
Cette remarque me fit l'effet d'une gifle. Il fallait croire que je n'allais pas échapper à l'explication forcée. Cecil, sois mille fois maudit pour tes crimes.
Tripotant nerveusement une mèche de cheveux, je serrai les dents. De toute façon, il nous avait vu. Il m'avait vu l'embrasser avec hargne. C'était aussi pour le faire réagir lui que je l'avais fait. Alors j'allais mettre les pieds dans le plat une bonne fois pour toute.
- Oh, je l'ai juste embrassé, expliquai-je avec le même détachement.
Vincent sembla un instant se raidir. Petite victoire.
- Pour que lui et Tifa réagissent un peu mieux que les mollusques qu'ils sont en temps normal, continuai-je en lâchant un rire.
A côté de moi, je sentis le visage de Vincent de décrisper un peu. C'était toujours comme ça, avec lui. Froid au début, gentil après. Sous sa petite coquille, dans un glacière.
- Et alors, ça a marché ?me demanda-t-il, soudainement plus intéressé.
- Plus que prévu, marmonnai-je en touchant ma joue douloureuse
J'inspirai profondément, et me tournai face à lui.
- C'est pour ça que Tifa m'a giflé, repris-je.
Vincent écarquilla les eux, et porta à son tour une main à mon visage. Il semblait aussi surpris que je l'avais été sur le coup. Il fallait avouer que jamais cela ne m'aurait effleuré l'esprit que Tifa puisse un jour porter la main sur moi.
- Attends, tu veux dire que c'est Tifa qui t'as fait ça ?s'exclama-t-il en plantant son regard carmin dans le mien.
Je me sentis rougir. Mon intention n'était en aucun cas d'accuser la brune, bien qu'elle m'ait blessé plus moralement que physiquement en agissant ainsi. Aussi je me sentis gênée de la question de mon vis à vis.
- Il faut croire, murmurai-je doucement. Même si je pense qu'elle y est allée un peu fort.
- En même temps, t'as embrassé son mec, répliqua Vincent.
Surprise, je tournai vers lui un regard courroucé.
- Attends, c'est pas son mec, rétorquai-je. Enfin, si, maintenant ça doit l'être. Mais il ne l'était pas quand je l'ai embrassé.
Vincent leva les yeux au ciel. Il ne semblait pas tout à fait convaincu par mon argument. Même si, à mes yeux, il était de taille. Tifa n'aurait pas dû réagir de la sorte pour la simple et bonne raison qu'elle avait déjà quelqu'un. Bien que ce que j'ai cherché à faire soit exactement cela. La faire sortir de ses gongs.
- Et puis, elle n'avait pas à être aussi violente avec moi, ronchonnai-je, vexée. Enfin, elle est ma meilleur amie, on se connaît depuis trois ans ! Et elle envoie valser tout ça pour un mec qu'elle connaît depuis six mois. Moi aussi je me sens...trahie.
Je me sentais réellement trahie. Jamais je n'aurais pensé cela. Je savais que Tifa m'en aurait voulu. Elle ne m'aurait plus trop parlé pendant un jour, ou deux. Mais je ne la pensais pas capable de me faire ça. De me traiter de garce après avoir levé la main sur moi. Le pire était sans doute ce qui allait suivre. Si avait été là, jamais la brune ne s'en serait tirée. Amis ou non, il ne lui aurait pas pardonné ce qu'elle m'avait fait. Et même si il ne l'avait pas vu me gifler, en aucun cas il ne devait l'apprendre. Sinon, notre bonne entente en serait bien ébranlée. En tout cas, il ne devait l'entendre de personne si ce n'est moi.
Un instant, je m'en voulus. J'avais semé ce petit trouble. Ou plutôt, j'avais déterré celui provoqué par l'arrivée de Cecil.
- Je comprend parfaitement, mais il faut se mettre à sa place aussi, ma répondit gentiment le brun. Toutes les deux, vous auriez dû réfléchir un peu plus avant d'agir.
- Mouais, réfléchir, pas mon truc, grognai-je en esquissant un semblant de sourire. Et puis, honnêtement, la tête de Mlle Ashe valait le détour.
J'avais osé détourner le sujet sur notre pauvre prof de français, officiellement nommée souffre douleur de nos belles vacheries.
- Qu'est ce que tu veux dire ?s'étonna Vincent.
- Ben, t'étais plus du tout concentré sur elle quand tu nous as vu nous embrasser, Cloud et moi, rigolai-je en levant les yeux au ciel. Alors, imagine un peu sa tête !
Le brun ne s'offusqua en rien de ma plaisanterie de mauvais goût. Après tout, il m'avait cherché sur le sujet délicat de l'affaire Cloud, à moi de lui faire les poux sur celle de Ashe.
- Ce n'est pas de ma faute si elle ne supporte pas la frustration, marmonna Vincent.
Je ne pus retenir un rire. Mlle Ashe n'était même plus frustrée. Elle fulminait sans aucun doute. Et dieu savait que je connaissais bien ce sentiment de se sentir déposséder d'un homme. Et surtout de celui ci.
- Tu sais, ce n'est même plus une histoire de fierté ou de frustration, finis-je par lâcher. Elle en a tout simplement pris pour son grade, la petite. Ses sentiments envers toi son bien plus qu'amicaux, c'est tout. Et, comprends là, te voir plus intéressé par les activités de ton élève plutôt que par son physique de mannequin, c'est quand même vachement vexant.
Elle en avait pris un coup dans l'orgueil, la blondinette. Elle et moi qui nous entendions si bien, il fallait croire que c'était terminé. L'amour, c'est un peu comme l'argent. Ça sépare. Et lâcher un homme aussi divin que Mr Valentine entre deux femmes comme moi et Ashe était un pari bien risqué. Aucune de nous deux n'était apte à céder le morceau à l'autre. Marche ou crève, si l'on peut dire.
Vincent entre ouvrit la bouche pour me répondre, mais fut coupé par un énorme coup de tonnerre. L'éclair zébrant le ciel relâcha un millier de frissons le long de mon dos. Ma chair se hérissa, alors que quelques gouttes de pluie tombaient sur l'eau remuée de puissantes vagues.
- Génial, grognai-je en me levant précipitamment. Manquait plus que ça.
- Il faudrait penser à y aller, soupira Vincent.
Et comme pour lui donner raison, un second grondement m'arracha un cri de surprise. Vivre un orage sur la plage, très peu pour moi. Surtout à la tombée de ma nuit.
D'un geste assez brusque, Vincent me saisit le poignée, et me tira vers le haut pour que je remonte sur la digue. Trébuchant d'abord, je finis par m'y hisser. L'aidant par la suite, je relevai un instant les yeux vers le ciel. Presque noir de nuages, il m'écrasa presque. La chaleur en était devenue lourde et désagréable, si bien que je me sentis plus petite encore que d'ordinaire.
Deux mains se posèrent sur ma taille avant de me pousser légèrement. Je reçus ce semblant de caresse comme un véritable décharge. Comme s'il n'y en avait déjà pas assez.
- Si tu n'avances pas, on va tous les deux se faire griller, me dit Vincent en me poussant de nouveau.
Peu à peu décidée, je me mis à sauter plus ou moins agilement de pierres en pierres, et ce, jusqu'à gagner la plage. Sautant dans le sable humide, je manquai de ma casser la figure à l'arrivée. La pluie se fit plus abondante, me trempant littéralement. Et je n'avais absolument rien pour me couvrir, alors que je sentais déjà le froid me gagner. Claquer des dents à Costa Del Sol, du jamais vu.
Alors que mes muscles se raidissaient, je sentis un bras me tirer. Je me retrouvais la seconde suivante collée contre le torse de Vincent, maintenue par son bras puissant. D'un geste souple, il passa sa chemise au dessus de nos têtes afin de nous abriter un minimum, alors que le tonnerre continuait de se rapprocher. Prudente, je posai une main sur son bras. Voyant qu'il ne bronchait pas, je me collai plus encore, afin de me réchauffer au mieux. Après tout, les circonstances me l'autorisaient, je n'allais pas m'en priver.
- Nous ferions mieux de ne pas traîner, maintenant, murmura Vincent en marchant lentement vers la route.
Je hochai lentement la tête, accordant un dernier regard à la digue. Le ciel de plus en plus sombre était zébré d'éclairs de plus en plus proches. Leur clarté transparaissait derrière les nuages chargés. La mer agitée ne cessait de remuer la pluie écrasée à sa surface. Un sourire naquit sur mes lèvres alors que je me laissai entraîner par mon prof de maths. Une mer proche de la tempête était réellement belle à voir.
