Milou: Pour Djidane, tu vas voir que ce n'est au final pas la fille qui l'intéresse le plus dans cette histoire. Et je ne pense pas faire un chap dans la tête de Cerise. Pas que ce serait pas intéressant, mais bon, quand même. Pour ce qui est du serveur, tu vas voir, tu vas voir !

Orellia: Bah, merci la droguée xD. Bon, tu vas voir ce que vont donner les conseils de super Yuffie !

Eclipse1995: Et oui, Ashe a quand même raison. Parce qu'elle ne peut pas non plus avoir tous les torts, dans cette histoire ! Ben oui, sont en couples, les deux débiles (EUX au moins, ils sont en couple, if you know what I mean...)

MagicOnyx: Merci beaucoup :)

Bon, chers lecteurs, vous allez voir que Djidane ne va pas être très long dans son histoire. Mais ce n'est pas pour autant qu'il va foutre le camp directement. Je pense que tout le monde va le comprendre en fin de chapitre. Parce que sous ses grands airs, il a un petit coeur de guimauve, lui aussi :3. Et puis, dans le prochain chap, re Vinnie, et surtout, SURTOUT, l'histoire du serveur ! Vous allez enfin savoir de qui il s'agit, et comme ça va se terminer !

Ps: Le prochain chap bonus se fera dans la tête de...Cecil ! Oui, Cecil. Parce que Cecil, c'est le mec dont personne parle. C'est un peu le grand frère, le sérieux, le calme. Bref, celui qui mérite un plus d'attention. Et qui, finalement, en cache peut être beaucoup dans sa petite tête !


Chapitre 49 :

- Debout la dedans !

Je crus un instant me désarticuler toute entière, avant de lâcher un hurlement plus que strident à en faire pâlir la mort elle même. Une main crispée contre ma poitrine, je sentais mon cœur faire des bonds. J'étais littéralement tétanisée sous ma couette par un simple cri. Un cri qui m'avait transformé en guimauve. J'étais incapable de bouger.

Livide, je relevai en tremblant fébrilement un pan de ma couverture retournée par mes agitations nocturnes. Roulant des yeux affolés, je tournai la tête vers la porte d'entrée. Avant de lâcher un nouveau hurlement de surprise devant les grands yeux qui me fixaient.

- C'est moi, andouille !me dit un Djidane mort de rire.

Je dû articuler quelques mots inconnus au dictionnaire vu la tête qu'il tira. Moi si bien dans mes draps, bercée par Morphée, complètement perdue dans mes songes. Moi respirant paisiblement, m'étalant autant que je le pouvais. Moi réveillée si violemment par ce petit merdeux blond. J'allais le tuer.

Un rictus déforma mes traits alors que je me remettais peu à peu de son entrée en scène renversante. Posant une main sur mon coussin, je basculai tout mon poids sur cette dernière. Pour en fait me rendre compte que ma main était posée dans le vide. Et que, par conséquent, moi aussi. Je basculai donc avec une grâce à la hauteur de mon glapissement terrorisé, pour finir la tête sur la moquette, jambes en l'air agitées de soubresauts ridicules. Mes cheveux en bataille devant les yeux, je ne voyais plus grand chose. Soufflant dessus autant par agacement que pour les dégager, j'eus droit à une magnifique vue de mes orteils et du plafond. Dès le matin, c'était le pied.

Bouillante de rage, je tentai de ne pas respirer avec autant de force qu'un taureau. Peine perdue. Je me sentais prête à bondir sur quiconque viendrait me parler. Vraiment, ce gamin avait un don pour me mettre hors de moi.

- Bien dormi ?attaqua-t-il en me tendant une main.

Un sourire tellement énorme sur le visage qu'il ne pouvait être sérieux, je le sentis prêt à mourir de rire.

- Et tu trouves ça drôle, peut être ?ronchonnai-je en écroulant mes jambes au sol.

Le petit blond éclata alors d'un rire franc, une main contre la bouche pour se contenir. Cependant, il chercha quand même à m'apporter son aide en me retendant la main. Main que j'ignorai tout simplement en haussant les sourcils. J'avais envie de lui coller la mienne sur le visage, pour l'instant.

Me relevant finalement en baillant et en réajustant mon pyjama, je croisai mes bras contre ma poitrine, carrément en colère.

- Pourquoi tu m'as réveillé espèce d'abruti ?criai-je en serrant les poings.

Le jeune homme haussa les épaules avec un grand sourire, avant de tout simplement se laisser tomber sur mon lit entièrement défait, les mains derrière la nuque. Je rêve ou il se foutait carrément de moi, là ?

- Ben, t'as dit que t'allais m'aider aujourd'hui, alors je viens te chercher, m'expliqua-t-il. Et vu que tes deux colocs ont déserté, ben j'ai pas trouvé ça gênant de crier un peu.

Tournant machinalement la tête vers les deux autres lits, je pus constater qu'il avait raison. Ni Elena, ni Tifa n'était ici. Sans doute étaient elles déjà debout et n'avaient pas jugé bon de me réveiller. Après tout, elles m'avaient rentré tard la veille, et connaissant mon grand besoin de sommeil, il était gentil de leur part de m'avoir laissé dormir. Mais tout ça n'excusait en rien le réveil brutal du blond en face de moi. Qui semblait fortement apprécié mon oreiller, soi dit en passant.

- Mais il est quelle heure, au juste ?finis-je par demander en remarquant la lumière abondante derrière les rideaux.

- Oh, pas loin de onze heures, répondit Djidane en souriant de toutes ses dents.

Et merde. Pas étonnant que les autres soient déjà partis. Il allait falloir que je cours à la plage pour les trouver. Et avec Djidane collé à mes basques. Le rêve.

M'étirant sans grâce, je me dirigeai vers mon armoire, puis vers la salle de bain. Il ne me fallut pas vraiment longtemps pour m'habiller, mais je parvins quand même à faire un nœuds avec la ficelle de mon maillot de bain. La terre entière se liguait contre moi depuis la veille. Déjà que mon humeur était restée aussi massacrante que lors de ma dispute avec Mlle Ashe, je n'avais vraiment pas besoin de ça. A force de jurons, j'en vins à bout, de ce fichu maillot. La journée promettait d'être belle, tiens.

Sortant à la hâte, j'empoignai mon sac avant d'empoigner le col du t shirt de Djidane. Ce dernier, surpris, tenta de se défaire de ma poigne, avant de s'avouer vaincu. Le traînant hors de ma chambre avec la même délicatesse que pour traîner mes affaires, je refermai la porte avant de le lâcher.

- Mais quelle violence !soupira le petit blond en secouant la tête.

Je le fusillai du regard avant de me diriger vers la sortie. Il n'allait vraiment pas falloir qu'il me cherche trop, cet idiot.

ooo

Ma mauvaise humeur sembla s'adoucir quelque peu en arrivant à la plage. Là, j'y aperçus tout simplement ma bande, allongée dans le sable. Cloud bronzait, une Tifa étalée en travers de son torse, un magazine dans les mains. Cheveux au vent, Elena astiquait nerveusement sa paire de lunette de soleil en grognant, visiblement mécontente de les avoir faite tomber. Reno semblait rire, comme toujours, tout en discutant de choses et d'autres avec Cecil. Cecil, calme et fidèle à lui même.

Lorsqu'elle me vit, la blonde m'adressa un grand signe de la main suivit d'un grand sourire. Je lui rendis, soudain beaucoup plus heureuse que quelques minutes auparavant. A ma droite, Djidane sembla un peu surpris de mon brusque changement d'humeur, mais ne s'en formalisa pas. Me dirigeant d'un pas assuré vers ma troupe, je le laissais me suivre sans poser de questions. Qu'il essaye d'en poser, de toute façon. Alors que j'arrivais à leur hauteur, Elena me serra avec force dans ses bras, un sourire doux sur les lèvres.

- Bon, alors, ça va mieux ?me demanda-t-elle gentiment. On a préféré ne pas te déranger ce matin, tu dormais trop bien.

Contrairement à d'autre. Lançant un regard noir à Djidane, je me sentis sourire alors qu'il se faisait plus petit qu'il ne l'était déjà. Sale gosse.

- Tiens, salut Djidane !s'exclama Cloud en relevant la tête autant qu'il le pouvait. Alors Yuffie, ça va ?

En effet, le pauvre blond n'avait pas une très grande liberté de mouvement, vu comme Tifa l'écrasait. Et ça ne semblait pas la gêner le moins du monde.

- Oui, tout va bien, murmurai-je en souriant de plus belle.

Cloud en sembla plus que rassuré. Et Elena me lâcha peu à peu. Heureusement, sinon j'allais étouffer. Cecil m'adressa un geste de la main, que je lui rendis rapidement. Reno fit de même, et Tifa sourit chaleureusement en me voyant.

- Qu'est ce qu'il s'est passé, en fait ?demanda cette dernière en fronçant les sourcils.

Jetant un coup d'oeil rapide à Djidane, qui shootait dans le sable, impatient, je haussai les épaules. Après tout, il ne saurait de toute façon pas de quoi on parlait.

- Et bien, je me suis copieusement engueulée avec miss blondie, grognai-je, assombrie.

Tifa sembla plus soucieuse, alors que Reno portait un soudain intérêt à notre conversation. En effet, aucun d'eux n'avaient l'intention de la laisser pourrir ce qu'ils avaient mis tant de temps à construire. Et puis, personnellement, je n'allais pas retenter leurs expériences une seconde fois, juste parce que mes affinités avec Vincent de lui plaisaient pas. Elle avait peut être le droit de l'aimer, mais elle n'avait pas le droit de me l'interdire à moi.

- Mais, c'est pas grave, repris-je, plus posée. On en parlera plus tard. J'ai quelque chose à faire.

En entendant ça, Djidane sourit comme un bien heureux. Décidément, il avait l'air de vraiment y tenir à son problème de fille. Enfin, j'étais bien placée pour le comprendre. Même si ce n'était pas une raison valable pour me réveiller comme il l'avait fait. Mais entre ce que Djidane à le droit de faire et ce qu'il fait, il y a un monde. Cela nous faisait un énorme point commun de plus.

Saluant rapidement mes amis, je m'éloignai de notre groupe, secondée du petit blond. Il semblait tout simplement débordant de joie. C'est pas possible qu'un si petit corps soit aussi rempli de bonheur par la seule idée de trouver une solution à ses problèmes de cœur. Surtout à l'idée de me les mettre entre les pattes. Entre mes pattes. A moi, Yuffie. Il y a des gens que je ne comprendrais jamais très bien. Enfin bon, j'avais déjà fait mes preuves par le passé, mais cela ne m'assurais pas une victoire ici aussi. Peut être avais-je un peu peur de rater ce coup là.

Piétinant dans le sable, je finis par tourner la tête vers la mer. Mr Cid et Mlle Rydia semblaient se parler avec tellement de passion et d'intérêt qu'ils en oubliaient les vagues. Parler dans l'eau n'est pas forcément une bonne chose, dans ces cas là. Alors je crus éclater de rire comme une idiote en les voyant boire soudainement la tasse. Mr Angeal parlait gaiement avec un groupe d'élève, un peu plus loin. Cependant, je fus déçue de ne pas apercevoir Vincent. Un léger pincement me tira le cœur. J'aimais bien le voir. Même s'il me faisait affreusement rougir à chaque fois.

- Bon alors, lâchai-je pour me débarrasser de cette pensée. Elle est comment cette fille ?

Djidane poussa un soupir, et mit ses mains derrière son crâne en signe de réflexions intenses.

- Belle, les cheveux noirs, un teint assez blanc, des yeux sombres...

- Ah non hein !ne pus-je m'empêcher de le couper. Plus personne touche à Tifa !

Le petit blond me regarda avec de grands yeux. Je n'avais pas pu me retenir de lui dire ça. Sa description ressemblait bien trop à mon amie, et je ne pourrais supporter une seconde fois des histoires la concernant. J'avais déjà dû enterrer ma joue pour la voir en couple avec celui qu'elle aimait, il n'était pas question que je commence à tout faire valser.

- Mais je ne te parle pas de Tifa, soupira finalement Djidane, blasé.

- C'est pas moi au moins ?lui demandai-je alors, stoppant notre marche.

Mon vis à vis s'arrêta à son tour, presque choqué.

- Mais ça va pas la tête !s'exclama-t-il. Sérieusement, qu'est ce qu'on irait faire ensembles sinon atomiser toute l'école ?

Mouais, pas faut.

- Non, et puis, t'es trop grande, reprit-il en secouant la tête pour me convaincre.

- En même temps, c'est pas tellement dur de trouver quelqu'un de plus grand que toi, raillai-je.

Djidane prit un air vexé, avant de lever les yeux au ciel. Pour moi, c'était de bonne guerre. Tu me réveilles, je te démonte.

Je m'apprêtai à sortir une autre vacherie, mais je me rendis compte que le petit blond ne m'écoutais plus vraiment. La tête tournée vers la gauche, il regardait une fille allongée dans le sable, à quelques mètres de nous. Une très jolie fille, brune, avec de grands yeux sombres rivés vers la mer.

- C'est elle, chuchota-t-il alors. C'est Grenat.

Plissant les yeux, je finis par la reconnaître. Je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de lui parler, mais de ce que j'en avais vu, c'était une fille adorable. Avec qui Djidane s'entendait déjà à merveille. Mais pourquoi diable avait-il besoin de moi ?

- Elle est vraiment belle, tu trouves pas ?me demanda le jeune homme sans même me regarder.

- Excuses moi Djidane, mais je regarde pas vraiment Grenat en maillot de bain de la même manière que toi, rétorquai-je en retenant un soupir.

Je n'arrivais vraiment pas à comprendre à quoi je servais dans cette histoire. Il allait falloir qu'il m'éclaire, le zouave. Parce que Grenat était presque toujours avec lui. Pour tout avouer, je les pensais ensembles au début de l'année.

- Comment je pourrais je l'approcher ?me demanda alors Djidane avec des yeux implorants.

Tellement de discrétion. Nous étions actuellement figés à quelques mètres d'elle à parler d'elle, et en la regardant elle. Si elle ne remarquait rien, s'était un sacré miracle. Mais bon, après, ce n'était plus du tout mon problème. Après tout, je m'étais jurée de lui en faire baver. Imaginer Djidane gêné suffit à m'ôter toute envie de m'éloigner de la tête.

Et puis franchement, c'était quoi cette question à la noix ? Il était déjà proche d'elle, cette espèce d'andouille !

- Invites là boire un verre, proposai-je alors.

Ce n'était pas une idée formidable, mais pour le coup, je n'étais pas franchement inspirée. J'en étais même déçue. Moi qui croyais sincèrement m'amuser, et ben c'était raté. Parce que tout le boulot était déjà fait.

- Mais pourquoi tu m'as demandé de l'aide, alors que vous êtes déjà proche ?osai-je enfin.

Le jeune homme sembla se faire gifler. Ma question était elle si surprenante ? Pourtant, à mes yeux, elle était évidente. C'était normal que je lui pose. Parce que je n'avais servi à rien dans cette histoire. Tout ça, il pouvait le faire tout seul. Il était bien assez doué avec les filles pour le faire seul. Alors pourquoi ?

- Je...euh, bredouilla-t-il en faisant quelques pas en arrière.

Voir Djidane gêné, fait !

- En fait, j'ai pensé que ça nous permettrait de devenir plus proche toi et moi, chuchota-t-il.

J'ouvris de grands yeux en entendant sa réponse. Réponse à laquelle je ne m'attendais pas du tout.

- Tu sais, malgré ton caractère complètement à côté de la plaque et tes cases en moins, t'es l'amie dont tout le monde rêve, reprit-il. Tu me l'as encore prouvé en acceptant alors que je ne suis pas vraiment ton ami.

Je restai sans voix. Je fus incapable d'articuler quoi que ce soit. Je lui aurais sans doute ri au nez, dans un autre contexte. Mais là, étrangement, je n'en avais pas envie. Cela aurait pourtant fini de me venger pour mon réveil forcé, mais je n'avais pas le cœur à ça. Parce que ce qu'il venait de me dire me touchait plus que tout. C'était une des choses les plus gentilles que l'ont m'ait dit depuis bien longtemps. Une chose touchante.

Alors il voulait juste passer du temps avec moi. Dans l'espoir que l'on en ressorte plus proche. Là était la vrai raison de son soudain besoin d'aide. Bizarrement, cela me flattait. J'aurais juré pouvoir l'étrangler, pourtant, ce bougre. Mais qui n'avait jamais eu envie de m'étrangler, moi ? Nous nous ressemblions sur trop de points, lui et moi.

- Djidane, finis-je par souffler. On a pas besoin de ça pour être proche, toi et moi. On l'est déjà de par nos tempéraments.

Souriant sincèrement, je me tournai enfin vers lui. Pour une fois, je ne souriais pas comme une idiote sur le point d'éclater de rire. Je souriais juste.

- Passer du temps avec toi n'est pas vraiment désagréable, au fond, ajoutai-je.

Je devais bien l'admettre. J'avais l'impression d'être avec un ami.