Milou: Et oui, on l'attendait ce baiser. Mais il est arrivé. Ce n'est pas un rêve. Après, pour ton prof, c'est pas bien grave x). Les cours, c'est pas trop dur ?
Ps: C'est un concept xD
Orellia: L'acceptation de ses sentiments, c'est bien vite dit tout ça ! Faut pas s'emballer (le jeu de mot pourri x)) ! Ce n'est qu'un baiser. Certes, pour Vinnie, c'est énorme. Mais je te laisse voir tout ça de tes propres pitits yeux ;). Enfin, ravie que ça t'ai plu, merci :D
Mia: Ahah, merci :)
MagicOnyx: Merciiiiiiiiiii :D. Moi aussi j'étais hystérique quand j'ai enfin pu décrire cette saloperie de scène guimauve x)
Eclipse1995: Merci pour ce grand pavé complètement véridique. Sauf sur un point. Le fait que Vinnie agit enfin comme un adulte. Tu verras que môsieur a encore trois quatre trucs à faire pour réellement y parvenir x). Enfin bon, je suis contente que le guimauve ait sa place. Car j'ai HORREUR du guimauve. Sincèrement.
Bon, le prochain chapitre va être particulièrement folklorique, tout le monde va le comprendre, je pense xD. A vous tous, amateur de baignoire, de torses musculeux, de lingerie fine...J'arrête là xD. Tout ça pour dire que ... voilà. Vous verrez bien. Sauf si j'atteins les 150 reviews, dans ces cas là, ce sera passage dans la tête de Cecil (et qui sait, peut être y trouvera t on de la lingerie fine ?)
Walah walah.
Ps: Désolée mes petits amis, mais Vincent en a pris pour son grade dans ce chapitre xD. Avouez le, ça fait du bien, quand même.
Chapitre 56 :
Je ne savais pas ce qui était le plus enivrant. Cette épouvantable odeur de fleurs roses et tout simplement sublime, ou Vincent lui même. Il n'était même plus la peine que je précise que lui aussi était largement sublime. En tout cas, bien assez pour tenir tête aux fleurs dont les pétales me volaient jusque sur les cils. J'en frissonnai. Du vent, de l'odeur, de la chaleur dans mes joues, de la chaleur de ses mains contre les miennes. J'en frissonnai et j'en rougissais. Mon crâne se contenait d'exploser sous les multiples attaques électriques que lui envoyait mon cœur sur le point de craquer.
Je l'avais attendu. Je l'avais espéré. Peut être trop pour m'y attendre réellement. Alors j'en restai sans voix, comme une gamine. Incapable de réagir de la plus bête façon qui soit. Je ne savais plus rien faire. Ni penser. Ce geste était de ceux qui vous font perdre votre latin en l'espace de quelques secondes alors que vous vous êtes déchirez pendant plusieurs mois pour le voir s'accomplir. Est ce qu'il en avait le droit ? Cet homme don j'étais tout simplement folle et qui me rendait plus enragée encore que je ne l'étais déjà. Bien sûr que non. Il n'avait le droit que de m'adresser la parole. Même me frôler était réprimé. Et pourtant, je n'en avais rien à carré. J'aurais pu balancer son code pénal ou je ne sais quelle autre connerie dans les dents de n'importe quelle personne venant me le présenter après cela. Ce sont des choses contre lesquelles on ne peut rien faire. Et une chose contre laquelle, soyons francs, je n'avais pas envie de faire grand chose.
Me lâchant presque brutalement les mains, Vincent me laissa respirer. Bien cela ne m'aurait pas chiffonner de mourir étouffée. Franchement, ça se serait appelé partir avec panache. Relevant vers moi ses si beaux yeux carmins, je ne parvins pas y déceler grand chose. Je devais sourire comme une idiote.
- Je suis désolé.
Ouvrant de grands yeux, je le regardai s'écarter de moi avec une froideur plus que blessante sans pour autant en revenir. Je n'en revenais pas encore suffisamment pour faire quoi que ce soit. Fuyant mes yeux particulièrement écarquillés, Vincent finit par serrer les poings. Chose pour laquelle je ne fus capable que de cligner des yeux en fronçant légèrement les sourcils.
- Yuffie, ce n'est pas une chose qu'on a le droit de faire.
Je crus m'étrangler en le voyant reculer d'avantage encore. Je le voulais près de moi. Bien plus près. Je voulais ses bras contre ma taille. Ses mains contre les miennes. Ses lèvres, ses cheveux. Tout.
Tendant une main tremblante dans sa direction, je secouai la tête d'un air ahuri. Il ne pouvait pas me dire une telle chose. Pas après une telle chose. Pas après ça. Je l'avais trop attendu. J'en étais épuisée. Il m'avait épuisé. A se jouer de moi, il m'avait vidé. Par sa faute, je m'étais trop fâchée, écroulée, relevée. Je nage en plein délire.
Je n'eus pas le temps de répondre quoi que ce soit que sa grande silhouette avait déjà quitté les lieux, laissant derrière elle une nuée de pétales roses au parfum devenu bien fade. Relevant un peu plus les yeux, j'en pris de plein fouet. Le menton tremblant, je ne pouvais m'empêcher de le suivre du regard. Lui et ses trop beaux cheveux noirs. Ses cheveux noirs que j'avais cru pouvoir caresser l'espace d'un instant.
Je me sentis retomber lourdement sur mes pauvres genoux flageolants. Portant une main à mon crâne, je la crispai comme une folle jusqu'à m'en tirer les cheveux. Mon menton tremblait. Mon corps tremblait. Mes lèvres, ma peau, mon dos, mes os. Tout. Il me prenait tout. Il me vidait de tout. Et il me lâchait pour tout. Et après, c'était lui l'adulte ? Tout ça pour quoi ? Je ne savais même plus. Pour quelle raison, déjà ? Car nous n'avions pas le droit. Il n'avait pas le droit. Rester à sa place à le voir déblatérer une nuée de chiffres dans le seul but de m'instruire sans pour autant que cela m'apprenne comment vivre. Et c'est pour ça ?
Un gémissement passa la barrière de mes lèvres alors que ma main libre essuyait nerveusement les larmes roulant contre mes joues.
- Mais c'est pas vrai !ne pus-je me retenir de crier.
Attrapant plusieurs poignées de pétales, je les jetai avec une rage certaine autour de moi, sans chercher à comprendre le sens réel de ce geste. Je n'en pouvais plus. C'est ce que l'on appel communément arriver à saturation. La limite à ne pas franchir. Le seuil, vu qu'il aime les maths.
Laissant retomber mes bras agités de tremblements nerveux, je levai des yeux complètement vides vers le ciel. Parsemé de nuages, bien chaud. Un ciel de printemps. Un ciel qui me débectait. Jamais je n'avais été aussi amère.
Me relevant avec peine, je tapai bruyamment du pied. Je ne savais pas quoi faire. Je ne savais plus quoi faire. Cet homme était indégivrable. Il me ruinait le moral. Et ce, dès que j'avais le malheur d'être heureuse en sa compagnie. Quand allait il le comprendre ?
Serrant les poings à m'en briser les phalanges, je fronçai les sourcils, maussade. Il ne comprenait rien. Vincent était de ceux à tout comprendre trop tard. Il avait en quelque sorte besoin de chaleur dès que la neige passe le seuil de sa porte. Il a besoin de lumière quand la nuit tombe. Et il a besoin des autres quand il les laisse partir. C'est une douleur qu'il ne peut pas nier sur ses traits. Mais c'est une douleur qu'il n'assume pas. Et de ce fait, c'est une douleur qu'il me transmet. C'était une chose pour laquelle j'allais devoir l'affronter. Marchant de plus en plus vite, je reniflai le reste de larmes que je n'avais pas verser. Je ne voulais pas qu'il s'en sorte comme ça. Il n'en avait pas le droit. C'était une chose que je ne pourrais pas lui pardonner.
Un vent plus froid que les précédents hérissa ma chaire de frissons, me laissant un instant surprise. Peut être le ciel se couvrait il enfin. Il semblait vouloir changer au gré de mes humeurs, aujourd'hui. Ainsi soit il. De toute façon, je n'étais plus à ça prêt. Accélérant le pas autant que possible, je m'enserrai de mes propres bras afin de me protéger de la fraîcheur naissante. Les nuages semblaient se faire de plus en plus présents au fur et à mesure que j'avançai vers le portail du lycée. A vrai dire, je n'avais qu'une seule idée en tête. Le retrouver, et lui hurler ma façon de penser. Qu'il comprenne un peu plus vite, pour une fois. Qu'il sache. Pas pour que je lui pardonne. Juste pour que lui sache qu'il n'en a pas finit de cette histoire.
Il ne m'était pas vraiment compliqué de deviner où il s'était rendu. Comme tous les vendredi soir, il rentrait dans son appartement en ville, aux murs si vides de photos. L'appartement dans lequel je gardais mes meilleurs souvenirs de lui. Et de moi. Ils m'étaient plus que précieux. Je crus courir jusqu'au portail lorsque cette pensée me traversa l'esprit.
Je ne réfléchissais plus du tout. A un tel point que la première goutte de pluie d'une averse de début de printemps ne me fit pas sourciller. Certes, la pluie était froide. Presque glacée. Comme n'importe quelle pluie aurait pu l'être en cet instant. Mais je n'en avais que faire. Cela ne m'empêcha pas de passer ce foutu portail pour me ruer dans la rue comme une enragée, avec pour seules affaires mon sac de cours et mes vêtements bien légers pour un tel temps. Cet enfoiré sera responsable de ma futur crève. Pour peu que je le laisse vivre après ce qu'il avait osé me faire. Oserait il le refaire ? Après tout, il me l'avait permis. J'avais le droit de courir chez lui dès que j'allais mal. Et j'allais bien assez mal pour m'y jeter de la sorte. Pour courir, puis marcher, puis courir de nouveau, tremblante, entre les rues si grandes qu'elles en étaient interminables, avec un souvenir incertain de l'itinéraire à prendre pour me rendre chez lui.
Lâchant plusieurs éternuements, je tournai la tête de toute part. Serrant plus fort encore mes bras autour de mon petit corps tremblant, je reniflai bruyamment. Plusieurs larmes coulèrent le long de mes joues. Presque autant que la plus, pour tout avouer. Doucement, et inconsciemment, je me laissai tomber le long du trottoir. Je savais où j'étais. J'étais dans la rue adjacente à la sienne. Pourtant, je pleurai, toute seule sur le bord de cette route si peu empruntée que j'étais sûre de ma tranquillité. Je pouvais mettre ce nouvel accès de pleurs sur le compte de mes nerfs en pelote. Chose qui n'était pas totalement fausse bien qu'un peu lâche. C'était sa faute. Et ce, depuis le début. Parce que lui était un parfait lâche. Alors, les mains contre mes cheveux humides, j'en était réduite à regarder l'eau s'écouler le long d'un trottoir. Le long de mes chaussures en cuir. Détremper les plis de mon jean. Relevant la tête, je pris appuis sur le bord du trottoir pour me relever. Pour la seconde fois de la journée, je serrai les poings à m'en briser les phalanges. Le courage n'était pas une chose qui me faisait défaut, en temps normal. Alors j'allais passer cette foutue rue.
Traînant des pieds dans les multiples flaques d'eau, je parvins jusqu'au hall de son immeuble en ayant trébucher deux fois de suite sur des pavés particulièrement glissant. La fermeture magnétique de la porte ne m'effraya pas un seul instant. Il me suffit juste d'appeler Vanille. Alors, pressant le bouton d'un geste lent, j'attendis, les bras ballants, que la rousse décroche. Chose qu'elle fit sans tarder.
- Oui ?
Pour une fois, je lui enviai sa voix si enjouée. Cette fille semblait toujours heureuse. Un peu comme moi avant que je ne rencontre réellement cet homme.
- Vanille...soupirai-je sans grande conviction.
Je n'eus pas besoin d'en dire plus, qu'un grésillement assez désagréable me signala le déverrouillage de la porte. Sans plus tarder, je franchis le seuil sans m'essuyer les pieds sur le tapis en brosse, laissant ainsi de grosses traces brune sur le carrelage si bien lavé.
Je ne cherchai pas à appeler l'ascenseur. Mes jambes me portaient suffisamment pour que je monte tout ces étages de mon propre chef. Cela me défoulait. Curieusement, je ne ressentis aucune fatigue si ce n'est morale lorsque j'atteignis le palier commun de Vanille et Vincent, ou les deux V. Et le plus étrange fut l'absence de la voix criarde de la rousse malgré mon appel à l'interphone. Sans doute avait elle compris que je ne venais pas pour elle. Elle était assez intelligente pour cela, et je l'en remerciai. Je n'avais pas envie de l'affronter elle en plus du reste.
Maussade, sourcils froncés, et plutôt en colère, j'abattis violemment mon poing contre la porte de Vincent. Mes cheveux ruisselants le long de mon haut, mes chaussures trempées, mes bras plus froid que du givre, je me savais absolument effrayante. Mais cela ne me posait pas le moindre problème. Je m'étais ruée ici sans même penser un seul instant à prendre un pull.
Un grincement de porte assez brusque coupa court à mes réflexions inutiles sur la manière de s'habiller en temps de pluie, pour me laisser relever les yeux vers la seule personne m'ayant réellement faite pleurer.
- Qu'est ce que...
Mon regard meurtrier le fit taire. Moi, Yuffie, je venais de clouer le bec du grand et froid Vincent d'un seul regard. L'oeil sombre, je le regardai au travers de mes mèches de cheveux humides, haineuse. Lui semblait assez embarrassé. Presque agacé.
- Je croyais que je pouvais venir ici dès que j'avais un problème, soufflai-je d'une voix lourde. Alors, ça aussi tu as oublié ?
Mauvais. J'étais mauvaise. Et je l'étais volontairement. Qu'il ait mal, lui aussi. Pour une fois, je ne voulais pas être la seule.
- Tu ne comprends pas, rétorqua le brun, figé dans l'encadrement de sa porte ouverte.
Il était froid. Bien trop froid pour être sincère. J'en avais conscience. Mais il l'était suffisamment pour me faire définitivement exploser.
- C'est moi qui ne comprend pas, chuchotai-je d'une voix blanche. Et c'est toi l'adulte ?
Posant une main contre mon front, j'ouvris de grands yeux, ahurie.
- C'est toi l'adulte ?!éclatai-je enfin en frappant le plus violemment possible son torse d'un poing aux jointures devenues blanches. Mais enfin regarde toi ! Tu fuis comme un gamin ! Tu n'es qu'un lâche ! Un salaud de lâche !
Frappant une nouvelle fois l'homme en face de moi, je sentis la racines de mes cheveux me piquer. Je n'en pouvais plus. Qu'il paye. Qu'il comprenne, pour une fois. Qu'il me fiche la paix.
- Enfin, Yuffie, je...tenta-t-il en m'attrapant le poignée.
- Non, Vincent ! Non !hurlai-je en retour, me dégageant d'une manière tellement agressive qu'il en recula. Je n'en peux plus. Je veux savoir ! Je...
Plantant mon regard dans le sien, je laissai ma bouche entre ouverte le temps de reprendre mon souffle. Quelques secondes, je semblais de nouveau calme. Suffisamment pour que Vincent me saisisse fermement les poignées et m'oblige à le regarder parfaitement dans les yeux. Mais son regard volontairement dur eu sans aucun doute l'effet inverse de ce qu'il espérait. Il devait s'attendre à bien des choses, sauf à ce que je me dégage pour le gifler assez fort pour lui faire tourner la tête.
- De quoi as tu si peur ?!explosai-je d'une voix trop aiguë.
Après cela, je le laissai enfin planter son regard dans le mien. Je laissai également le silence se refaire une certaine place, bien que trop pesante. Vincent semblait tout simplement abasourdi. Jamais je ne l'avais vu aussi surpris, pâle, et perturbé. J'en étais moi même plus retournée encore. La main tremblante, je ne pus m'empêcher de la porter à mes lèvres en remarquant la marque rougeâtre le long de son visage. Je lui avais fait ça. Moi. Tremblant de la tête aux pieds, je laissai mes larmes prendre le dessus sur la colère. J'avais explosé. Je l'avais fait. Trois ans. Je lui avais balancé mes trois ans d'attente dans cette gifle monumentale. Et plus particulièrement cette année là qui me pesait comme jamais. Et pourtant, je ne m'en sentais pas soulagée. Mais j'avais été obligée de le faire. Rien que pour lui faire comprendre. Je m'en sentais d'autant plus affligée. Je ne me sentais pas bien. Vraiment pas bien.
- Vincent, je...soufflai-je d'une voix rauque d'avoir trop crié.
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que deux bras puissants m'enlacèrent la taille. Gelée comme je l'étais, cela me crispa. Les yeux écarquillés, je sentis les cheveux du brun me caresser le visage alors qu'il me soulevait peu à peu.
- Ce n'est pas à toi de t'excuser, soupira-t-il.
Lentement, je relâchai la tension de mes muscles. A un tel point que j'eus l'impression d'être un gros tas de guimauve pleurante. Lâchant un rire nerveux, je posai une main contre l'épaule musclée du grand brun. Ma joue dans le creux de son coup brûlant pour mon corps glacé, je le poussai lentement à l'intérieur de son propre appartement. Ne le lâchant pas, je fermai doucement la porte. J'avais besoin de quitter ce palier. Je voulais être là. Juste avec lui. Sans les oreilles indiscrètes de Vanille. Sans traces de chaussures trempées. Juste là.
Lui saisissant la mâchoire, je ne lui laissai que trop peu le temps de réagir.
