Orellia: Ah, Yuffie qui chante, c'est la semaine prochaine ;). Pour ce qui est des persos secondaires, et bien on va en effet les revoir. Ils vont être comme toujours mensionnés dans les chapitres à venir, plus ou moins présents dans les aventures de notre confrérie à connerie !

Milou: Je crois que mon histoire de ménage à trois a vraiment fait rire tout le monde xD. Niveau musique, je suis une rockeuse dans l'âme (Rolling Stones, Muse, Queen, Deep Purple, tout ça toutça...Mais aussi Woodkid). Sauf que tout le monde se doute que ce qu'elle va chanter ne sera pas dans ce genre de registre alors *prends son méga accent anglais de la mort* surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise.

Ps: Ouaip, et les cravates aussi.

MagicOnyx: Merci beaucoup :)

Eclipse1995: Je ne pense pas qu'on en arrivera à ce genre de troisième mi temps xD. Ce serait bien drôle,, certes, après toutes les guerres menées pour que Tifa soit avec Cloud plutôt qu'avec Cecil, mais bon. On atteindrait bien la centaine de chapitres après x). Et puis, pour faire chier Ashe dans sa chanson, il suffit que Yuffie avoue tout à Vincent. Mais comme dit précédemment, surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise. Poutou ! (I need you I need you I neeeeeeeeeeeeed you)


Chapitre 53 :

- Sans rire, je crois que c'est la première fois que je viens ici, m'exclamai-je en poussant la porte de notre salle de musique.

Djidane en sembla surpris, mais ne se formalisa pas. D'après ce que j'avais pu comprendre, il touchait beaucoup au domaine de la musique, alors il lui paraissait sans aucun doute impensable que je ne sache même pas où se situe la salle où il passait son temps libre. Y était disposé plusieurs instruments le long des murs entièrement isolés. Contrairement à ce que j'avais pu imaginer, la pièce était plutôt grande et bien rangée.

Sans même me prêter attention, le petit blond se rua en direction du piano. Poussant le tabouret, il s'y laissa tomber, un large sourire sur les lèvres. Il laissa glisser ses doigts sur les touches de manière totalement aléatoire, déclenchant un semblant de mélodie à peine écoutable.

- Si tu joues comme ça, je sais pas si on aura beaucoup de succès, raillai en attrapant une chaise.

Relevant la tête à la manière d'une autruche, Djidane ouvrit grands les yeux pour se donner l'air encore plus ridicule. S'en suivit un rire de ma part alors qu'il commençait à appuyer comme un fou sur les touches du piano. J'avais l'impression d'un idiot découvrant pour la première fois de sa vie ce genre d'instrument. C'était sûr que s'il décidait de jouer comme ça durant notre représentation, ça n'allait pas donner grand chose. Surtout qu'il était mon seul et unique musicien. Alors combiner ma voix et des fausses notes, bonjour les dégâts.

- Bon, plus sérieusement, reprit Djidane en se passant une main dans les cheveux.

M'asseyant tranquillement, je le regardais se redresser sur son tabouret. S'il espérait en ressortir plus grand, alors il magnait l'optimisme avec un réel bonheur. Enfin bon. Le jeune homme se racla la gorge avant de poser ses deux mains sur les touches. Il en tira quelques accords. Ne détachant pas mes yeux de ses doigts, j'eus un instant l'impression qu'ils s'étaient changés en tentacules tant leur souplesse était impressionnante. Mais je ne me permis pas de rire pour autant lorsqu'il commença à jouer. Un morceau qui ne me parus pas particulièrement simple, mais qu'il semblait jouer à la perfection. Me laissant porter par la douceur de la musique, je fus surprise de le voir voir fermer les yeux. Il ne semblait pas avoir besoin de partition. Il avait l'air de savoir parfaitement ce qu'il faisait sans même se soucier de la où il posait ses mains.

Le morceau n'était pas des plus long, à moins qu'il ne m'en joue qu'une mince partie, mais je m'en sentais déjà bien transportée lorsqu'il cessa de jouer. Soupirant un grand coup, il tourna un visage souriant vers moi, complètement affaisser sur ma chaise.

- Si t'étais pas aussi petit, Djidane, je t'épouserai, ne pus je m'empêcher de plaisanter.

Ma remarque le fit un instant rire. Je n'avais rien trouver de mieux à dire, de toute façon. Et vu que je ne pouvais pas tout simplement le complimenter, j'avais sorti cette connerie comme j'aurais pu en sortir une autre.

- Après, je peux toujours porter des talons, répliqua le petit blond en souriant de toutes ses dents.

Bien évidemment, je ne pus m'empêcher d'exploser de rire à la seule pensée d'un Djidane perché sur des talons. Qui dans ce cas là ne dépasserait toujours pas le mètre 65. Cela me faisait presque de la peine. Presque.

Lui adressant un regard faussement désolé, je ne pus retenir un second rire de passer la barrière de mes lèvres.

- Retires immédiatement cette image de ta tête, grogna alors Djidane en me fusillant du regard.

Il ne fallait jamais me donner l'occasion penser à une connerie. C'était une règle à suivre pour pouvoir espérer survivre avec moi. Sinon tu meurs. Comme tout à mes yeux était matière à rire, le pauvre petit blond allait s'arracher les cheveux avant moi.

- Bon, un peu de sérieux, on a pas que ça à faire, soupira Djidane en me regardant d'un air à moitié blasé.

Pauvre petit trésor. S'il était déjà épuisé de ma présence, il n'était pas au bout de ses peines. Bien que cela m'étonne fortement qu'il puisse être désespéré par une personne lui ressemblant à ce point. Enfin bon, tout ceci est un autre débat.

- Bon alors, c'est quoi cette chanson ?cédai-je enfin.

- Ben justement, il faut déjà la choisir, me répondit Djidane en se levant.

S'approchant d'une étagère à tiroirs, il commença à farfouiller dans l'un d'eux. A croire qu'il était réellement le seul à s'aventurer par ici, s'il était le seul à y étaler son bordel. Pestant un moment contre les diverses feuilles volantes qu'il pouvait faire tomber, il finit par en attraper quelques unes avant de se retourner vers moi, toujours plantée sur ma chaise.

- Alors, de quoi va-t-on parler dans notre chanson ?éludai-je.

Djidane s'apprêtait à me répondre d'un air moyennement convaincu, lorsque l'unique porte de la salle grinça. Elle s'ouvrit quelques secondes plus tard pour laisser rentrer une tête rousse pas réellement inconnue. Reno. Légèrement surprise de le voir débarquer là, je fronçai les sourcils alors que Djidane le suivait du regard. Je ne savais même pas qu'il connaissait la localisation de ce lieu qui nous était totalement étranger. Sans prêter un seul instant attention à nous, il tira une seconde chaise avant de se laisser tomber dessus. Croisant les jambes, il haussa les sourcils.

- Je venais juste m'informer du bon avancement des répétitions, se justifia-t-il.

Ou plutôt mettre un peu plus de bordel au sein de ces dernières.

Secouant la tête, je souris doucement. Cela m'étonnait aussi qu'il ne vienne pas fourrer son nez dans cette histoire. Enfin bon. Adressant un regard posé à Djidane, je m'approchai de lui et sa fameuse étagère.

- Alors, une chanson qui parle de quoi ?demandai-je à nouveau.

- D'amour ?proposa le petit blond sans grande conviction.

Haussant un peu plus les sourcils, je laissai un moue prendre place sur mon visage.

- C'est pas un peu banal ?m'étonnai-je.

- Prends ça comme un requiem pour ta joue, rigola Reno dans mon dos.

Je levai les yeux au ciel.

- Et bien, on est tous concerné par le sentiment amoureux, reprit Djidane, pensif. Et puis, j'en ai une vachement belle la dessus.

Sans plus attendre, il me tendit l'une de ses feuilles. Dessus étaient imprimées les paroles de la chanson en question. Marmonnant le premier couplé, j'ouvris grands les yeux, alors que Djidane se rasseyait devant son piano.

- C'est vrai qu'elle est belle, avouai-je en relevant la tête.

Je ne pus m'empêcher de fredonner les prochaines paroles, déambulant dans la pièce. Après tout, Djidane avait raison, nous étions tous concernés par cela. Plus ou moins, mais nous l'étions. Mais amis comme moi même baignions littéralement dedans depuis le début de l'année. Sans que cela nous apporte toujours le réconfort attendu. Tout cela en était cruel, parfois. Que l'on soit seul ou avec la personne que l'on aime, entrain de pleurer ou de rire à cause d'elle, il y a des choses que l'on ne peut comprendre que lorsque l'on est amoureux. Alors je les comprenais, ces choses. Je comprenais parfaitement le sens des paroles que l'on me demandait de chanter.

ooo

Baillant comme moi seule savait le faire, je piétinai jusqu'au bâtiment des sciences sans grande conviction. Mardi matin. Mardi matin, tôt. Ce qui veut dire ? Maths. Deux heures de ces saloperies de maths. Autant dire que je m'en serais bien passer. Surtout que les maths ne signifiaient plus grand chose pour moi. Enfin disons, encore moins qu'avant. En vérité, je ne parvenais plus à voir ce cours comme un véritable cours. C'était simplement devenu un terrain de jeu pour Vincent et moi, dans lequel chacun se provoquait à sa manière. Et s'en était usant, parfois. Je n'avais aucune envie de me heurter à de fichu produits scalaires juste pour son bon plaisir.

Réajustant mon sac sur mon épaule, je lâchai un grognement. J'étais actuellement seule, condamnée à rejoindre ma salle sans mes amies à cause d'un stupide crochet à l'administration. Tout ça pour me confronter à la vieille morue blonde et son bureau poussiéreux. Et me faire réexpédier en cours pour la simple et bonne raison que, tout compte fait, je n'étais pas l'élève que madame souhaitait convoquer. Des fois, je l'étranglerais. Sans rire. Et quand à l'autre élève, et bien paix à son âme. Je n'avais pas que ça à faire. Et pour couronner le tout, j'avais la chanson de Djidane dans la tête à longueur de journée à cause des répétitions qu'il m'imposait chaque jour. Certes, cela commençait à prendre forme, mais c'était fichtrement long. Et pénible aussi.

- Tiens, mais c'est la petite Yuffie !

L'exclamation grave dans mon dos me fit un instant sursauter, puis pivoter sur moi même, en alerte. Je n'avais jamais aimé cette voix. Mais alors pas du tout. Même si j'avais une vision moins négative de son détenteur, elle me faisait froid dans le dos.

- Mr Hojo, soupirai-je.

Notre infirmier, droit comme un piquet et un dossier dans les mains, me toisait comme si j'étais sa prochaine expérience. Haussant les sourcils, je me tordais les doigts. Ce type était sincèrement flippant. Qu'il m'ait rassuré par le passé ne pouvait rien y changer.

- Alors, on ne vous a pas vraiment vu pendant le séjour, me hasardai-je en dansant d'un pied sur l'autre.

- Oh, je n'aime pas le soleil, se justifia mon interlocuteur en repliant un coin de feuille dépassant de son dossier.

Un sourire presque carnassier naquit sur ses lèvres, me laissant frissonner.

- Et toi, comment vont tes petites affaires ?me demanda-t-il sans méchanceté apparente.

C'était presque touchant de sa part de s'en souvenir, ce qui m'aida quelque peu à me détendre.

- Tout ce passe plus ou moins bien, répondis-je en souriant.

- Alors c'est bien, sourit-il. Tu verras, tout ira pour le mieux. Sois juste patiente.

Je souris de plus belle alors qu'il s'éloignait dans le couloir. Passage éclair de notre infirmier. Ça lui était facile de parler de patience à lui ! Après trois ans à baver sur le même homme, j'estime être plus que bien placée à ce niveau là.

Levant les yeux au ciel, je tournai les talons pour reprendre ma route vers nos salles de maths. Si j'étais en retard, notre cher Mr congélo n'allait pas me le pardonner. Certes il n'allait pas me tuer, mais s'en était presque pire. Accélérant le pas pour mon salut, je finis donc par atteindre ma salle dans les temps. Pour mon plus grand bonheur. Ma classe y était plus ou moins sagement alignée selon les individus. Mes individus à moi faisait bien évidemment partis de la partie négative du constat. Je retrouvai donc Reno entrain de provoquer volontairement la pauvre Jyhl à grand coup de sourires charmeurs et sarcasmes bien sentis. Elena, l'air blasé, tentait de bavarder avec Tifa sans trop prêter attention aux idioties de son petit ami, lui alignant une claque sur le dessus du crâne quand la situation menaçait de trop dégénérer. Et Cloud tenait calmement notre Tifa à peu près autant qu'il tenait le mur. Cette dernière m'adressa un sourire lorsqu'elle me vit arriver, mais fut coupée net dans son élan par la porte de la salle s'ouvrant brusquement.

Dans l'entre bâillement parut un Vincent toujours aussi beau et froid, les poings sur les hanches, impassibles. Il nous fit un vague signe de tête pour que l'on entre, et visiblement, personne ne se fit prier. Qui aurait osé, de toute façon ? Rentrant mes épaules dans mon coup à la manière des tortues, je passai derrière Tifa en tentant autant que possible d'éviter son regard carmin. Mes joues en rougissaient déjà. Courant jusqu'à mon bureau, je m'installai à côté de Reno, avant de soupirer comme une bienheureuse. Sortant ma trousse avec ma lenteur ordinaire, je m'autorisai un sourire.

- Bon alors, qu'est ce qu'il nous réserve aujourd'hui, marmonna le rouquin en m'adressant un regard amusé.

Qu'est ce qu'il me réserve, plutôt.

- Ne sortez pas vos affaires, mais une feuille, tonna la voix glacée de notre prof de maths. Devoir surprise sur le chapitre en cours.

Laissant mon geste en suspend au dessus de mon sac, je sentis ma mâchoire se décrocher. Alors ça, c'était vache. C'était vraiment, vraiment très vache. Il allait m'entendre pour une telle traîtrise. Devoir surprise ? Et puis quoi encore ! A une rentrée de vacances ! Grommelant divers jurons largement colorés en sortant une feuille à moitié froissée du fond de mon sac, je dirigeai un regard assassin vers le tableau. Là où il se tenait, visiblement très fier de sa connerie. Saisissant un marqueur, Vincent commença donc à rédiger son devoir au tableau fraîchement lavé pendant que je continuai de pester après lui. Sa petite fantaisie alors me valoir un joli 2/20, si ce n'est pas moins. Et j'étais sans doute la seule à pouvoir décrocher un résultat aussi mauvais. Alors si ça c'est pas vache, je suis le pape.

Alors que je me résignai petit à petit, mon stylo à la main, je crus sincèrement tomber de ma chaise en voyant l'intitulé de l'unique problème du devoir. Des produits scalaires. Des produits scalaires et des suites, partout. Heureusement pour moi, pas mélangé, mais il n'empêche. Les yeux écarquillés, je les décalai peu à peu sur Vincent qui regardait avec attention tous les autres élèves déjà courbés sur leur bureau à bosser comme des dingues. Moi, mes ménages étaient actuellement en révision. Pas aptes du tout à ce genre de chose. Et encore moins lorsque mon cher et tendre me gratifia d'un regard carmin des plus sublime. Et presque moqueur, ce qui me fit tout de même moyennement rire.

- Allez, essaye au moins de marquer ton nom, m'encouragea Reno à voix basse.

Facile à dire. Mais bon, à la guerre comme à la guerre. Cet homme allait me tuer.

Résignée comme un condamné à mort, je me jetai donc corps et âme dans mon exercice. Foutu exercice qui me laissa les trois quarts du temps perplexe, alors que je voyais petit à petit les autres élèves soupirer de soulagement. Il ne me sembla pas faire un seul calcul correcte. Mes résultats étaient de moins en moins cohérents au fur et à mesure que le temps passait et que les autres refermaient leur stylo avec satisfaction. Sauf que j'étais bien trop habituée à ce genre de chose pour m'alarmer. Me ramasser des caisses en finissant après tout le monde, c'était mon dada depuis la première année. Alors une de plus ou de moins, au pire. C'était plus le côté vicieux de la chose qui me dérangeait. Surtout que c'était franchement très vache. Quand même. Ne l'oublions pas.

Et puis, deux heures, ça passe quand même très vite dans ces conditions. Tout et si bien qu'à peine quatre calcules terminés avec brio, mon charmant professeur nous intima de lui remettre nos précieuses copies sous mon regard meurtrier. Auquel il répondit de manière complètement innocente et trop peu concerné pour être crédible. C'est donc sans le quitter un seul instant du regard que je rangeai posément mes petites affaires, alors que la sonnerie libératrice retentissait. Pourtant, moi, je n'avais aucune envie de me ruer dehors. Mais alors vraiment pas du tout. J'avais deux mots à lui toucher, à Mr congélateur.

- Je suppose qu'on t'attends dehors ?soupira Reno en souriant.

- Bingo, répliquai-je alors qu'il s'éloignait.

Il commençait à être habitué à ce que je reste plus longtemps que les autres. Mais là, c'était normal. Parce que ce qu'il avait fait était royalement vache.

M'approchant tranquillement du bureau de mon tendre professeur, je regardai les derniers élèves se ruer vers la sortie sans prêter attention à mon pas trop détaché.

- Alors comme ça, ça te plaît d'emmerder tout le monde ?finis-je par lâcher en haussant les sourcils.

Se retournant du tableau qu'il essuyait avec soin, Vincent haussa les épaules avant de caler ses mains sur ses hanches.

- C'est de bonne guerre Yuffie, se justifia-t-il.

- Et les autres dans tout ça ?éludai-je. Ils ont subi ça, eux aussi.

Vincent laissa un sourire fendre légèrement son visage, avant de tendre une main vers mes cheveux. Non pas pour les ébouriffer, mais pour simplement les remettre en place d'un geste doux, ce qui me laissa un instant perplexe.

- J'appellerai ça des dommages collatéraux, me répondit-il alors.

Et bien on pourra franchement dire que cette histoire en aura emmerder plus d'un. Soupirant, je plantai mon regard dans le sien. Me retenant tant bien que mal de rougir, je me rapprochai autant que possible de sa large silhouette.

- C'était quand même terriblement vache, murmurai-je, les bras croisés contre ma poitrine.

Volontairement boudeuse, je le fixai dans le blanc des yeux malgré mes joues bouillantes. Et je crus m'étrangler lorsqu'il se pencha dangereusement vers moi, me saisissant les mains pour que je reste immobile. Tremblante, je n'osai absolument plus rien faire sous la pression de sa poigne ferme. Son visage parvenu à la hauteur du mien, il cessa de sourire.

- C'était fait pour l'être, murmura-t-il dans le creux de mon oreille.