Naya: Oui, c'est un peu ça la définition de bons amis x). Même s'ils sont quand même forts là ! Enfin, j'ai pas envie d'enterrer mes protagonistes, moi ! Bref, c'est très genti de me suivre, et à la prochaine :)
Milou: Ta review m'a ait trop rire, surtout pour l'histoire du gong xD. Oui, je me suis imaginée la scène, moi aussi x). Enfin, j'espère que tu m'arracheras pas la tête pour l'attente ! Un besou, et un tout nouveau chap pour me faire pardonner !
Mia: ...j'ai grillé x). Enfin, le voilà ton chap !
Orellia: Merci beaucoup ! Et le chap spécial Vinnie, c'est le prochain !
Eclipse1995: J'arrive, j'arrive ! Décidément, j'ai pas le droit aux vacs moi ! Je vais réclamer les congés payés !
Whiitea: Bravo, tu es la centième review ! Mais tu aurais dû la poster plus tôt x). Je viens de la voir, alors que je postais ce chap. Dans le coup, ce sera le prochain le chap bonus :)
Bon, allez, prochaine fois, passage dans la tête de Vinnie !
Chapitre 46 :
- Aaaaah, je sens qu'on va passer une bonne soirée entre mecs !m'exclamai-je en m'affalant sur le lit de Cloud.
Je n'avais pas osé retourner dans la chambre que je partageais avec Tifa et Elena. Il ne valait mieux pas que je m'y pointe ce soir. La brune ne l'aurait pas très bien pris, alors je trouvais cela plus judicieux de m'éclipser le temps que l'orage se calme. Alors, j'avais pris l'immense décision de me joindre à notre charmante bande masculine, dans laquelle le blond jouait les abonnés absents. Ce qui me laissait un lit de libre.
Fidèle à moi même, j'avais débarqué dans la chambre trempée comme une soupe, après m'être collée à Vincent sur plus de cinq cent mètres. Un Vincent à moitié nu et dégoulinant de pluie. Autant dire que mon esprit fumant n'en était pas ressorti indemne.
Les mains derrières le crâne, je me laissais tomber dos sur les coussins. Repoussant mes chaussures d'un coup d'orteil, je posai mes pieds sur la couette, devant l'oeil sceptique de Reno. Un livre entre les mains, ce dernier n'avait pas haussé un seul sourcil en me voyant débarquer ici. Il semblait un peu trop surpris pour ça. Habituellement, nous venions toujours en groupe, aussi me voir seule était assez étrange. Quant à Cecil, il souriait doucement, comme toujours. Cela semblait être son expression la plus neutre.
- Tu nous explique ?finit par demander le rouquin en refermant son livre.
Nerveusement, je passai une main dans mes cheveux. Comment allais-je pouvoir expliquer un truc pareil, le tout en faisant en sorte que Tifa reste en vie malgré la baffe monumentale qu'elle m'a collé. Et aussi que j'en ressorte sans trop de reproches. Et que Cecil ne soit pas vexé ou blessé, bien qu'il m'ait assuré que non. Et que Reno ne soit pas énervé. Et que...Voilà. En un mot, c'est le bordel.
- Et bien, je viens voir comment vont mes amis préférés !m'exclamai-je alors.
Reno haussa les sourcils, pas convaincu pour un sou. S'il n'y mettait pas du sien, aussi.
D'un geste lent, je portai ma main à ma joue. Elle me faisait bien moins mal, mais malgré tout, elle me tiraillait le visage. Je ne savais décidément pas comment je faisais pour avoir encore de la peau vu la violence de la gifle.
- Pourquoi ta joue ressemble à mes cheveux ?me demanda le roux en penchant légèrement la tête sur le côté.
Je me mordis la lèvre. Naturellement, et j'aurais dû m'en douter, il avait remarqué la couleur un peu plus vive de ma joue. Reno avait toujours été quelqu'un de perspicace visuellement, alors cela ne m'étonnait pas. Seulement cela m'aurait simplement arrangé qu'il n'y face pas attention.
- Euh...bredouillai-je.
Chose qui n'était en rien dans mes habitudes, et alarma encore plus mon ami, qui commença à se tordre les doigts en signe d'incompréhension. Mais je lui dis quoi moi ? Que ma meilleur amie m'en a collé une pour une histoire de mec, et qu'il doit en aucun cas lui en vouloir, parce que, de toute façon, c'est passé, ou je ne sais quelle connerie ? J'avais l'impression désagréable d'être revenue au collège, avec tout ça. Un baiser un peu trop bien placé, et tout se barre en vrille.
- Tifa m'a giflé, finis-je par avouer. Ma joue en est morte.
- Et mon couple aussi, plaisanta nerveusement Cecil en relevant la tête.
Je me sentis serrer les points. Je n'avais en rien envie d'être coupable. Seulement je l'étais. Complètement coupable de la perte de sa petite amie. Je n'aimais pas la culpabilité qui me gagnait un peu plus à chaque regard que le quatrième année me lançait.
Je sentis mon visage se crisper, et ma gorge se nouer.
- Je...je suis vraiment désolée...Cecil, je...balbutiai-je en serrant la couette entre mes doigts.
L'intéressé se leva et vint s'asseoir à mes côtés. Je me sentais craquer. Pour la seconde fois de l'année, je me sentais vidée. Tout ça à cause d'une stupide histoire de gamines. Je savais que jamais je n'aurais dû me permettre ça. Mais je l'avais fait. Juste pour moi, et pour Cloud. Pour Tifa, aussi. Mais pas pour Cecil. Qui avait il, lui, à présent ?
Un sanglot passa la barrière de mes lèvres. Lentement, je relevai les mains, pour les poser sur mes joues. Je sentais mon dos trembler sous mes larmes qui commençaient à couler.
- Je suis désolée...Vraiment...criai-je en ramenant mes genoux contre ma poitrine. Je n'aurais pas dû...Mais...mais je l'aime trop. Je vous aime trop ! Je ne pouvais pas vous...nous laisser comme ça !
Alors que je trempais plus encore mes vêtements qu'ils ne l'étaient déjà, une main vint frotter mon dos tremblant. Relevant mes yeux gonflés vers son propriétaire, je restai un instant surprise de croiser les yeux de Cecil.
- Je te l'ai déjà dit, je ne t'en veux pas vraiment, murmura-t-il. C'est mieux pour tout le monde.
Ma mâchoire menaça de se décrocher tant elle tremblait. Prise dans l'émotion du moment, je me jetai contre le quatrième année, refermant nerveusement mes bras autour de ses épaules. J'allais tremper ses vêtements, à présent. Pleurant plus encore, je souris timidement en sentant ses bras enserrer ma taille.
- En tout cas, une fois encore, t'es fidèle à ta réputation, marmonna Reno. T'as agi sans réfléchir.
Je ris pendant une seconde. M'écartant de Cecil de peur de l'étouffer, je lui ébouriffai les cheveux. Ce dernier me regarda un moment avant que son sourire ne s'élargisse. D'un geste tendre, il essuya le reste de larmes perlant sur mon visage, s'attardant sur ma joue indemne. Ses doigts souples se jouèrent de mes cheveux ébènes, avant de retomber sur mon épaule.
- Je suis une peste, pas vrai ?chuchotai-je faiblement.
- Peut être, mais toi, au moins, tu n'as frappé personne !grogna Reno, l'oeil mauvais.
Mon sourire fondit comme neige au soleil en entendant ça. Reno était en colère. Je le voyais au rictus nerveux plissant une ride sur son front. Et je n'aimais pas le voir en colère. Encore moins contre Tifa. Ils avaient toujours été très complices, tous les deux, mais on ne pouvait nier que le roux l'était autant qu'avec moi. Nous nous connaissions depuis trop d'années, et il était prêt à me défendre contre tout. Même contre Tifa.
- Reno, ne lui en veut pas, m'exclamai-je alors en me redressant. Je t'en pris. Elle avait ses raisons.
Le jeune homme tourna la tête vers moi, peu convaincu.
- A mes yeux, elle n'en avait pas d'assez bonnes pour lever la main sur toi, cracha-t-il en se levant.
Je sentis mon cœur faire un bond. Il ne devait en aucun cas aller s'expliquer avec elle. Cela ne ferait qu'envenimer les choses. Tifa était bien trop rancunière pour laisser passer ça. Moi, elle allait me pardonner si je m'excusais suffisamment, et si je m'expliquais. Mais si Reno allait la voir pour lui faire la morale et s'énerver contre elle, le tout à cause de moi, qui actuellement figurais en tête de liste des personnes qu'elle ne pouvait pas encadrer, alors elle ne voudrait plus nous adresser la parole pendant un bon moment.
- N'y vas pas !m'écriai-je en me levant à mon tour.
Je saisis la main de mon ami, et me fichai entre lui et la porte.
- Tu ne vas faire qu'aggraver les choses, chuchotai-je.
- Alors qui va le faire, hein ?s'énerva le roux en libérant sa main de la mienne. Qui va lui dire de ne plus recommencer ? Elle n'avait pas à se permettre de te frapper, c'est tout.
D'un geste assuré, je lui saisis l'autre main, soutenant son regard haineux.
- Moi, assénai-je. Je vais lui dire. Mais par pitié, ne vous engueulez pas à cause de ça. Ce serait vraiment stupide.
Reno me fixa pendant plusieurs minutes sans rien dire, laissant grimper la tension déjà palpable. Finalement, il relâcha ses muscles tendus, laissant ses doigts glisser entre les miens. Soulagée, je ne pus retenir un soupir.
- Alors vas y maintenant, murmura Reno en passant une main sur ma joue.
Lentement, je hochai la tête. Je ne pouvais pas lui refuser ça. Après tout, il était adorable de se faire autant de soucis pour moi. Il était bien le seul. Un des rares à se soucier de ce que moi je subissais dans cette histoire. Histoire, je le redis, tellement idiote qu'elle nous dissociait à merveille. Affligeant.
Je tournai donc la poignée de la porte, et m'engouffrai dans le couloir. Je me sentais rarement mal. Il fallait avouer que me faire pleurer était chose difficile, que j'étais réputer pour être la sale peste qui n'a pas froid aux yeux. Mais dès qu'il s'agissait de personnes que j'aimais, alors tout gagnait en sérieux. Aussi je ne me sentais pas bien. En marchant dans le couloir des chambres, je me sentais de plus en plus nerveuse en approchant de la mienne. Devant la porte, je mis plus de temps que prévu avant d'entrer. Je savais que l'accueil allait être froid, de toute façon. Mais je ne pouvais m'empêcher de traîner.
Entre ouvrant la porte, je passai la tête dans l'entre bâillement. A l'intérieur de la pièce, je vis Elena hausser légèrement les sourcils. Elle qui devait avoir un avis neutre sur la question confirma ce que je pensais. Un sourire léger, un haussement de sourcils pas le moins du monde agressif. Quoi que Tifa avait pu lui dire, elle savait faire la part des choses. Même si j'avais conscience que Tifa ne colportait pas les sujets de disputes. Elle était assez mature pour ne pas le faire.
Cette dernière était d'ailleurs posée sur son lit, sa brosse à cheveux entre les mains. Et le regard rivé vers la porte que je venais d'ouvrir. Venimeuse, elle restait muette.
- Bonjour tout le monde, marmonnai-je en entrant totalement.
La grande brune crispa d'avantage encore le visage, alors qu'Elena me répondait par un regard doux. Je fus surprise de ne pas trouver Cloud. J'avais pourtant pensé qu'il serait ici. Sans doute était il parti se vider la tête ailleurs.
- Qu'est ce que tu fous là ?attaqua Tifa.
- C'est encore ma chambre, il me semble, répliquai-je.
Les négociations commencent bien, dirait on.
- Bon, Tifa, lâchai-je en me plantant devant l'intéressée. Je ne vais pas te dire que je suis venue pour m'excuser, ou pour tout t'expliquer, comme dans les films. Tout ça ne servirait à rien, vu que tu m'attaquerais pour mensonge, et mon intention n'est pas de déclencher les hostilités.
- Alors qu'elle est elle ?cracha presque la brune.
Je m'apprêtai à reprendre, mais je fus stopper nette par un détail troublant sur le visage de mon amie. Elle n'était pas aussi mauvaise que quelques heures plus tôt. Avait pris place contre ses traits une certaine part de chagrin non négligeable.
- Je suis juste venue te dire quelque chose, soufflai-je en osant sourire.
La brune haussa un sourcil et m'incita à continuer.
- Je n'aime pas Cloud, soupirai-je. Il a sans doute dû te le dire. Et c'est la vérité. Je ne l'ai pas embrasser par intérêt. Je ne suis pas comme ça, et c'est un brin blessant que tu l'ais pensé. Je l'ai fait juste pour que vous réagissiez. Tous autant que vous êtes.
Je marquai une pause et serrai les poings. Je me rendais compte qu'elle m'avait vraiment fait mal en débitant cela. Que j'en étais réduite à presque m'excuser de la gifle qu'elle m'avait collé comme une idiote jalouse.
- Vincent, Ashe, Cloud, Cecil, toi, m'énervai-je. Tous, je te dis ! Tout ceux qui ne sont pas fichus de s'occuper de leurs problèmes tout seul !
Mon haussement de ton laissa Tifa surprise, qui ne sut alors quoi dire.
- Et tu m'as remercié en me baffant, Tifa, crachai-je, volontairement blessante. En me giflant. Alors c'est ça, l'amitié ? C'est tout ce que ça vaut ? Juste parce que j'ai embrassé Cloud, tu fous tout en l'air, sans chercher à voir plus loin que le bout de tes oreilles ?
La grande brune se leva d'un seul coup, les bras ballant le longs de son buste. Elle semblait ahurie.
- Je...je, bredouillai-t-elle. Je suis désolée.
Je me sentis plus en colère encore. Je ne voulais pas d'excuses. Je voulais qu'elle comprenne. Même si d'une certaine manière, c'était mieux que rien.
- Je ne veux pas d'excuses !criai-je. Je veux juste que...que...
Un brouillard se forma devant mes yeux, alors que je me sentais poussée en avant. Je me débattis un moment, mais des bras me retinrent fermement. Alors je me laissai une fois de plus pleurer dans les bras de quelqu'un. Dans les bras de Tifa.
- Je veux que tout redevienne normal, chuchotai-je.
Mon amie se mit à trembler.
- Je sais, murmura-t-elle. Tu as raison, jamais je n'aurais dû te gifler. C'était bien idiot depuis le début, et puis...je me rend compte que tout ça à vraiment fait avancer certaine chose.
Je me sentis sourire, avant de fondre de nouveau en larme. J'éclatai même de rire. A peine quelques heures à ne plus nous parler, et tout était dramatique. Comme deux idiotes de collégiennes, en somme. De vrais belles idiotes.
- C'est entrain de devenir déprimant, marmonnai-je, la joue écrasée par mon amie.
Cette dernière s'écarta de moi en souriant faiblement, les yeux rougis.
- Tu comprends, me dit-elle, penaude. Je l'ai mal pris. Je me suis bien sentie trahie, avant de comprendre ce que j'avais osé faire. Et puis, j'avais peur d'avoir fait trop de mal à Cecil. Il n'y était pour rien et...et il se voit impliquer comme ça dans nos histoires.
Je secouai la tête, amusée. Tifa qui s'excuse, Tifa qui pleure. Tifa la sensible renfermée sur elle même jusqu'à ce qu'on la face éclater.
- Et moi, j'ai eu peur que tu me faces longtemps la tête, avouai-je. Ou que tu m'arraches la mienne.
Cette remarque nous laissa toutes les deux rire de bon cœur. Une histoire de régler. C'était ce que je pouvais me dire. Enfin une histoire de régler. Et une des miennes, qui plus est.
