Milou: Cette phrase résume en effet plutôt bien la situation. Vive les synthèses à deux ronds. Et c'est bien fait pour que ce soit frustrant, sinon c'est pas drôle :D
Naya: Calmes toi ma petite Naya, ce n'est rien, ça va passer. Coooooooooool. Sinon, je peux t'assurer que si moi aussi j'avais un prof de maths aussi sexy, je ne manquerai le premier rang pour rien au monde.
Eclipse1995: ne t'inquiète pas, chaque chose en son temps. Les vrais conneries vont arrivées bien assez vite x).
MagicOnyx: Merci beaucoup ! Et pour la pluie, à voir à voir, ça pourrait être amusant !
Bon, voilà un chapitre pas du tout intéressant, qui soyons franc, ne sert absolument à rien. Sans rire, je suis vraiment désolée que 40 de ces 52 chapitres ne servent à rien, mais je n'arrive pas à me passer ce ce genre d'intermède. C'est ce qui rend l'histoire plausible et construite à mes yeux. Mais je vous promet du mouvement pour la suite. Et un retour en force des cours de maths ! Et du mouvement. Non vraiment ça va bouger à partir du mois d'avril (dans la fiction). En sachant qu'ils sont à peu près mi mars. Donc voilà voilà.
Chapitre 52 :
Arrivée dans notre chambre, je m'affalai sans plus de cérémonie sur mon lit, ma valise abandonnée à quelques pas de là. Je n'en pouvais plus. Le voyage m'avait littéralement claqué. En plus de toutes les aventures palpitantes liées à ce voyage qui n'avait fait que troubler mon calme. Non pas que je sois d'un naturel placide, mais cela m'avait tout de même bien brassé. Heureusement que demain était dimanche.
Tifa souriait comme une hystérique en papouillant son chat, à genoux sur le tapis, comme déconnectée de la réalité, alors qu'Elena ouvrait mollement son sac sans aucune motivation apparente. Il ne devait pourtant pas être vraiment tard, mais mes amies aussi manquaient de sommeil.
Finalement, j'entrepris de me lever avant de me ramollir complètement, me dirigeant à pas lents vers la salle de bain. N'ayant aucune envie de descendre manger, j'attrapai mon pyjama avant de me déshabiller pour l'enfiler. Quitter mon jean pour un short confortable allait me faire le plus grand bien. Tout en m'habillant de ma superbe tenue de nuit, je ne pus m'empêcher de repasser dans ma petite tête tous les événements qui avaient bercé nos deux semaines au paradis. Songeuse, je m'assis sur le bord d'un lavabo.
Tout d'abord, il y avait eu les multiples fous rires de moi et mes amis. Mais cela n'avait pas spécialement changé de notre attitude à l'école. Il y avait eu la combustion totale de ma peau blanche comme un navet. J'avais donc traîné durant la moitié du séjour une peau teintée d'une délicieuse couleur homard. Charmant. Il y avait eu un nombre non négligeable d'engueulades plus ou moins violentes. Tout d'abord avec Tifa, qui m'avait magistralement arraché la joue. Puis avec Reno, à qui j'avais dû fermement tenir tête pour qu'il n'aille pas casser à la sienne à la brune. Et avait suivi la prise de gueule assez violente avec Mlle Ashe. Non pas que nous nous soyions véritablement emportées. Au contraire, nous étions restées relativement calme pour des personnes se balançant se genre de phrase désagréables. Mais chacune en était ressortie plus en colère que jamais. Je n'avais plus ou moins cessé de m'expliquer avec Vincent à coup de piques bien placées. Donc, un séjour assez haut en couleur à ce niveau là.
Mais il y avait eu grand nombre de bonne chose également. A croire que le climat de la mer nous avait réellement ramoné les nerfs. J'étais parvenue à remettre à leur place Tifa, Cloud et Cecil, dont la vie sentimentale commençait à sérieusement devenir lourde. Et je ressortais de cette épreuve particulièrement soulagée. En effet, la situation était devenue bien trop tendue pour qu'elle reste telle quelle. Cecil qui ne cessait de voir sa copine heureuse en sachant pertinemment qu'il ne la garderait pas, Tifa cherchant à ne pas rendre le jeune homme trop malheureux tout en craquant littéralement sur Cloud, et ce dernier ne faisant oublié pour mieux lui faire les yeux doux. Un très joyeux bordel. Donc, une bonne chose de faite à cocher.
Il y avait aussi l'histoire du rencard brisé le plus brillamment possible. Ou comment Vincent parvenait à asseoir son autorité en ne s'asseyant que sur une malheureuse chaise. Et il y avait Vincent lui même. En vérité, je ne savais pas vraiment quoi en penser. Cette situation commençait à vraiment devenir éprouvante. Je me sentais agacée par notre jeu. Je voulais simplement retrouver une certaine stabilité. Je voulais que lui en trouve une. Qu'il se fixe une bonne fois pour toute. Même s'il était un homme relativement long à la détente, lui aussi devait pouvoir se poser à un moment.
- Yuffie !
L'appel d'Elena me tira de mes méditations. Tournant la tête vers la porte de la salle de bain, je sautai du lavabo pour regagner la chambre.
- Que ce passe t il ?m'enquis-je en approchant de mon lit.
Les garçons vont venir terminer la soirée avec nous et manger un bout de quelque chose, me répondit la blonde en sortant une brioche de son armoire.
Elle aussi était en pyjama, mais n'avait visiblement pas fait une croie sur la nourriture. La voyant presque baver sur son énorme brioche, je poussai le vice plus loin en sautillant vers ma propre armoire. Pour en sortir un pot de pâte à tartiner à peine entamée. Et je crus sincèrement qu'Elena allait m'appeler dieu en se jetant à mes pieds au vu du regard qu'elle me lança. Voilà, je suis le messie.
Tifa sourit en nous voyant toutes les deux loucher sur le repas en perspective, avant de relever la tête lorsque plusieurs coups vinrent ponctuer notre semblant de calme.
- Entrez, lança-t-elle en enfilant à la hâte sa chemise de nuit.
Et oui, on n'accueille pas les gens en sous vêtements. Surtout lorsque l'assemblée compte son petit copain et son ex petit copain. Enfin bon.
Reno rentra dans la chambre le premier et m'ébouriffa immédiatement les cheveux avant de s'affaler sur mon lit en m'attrapant par les épaules. Il me secoua comme un prunier avant que je ne grogne quelque chose en rigolant. Suivit Cloud qui se jeta aux côtés de sa belle, avant de lancer un regard relativement provocateur au pauvre Cecil qui venait d'entrer. Il ne méritait pourtant pas cela. Mais le quatrième année ne sembla pas s'en formaliser, au contraire, il lui renvoya un sourire tout aussi chaleureux et des plus amicaux. Une provocation plus provocante encore que la précédente faite par le blond. Levant les yeux au ciel, je regardais tour à tour Cecil prendre place sur le tapis, calé au lit d'Elena, puis Cloud avec un certain courroux.
- Bon, on passe à table ?demanda avidement la blonde en passant une main dans les cheveux blancs de Cecil.
Elena semblait bien aimer les cheveux de Cecil. Comme elle aimait ceux de Reno, en fait. Elle devait tout simplement avoir un faible pour les cheveux longs, malgré les siens taillés plutôt courts.
- Bon alors, qu'est ce qu'on a à manger ?s'enquit Reno en cherchant sa pitance du coin de l'oeil.
Me jetant sur le tapis, j'attrapai le paquet de brioche et mon pot de pâte à tartiner.
- On a ça !m'exclamai-je en présentant ce que je tenais comme s'il s'agissait du Graal.
Je manquai de rire en voyant tous les yeux de la pièce se tourner vers moi. Avant de faire une distribution général et de sortir un couteau.
- Ou les croquettes de Cerise aussi, achevai-je en laissant la tranche de brioche de Reno en suspend dans le paquet.
Le rouquin ne sembla pas d'accord avec la proposition que je lui faisais, et se jeta presque sur moi pour m'arracher sa part du repas. Me torturant à grands coups de chatouilles, il sembla en oublier la pâte à tartiner qui tournait entre les membres de notre très joyeuse assemblée qui manquait de s'étrangler en riant plus qu'elle ne mangeait. Une soirée comme toutes les autres, pour faire court.
ooo
Le lendemain, je ne fus réveillée que par les rayons de soleil déjà relativement hauts. Grommelant un instant entre mes draps parfaitement retournés, je me tournai paresseusement sur le dos. Mâchonnant mes cheveux comme de coutume, je me redressai avec peine, avant de m'étirer grandement comme une grand mère. Pour constater avec le plus grand bonheur que j'étais bien seule sur mon lit.
En effet, je n'avais pas souvenir que les garçons soient partis se coucher dans leurs chambres, et m'étant endormie avant les autres, je craignais relativement de trouver un Reno ou autre créature sauvage profondément assoupie à côté de moi, ponctuant mon sommeil de doux ronflements de pachyderme. Mais rien de tout cela ne m'avait ébranlé. Tournant la tête vers le lit d'Elena, je ne pus retenir un sourire attendri en la voyant ouvrir tranquillement les yeux, les bras protecteur de Reno tout autour d'elle. Alors qu'elle émergeait, je vis le rouquin remuer. Pour une fois que j'étais la première réveillée.
Reno se redressa franchement, laissant Elena râler de ce brusque changement, avant de se relever elle aussi. Les voyant en pleine forme, je me tournai donc vers le troisième lit. Avant d'écarquiller les yeux en lâchant un rire plus que surpris.
- Qu'est ce que...
Reno fut coupé dans sa phrase alors qu'il cherchait du regard ce qui me faisait rire de la sorte.
- Mais c'est quoi ça ?s'exclama-t-il en haussant les sourcils en désignant le troisième lit de la chambre.
Dans ce dernier reposait paisiblement Tifa, le visage légèrement incliné sur le côté. Sur sa taille reposait un bras de Cloud, le jeune homme complètement tourné vers elle. Et de l'autre côté, les bras de Cecil la serrait contre lui telle une peluche humaine.
- Ça, c'est ce qu'on appelle un ménage à trois, plaisantai-je en secouant la tête.
Ce fut au tour d'Elena de rire, avant de se lever pour admirer la scène de plus près. C'est ainsi que le lit des trois dormeurs fut entouré de trois parfaits imbéciles semblant voir pour la première fois trois personnes dormir dans le même lit. Trois personnes, d'accord. Mais ces trois là, je ne pensais pas cela possible. Ou alors ils devaient être réellement fatigués. Pas que cela gênerait grandement Tifa, mais pour ce qui est des deux garçons, l'affaire était tout autre.
Penchant son appareil photo au dessus du lit de la brune, Elene se sentit obligée d'immortaliser l'instant. Ceci ne se produirait sans doute plus jamais, alors il fallait bien.
- Dommage que j'ai si faim, maugréa Reno. J'aurais bien voulu voir leur tête à leur réveil.
Elena lâcha un gloussement en entendant ça, avant de se diriger vers la salle de bain. Empoignant mes vêtements, je lui emboîtai le pas. La douche du matin, un rituel à tout âge. Rituel sur lequel Reno sembla s'interroger en premier lieu, avant de hausser les épaules. Sans doute la perspective de rester seul ne l'enchantait pas. Ou alors avait il tout simplement peur que son couple ne se transforme en ménage à trois en me voyant ainsi partir avec Elena. Et dieu sait qu'il pouvait être assez bête ou blagueur avec lui même pour le penser. Peut être cela aurait il été utile que je lui précise que nous n'allions pas prendre nos douches dans la même cabine, moi et Eli.
Finalement, nous n'abandonnâmes notre rouquin que dix petites minutes, avant de le rejoindre pour se diriger tous vers notre réfectoire. Le petit déjeuner nous y attendait, et nous n'avions aucune envie de réveiller les trois endormis en risquant le service à domicile. Nous descendîmes donc en direction du self, et nous installâmes à l'une des nombreuses tables vides. En parfait lèves tard que nous étions, il était normal que nous descendions au moment où tout le monde était déjà passé.
Mon regard s'attarda un sacré moment sur mon bol de chocolat chaud, alors que Reno beurrait joyeusement ses tartines à côté d'une Elena rêveuse. Nous n'étions pas encore totalement réveillés, il fallait croire. Et la monotonie de l'école me laissait déjà blasée. Les petits déjeuners de l'hôtel avaient été autrement plus bruyants et animés par la perspective de la plage. Alors que là, nous allions simplement nous balader dans la cour dans le meilleur des cas. Ce qui m'arracha un soupir triste et résigné. La journée s'annonçait follement amusante.
- Salut la compagnie !
La violente claque que je me pris dans le dos manqua de peu de me faire plonger le nez dans mon chocolat. Étouffant un juron, je me retournai lentement, une main crispée contre mon cœur soudainement affolé. Sérieusement, mon rythme cardiaque était mis à rude épreuve depuis quelques jours. Elena sembla autant surprise que moi, alors que Reno adressai un geste de la main au gêneur. Gêneur dont la voix était si reconnaissable que je ne pouvais que hausser les sourcils en bouillant d'agacement.
- Djidane, maugréai-je.
Ce gamin n'allait jamais me lâcher.
- Permets de te rafraîchir la mémoire ma chère Yuffie, mais nous avons une chanson à répéter, m'annonça le petit blond. Et a trouver avant toute chose. Alors la salle de musique nous attend.
- Quoi, là aujourd'hui ?m'exclamai-je.
Le jeune hocha la tête alors que j'avalai mon chocolat.
- En fait, je viens de voir avec l'administration, la soirée des quatrièmes années est finalement organisée dans une semaine, soupira Djidane. Alors on a du pain sur la planche.
Résignée, je lui adressai un regard de condamnée. Décidément, il n'avait pas finit de me coller aux basques lui. Et j'allais me briser la voix pendant une semaine pour l'achever lors d'une soirée en l'honneur de classes dont la mienne ne faisait même pas partie. Un vrai plaisir.
