Orellia: Le voilà Vinnie ! Et merci, ça me fait plaisir (je suis géniale...) :)
Milou: C'est pour ça que j'adore Djidane *-*. Je vais bien, et toi alors ? Se voir comparer à père castor, c'est pas très glorieux, mais si tu veux xD. Bon, tu verras bien pour ton Mr Cid adoré !
Ps: Pulp fiction ! by Tarantino !
MagicOnyx: En fait, je poste toujours très tard, et là encore, c'était tôt ! Mais merci :)
Eclpse1995: Moi, j'adore le 9, et j'aime beaucoup beaucoup Djidane. Donc je me devais de lui faire une place ! Enfin bon, ça va, ils sont que deux, je pourrais rajouter Rikku, Selphie et Zell pour assurer une très propre destruction de galaxie.
Chapitre 50 :
J'aimais vraiment beaucoup ce café, je ne pouvais le nier. Il fallait reconnaître qu'il était vraiment agréable de pouvoir admirer la plage le derrière confortablement installé sur une chaise, une grenadine entre les mains, et des lunettes de soleil sur le front. La vue y était imprenable, et l'ombre juste suffisante pour que je ne brûle pas sur place comme une écrevisse. Et puis, cela me laissait un panorama assez énorme sur ce qu'il se passait sur le sable et même au delà, alors je n'allais pas me priver. J'aimais bien surveiller tout le monde depuis ma petite table, un sourire en coin a creux des lèvres. Alors j'avais décidé d'y passer encore un peu de temps avant de repartir. Le départ étant prévu pour la journée d'après, je n'allais pas y manquer.
J'aimais bien voir mes professeurs ennuyés pas les jeunes femmes en maillot de bain. En fait, j'adorais me moquer d'eux lorsque l'une d'elle se jetait sur Mr Angeal ou Mr Cid, le regard pétillant et les cheveux au vent. Une parfaite représentation du plan drague classique qui marche dans les films, mais pas dans la réalité. Et encore moins avec ces hommes là. Je crus même que Mlle Rydia allait mourir de rire alors que je devinais les jurons crachés par Mr Cid. Des sketchs vivants.
Bon, en revanche, j'avais réellement manqué de m'étrangler avec ma paille lorsque l'une de ces furies blondes et sur maquillées s'était présentée en gloussant comme une poule devant Vincent. J'en étais devenue instantanément rouge pivoine. Sans doute plus de colère que de gêne, mais bien rouge quand même. Même si je l'avais clairement vu l'envoyer proprement promené de son air naturellement glacial, je n'avais pas pu m'empêcher de faire la moue. Quand ce n'était pas Mlle Ashe, c'en était une autre. Qui avait encore moins de chance que cette dernière, soit dit en passant. Parce que je ne pouvais enlever à Ashe qu'elle était belle et intéressante. Pas superficielle ou inutile comme ces idiotes pourries d'auto bronzant.
J'en lâchai un soupir. En effet, j'en venais par moment à regretter de m'être autant disputée avec elle pour une histoire d'homme. Parce que je devais avouer avoir déjà bien ri en sa compagnie. Avoir parlé, avec elle et avec mes amis. En fait, je l'avais déjà considéré un peu comme Lulu. Avant. Avant que tout ne devienne compliqué.
- Bonjour, je vous sers la même chose que d'habitude ?
Et puis il y avait lui. Ce serveur que j'avais toujours vu ici. Je ne connaissais même pas son nom, mais cela ne m'empêchait pas de toujours lui sourire comme lui le faisait. Parce qu'après tout, c'était agréable de se voir regarder de la sorte par un homme d'une vingtaine d'année. Son sourire était chaleureux, ses yeux expressifs. De courts cheveux châtains en bataille, une carrure plutôt élancée, il me semblait avoir la vingtaine.
- Oui, je veux bien, merci, répondis-je alors.
Ce dernier m'adressa un sourire en coin, puis se redirigea vers l'intérieur du café. Je ne pouvais retenir une pensée pour Vincent. Moi qui bouillait de rage dès qu'une fille avait le malheur de le frôler, en était il de même pour lui ? Serait il seulement capable de jalousie ?
Fronçant les sourcils, j'enfonçai mon menton dans le creux de ma main. Au pire des cas, qui vivra verra. S'il n'est pas content, qu'il vienne me le montrer. Je n'allais pas recommencer à embrasser n'importe qui pour attirer son attention. Pas que Cloud soit n'importe qui, mais bon. L'idée était là.
- Et voilà !
L'exclamation du jeune serveur me fit relever la tête. Fier dans sa chemise impeccable, il semblait s'attarder plus que de coutume à ma table, posant mon verre avec lenteur devant mon nez. Souriant nerveusement, je le remerciai d'un regard amical. Pourtant, cela ne sembla pas lui suffire, vu qu'il fourra la main dans sa poche en signe apparent d'embarras. Levant les yeux vers moi, il cala son plateau contre lui.
- Excusez moi, mais vous n'êtes pas d'ici ?
Haussant les sourcils devant sa perspicacité sans pareil, je finis par lâcher un rire.
- En effet, répondis-je.
Le jeune homme sembla amusé par ma moquerie involontaire, et dansa d'un pied sur l'autre pendant plusieurs seconde.
- Vous...
- Yuffie, le coupai alors en souriant sincèrement. Demain. C'est demain que je repars.
Le serveur sembla comme soulagé que je sois plus à l'aise que lui pour parler. En même temps, s'il savait à qui il avait à faire. Il n'avait pas l'air vraiment timide, mais plus désireux de ne pas m'offenser. Trop aimable.
- Oh..., lâcha-t-il en fronçant les sourcils. Je finis à 21h ce soir. Alors est ce que cela vous dirais une petite ballade nocturne sur nos plages, et pourquoi pas boire un verre, Yuffie ?
L'idée m'étais déjà sympathique. En effet, je n'avais pas vraiment eu l'occasion de voir le littoral de nuit. Pourtant, j'en avais entendu parler comme étant un endroit magnifique à voir de nuit. Souriant de plus en plus, je me laissais séduire par l'invitation. Certes, il s'agissait d'un homme que je ne reverrais sans doute jamais, mais il ne m'était pas désagréable.
Joignant mes mains sur la table, je levai les yeux vers le serveur.
- Je n'y verrais pas d'inconvénient...
- Bartz, me sourit-il.
Alors c'est comme ça qu'il s'appelait. Un instant pensive, je n'eus pas vraiment le temps d'ajouter quelque chose de plus. Quelqu'un venait de tirer la chaise en face de la mienne, me laissant sans voix. Et que cet exploit était dur. Le dénommé Bartz semblait soudain encore moins à l'aise, et perdit instantanément son sourire si franc. Et moi. Moi, dans tout ça, je ne trouvais que le moyen de rougir. A croire que je ne savais plus faire que ça.
S'asseyant sans prêter attention à nos mines complètement surprises, l'intrus planta ses grands yeux carmins dans le fond des miens. Parce que ça ne pouvait pas être quelqu'un d'autre que lui, de toute façon. Non, ça, ce n'était pas possible. Il fallait toujours que ce soit lui. Et il fallait toujours qu'il me regarde de cette manière si perçante et froide, comme s'il cherchait à me transformer en glaciaire. Alors que j'étais littéralement entrain de fondre dès qu'il faisait la moindre apparition. Ses cheveux décoiffés par le vent, son regard rouge, son mutisme presque agaçant sous lequel je décelais clairement un amusement sincère de la situation. Prise en flagrant délit de flirt.
Bartz semblait autant déconnecté de la réalité que moi. N'osant plus un seul regard sur mon visage, il avait l'air relativement embarrassé. Moi, j'en devenais plus blasée qu'autre chose. Après quelque tentative étouffée dans l'oeuf pour reprendre un minimum contenance, le jeune homme, finit par sourire nerveusement.
- Je suis vraiment désolé, j'ignorais que votre compagnon était là, s'excusa-t-il alors en déviant son regard vers Vincent.
- Professeur, corrigeai-je immédiatement en me forçant à sourire de manière à peu près naturelle.
Pas gagnée, vu l'insinuation involontaire de ce pauvre garçon. Et en face de moi, le principal concerné qui préférait garder le silence comme il savait si bien le faire. Avant de finalement poser ses deux mains sur la table et de tourner un regard froid vers Bartz. Ce dernier était de plus en plus gêné, ne sachant visiblement plus où se mettre. Le pauvre. Pourtant, je ne lui souhaitais aucun ennuis moi. Ce petit incident allait sans doute le dissuader de draguer les filles à la terrasse de son café pour les décennies à venir.
- Je pourrai avoir la même chose que cette jeune fille ?demanda enfin Vincent.
Le jeune homme ne chercha pas plus loin et prit immédiatement la fuite. Moi, je ne pus me retenir de secouer la tête. S'en était presque méchant de le rabaisser comme ça à sa condition de serveur, alors qu'il avait été carrément adorable avec moi. Et puis, Vincent qui boit de la grenadine ? Quoi ?
- Alors, je t'abandonne un peu et tu fais déjà des conneries, soupira le brun, me réveillant.
Comment ça, des conneries ? Et puis quoi encore ! Lui, il était bien entrain de se commander une grenadine, alors qu'il commence par s'inquiéter de ses agissements plutôt que des miens.
- Je n'ai pas de compte à te rendre, que je sache, rétorquai-je en avalant une gorgée de mon verre.
Bon, certes, c'était bon la grenadine, mais quand même. Vincent qui boit de la grenadine. Je n'allais vraiment pas m'en remettre.
En face de moi, ce dernier semblait un peu surpris de l'agressivité de ma réponse. Même si à mes yeux, je n'avais pas tort. Il se permettait de foutre en l'air mon rencard, pour après venir me dire que je faisais des conneries sans lui.
- Tu allais vraiment sortir avec lui ?me demanda le brun en restant parfaitement calme.
- Et alors, on n'a pas signé de contrat, répliquai-je en le toisant.
Le brun soupira bruyamment avant de relever les yeux. Le pauvre Bartz arrivait derrière moi pour déposer son verre à Vincent. Son verre de grenadine bordel !
Il ne mit étrangement pas autant de temps pour repartir que précédemment. Moi en revanche, je mis plus de temps que prévu à décrocher mes yeux du verre de mon vis à vis. De la grenadine.
- Tu vas vraiment boire ça ?finis-je par demander en relevant la tête vers lui.
L'intéressé sembla très surpris de ma question, avant d'enfin sourire. Légèrement, certes, mais il sourit. Et je m'en sentis un peu bête de rester comme une idiote à loucher sur un verre de grenadine. Souriant petit à petit, je finis par lâcher un rire.
- Non, je ne vais pas le boire, soupira Vincent en déplaçant le verre jusque sous mes yeux. Mais toi, oui.
L'interrogeant du regard, je finis mon premier verre.
- C'était juste un moyen rapide de le faire partir, m'expliqua-t-il.
Je manquai de m'étouffer avec ma large gorgée.
- Sérieusement, ça te dérange à ce point que je fréquente quelqu'un d'autre ?osai-je en haussant les sourcils.
Il n'avait pas le droit de nier que l'on se fréquentait. Car après avoir passé des vacances ensembles, avoir dormi serré l'un contre l'autre, et après s'être trop cherché pendant des jours, on pouvait largement assuré que l'on se fréquentait. Cependant, il me sembla que ma question pourtant portée sur le ton de la plaisanterie le gêna. Un tout petit peu, mais quand même.
- Tu es bien dérangée par Mlle Ashe à mon sujet, alors je ne vois pas pourquoi je n'en aurais pas le droit moi aussi, finit par lâcher le brun en se redressant.
Mouais, c'est pas faut. Mais poser sincèrement nos jalousies respectives autour d'un verre de grenadine en était presque trop calme. Car oui, ce qu'il venait de me dire s'apparentait parfaitement à de la jalousie. Et d'une certaine manière, cela me faisait sourire.
- Dis, vu que tu viens de me priver de mon rencard, je trouve qu'il est légitime que tu le remplaces, éludai-je en le toisant.
A mes yeux, ça l'était. Et puis, au fond, un rencard avec Vincent était beaucoup plus intéressant. Même si ce serveur avait tout ce don une fille peu rêver, de la carrure au tempérament.
- Je n'ai pas envie de sortir la veille du départ, soupira Vincent en portant son regard sur l'enseigne du café.
- Je ne t'ai pas demandé de sortir, répliquai-je.
Le brun haussa les sourcils. Puisque lui n'était pas décidé à sortir, alors moi j'allais le faire. J'allais simplement venir le voir. Après tout, c'était légitime, non ?
Alors qu'il semblait comprendre, je me levai, tout sourire. Posant de quoi payer mon verre de grenadine, je poussai le sien sous son nez.
- C'est de bonne guerre, Vincent, rigolai-je.
Le voyant sceptique, je ris de plus belle.
- A la tienne, lui lançai-je en laissant claquer mes doigts contre son verre.
Parce que Vincent qui boit de la grenadine, c'est une chose que je n'étais pas prête de revoir.
ooo
Suite à cet épisode mouvementé de ma pauvre vie d'actuelle vacancière, j'avais délaissé mes lunettes de soleil pour mes lunettes de piscine impeccablement installées sur mon front. Maillot de bain et short, je me ruai vers mes amis, entassé sur leurs serviettes, à lézarder comme des grands pères. Ils m'avaient manqué en une matinée, ces zouaves !
Me jetant littéralement sur eux, j'eus l'agréable sensation de tomber sur quelque chose de mou.
- Salut tout le monde !m'écriai-je en entendant grogner à ma droite.
Mon coussin improvisé commença à se mouvoir avant de carrément me balancer sur le côté, m'envoyant valser sur la serviette d'Elena. Qui esquiva avec maestria mon corps transformé en flaque. Relevant les yeux pour voir la pauvre âme que j'avais réduite à l'état de carpette, je dû retenir un rire en voyant Cecil ronchonner en se recoiffant. Décidément, je devais lui en vouloir à lui.
- Bon alors, vous en avez pas marre de rien faire les vieillards ?raillai-je en me levant.
Reno m'adressa un regard blasé, bientôt suivi de Cloud, nettement moins crédible au vu du bâillement qui lui décrochait la mâchoire. Tifa sembla se changer en pachyderme au vu du grognement et de l'étirement fort peu gracieux qu'elle nous lâcha, avant de me jeter un regard plein d'amour.
- T'es vraiment chiante toi, grommela Reno en se levant comme il le pouvait.
J'éclatai de rire, avant d'envoyer un clin d'oeil entendu à Elena. La seule à peu près en forme. Cette dernière me sourit malicieusement, puis se jeta sur son copain pour le faire tomber la tête la première dans le sable. Ce dernier se tortilla en criant, surpris, avant de nous jeter un regard noir.
- Allez !criai-je entre deux rires. On dirait le troisième âge en cure thermale !
- Debout, bande de larves !renchérit Elena en sautillant vers la mer.
Reno se releva, fulminant. Ses pauvres cheveux étaient couverts de sable. Et ça, il n'aimait vraiment pas. Mais alors vraiment pas du tout.
- Vous allez voir, bande de saletés !s'exclama-t-il en se jetant sur moi.
Esquivant habilement son attaque, je ne pus en revanche pas me dépêtrer de celle de Cloud. Le fourbe m'avait enserré la taille et n'avait pas l'air décidé à me lâcher. Souriant de toutes ses dents, il me jeta sur son épaule comme un vulgaire sac. Bientôt suivi de Reno, qui d'une main traînait Elena, de l'autre faisait signe à Cecil de le suivre. Le quatrième année, bon camarade, ramassa une Tifa mal réveillée. Pour se diriger vers où ? Mais vers la mer, bien sûr. Sinon c'est pas drôle.
Et c'est comme ça qu'une fois de plus, nous finîmes à rire au milieu des vagues. Vagues drôlement fortes nous faisant basculer et boire la tasse toutes les minutes. Mais cela ne nous empêchait pas de hurler notre bonheur à toute la plage. Certaines grands mères nous fixèrent même avec des petits yeux étonnés et peu rassurés. Mais peu importait. Balançant de l'eau à qui voulait bien recevoir, je manquais de me noyer et de noyer mes amis un nombre incalculable de fois. Parce qu'après tout, un dernier jour de vacance, c'est sacré. Et ce n'est pas quelques disputes ou gorgées d'eau salée qui nous enlèveront ce qu'on est. Des amis. Une famille. Alors à votre santé !
