Milou; Tu me rassures ;). Pour répondre à ta question, non, il n'y aura pas d'avancement de l'histoire dans la tête de Vinnie. Je la fais d dans la tête de Yuffie. Après, peut être qu'un jour, juste pour le fun, je la referais dans la tête de Vinnie, pour les délires en salle des profs. Mais c'est pas encore au programme :)
Mia: Merci ! :D
Orellia: Ne t'inquiète pas, Ashe ne va pas tarder à réaparaître de toute façon ;). Et tu m'as carrément tué avec ta déscription finale de la vie ennuyeuse des scrétaires blondes xD
MagicOnyx: Merci :D
Eclipse1995: Si tu savais à quel point ces troll pourraient être véridiques xD
Bon, voilà le chap bonus dans la tête de Cecil ! J'espère qu'il vous plaira ! Et c'est officiel, il y aura un petit "coin des mondanités" à la fin de cette fic. Avec les points de vue d'un peu tout le monde, de la prof de français à la secrétaire desséchée xD
Chapitre 58 : Tombeur malgré moi
En fait, jamais personne ne s'est demandé comment j'en suis arrivé là. Comment je suis parvenu à faire tomber dingue chaque fille que j'ai le malheur de croiser. On oublie toujours de se demander ça. Et on oublie aussi que la seule et unique personne à se poser la question, c'est moi. Parce que moi, honnêtement, je n'ai jamais très bien compris ce qui pouvait pousser la gente féminine à nourrir de tels fantasmes pour moi. Peut être que cela fait parti des mystères de la vie non résolus jusqu'à ce jour ? Ce mystère là, je m'en serais volontiers passé. Parce que, mine de rien, cela me pèse. Surtout après quatre ans passés dans la même école, avec les mêmes personnes.
Le souvenir le plus clair que j'ai de ma première année doit être le plus honteux de tous. Je n'ai pourtant jamais été quelqu'un de très maladroit. Alors je ne comprend pas pourquoi ce jour là, il a fallu que ma valise m'encombre au point que j'en tombe. Et pas par terre. Sur quelqu'un. C'était le matin de la rentrée. Comme beaucoup d'autres jeunes de quatorze à quinze ans, je faisais mon entrée dans cette école de combat de renommée mondiale. Venant de loin, il m'avait fallu traverser mille et une péripéties pour y arriver en un seul morceau. Alors à une centaine de mètres de la grille, j'avais peut être un peu trop relâché ma concentration.
Une très belle furie blonde avait surgi du coin de la rue dans laquelle je m'engageai. Le regard vissé au sol, je ne l'avais vu que trop tard. La collision était inévitable. Elle m'est rentrée dedans sans autre forme de procès. Secoué, je m'étais retrouvé au sol en quelques secondes, mes longs cheveux furibonds devant les yeux, ma valise dans le dos. Et elle à quelques centimètres seulement de mes lèvres. Une très belle femme, maintenant je peux l'avouer. Une très belle femme blonde aux grands yeux bruns, aux cheveux longs et ondulés, au chemisier si cintré que l'harmonie qu'il donnait à ses formes aurait dû être interdite. Pauvre gamin chamboulé que j'étais, je n'avais pas eu la décence de me relever immédiatement. Non, j'étais resté interdit. Complètement interdit devant cette beauté digne d'une secrétaire de multinationale. C'est elle qui finalement se releva, me gratifiant d'un sourire de mannequin en s'excusant avec une habileté insolente et déconcertante. Trop déconcertante pour l'âge que j'avais.
Sur le coup, je ne pus nié que cette femme m'avait plu. J'avais toujours adoré les blondes. Et celle ci était fort charmante, du haut de ses vingts toutes petites années.
- En voilà un qui va en faire tomber plus d'une après m'avoir fait tomber moi, m'avait elle glissé.
Puis elle avait ramassé son sac à main avant de partir en me souriant toujours autant. Elle m'avait regardé jusqu'à la fin, me glaçant littéralement sur place. Toujours cloué au sol. Si seulement elle avait pu savoir à quel point sa phrase s'avérerait véridique. Cette femme fut la première que je fis tomber. Et elle me troubla à un tel point que cela me serrait le cœur. Alors quelle ne fut pas ma surprise de la revoir quelques jours après au bras de mon professeur de combat. Cette femme si belle au prénom tout aussi beau qu'elle. Rosa.
Je l'avais revu en sortant de mon terrain d'entraînement. Ma bande d'amis sur les talons, comme n'importe quel adolescent. J'avais reconnu sa chevelure à l'entrée du gymnase. Et elle n'avait pas un seul instant hésité à m'adresser un de ses sourires suivi d'un geste de la main particulièrement glaçant. C'est peut être à cause de cette femme que je n'ai jamais pu me résoudre à sortir avec une blonde. Je m'y suis toujours refusé. Car à chaque blonde qui tentait de me draguer, ou même de me sourire, je revoyais son sourire à elle. Le sourire si divin d'une femme de vingt ans visiblement trop attachée à mon professeur de combat. Et pourtant, je n'avais jamais osé lui parler. Moi qui faisait tomber toutes les filles, je n'étais même pas capable de l'aborder elle.
Ma première année se composa alors principalement d'elle. Et des autres. Elles ont toutes commencées à me tomber dessus deux semaines après la rentrée. Deux trop petites semaines. Parce que j'ai eu le malheur d'accepter le défi que me lançait un idiot d'une autre classe de première année, dont la raison stupide m'échappe totalement. Et comme un idiot, j'ai été capable de lui flanquer la plus belle peignée qu'il ne pourra jamais prendre. Certes, j'avais pu me rendre compte des prédispositions que l'on me trouvait pour le combat. Mais je m'étais aussi attiré tous les regards féminins de mon public. Comme quoi, une réputation se crée vraiment sur trois fois rien. C'est fou de se dire que je suis devenu un centre d'intérêt simplement pour avoir envoyé un abruti fini qui se croyait supérieur au reste du monde se remettre en question.
Alors je suis devenu le « mec trop beau aux cheveux longs et blancs ». Ce mec avec qui toutes les filles ont voulu sortir. Il fallait avouer qu'il n'y en a que très peu qui échappaient à la règle. Alors, à force de toutes les voir me faire les yeux doux, j'ai fini par me dire pourquoi pas. Elle n'était pas blonde, mais rousse. Rousse, timide et particulièrement calme. Le genre de fille qu'on ne remarque que si l'on fait réellement attention. Pas une groupie criarde qui ne jure que par la minceur de sa taille ou la surcharge de maquillage. Non, une très jolie petite rouquine. Tellement petite qu'elle me faisait penser à un lutin. Je la voyais toujours sortir de la bibliothèque à la même heure, le vendredi soir, presque souriante. Elle faisait souvent tomber les livres qu'elle tenait, trop lourds pour ses petits bras frêles. On la disait maigrelette et bien fragile, transparente et inutile. Mais elle n'était rien de cela. Car personne n'osait suffisamment la regarder pour voir le contraire.
Ce n'est qu'en fin de première année que je me suis décidé à lui parler franchement. Elle me plaisait beaucoup, je dois l'avouer. Pas autant que Rosa, cependant. Je devrais sans doute me sentir coupable de l'avoir aborder elle, la petite rouquine, pour oublier l'autre, la grande et si belle blonde. Mais finalement, ce n'était pas plus mal. Car elle me plaisait bien, cette toute petite rousse. Elle ne me courait pas après. Et personne d'autre que moi n'avait remarqué l'éclat de ses beaux yeux verts, les boucles souples de ses cheveux ou la finesse de ses lèvres.
- Je crois que je t'aime, lui avais tout simplement lâché, le regard planté dans le sien.
Je l'avais attendu un vendredi soir, calé dans l'entre bâillement de la porte de la bibliothèque, pour l'aider à ramasser ses livres qu'elle allait une fois de plus faire tomber. Mais au lieu de cela, elle m'avait fixé de ses deux grands yeux perplexes, ses petites mains serrées autour de la reliure des ouvrages.
- Si tu ne fais que croire, alors ce n'est pas la peine de venir m'en faire part.
Jamais je n'avais reçu de réponse plus cinglante. Elle n'était pas méchante, cette réponse, loin de là. Elle était juste bien cassante. Parce qu'à ses yeux je ne devais pas être plus qu'un idiot de tombeur prêt à l'humilier comme n'importe quel autre abruti. Elle ne devait pas s'attendre à ce que moi, je lui prête de l'attention.
Elle, je ne lui étais pas tombée dessus, comme l'autre. Je ne lui avais pas franchement parlé au cours de l'année, je ne lui avais pas couru après. Mais je n'avais couru après personne. C'était les autres qui me couraient après. Mais plus que jamais je m'étais rendu compte que je la voulais elle, et personne d'autre. Elle, cette petite si petite qu'elle en était transparente.
Au début, cela avait été un peu étrange. Surtout pour les autres. Dès lors qu'elles avaient su que j'étais avec elle, elle l'avait plus haït encore. J'ai alors compris que les filles devenaient plus venimeuses en étant jalouses. Et que cette si petite rouquine que j'aimais savait se défendre de leurs assauts plus que n'importe qui en ce monde. Elle ne parlait pas beaucoup. Mais lorsqu'elle parlait, elle faisait mal. Elle savait toujours quoi dire au bon moment. Elle savait être méchante comme gentille. Je m'étais promis de devenir un peu comme elle. De ne pas faire attention lorsque ça n'en vaut pas la peine.
Et puis elle est partie. Lors de mon entrée en deuxième année, elle est partie. Elle est partie de ma vie comme elle y est entrée. Rapidement. En coup de vent. Cela m'a fait mal, au début. On a un peu gardé contact. Jusqu'à admettre tous les deux que cela n'en valait pas la peine. Au moins, nous nous sommes quittés dans la bonne entente. Tant et si bien que cela ne m'a pas vraiment affecté de ne plus avoir de ses nouvelles. Au moins, je la savais heureuse. Et je n'avais pas besoin de grand chose de plus.
Avec ma deuxième année sont arrivés les nouveaux première année. Mes impressions ? Aux premiers abords, de vrais petits diables. Bien plus turbulents que nous l'avions été. On les a alors tout de suite qualifié de génération électrisée. Ils étaient dopés en toute circonstance. Toujours à chercher des poux dans la tête de tout le monde.
Mais malgré cela, la deuxième année passa relativement vite. Je l'ai passé à repousser les avances incessantes d'une fille de première année. Elle m'était tout de suite apparue comme désagréable. Peut être à cause de sa couleur de cheveux que je fuyais toujours plus. Ce fut ma seconde occupation de cette année. Je n'avais pas le cœur à me perdre dans une seconde relation. Celle de l'année passé m'avait quelque peu douché. Non pas que je n'avais pas apprécié cela, mais je n'avais pas envie de quitter mon célibat. J'étais satisfait de la manière amicale dont j'avais quitté cette petite rouquine, et je n'avais pas envie de connaître quelque chose de plus explosif. D'autant plus que cette grande femme blonde me poursuivait toujours. Elle ne semblait pas vouloir m'oublier. Elle me poursuivait de ses larges sourires du fond de la cours. Et j'aimais ça, au fond. Alors je commençais à lui sourire en retour.
La troisième année fut sans doute celle qui passa le plus vite. C'est aussi là que j'ai pu lui reparler, à cette jolie jeune femme blonde. Lorsqu'elle m'ait rentrée dedans pour la seconde fois. D'une manière beaucoup plus amusante, cette fois ci. En glissant sur le bord d'un trottoir, tout simplement. Alors, après avoir beaucoup ri de cette seconde collision, comment aurions nous pu commencer à enfin nous ignorer ? Pourtant, je la sentais très amoureuse de mon professeur de combat. Mais moi, je me sentais de plus en plus amoureux d'elle. Ce n'était pas quelque chose de continu, mais de saccadé. Dès que je la voyais, mon cœur faisait un bon dans ma poitrine. Mais dès qu'elle n'étais plus là, je n'y pensais que très peu. Sauf lorsque je voyais ma professeur de français, elle aussi blonde. Elle me rappelait la couleur des cheveux de Rosa. Et sa beauté. Mlle Ashe. Une femme que je n'avais jamais eu à côtoyer. Une bien belle blonde, elle aussi. Peut être étais je le seul à la regarder suffisamment pour remarquer la transparence un peu trop prononcé de sa chemise, laissant paraître les contours de sa lingerie fine. Surtout qu'elle avait pris l'habitude très fâcheuse de se pencher au dessus de ma table pour me faire comprendre en souriant à quel point mes étourderies pouvaient être désespérantes. A mes yeux, c'est le temps si court durant lequel elle restait dans cette position qui était désespérant. Les blondes, j'y prenais sincèrement goût. Je pense que je n'aurais jamais craché sur quelques cours supplémentaires de cette chère Mlle Ashe.
Cela m'amena à penser que je n'avais de goût que pour les filles peu ordinaires. Ou tout du moins, celles qui ne me courent pas après et ne se maquilles pas comme des tragédiennes. La petite rouquine, Rosa, Mlle Ashe. Aussi, en cette troisième année, j'ai une fois de plus tout refusé. Je ne voulais rien d'autre que ce que j'avais déjà. Le souvenir d'une première fille que j'avais pu sincèrement aimer, les sourires d'une femme depuis le fond d'un terrain d'entraînement, et la vue d'une prof quand elle me faisait cours.
La quatrième année changea beaucoup de chose. Avant toute chose, parce que j'avais grandi depuis la première. Parce que je ne me posais plus autant de questions, et que j'allais à l'essentiel. J'en avais mis du temps à l'imiter, cette petite rouquine. Peut être avait elle grandi avant l'heure. Et puis, je m'étais senti de plus en plus calme et diplomate. Je continuais de repousser mes admiratrices sans pour autant en être en colère. Cela faisait parti de moi, désormais. C'était avec ça que j'avais grandi. Et puis, sans vraiment le savoir, une autre fille était apparue dans mon petit monde. Je l'avais remarqué alors qu'elle répondait à une autre troisième année. Une fille que je connaissais comme étant une de celle me courant après depuis leur arrivée à l'école. J'aurais tout donné pour que cette grande brune à l'air furieux lui colle une superbe gifle. Car dieu sait que cette punaise blonde la méritait. Bien qu'elle n'ai pas l'air si mauvaise que cela, elle était agaçante.
J'appris plus tard que cette grande brune s'appelait Tifa. A mes yeux, elle n'était pas plus belle que les autres femmes que j'avais pu connaître. Elle était juste bien différente. Aussi brune que Mlle Ashe et Rosa pouvaient être blondes. Franche et téméraire, parfois trop fermée. Elle m'est tout de suite devenue agréable. Dès le début de l'année, je n'ai pus m'empêcher de la regarder. Et avec elle, tout m'a semblé bien simple. Tout s'est enchaîné rapidement. Peut être trop rapidement pour que l'on s'aime pleinement. De toute façon, on ne s'aimait pas pleinement. Mais cela nous convenait. Tous les deux, nous fuyions quelque chose. Alors nous avions trouvé ce couple de fortune comme refuge. Mais jamais je ne pourrais assez la remercier de m'avoir apporté ce que, finalement, je cherchais depuis le début. Une famille avec qui rire et parler à n'importe quel moment. Une famille composée de trop de chose que l'on ne peut décrire. Une vrai famille qui se renforce à chaque coup dur au lieu d'éclater.
Pourtant, les coups durs ont été nombreux durant cette quatrième année. En partie par ma faute. Et à cause de Tifa. Elle était peut être trop différente des autres, finalement. Pas vraiment faite pour moi. Elle n'était pas discrète comme la petite rouquine, bien que gentille et attentionnée. Elle n'était pas tout ce que la petite rousse avait pu être. Et elle était bien trop loin de Rosa ou Mlle Ashe. Ce n'était pas un reproche que je pouvais lui faire. Tifa devait restée comme elle était. Mais avec la personne qui avait vraiment besoin d'elle. Car on pouvait bien dire qu'on était sorti ensemble. Qu'elle m'avait montré ses plus beaux ensembles de lingerie fine, et son corps à en faire pâlir les mannequins. Mais il restait quelque chose entre nous qui ne collait pas. On pouvait faire tout ce que l'on souhaitait, de s'embrasser à coucher ensemble, cela n'accrochait pas. Je pense qu'une seule personne était parvenue à comprendre cela. Du moins, à comprendre que Tifa ne m'aimait pas. Et que je ne l'aimais pas plus qu'une amie, moi aussi. Cette autre brune. Cette petite brune, au caractère tellement explosif que je le soupçonnais régulièrement de ne pas être humain. Je ne peux nier non plus avoir été un instant attiré par cette énergie débordante. Avant de la prendre comme petite sœur. Comme quelqu'un dont j'aurais toujours besoin. Car je ne pourrais jamais me passer d'elle. Je la sentais comme une sorte de mur. Elle avait essuyé nos disputes. Et pour cela, je l'admirais. Cette petite brune bien accrochée à elle même. J'avais beaucoup appris d'elle, notamment de la relation périlleuse dans laquelle elle s'était embarquée. Elle était ambitieuse d'envisager une telle chose. Mais pas idiote pour autant. Elle était peut être la seule à avoir les pieds sur terre à ce moment là. Elle avait toujours eu raison de tenter.
Alors grâce à elle j'avais appris à ne rien lâcher. C'est peut être pour ça que je reste à regarder à la dérober la chemise de Mlle Ashe en me disant pourquoi pas, pendant que celle ci se mord la lèvre en songeant au moyen de se racheter de sa jalousie maladive pour cette petite brune entichée du même homme qu'elle. C'est pour cela que je souris à Rosa dès que je la croise malgré la présence de mon professeur de combat. Parce qu'elle me sourit et qu'il serait injuste que je ne le fasse pas.
Rosa, c'est une femme dont je n'ai jamais osé parler à personne. Peut être parce que l'amour que je lui portait commence à se muer en amitié sincère. Mais c'est aussi quelqu'un qui fait parti de moi. Qui m'a façonné au même titre que les autres. Plus encore, même. C'est quelqu'un que je veux garder. C'est un peu mon secret.
