Naya: Naya, le retour ! Je ne t'en veux pas le moins du monde, moi aussi j'ai un boulot monstre. En tout cas, je te remercies de t'accrocher. Je ne pensais pas que cette fic serait aussi longue !
Guest: Merci, et oui, il y en aura d'autre en fin de fic, ou peut être avant si j'atteins les 200 reviews ?
Orellia: Fanfic de fanfic. C'est un concept, qui ne fonctionne pas si mal que ça à ce que je vois xD
Eclipse1995: Non, il n'y aura pas de scène classée M dans cette fanfic ;). Et j'ose à peine te demander ce qu'il en sera dans la tienne alors qu'ils osent à peine se regarder xD. Et oui, Cecil est au final aussi pénible que les autres. je le dirais juste plus adulte dans la mesure ou il ne fait pas de ses problèmes sentimentaux un drame intercontinentale ;).
Jamais je n'aurais cru cette fic aussi longue ! Vous me croyiez si je vous dit qu'elle ne devait pas faire 30 chapitres ?
Chapitre 59 :
Il y a des choses parfois qui vous font perdre la tête. Et d'autres qui finissent par vous donner une toute autre vision de ces mêmes choses. Ce n'est pas vraiment facile de s'y retrouver, au bout d'un moment. On se sent...partir. Pour la simple et bonne raison qu'on est trop occupé à se tourmenter pour autre chose que soit même. Et je n'avais plus trouvé de moment simple pour penser à moi durant tout le début de ce week end des plus mouvementé. Si ce n'est ce dimanche matin. Un dimanche frai et agréable de printemps. Un dimanche comme on les aime. Parce que je n'avais plus pensé à rien jusqu'à ce dimanche. Un vendredi chargé en émotion, une nuit tout aussi éprouvante, un samedi à s'expliquer sans trop y croire, une nuit de nouveau mouvementée. Ce n'est pas simple de s'y retrouver dans ces conditions.
J'en lâchai un soupir en tournant la poignée de la porte de la salle de bain. J'avais dormi bien longtemps ce matin. Tellement longtemps que je m'étais réveillée seule dans le grand lit de Vincent. Pourtant, cela ne me gênait d'être un moment séparée de lui. Cela me permettait de réfléchir. De réfléchir à tout ce que j'avais pu faire pour parvenir à ça. A une telle chose. A une telle relation. A une relation sans sorties romantiques après une dure journée de cours à se regarder derrière un bureau, sans présentation aux copains. Sans rien, finalement. Sans choses dans ce genre là. Nous avions les week end, et les longues heures de maths à se regarder en chien de faïence sans pouvoir se parler, ou se toucher. Et que j'allais avoir soif de sa peau si blanche après cela. Ma concentration n'en serait que plus atteinte. Cette relation si étrange ne me dérangeait pas. Elle était plus pimentée que difficile, à mes yeux. Mais je ne savais toujours pas ce que j'allais bien pouvoir inventer pour m'empêcher de le rejoindre pendant une semaine entière. Mes pauvres nerfs n'étaient pas au bout de leurs peines.
Soupirant de nouveau, je me décidai à agir. Et ainsi, à enfin ouvrir la porte de cette pauvre salle de bain devant laquelle je restais plantée comme un radis depuis bientôt dix minutes. Je me découvrais une vie passionnante. Une bouffée de buée me fit cligner des yeux alors que j'entrai dans la petite pièce carrelée. Remuant un instant la main, je tournai la tête vers la baignoire. La baignoire dans laquelle mijotait paisiblement une certaine tête brune qui avait semble-t-il adopté mon mode de vie. A savoir le baignoire-manger-coucher. Rougissant un instant devant la masse de cheveux noir me faisant face, je m'avançait prudemment vers le tapis de bain. Vincent ne devait pas m'avoir entendu. Peut être s'était il simplement assoupi. Mais j'étais bien décidée à prendre mon bain. Pas question que je face une croix dessus. Mes membres endoloris hurlaient leur soif de baignoire et de savon.
Haussant les sourcils, je finis par retirer très rapidement le peu de vêtements que j'avais sur le dos, avant de m'asseoir sur le rebord de la large baignoire, mes jambes pendouillant mollement dans l'eau pleine de mousse. Caressant la surface des orteils pendant un instant, je finis par faire claquer ma main dans l'eau pour que Vincent remarque ma présence. Ce dernier sursauta, avant de tourner une tête relativement surprise vers moi. Comme toujours, il cherchait à conserver l'impassibilité de ses traits si parfaits.
- Tu ne pourrais pas te pousser un peu s'il te plaît ?
Ma question lui fit doucement hausser les sourcils. Souriant de manière parfaitement naturelle, je lui tapotai le dos pour qu'il s'exécute. Lentement, il finit par le faire, sans protester un seul instant. Je me laissai glisser contre son dos, me recroquevillant dans le petit espace libre qu'il me laissait. Parfois, être petite avait ses avantages. Prudente, je posai deux mains timides sur les épaules du grand brun. Ce dernier ne broncha pas, me laissant presque perplexe. Jamais je n'aurais pensé qu'il se laisse faire de la sorte. Il aurait pu se braquer comme il savait si bien le faire. Mais j'étais contente qu'il commence enfin une journée sans le faire. Une journée comme n'importe quel couple.
Quelques minutes, j'en restais figées. J'avais presque peur de bouger tant cela me surprenait. Avant de finalement me décider à attraper le gel douche derrière moi. M'en versant une certaine quantité sur les mains, je les frottai entre elles pour faire mousser. Car avant toute chose, un bain, c'est fait pour se laver. Et puis, l'odeur de ce savon me plaisait bien. Elle n'était pas vraiment masculine, si bien que je soupçonnai Vanille de l'avoir abandonné là. Me savonnant un instant les bras, je finis par sourire bêtement avant de jouer à faire quelques ronds de savon sur le dos de Vincent. D'abord prudemment, j'y laissais glisser mes doigts. Puis, ne sentant toujours aucune réaction normale de la part du grand brun, je fis courir mes mains sur ses épaules. Avant de franchement froncer les sourcils. Certes, c'était pas mal quand il ne se braquait pas, mais qu'il ne dise vraiment rien, ce n'était pas drôle non plus.
- Dis moi Vincent, es tu malade ?demandai-je enfin en appuyant contre ses épaules.
Je le sentis se redresser légèrement, si bien que je me sentis rapidement petite.
- Pardon ?finit il par lâcher.
Le deviner haussant les sourcils manqua de me faire rire. Enfin je retrouvais ce ton si impassible et désabusé qu'il aurait pu en être vexant.
- Je te demande si tu es malade, reformulai en me redressant à mon tour.
Tendant le coup pour poser le menton sur son épaule, je le jaugeai du coin de l'oeil. Il me sembla le voir esquisser un sourire.
- Pas le moins du monde, me répondit-il. J'ai juste peur de te demander ce que tu fais.
- Moi ?m'étonnai-innocemment.
Lentement, je fis glisser mes ongles le long de son bras, m'attardant dans le creux de son coude.
- Je prend un bain, murmurai-je enfin.
Après tout, il y avait du vrai dans ce que je disais. J'étais bel et bien entrain de prendre un bain. Peut être pas de la manière la plus classique qui soit, mais je prenais tout de même un bain.
Vincent haussa les sourcils avant de poser une main sur la mienne pour l'immobiliser.
- Il est peut être un peu tard, tu ne crois pas ?me glissa Vincent.
- Il n'y a pas d'heure pour se laver, chuchotai-je en souriant.
Vincent sembla grandement s'amuser de mon petit numéro de charme. Même s'il n'avait pas l'air décidé à y céder.
Finalement, et toujours aussi calmement, il se leva pour attraper une serviette et se la nouer autour de la taille. Me plantant au milieu de cette baignoire remplit de mousser et de gel douche pour femme. Le bougre. C'en était presque frustrant.
- Il ne va pas tarder à être 13h, et Vanille ne devrait pas tarder à venir me réclamer je ne sais quoi qu'elle a oublié d'acheter, prétextant sa survie, soupira Vincent en posant une main sur sa hanche. Enfin, tu la connais. Alors je vais m'habiller et t'épargner la préparation du repas.
Moi je voulais bien préparer n'importe quoi du moment qu'il reste. La tête que je tirais devait valoir le détour, à un tel point qu'il en rigola presque. Mais non mais je vous jure. Je me sentais un peu seule, tout d'un coup. Le regardant sortir, embarquant avec lui son corps de rêve sans m'en laisser un instant la garde, je repliai mes jambes contre ma poitrine. Il allait falloir qu'il y aille fort le Vincent pour que je lui pardonne ce coup. Vraiment.
Finalement, la solitude dans un bain m'agaça à un tel point que je le quittais la minute suivante. Attrapant la première serviette qui me tombait sous la main je m'en enveloppai afin de me sécher. Puis, visant la chemise noire et impeccable sur le radiateur, je fus grandement tentée de la prendre et de m'en vêtir. Avant de me rabattre sur mon bête jean. Après tout, pas question qu'il profite de ma vue en simple chemise après m'avoir lâché comme il l'avait fait. Dans la vie, les femmes vexées, ça devient rapidement l'enfer des hommes. Et la Yuffie vexée n'allait pas tarder à devenir celui d'un homme en particulier.
Toujours aussi agacée, je quittai la salle de bain afin de gagner le salon. Là où il m'attendait, un sourire étonné sur les lèvres. Ce qui provoqua un rire immédiat chez moi. Qu'est ce qu'il m'énervait. Rien ne lui résistait. Et je n'arrivais pas à lui en vouloir.
- C'est pas comme ça qu'on règle les conflits, ne pus je m'empêcher de grogner.
Haussant les sourcils, Vincent lâcha un soupire agacé, lâchant ce qu'il était entrain de faire pour s'approcher de moi.
- Ce n'est pas de ma faute si tu supportes mal la frustration, rétorqua-t-il, presque froid.
Ce genre de chose qui avait pu me bloquer avant ne marchait plus. Je savais le jauger pour que sa froideur ne me retourne plus. Alors, soutenant son regard, je pris l'air le plus énervé que j'étais capable de me donner dans de telles conditions. Pourtant, beaucoup de personnes se seraient ratatinées devant un homme mesurant une tête et demi de plus que soit et toisant n'importe qui d'un œil aussi dur. Mais pas moi. Je dirais simplement qu'avec le temps on prend le coup de main.
- Cela ne va pas être de la mienne, maugréai-je.
Je ne parvenais à faire de ma voix quelque chose d'effrayant. Peut être était ce sa chemise ample me laissant deviner son corps trop bien musclé qui me déstabilisait au point de m'en faire perdre mon latin. Ce corps qu'il ne m'avait même pas autorisé à voir quelques instants plus tôt alors qu'il avait profité du mien à sa guise.
Fronçant les sourcils, et sans même attendre de réponse, je baissai les yeux. Et lui fit une balayette absolument magistrale, le laissant tomber à mes pieds sur la moquette.
- Je préfère que tu me regardes d'en bas quand je te fâche, me justifiai-je en retenant difficilement un sourire.
M'agenouillant près de lui, je poussai d'un geste souple son épaule afin qu'il tombe complètement allongé. Il en sembla particulièrement surpris, et se crispa un instant alors que je déboutonnai le premier bouton de s chemise. Et oui, on ne me la fait pas à moi.
- J'ai mes raisons d'être fâché, moi aussi, finit par se reprendre Vincent en me saisissant le poignée. Il y a quelque chose que tu as oublié de me dire.
Perplexe, je haussai un sourcil.
- Une toute petite chose, qui tient en trois petits mots, reprit le brun en se redressant légèrement.
M'attrapant fermement la mâchoire, il y posa ses lèvres. Comment voulait il que je réfléchisse dans ces conditions ?
- Je sais que c'est évident à deviner, mais j'aimerais bien l'entendre de ta délicieuse voix, me chuchota-t-il dans le creux de l'oreille.
J'eus l'étrange impression d'être branchée au 220. Rassemblant le peu de lucidité qu'il me restait, je finis par comprendre ce que le brun attendait de ma si belle voix. Chose qui me fit d'ailleurs exploser de rire sans que je puisse me retenir. Nous tombions droit dans le navet romantique pourri de nianniantries.
- Mmh … Je te déteste, lui glissai-je en contenant un gloussement.
Bien sûr qu'il était évident que je l'aimais, même si je n'avais pas le souvenir de lui avoir déjà dit de vive voix. Alors quitte à le faire poireauter, autant le faire avec un ridicule des plus poussé.
Même si je savais que Vincent n'était pas un homme des plus patient, je n'aurais jamais pu imaginer qu'il retourne soudainement la situation à son avantage en me renversant carrément sur le dos. Surprise, j'en lâchai un couinement.
- Ça pourrait mais c'est pas ça, grogna le brun en caressant l'os de ma mâchoire.
- Je suis fatiguée, soufflai-je à mon tour en calant une main derrière sa nuque. Ça tient en trois mots hein.
Il m'avait frustré le matin même, qu'il ne s'attende pas à ce que je cède ainsi à son petit numéro sans me battre un minimum. Et puis, tout cela prenait à mes yeux une tournure assez amusante. J'aimais beaucoup voir Vincent perdre son calme. En y réfléchissant bien, cela avant quelque chose de presque touchant.
- T'es chiante. T'es chiante, t'es chiante, t'es chiante, marmonna mon vis à vis, presque contre mes lèvres. Ça aussi ça tient en trois mots.
- T'as un problème avec le nombre de mots toi, le taquinai-je en attrapant quelques uns de ses cheveux de ma main libre. Traumatisme dû à l'enfance ? Y'a je veux dormir aussi.
J'en aurais hurlé de rire en voyant sa moue dépitée si je n'avais pas été clouée au sol. Cet homme était réellement drôle à faire miroiter. Même si quelque chose me disait que j'allais en payer le prix, et très certainement sur une copie de maths. Ma seule consolation était de me dire qu'il ne pourrait pas baisser ma note de beaucoup.
- Fermes la, petite peste, grogna Vincent en passant une main sous mon haut.
Ce geste laissa mon cuir chevelu me picoter la totalité du crâne. Un long frisson se balada le long de mon échine soudain brûlante.
- Trois mots Vinnie, juste trois, t'as pas respecté le quotta, m'efforçai-je de plaisanter.
- Boucles la. Boucles la, boucle la, boucle la, s'énerva soudainement Vincent en m'embrassant brutalement.
Il y a des questions bien stupides qui se posent parfois dans la tête des gens. L'une des miennes vient de trouver une réponse. En effet, maintenant je pense connaître le temps record du déshabillage le plus rapide. Chose dont je ne me suis bien entendue pas chargée, retenue au sol comme je l'étais. J'en aurais béni la moquette
ooo.
Le souffle court, je posai finalement ma tête contre l'épaule du grand brun. Toujours étalé sur cette pauvre moquette, je ne trouvais rien d'autre à faire que de regarder le plafond, ou de temps à autre, notre tas de vêtement. Amusée, je me demandai combien de personne avait pu torturer cette moquette avant nous. Il fallait avouer qu'elle n'était pas si inconfortable que ça.
- Au fait, tu ne m'as toujours pas dit ces trois petits mots.
Fronçant les sourcils, je ne trouvai pas la force de tourner la tête vers Vincent. Une fois de plus, il interrompait le cour de mes pensées. Et même si elles n'étaient actuellement tourné que sur la moquette, je n'aimais pas ce principe.
- T'y tiens vraiment, grognai-je.
Fatiguée, je me recroquevillai sur moi même. Je me sentais courbaturée. Je ne savais pas comment j'allais tenir ma tête demain pendant toute une journée de cours. Pire encore, je ne savais pas comment j'allais faire pour me passer de lui pendant la semaine. Lui et sa moquette.
- Ce genre de prestation n'est pas gratuite, rétorqua finalement le grand brun, me laissant lever les yeux au ciel
- Après tout ce que tu me fais subir en cours, j'estime avoir le droit à une remise !ne pus je m'empêcher de m'écrier.
- Pas sur le nombre de mots, insista Vincent en me tapotant l'épaule.
C'est lourd à cet âge là. Roulant sur moi même jusqu'à le voir, je lui saisis les joues sans grande délicatesse avant de me pencher vers son visage.
- Je t'aime, murmurai-je à son oreille.
