Eclipse1995: La grenadine a été mon coup de mètre du chapitre précédent je crois x)

MagicOnyx: Merci :). Et puis c'est pas juste si il n'y a que Yuffie pour être jalouse !

Milou: C'est pas glorieux de comparer Cid à père Castor ...pauvre Cid. Ce serait pas juste qu'il ait le bisou avant Vinnie, et je crois que mes lecteurs m'auraient égorgé pour ça ^^'. Je n'aurais pas pu être aussi méchante. Vincent n'a pas de rides quand même ! Et oui, vive la grenadine x)

Ps: L'âge de glaaaaaaace. Réplique de...Cid x)

Naya: Tiens une hystérique de nouveau en service ^^. On reste cool, s'il te plait x). Moi aussi j'adore Djidane, mais laisse ses joues tranquilleuh ! Pauvre Ashe... Bon allé, t'as toujours un Chap de retard !

Orellia: Ahah, oui, c'est bien un sketch ;). Le voilà le rencard !

Bon, grâce à l'idée d'Orellia, je fonde l'assoc' "Faites un don à la communauté des serveurs malchanceux qui se sont fait brutalement piétiné dans leur orgueil par un frigo jaloux." Un dont égal un bisou de...ben de moi ?


Chapitre 51 :

Je ne pris même pas la peine de frapper. Après tout, je l'avais prévenu de ma venue. Et puis, nous y étions tellement habitués maintenant. Nous voir au moment de dormir était un peu comme nous voir en pleine journée. Alors au diable les bonnes manières. Il me devait ça, dans tous les cas. Il m'avait volé mon rendez vous. Alors que j'aurais pu m'y amuser. Il s'était tout de même avéré très à mon goût, ce Bartz. Très beau, très charmeur, très agréable. Presque évasif, j'aurais dit.

Je poussai donc la porte sans une seule hésitation. J'avais abandonné mes amies alors qu'elles se couchaient en gloussant déjà de l'endroit où moi j'allais dormir. Car non, je n'avais aucunement l'intention de rentrer. Quitte à être pénible, autant l'être jusqu'au bout. Laissant mon regard un instant se balader dans la semi obscurité de la chambre de Vincent, je me sentis déçue qu'il n'y soit pas. A première vue. Parcourant d'un rapide coup d'oeil les quatre coins de son lit, je dû bien admettre qu'il n'y était pas. Aurait il osé s'absenter en sachant que j'allais venir ?

Retenant un juron, je croisai les bras contre ma poitrine en soupirant bruyamment. Cet homme était irrécupérable. Et il m'énervait sincèrement de ne pas être ici alors que moi j'y étais. Et puis d'abord, où était il ? Qu'est ce qu'il avait de tellement mieux à faire que de m'accueillir comme il se doit ? Je n'eus pas le temps d'y réfléchir franchement vu qu'un grincement de porte à ma gauche me fit tourner la tête que j'avais un brin mécontente. Le porte de la salle de bain, à demi ouverte sur une silhouette à la carrure plus que bien taillée figée dans son entre bâillement. Ah ben non, finalement il était là. Vincent, les cheveux encore trempés, torse nu, réajustant sa ceinture dans la bride de son pantalon. Vincent comme j'aimais le voir.

- Ah, et bien tu étais là, marmonnai-je en rougissant légèrement.

L'homme en face de moi haussa un instant les sourcils avant d'appuyer sur interrupteur de sa lampe de chevet. Laissant le faible halo lumineux nous envahir, il finit par soupirer.

- Où voulais tu que je sois de toute façon, souffla-t-il d'une manière relativement froide.

Comme j'aimais ces débuts de conversation au combien chaleureux. Cela commençait toujours de la manière avec lui. Et il fallait juste trouver le moyen de le dégivrer.

- J'ai juste eu peur que tu m'aie posé un lapin, ronchonnai-je en poussant la porte d'entrée d'un coup de pied agile.

- Parce qu'on avait rendez vous ?s'étonna innocemment le brun sans même chercher à plaisanter.

Sa remarque me fit monter le rouge au joue. S'il ne l'avait pas pris au sérieux, j'avais mille et une raison d'être vexée. Oui, nous avions rendez vous. Je nous avais posé un rendez vous. Un rencard, quelque chose, qu'il appelle ça comme il le souhaitait. Mais j'étais parfaitement la où je devais être, contrairement à ce qu'il semblait sous entendre. Je me sentais bien à ma place, tout du moins. Même s'il me regardait d'une manière froide au point d'en faire pâlir la mort. J'y étais habituée. Ce n'était plus des choses qui marchaient avec moi. Il pouvait bien le faire, je ne partais plus. Je ne prenais plus peur.

Coupant court à mes réflexions, Vincent soupira de plus belle et s'essuya les cheveux à l'aide de la serviette qu'il avait dans les mains.

- Depuis le temps que tu te permets une visite nocturne dans ma chambre, tu devrais avoir enregistré qu'il n'était pas impossible que je sois dans ma salle de bain à des heures comme celle ci, reprit-il.

Je me sentis giflée par ce semblant de reproche. Insinuait-il que j'aurais dû pouvoir le deviner ? Que je n'en connaissais pas assez sur lui ? En fait, je connaissais surtout ce qu'il voulait bien me laisser voir. Et ses horaires de douche n'étaient pas ma priorité, surtout que j'arrivais toujours à lui tomber dessus quand il en sortait. On pouvait mettre ça sur le compte de la chance ou de la malchance selon la situation.

Sans vraiment que je ne m'y attende, il s'approcha de moi avec un air à faire peur. Avant de tout simplement poser une main sur mes cheveux pour les ébouriffer sans autre forme de procès. Restant un instant surprise de ce geste si spontané, je levai les yeux vers lui avec la lenteur d'un robot. Le voyant avec des cheveux pire qu'en pétard à cause de son séchage énergique de quelques minutes plus tôt, je ne pus que sourire. Avant de lâcher un rire intenable. Nous devions avoir la même tête. A savoir, des mèches de cheveux noirs défiants la gravité ou nous balayant les yeux. Pour une fois, Vincent avait l'air aussi ridicule que moi. Et ce n'était pas une moindre chose.

- Bon alors dis moi au lieu de te moquer de moi...

- Pas de toi, le coupai alors. De nous. Je me moque de nous.

Une parole dont il avait très certainement saisi le deuxième sens, même s'il n'en montrait rien. En effet, je me moquai de nous. Et lui avait très bien résumé ce que nous étions avec cette histoire de cheveux. Une belle paire d'idiots.

- Bon, je disais, au lieu de dire, pourrais tu m'informer de ce que tu souhaitais avec ce fameux rendez vous ?me demanda-t-il.

Il me sembla qu'il hésitait à prononcer les derniers mots. Une gêne assez compréhensive. Même si sa question me faisait un peu le même effet. Ce que je voulais de ce rencard avec lui. Juste être avec lui. Sans se chercher comme nous le faisions si facilement. Une trêve d'une nuit.

- En fait, je voulais juste venir dormir avec toi pour qu'on soit comme avant, chuchotai-je en baissant la tête. Tu vois, sans Ashe, sans personne.

Sans personne pour nous forcer à jouer, d'une certaine manière. Même j'étais bien consciente que nous étions les principales fautifs de ce petit jeu stupide.

Perdue dans mes pensées, je me sentais honteuse. Bien que je n'eus pas le temps de me sentir très longtemps honteuse. En effet, à peine avais je baissé la tête que je me sentais soulever. Soulever par la taille, mais pas de manière brutale. D'une manière beaucoup plus chevaleresque que ce à quoi mes amis m'avaient habitué. Avant de me voir relâcher sur le lit au milieu de la pièce. Laissant glisser mes mains le long des épaules me tenant pour ne pas tomber trop violemment, il ne me fallut pas longtemps pour rougir. Ni pour m'enfoncer sous la couette, écarlate comme je l'étais. Tournant le dos à Vincent, je sentais ma température corporelle monter en flèche. Avant que ce dernier ne face le tour du lit pour se laisser tomber de l'autre côté. A côté de moi.

Je le sentis s'allonger, avant de rougir plus encore en le sentant m'attraper par la taille.

- En fait, il y a quelque chose que tu ne sembles pas avoir compris, chuchota-t-il.

Je le sentais tellement proche de moi que j'en frémissais.

- On a toujours été comme ça, murmura-t-il. A ne jamais vraiment savoir ce que l'on veut

ooo

Le départ du lendemain s'avéra plus difficile que prévu. D'abord à cause du réveil qui lui aussi s'avéra plus difficile que prévu. Comme à chaque fois que j'avais dormi avec lui, je m'étais retrouvée complètement enroulée dans les bras de Vincent. Et pour tout avouer, j'avais dû faire un effort sur humain pour ne pas me rendormir tellement j'y étais bien. Ensuite, tout avait été dur pour la simple et bonne raison que nous ne voulions pas partir. Même les professeurs avaient entièrement adopté Costa Del Sol comme seconde résidence. Franchement, moi je maintiens qu'on aurait pu rester. Faire cours sur la plage, ça en aurait branché plus d'un. Mr Cid avait fortement approuvé ma proposition, et m'avait fièrement défendu à grand coup de jurons dont lui seul à le secret. Le tout face à notre sérieux Mr Angeal. Qui était quand même assez balaise à démonter, il fallait le reconnaître. Le point positif, c'est que Mlle Ashe n'avait strictement rien dit. Elle était restée complètement en dehors de la conversation. Peut être ma présence l'y avait elle forcé.

Reno avait beaucoup ronchonné à l'idée de partir, mais aussi à celle de traîner sa valise pour la seconde fois. L'idée de l'abandonner ne l'avait pas franchement séduit. Elena avait l'air plus maussade que jamais. Elle toujours si souriante et fraîche. Tifa avait gardé contenance, bien que son sourire triste la trahisse copieusement. Cloud, fidèle à lui même, avait l'air blasé. Cecil, lui aussi fidèle à lui même avait l'air de lui même. Et Djidane valsait de l'un à l'autre pour tenter de nous remonter le moral, ne se formalisant pas beaucoup des trésors de diplomatie que je déployais pour lui intimer d'aller jouer aux billes. En clair, l'idée de rester aurait été vraiment sympa pour tout le monde.

Mais bon, comme tout le monde s'en doute, nous n'étions pas restés. Alors après un voyage en bateau des plus désagréable pour ma part, nous étions de nouveau entrain de foutre un bordel pas possible dans le bus. Bah oui, parce que même déçu, on ne perd par les bonnes habitudes. Je regardais donc actuellement Cecil se faire martyriser par Tifa en riant tellement fort que j'avais l'impression de m'étouffer. Je n'en pouvais vraiment plus. Quasiment debout sur mon siège, j'admirai la scène se déroulant à la rangée d'à côté sans en perdre une miette, Djidane à côté de moi se battant littéralement pour que je lui laisse entrevoir la situation. Le pauvre quatrième année ne s'était pourtant pas installé à côté de Tifa. Il était à côté d'Elena, qui tentait par tous les moyens de s'écraser contre la vitre pour éviter les gesticulations de son voisin. Parce que oui, Tifa avait trouvé le moyen de venir l'emmerder en étant derrière lui. Se débattant comme un diable, il ne parvenait pas le moins du monde à empêcher la furie de le chatouiller. Parce que oui, notre Cecil était chatouilleux. Et Cloud, à côté de Tifa, lisait, l'air complètement et très innocemment inspiré par son roman. Genre, rien à foutre.

- Mais Cloud, je t'en supplie, aides moi un peu !cria Cecil en se débattant comme un fauve

Et dans le genre « not interrested », notre Cloud était plus que bien.

- Tu dis quelque chose peut être ?éluda-t-il sans même lever les yeux de son bouquin.

Parce que Cloud n'allait quand même pas faire le plaisir à l'ex copain de sa copine de le dépêtrer de celle ci. Faut pas pousser non plus.

- Fais le pour moi au moins, intervins Elena en manquant de crier. Il va finir par m'en mettre une !

Et comme toujours, Cloud ne haussa pas un sourcil.

- Cloud, si tu ne la retiens pas, je te jure que je la refais mienne avant la fin du voyage, menaça alors Cecil.

Dernier recours. Qui visiblement était efficace. Cloud, piqué au vif, attrapa soudainement Tifa par la taille pour la rabattre presque violemment sur son siège. Coupée dans son élan, la pauvre sembla rester sur sa fin. Commença alors une incroyable bataille entre Cloud, Cecil et Tifa, pour savoir lequel des trois étaient le plus pénible. Et autant dire que Cloud et Cecil ne s'épargnaient pas. Elena tenta par moment d'intervenir, les faisant comprendre qu'elle avait été victime de dommages collatéraux de cette petite bataille, mais sans résultat. Se lassant, elle finit par carrément abandonner pour discuter avec Reno, installé devant.

- Ils sont pas possibles ces trois là, finit par lâcher Djidane, qui ne semblait pas en revenir.

Je ne pus qu'approuver d'un hochement de tête. Même si cela était très drôle de les voir se chamailler, il fallait reconnaître qu'ils étaient assez impressionnants dans leur genre. Cecil ne cherchait pourtant pas la guerre, mais dès que lui ou Cloud ouvrait la bouche, il fallait que l'autre trouve une remarque à faire. C'était devenu une habitude depuis quelques jours. Et Tifa tentait d'arrondir les angles.

- En fait, c'est Tifa le principale problème, soupirai-je en souriant.

- Ah oui ?s'étonna Djidane.

- Ben, avant elle était avec Cecil, expliquai-je. Maintenant elle est avec Cloud.

Djidane lâcha un rire devant mon explication très simpliste. Mais en gros, c'était ça l'idée.

Relevant la tête, je m'aperçus rapidement que Mlle Rydia essayait de rétablir un peu l'ordre. Peine perdue, vu que Reno venait de l'intercepter avec une de ses trop nombreuses blagues pourries. Et Vincent, comme toujours, ne disait rien. Il ne disait jamais rien, de toute façon.

- Dis moi Yuffie, reprit Djidane de manière plus sérieuse. J'aurais un petit service à te demander.

- Quoi, encore ?ne pus je m'empêcher de dire.

- Je te jure que c'est pas grand chose, me promit le petit blond.

Alors là, permets moi d'en douter.

- Djidane, soupirai-je. T'es casse bonbon.

Le concerné sourit de toutes ses dents. Et il en était fier en plus. On dirait moi.

- En fait, dans une semaine il y a la fête de fin de projet des quatrièmes années, m'expliqua-t-il alors. Un truc tout petit, comme chaque année, un discours et puis voilà.

Cette petite fête, elle avait lieu chaque année. C'était un peu comme une tradition. On y trouvait surtout des troisièmes et des quatrièmes années, en vérité. Ces derniers fêtaient juste leur projet enfin achevés et présentés. Le fameux projet que Cecil m'avait fait trimbaler dans leur bâtiment. La soirée se composait de quelques discours d'étudiants amusants, et d'un peu de musique, faite par les troisièmes années.

- Et, continua Djidane en joignant ses mains, il y a toujours une chanson à la fin. Faite par les troisièmes années, enfin, tu sais tout ça. Et moi, je suis chargé de la musique, vu que je joue du piano. Mais j'ai perdu ma chanteuse, alors je me demandais si...

Je le coupai d'un brusque geste de négation.

- Non, répondis-je. Non, non, non et non. C'est hors de question.

- Mais allez, Yuffie !bouda le blond. En plus, tu sais chanter !

- Mais...non !rétorquai-je. Et puis comment tu sais ça toi ?

- Des fois quand je passe dans ton étage, je t'entend chanter !

J'en restais sans voix. Certes, il m'arrivait de chanter quand j'étais seule, mais jamais je n'aurais pu imaginer que lui m'entende. Si j'avais su, je me serais bâillonner depuis longtemps. Parce que je n'avais aucune envie de chanter sur scène. Mais alors pas envie du tout. Et ce n'était certainement pas sa bouille d'ange toute souriante qui allait me faire changer d'avis.

- Allez Yuffie, sans toi je suis perdu, pleurnicha Djidane en me faisant de veritables yeux de chien battu.

Trois fois battu et enterré même. Il aurait été capable de pleurer.

- Si tu le fais pas, tout tombe à l'eau, rajouta-t-il.

- Ah ben ça c'est sûr qu'il va tomber de l'eau si je chante sur scène, marmonnai-je en posant ma joue contre mon poing serré.

Djidane passa à la vitesse supérieur en m'accordant un sourire de condamné à fendre l'âme de la mort elle même. Levant les yeux au ciel, je lui renvoyai un regard tellement noir qu'il aurait dû en avoir peur. Oui mais voilà, c'était Djidane. Et Djidane était plus casse pied que la moyenne.

- Je sens que je vais le regretter, grommelai-je alors en fuyant ses yeux pleins d'espoir.

- Oh c'est vrai ? Vraiment vrai pour de vrai ?s'exclama le petit blond. Oh merci, t'es géniale !

Et il se jeta à mon coup. Très émotif comme garçon. Me gratifiant d'un baiser sur la joue, il ne put s'empêcher de rire alors que j'en râlais. Non mais franchement, qu'est ce que je faisais encore moi ? Ben je me demande !