Milou: Voilà la suite, alors tu peux sortir de cette cuisine !

Ps: Citation de film, le bon la brute et le truand ?

Naya: Moi aussi j'ai beaucoup rigolé, je l'avoue x). Sacré Brian ! Bon, retourne faire cuir tes petits neurones, mais n'oublies pas de jeter un coup d'oeil par ici !

Mia: Merci :)

MonaYsa: Roh merci, ça me fait plaisir ! Le règlement de compte va arriver plus tôt que prévu, en fait !

MagicOnyx: Voilà la suite de la suite !

Eclipse: Je peux pas les faire danser quinze fois par fic, mais pourquoi pas ! Faut que je réfléchisse à tout ça !

Bon, visiblement, mon petit bonus à bien plus, alors je retenterais l'opération si j'arrive à la 150ème review. Toujours dans la tête de quelqu'un. Et dans la tête de qui à votre avis ? Sinon, il laisse un peu Vinnie de côté, et rajoute une micro intrigue, un peu comme une "pause", histoire de dire qu'il n'y a pas que trois élèves et un prof dans cette foutue classe !


Chapitre 48 :

Bien, paisible, reposée. Voilà. J'étais tranquille. Ma récente embrouille avec Tifa ayant été éprouvante pour nous tous, je trouvais cela fort agréable de se retrouver enfin un peu seule pour faire le vide. Depuis quelques jours, tout était plus mouvementé, et nos discussions le soir n'en étaient que plus animées. Cloud et Tifa avaient bel et bien réglé leurs petits différents d'une manière radicale, et finalement, cela n'était pas plus mal. Le blond avait d'ailleurs fini par me remercier pour ce que j'avais fait. Et ce, après m'avoir copieusement engueulé. Bah oui, sinon c'est pas drôle. Même Cecil s'était joint à nous. Pour notre plus grand bonheur. En vérité, et ce malgré les disputes l'impliquant plus ou moins, aucun d'entre nous n'avait envie de le voir partir. Il faisait trop parti de la famille pour ça. Et on l'aimait, bien qu'il soit l'ancien petit ami de notre Tifa. Elena avait dû déployer ses trésors de diplomatie pour empêcher Cloud d'être trop froid, soi dit en passant. Mais bon, outre ça, cette situation nous convenait.

Alors j'étais une fois de plus assise à la terrasse de ce café, à siroter une boisson rafraîchissante sous les yeux protecteur du serveur. Le même que la dernière fois. Je commençais vraiment à penser que je lui plaisais, vu l'air renfrogné qu'il prenait involontairement dès que quelqu'un d'autre avait le malheur de poser les yeux sur moi. Le pauvre espérait sincèrement pouvoir me draguer. Son courage me faisait sérieusement sourire. C'est mignon tout ça.

Enfin, tout ça pour dire que j'étais au calme. Parce qu'avec des amis comme les miens, ce n'est pas toujours une chose évidente. A moitié avachie sur ma table ronde, regardant comme une demeurée le soleil brûlé les corps des malheureux allongés sur la plage. Bon, c'était mal de ma part de prier pour qu'ils brûlent, je l'avoue, mais c'était ma petite vengeance contre ma foutue peau blanche. Plus rouge que blanche, pour l'instant. Donc, avec mon air de mollusque sadique sirotant un diabolo citron, j'eus la force d'apercevoir Mr Cid. Entrain de repousser les avances d'une jeune femme sur la plage. Décidément, tout le monde se voyait ennuyer par ce genre d'histoire. Moi plus encore que les autres, il me semblait. Car même si Cloud et Tifa avaient pu régler leurs problèmes grâce à mes idées tordues, c'était loin d'être mon cas. Au contraire, la situation restait la même. Et j'allais sincèrement finir par devenir folle. Se chercher sans arrêt ne nous apportait pas grand chose, au final. Même moi, j'en étais venue à songer à l'abandon, pourvu que cela me laisse au calme avec moi même. Et avec lui.

Ma réflexion fut couper par une ombre plus longue que large se laissant tomber devant moi. La première impression que cela me laissa fut celle de gelée chutant d'une cuillère. Avant de finalement me rendre compte que cette gelée était coiffée de cheveux blonds et bronzées comme une mannequin. Mlle Ashe.

- Bonjour Yuffie, me lança-t-elle en souriant.

Je haussai les sourcils, un peu surprise. Je n'étais pas vraiment gênée par le fait qu'elle débarque de la sorte pour venir boire un coup avec moi. C'était une chose que l'on faisait souvent, partager un repas au réfectoire ou un verre en voyage scolaire avec nos professeurs. Surtout que cette femme ne nous était pas désagréable en tant qu'enseignante. En tant que femme, c'est une autre histoire.

- Bonjour, Mlle Ashe, finis-je par répondre en forçant un sourire.

La pauvre n'y était pour rien, mais il m'était devenu un peu difficile de lui sourire réellement. Surtout qu'elle ne semblait pas non plus très amicale à l'heure actuelle. En effet, son expression à elle était tendue, presque crispée. Elle s'efforçait de me paraître gentille mais je la sentais sous tension. Comme ma vue lui était désagréable. J'en devinais à peu près la raison, mais je ne croyais pas qu'elle ait aussi aisément deviné que mon prof de maths ne soit pas très indifférent à ma présence. Ce qui risquait de ne pas forcément être très bénéfique à cette situation déjà bien compliquée.

- Le voyage vous réussi ?me hasardai-je.

La jeune femme en face de moi me lança un regard assez perçant, avant de répliquer à l'aide d'un sourire un peu plus pincé.

- Yuffie, il faut que nous parlions toi et moi, lâcha-t-elle en se tripotant les doigts. Pas d'élève à professeur. De femme à femme. Et il serait mieux que nous évitions de nous mentir, je pense que tu comprends pourquoi.

Alerte blonde. Je me sentis raidir sur place. Je devais avouer que cette femme était imposante dans sa manière d'être. Sourcils haussés, mains nerveuses, et regard déterminé. Mais elle ne me faisait pas tant peur que ça. Je comprenais parfaitement de quoi elle allait me parler. Visiblement, mon petit plan ne lui avait pas du tout plus. Mais si elle pensait pouvoir me démonter de cette manière, elle se trompait.

- Je vous écoute, marmonnai-je en fronçant les sourcils, l'air vaguement étonnée.

Mlle Ashe prit une grande inspiration, puis posa ses deux mains sur la petite table.

- Je voudrais que les choses soient bien claires, soupira-t-elle. Ton professeur de maths ne doit pas être autre chose que ce qu'il est.

- Mais enfin, Mr Valentine n'est pas...

La jeune femme coupa net la phrase que j'entamais.

- Nous savons toutes les deux comment il s'appelle, alors appelons le Vincent, lâcha-t-elle, comme lasse. Et ne crois pas m'avoir avec ce genre d'objection fondée sur une preuve bancale. Je le vois très clairement.

La tension monta d'un cran, alors que je me sentais peu à peu chauffée de colère par cette blonde. La voyant elle aussi sur le point de fulminer, je la laissais s'enfoncer plus encore dans sa lancée. Hors de question que je lui coupe la parole. C'était bien trop impoli pour que je m'y risque.

- Je ne supporterais pas que ton petit béguin d'adolescente brise la relation que j'ai avec lui, cracha-t-elle sans même s'en soucier.

Je fus surprise de la véhémence de ses paroles. Elle n'avait aucune honte à tout m'avouer. A moins qu'elle ne me sache assez futée pour l'avoir deviné. Je ne pouvais pas lui en vouloir d'être elle aussi tombée amoureuse de Vincent. Elle en avait le droit. Elle était humaine, après tout. Blonde, mais humaine. Cependant, je me sentais dévorer de l'envie de lui renvoyer la phrase qu'elle venait de me cracher. Elle me convenait tout aussi bien. Après tout, cette femme s'immisçait entre moi et Mr congélateur.

- Les affinités de mon professeur de maths ne sont en rien de ma faute, Mlle, objectai-je en insistant bien sur le nom que je lui donnais.

Ma provocation sembla la faire rager de haine. Elle parlait de relation avec lui. Mais quelle relation, de toute manière ? S'en était presque triste de se dire qu'elle n'était là que pour servir notre petit jeu. Et elle se croyait prise dans un triangle amoureux alors que nous seuls en contrôlions les règles. Elle n'y était pas. Elle s'y pensait juste. S'en était triste de se dire qu'elle n'était rien pour lui, alors qu'il était tout pour elle.

- Yuffie, je sais que tu es une jeune fille intelligente, souffla Mlle Ashe ne se contenant. Et je sens que tu comprends ce que je te dis, n'est ce pas ? Et que nous continuerons à bien nous entendre parce que tu comprends ce que je suis entrain de te dire ?

Je n'aimais absolument pas le ton mielleux et agacé avec lequel elle s'adressait à moi. J'avais une immonde impression d'infériorité collée à la peau en cet instant précis. Elle cherchait à me rabaisser à l'état de gamine. Parce qu'elle était une femme, et qu'elle pensait cela suffisant pour pouvoir m'écraser. Bien essayé.

Me levant avec autant de lenteur dont j'étais capable, je lui lançai un regard clairement désagréable accompagné d'un gentil sourire confiant. Rapidement, je posai de quoi payer ma consommation sur la table, avant de ramasser ma veste.

- Désolée Mlle, mais je ne dois pas vous mentir, assénai-je en lui tournant le dos.

La tête haute, je m'éloignai de la sienne que je devinais fulminante. Elle avait voulu s'en prendre à moi, elle n'avait eu que ce qu'elle méritait. Sa tentative de m'éloigner de l'homme qu'elle aimait était peut être noble, mais il y avait un critère qu'elle avait visiblement légèrement négligé. Je l'aimais aussi, ce bougre.

ooo

- Eli, je t'appelle juste pour vous prévenir que j'arrive, m'exclamai-je au moment où la blonde décrochait. Et tu peux dire à Tifa que je vais bien, et qu'elle peut arrêter de me harceler de messages. C'est tellement usant que je répond même plus.

La jeune fille rigola à l'autre bout du fil avant de faire passer le message à la brune qui devait se ronger les ongles. Je rentrais plus tard que prévu, alors c'était le drame. Madame maman poule n'aimait pas que ses petits soient de sortie après 21h. Mais j'avais eu besoin de prendre l'air. Plus encore, en fait. J'avais surtout eu besoin d'être confrontée à moi même le plus longtemps possible. Cette dispute avec ma prof de français m'avait laissé comme brassée.

Raccrochant rapidement, je fourrai rageusement l'appareil dans le fond de ma poche. Je n'aimais pas, mais alors vraiment pas que l'on s'en prenne à moi de cette manière. Je n'avais certes rien à craindre sur le plan légal de la chose. Mlle Ashe étant assez intelligente, elle savait qu'en me dénonçant, elle perdait Vincent. Et puis, rien ne prouvait une quelconque relation plus poussée que celle d'une élève et son prof. Ce petit manège m'énervait tellement que j'en venais à ne plus sourire depuis l'entrevue que cette sale blonde m'avait imposé. Elle avait l'art de remuer le couteau dans la plaie. Vincent et moi, moi et Vincent. Une grosse connerie parmi tant d'autres. Mais une connerie qui me plaisait. Et qui devait lui plaire à lui aussi. Il n'y avait qu'à elle que ça ne plaisait pas, alors elle se sentait obliger de la pourrir. C'est vrai qu'on a drôlement besoin d'aide pour rajouter des problèmes sur les précédents !

En colère, je shootai dans un petit cailloux traînant devant notre hôtel. Puis dans un autre. Jusqu'à ce qu'un « aie » relativement bruyant me revienne. Avec un caillou, au passage, qui me fit grogner lorsqu'il toucha mon nez.

- Tu m'as fait mal, espèce de nouille !

L'exclamation assez claire bien que masculine me fit tourner la tête de tout côté. Il faisait presque nuit, aussi la pénombre rendait mes observations difficiles. Je finis cependant par repérer une sympathique tête blonde, assise au pied d'un mur. Se massant le crâne sous sa large tignasse, le jeune homme me regardait d'un air bougon.

- Djidane, qu'est ce que tu fous là ?m'exclamai-je.

- Et toi alors, à part agresser les honnêtes gens ?s'agaça le petit blond.

Je secouai la tête. Je n'étais pas vraiment d'humeur à bavarder, et encore moins avec ce petit diable. Non pas qu'il soit désagréable, mais son tempérament pouvant s'apparenter au mien laissait parfois à désirer. Alors nous laisser tous les deux n'était pas très conseiller. A moins d'apprécier la thérapie par le cri.

Djidane me lançant un coup d'oeil inquisiteur alors que je levais les yeux au ciel. Mes nerfs en pelote n'allaient pas supporter beaucoup d'attaques avant d'éclater.

- Va voir ailleurs, le nain, grognai-je en enfonçant mes mains dans mes poches.

Le jeune homme se renfrogna, et se leva, visiblement vexé. Mon dernier recours face à sa bonne humeur et ses bavardages agressifs restait les piques sur sa taille. Qui n'atteignait pas tout à fait la mienne. Lui qui fanfaronnait pour un rien, c'était bien son point faible.

- Faut pas exagérer quand même !rétorqua-t-il. Je fais presque ta taille !

- Presque, relevai-je en m'approchant de l'entrer du bâtiment.

Alors que je le croyais assez vexé pour me lâcher, je fus surprise de le voir me rejoindre en quelques pas. Pas très agréablement surprise, au passage. Je soupirai bruyamment avant de rouler vers lui un regard lourd. Auquel il répondit par un sourire sous ses mèches blondes.

- En fait, tu tombes bien, me dit-il en ouvrant la porte.

- Tu m'en vois ravie, grinçai-je en rentrant.

Le jeune homme ne se formalisa pas de ma réplique peu aimable et se contenta de me suivre. Alors que je ruminais intérieurement, lui souriait toujours autant. Nous ne devions pas ressembler à grand chose. Moi à une chieuse broyant du noir avec conviction, et lui à un débile profond souriant pour je ne sais quelle raison inutile. En plus, il fallait qu'il soit blond. Mais pourquoi diable les blonds m'en voulaient ils aujourd'hui ? Qu'avais je fait ? Je me le demande. Toujours est il que ce petit me collait et que je n'en étais pas très heureuse. Parce que quand Yuffie Kisaragi est agacée, elle aime bien l'être seule.

- Fallait que je te parle d'un truc, me lança Djidane en me cognant l'épaule de manière amicale.

Je m'étais habituée à ce geste qu'il effectuait depuis la première année. Après tout, si ça l'aidait à se sentir plus grand, pourquoi pas. Sauf que sur le coup, j'avais l'envie monstre de lui renvoyer sa praline sous forme d'une magistrale mandale.

- Pourquoi moi ?gémis-je presque en soupirant de plus belle.

- Parce qu'on se ressemble !me répondit le petit blond en levant les bras avec fierté.

Parce que me ressembler était une fierté ? Première nouvelle. Il me manquait trente deux cases, et je frôlais les 20000 décibels dès que j'ouvrais la bouche. Mais bon, si ça aussi, ça lui faisait plaisir, pourquoi. Même si me servir de cette fameuse capacité oratoire dont m'avait fait cadeau mère nature me démangeait pour lui dire de dégager.

Au lieu de ça, je haussai un sourcil pour qu'il poursuive.

- J'ai un problème avec...avec une fille, bredouilla-t-il.

Pardon ? Je ne pus retenir un grognement. Ma main claqua d'elle même contre mon front, alors que je m'arrêtais. Mais pourquoi fallait il que tout le monde vienne me parler d'histoire de mec ou de nana. Je n'avais pourtant pas ouvert de cabinet pour thérapie de couple. J'en avais déjà trop à faire avec mon histoire à moi.

- Mais pourquoi tu viens m'en parler à moi, bon sang !craquai-je.

- Je te l'ais déjà dit !s'agaça Djidane en croisant les bras contre son torse. Et puis, c'est bon quoi ! Tu vas pas m'en faire tout une tarte alors que toi, tu passes ta vie à ennuyer les gens avec des remarques à la con !

Bon, il marquait un point là. Mais quand même. C'était à croire que les gens se passaient le message. C'était moi qui essuyais toutes les pleurnicheries et sautes d'humeur de ce voyage.

- Alors, tu veux bien m'aider ?se hasarda finalement le jeune homme en voyant que je ne disais rien.

L'idée me laissa un moment réfléchir. Après tout, j'avais l'occasion de découvrir les coulisses des mises en relation. J'allais pouvoir me venger de tout ce que m'avaient fait subir mes amis en endossant leur rôle. Balancer les gens dans des escaliers, du haut d'un rocher, les blesser, les faire chouiner, les torturer, tout ça tout ça.

Une main sur le menton et un sourire naissant sur les lèvres, je me laissais peu à peu séduire par l'idée. Cela ne devait pas être si désagréable que ça comme rôle.

- Bon, on peut en reparler demain ?demandai-je en étouffant un bâillement.

Je crus que les yeux du blond allaient sortir de leurs orbites tant ils s'écarquillaient.

- C'est vrai, t'es d'accord ?s'écria-t-il.

- Mouais, marmonnai-je.

Sans que je ne m'y attende, il me sauta au coup pour me plaquer un franc baiser sur la joue. Ne me laissant pas réagir un seul instant, il disparut après m'avoir balancé un semblant de « t'es géniale Yuffie ». Ma foi, pourquoi pas. T'es géniale Yuffie !