Naya(je peux continuer à t'appeler comme ça? C'est plus court xD): YEAH NAYA IS BACK ! Et oui, je pense que beaucoup donnerait cher pour avoir un bain avec Vincent. Mon dieu, je défaille.
Eclipse1995: En effet, la moquette, ça brûle xD. Je n'ai pas compter le temps de déshabillage, mais ça doit se compter en secondes. Ce petit intermède est fort amusant, mais je ne pense pas l'inclure à ma fic xD.
Orellia: L'avenir va répondre à tes questions, aussi de le découvrira prochainement ;). Mais tu as vu juste dans la plupart des cas.
MagicOnyx: Oooooh merciiiiiiiii :D. Ca me fait plaisir :).
60 chapitres, les petits loups, 60 ! C'est bien long tout ça, mais ça touche à sa fin ! Je ne m'aventurerais pas à dire le nombre de chapitres restant parce que je n'en sais rien, mais je sais juste que ça touche bientôt à sa fin.
On ne me lance pas d'endives, je vous prépare une nouvelle school fic, sur kingdom hearts cette fois ci ;).
Chapitre 60 :
La journée du lundi passa de manière incroyablement lente. Je ne me sentais pas de taille à affronter une seule heure de cours de plus. Je ne connaissais pas la raison de cette soudaine faiblesse, même si je pouvais me douter de certaines choses. Ma journée n'avait pas été facilitée par le regard suspicieux et acéré de rapace dont me gratifiait Tifa à chaque fois que j'avais le malheur de poser les yeux sur elle. La grande inquisition à la Tifa Lockheart. Je n'allait pas y couper, quoi que je fasse. Elle ne m'avait pas lâché d'une semelle de toute la sainte journée. Je m'étais constamment sentie épiée. Se faisant, j'avais été particulièrement mal à l'aise. Peut être aurais je dû au moins lui passer un coup de téléphone ce week end. Rien que pour la survie de mes pauvres nerfs. Et elle n'était pas la seule à m'envoyer à la mort d'un seul coup d'oeil. Reno, lui qui d'habitude, prenait ce genre de chose avec une légèreté presque indécente, se retrouvait à me mitrailler de ses iris vertes. Même la calme Elena ne semblait pouvoir le tempérer. Peut être ne le souhaitait elle pas. Quant à Cloud, il ne disait rien. De toute façon, Cloud ne disait jamais rien, alors il était peut être le seul à ne pas avoir changé de comportement. Quoi que, lui et Cecil s'abstenait étrangement de se chamailler pour de quelconques broutilles. J'avais d'ailleurs la très désagréable impression d'être une abomination lorsque tout leurs regards dardaient vers moi comme un seul alors que je traversais un couloir.
Aussi, lorsque la dernière heure s'acheva, sonnant notre retour à l'internat, je me sentis passablement inquiète quant au sort qui m'était réservé. Prudemment, je sortais de la salle en silence, me laissant oublier sous le brouhaha des autres élèves. Pour rien au monde je ne souhaitais me faire remarquer inutilement, sachant pertinemment que tout geste trop brusque allait entraîner mes amis à mes trousses. Parfois, ils me faisaient vraiment peur. Ainsi, je m'éclipsai dans le couloir menant au hall, souhaitant au plus vite regagner notre chambre afin de les affronter en terrain connu. Sauf que, je n'avais une fois de plus pas de chance. Je n'avais de toute façon jamais de chance. Il ne fallait pas l'oublier.
Sautillant à moitié, et laissant s'écrouler mon essai de démarche furtive, un petit blond au visage angélique se planta devant moi avec un sourire si large que s'en était presque inhumain.
- Une revenante !s'écria-t-il. On t'a pas vu ce week end, t'étais passée où ?
Maudit soit ce gamin. Que quelqu'un l'écrase avant que je n'en fasse moi même de la purée. Lâchant un bruyant soupir, je me ratatinai sur place. Un jour, il me tuerait.
- Djidane, t'es vraiment lourd, maugréai-je en le dépassant allègrement.
Ce dernier ne sembla pas s'en formaliser et me rattrapa avec une facilité déconcertante, alors que mes amis se frayaient un chemin vers nous.
- Je sais, répondit le petit blond en souriant toujours autant. Je ne compte même plus le nombre de fois où on me l'a dit.
- En même temps, si tu devais t'en prendre à tous ceux qui te traite de casse pied, t'aurais du boulot pour les vingts années à venir, grommelai-je en le foudroyant du regard.
Djidane éclata de rire avant de voir débouler face à lui Tifa et Cloud. La mine sévère de la brune lui fit avaler ses derniers éclats de rire, avant de le laisser fuir aussi vite qu'il n'était arrivé. Rapide le diable. Je n'avais même pas pu lui dire franchement ce que je pensais de ses dons pour me mettre hors de moi. Et puis, rien qu'en voyant Tifa, j'aurais béni sa présence auprès de moi. La grande brune, l'allure fière, les mains sur les hanches, fut bientôt rejointe par Elena et Reno. Le rouquin était visiblement toujours autant en colère qu'en début de journée, et ne démordait pas.
- Bon, qu'est ce que j'ai encore fait ?demandai-je innocemment d'une toute petite voix, alors que les élèves autour de nous disparaissait peu à peu.
- Tu pourras nous expliquer ça en haut, grogna Cloud en m'attrapant par le bras.
C'était le problème avec Cloud. Certes, il ne disait jamais grand chose. En fait, il gardait la même expression imperturbable pour presque tous les cas de figure. Aussi, il était quasiment impossible de connaître le fond de sa pensée. Et en ce moment, il semblait passablement agacé. Au même titre qu'Elena, qui malgré sa douceur, voyait son front se barrer d'un plis soucieux.
Le blond ne prit même pas la peine de me lâcher pour grimper l'escalier de l'internat. Aussi je me laissais malmener jusqu'à la chambre sans un mot. Je n'avais rien à ajouter, de toute façon. J'allais finir en brochette si j'osais ouvrir la bouche. Nous fûmes rejoint par Cecil juste avant d'entrer dans nos quartiers, ce dernier me jaugeant, les bras croisés sur son torse. Si même lui est fâché, c'est la fin des haricots. Mais je n'eus pas le temps de médire d'avantage sur ma situation que je me retrouvai littéralement balancée dans la chambre, et bientôt entourée de toute ma clique. Et ils n'avaient pas franchement l'air content. C'est la fête à la maison.
- Allez y, finis par lâcher en baissant les yeux.
Autant dire que je n'en menais pas large.
- Non mais qu'est ce qui t'as pris de disparaître comme ça sans rien dire ?attaqua sauvagement Tifa, les mains sur les hanches.
- Je suis vraiment désolée, murmurai-je, honteuse.
- Tu peux l'être, renchérit Cloud. On s'est tous fait du souci pour toi. La moindre des choses aurait été de nous prévenir, ou de nous appeler.
Je ne pouvais pas leur donner tort. J'avais disparu le vendredi après midi, et ne leur avais plus donné la moindre nouvelle dès lors. J'aurais dû. Je m'en voulais de les avoir inquiété.
- En fait, je me suis retrouvée chez Vincent, avouai-je en m'asseyant prudemment sur mon lit.
Cinq paires d'yeux ronds se posèrent sur moi. J'avais l'impression gênante de faire face à un aquarium.
- Attends, tu peux répéter, articula Elena en m'attrapant par les épaules.
Chose que je m'apprêtais à faire, mais Tifa ne m'en laissa pas le temps. Elle se posa violemment à côté de moi et me toisa durement.
- Et tu ne nous l'as même pas dit ?rugit elle, réellement très en colère à présent.
Je comprenais son inquiétude. Sa réaction était certes assez énorme, mais elle me faisait presque plaisir. Mes amis me passaient actuellement un sacré savon, et j'avais l'impression d'être dans un tribunal, mais c'était comme une preuve de leur amitié. Chose qui me fit sourire.
- Et ça te fait sourire en plus ?m'engueula carrément Reno en se rapprochant.
Sur le coup, j'eus presque envie de l'appeler papa.
- Laissez moi vous expliquer ce qu'il s'est passé, finis je par soupirer en voyant qu'ils ne démordraient pas.
- J'ai hâte d'entendre ça, ironisa Cecil.
Un instant j'en fus assez surprise. Le ton que prenait le quatrième année me laissait sans voix durant quelques secondes. Lui qui n'avait rien dit, il me jaugeait à présent presque plus durement que tous les autres. Et je ne m'en sentais pas peinée. Bien au contraire, cela me réchauffait. Ils s'étaient réellement tous inquiétés pour moi. Certes, c'était un peu stupide de sourire comme une débile dans un tel moment, mais je me sentais clairement incapable d'agir autrement.
Finalement, j'inspirai profondément avant de me lancer dans une explication claire et précise de mon week end, passant sous silence certaines choses trop personnelles. Et j'eus rapidement l'impression de résumer un épisode de télé réalité. Lorsque j'eus fini, je me permis un soupir satisfait, avant de reporter mon attention sur la réaction de mes amis. Chose qui me laissa hausser un sourcil.
- Alors là, ça change tout, murmura Elena, le regard dans le vague.
La blonde semblait traduire les pensées de tous les autres. En effet, ils me regardaient d'une manière plutôt étrange. Comme si ce fait était dérangeant.
- Comment ça ?m'étonnai-je alors.
- Enfin Yuffie, m'expliqua Reno. Tu es son élève !
J'ouvris de grands yeux lorsque Cloud hocha gravement la tête en se laissant tomber sur le tapis. Là, certaines choses ne tournaient plus rond.
- Mais enfin, c'est vous qui m'avez poussé dans ses bras !m'exclamai-je. Sans vous, je n'en serais pas là actuellement.
- On sait bien Yuffie, mais là...répliqua Tifa en se mordant la lèvre, à court d'arguments.
Tifa à court de mots était une chose tellement rare que je manquais d'écarquiller une nouvelle fois les yeux.
- En fait, on ne s'attendait pas franchement à ce que ça marche, finit Reno en secouant la tête.
- Pardon ?hoquetai-je.
Alors là, je ne comprenais carrément plus rien.
- Enfin, on parle de Mr Valentine !reprit le rouquin. Certes, il y avait une faible chance pour que les choses collent et qu'il tombe dans nos stupides plans d'adolescents, mais je crois qu'aucun de nous ne s'attendait à ce que ça marche aussi vite.
Charmant. Il y avait certains détails que j'avais du mal à saisir, mais je n'ouvris pas la bouche pour autant, les laissant finir.
- Alors, il va vraiment falloir que tu fasses attention, marmonna Elena en posant les mains sur mes épaules.
Il est clair que ce n'est pas une relation que l'on pourrait qualifier de normale, plaqua Cecil en secouant la tête. Devant la loi, c'est un délit. En un mot, vous n'avez pas le droit à l'erreur.
Le ton qu'employait le quatrième année me fit sourire. J'aimais bien l'air grave qu'il se donnait derrière ses airs de papa poule. C'était plutôt attachant. Et le pire était que je ne pouvais pas leur donner tort, une fois de plus. Ils avaient affreusement raison.
- Je vous jure de faire attention, chuchotai-je alors.
Pour seule réponse, je me pris une énorme tape sur l'épaule. Légèrement éberluée, je relevai les yeux vers un Reno mort de rire. Comme toujours, il avait une bien drôle de façon de me faire comprendre qu'il me pardonnait.
Grommelant rapidement, je saisis mon pyjama avant de bâiller. J'étais bien décidée à rattraper un peu mon sommeil de ce week end. Il fallait avouer que je n'avais pas beaucoup dormi. Mon bruyant bâillement arracha un rire à Elena, qui finalement m'emboîta le pas, bientôt rejointe par Tifa. La brune se saisit avec hargne de sa brosse à dent, alors que je me déshabillais mollement. Retirant d'un geste mon pantalon, je ne pus retenir un glapissement douloureux. Elena, autant surprise que moi, baissa les yeux vers mes jambes, avant de laisser tomber son dentifrice.
- Yuffie, articula-t-elle. C'est quoi...ça ?
Elle pointa du doigt deux grandes marques rouges sur l'arrière de mes cuisses. Et je pense sincèrement que j'aurais explosé de rire si cela ne m'était pas arrivé à moi.
- Ça doit être la moquette, soupirai-je en examinant les deux brûlures marquant mes jambes.
- La moquette ?répéta Tifa, sceptique. Quelle moquette ?
Gênée, je souris de toutes mes dents. A l'avenir, il allait falloir que l'on évite ce genre de débordement. Mine de rien, ça piquait un peu.
- C'est une longue histoire, finis-je par lâcher. Je vous déconseille fortement ce genre de fantaisie.
Elena éclata de rire alors que Tifa levait les yeux au ciel. Grillée à cause de la moquette.
ooo
Jour ? Mardi matin. Cours ? 2H de maths. Situation ? Désespérée. J'étais plantée devant le tableau du diable, un feutre entre les mains, et un système d'équations à trois inconnues sous le nez. J'avais connu mieux. Je n'osais pas un seul instant poser mes yeux autre part que sur ce foutu tableau, et par le plus grand des hasards, sur mon bien aimé prof de maths. Ce dernier me fusillait du regard depuis bien dix minutes, attendant que mes méninges de mollusque se décident à fonctionner. Ses prunelles flamboyantes me jaugeaient avec un tel mépris et un tel agacement que j'y aurais presque cru.
Mais comment voulait il que je me frotte à un truc pareil ? Il était complètement fou ou désespérément optimiste de me le donner à moi. Osant un énième regard dans sa direction, je tentai vainement de lui faire comprendre d'une quelconque manière que je n'y pouvais rien. Les bras croisé contre son torse, le regard glacial, il me laissa quelque peu déstabilisée. Retournant à mon équation, je fis la moue. Comme toujours, il allait falloir que je m'y colle. Gribouillant quelques chiffres de part et d'autre du tableau, me fiant à mon instinct tordu, je finis par trouver mes trois solutions. Solutions pour le moins...étranges.
- Qu'est ce donc que cette fantaisie !s'exclama Vincent. Que personne ne copie ce ramassis de fautes grotesques.
D'un geste souffle, il m'arracha le marqueur des mains en me gratifiant d'un regard à en faire pâlir la mort. Je n'en menais pas large dans mon coin de tableau, autant vous le dire.
- Si en plus il fallait que ce soit juste, marmonnai-je entre mes dents.
Vincent me fusilla du regard, et je me sentis mourir la seconde d'après. Cet homme était réellement terrifiant quand il le souhaitait. Mais je me sentais tout de même sincèrement attirée par lui. Même devant tout le monde, j'avais cette envie dévorante de le serrer entre mes petits bras de gamine. Je voulais fourrer mon visage dans ses longs cheveux noirs. Cette seule pensée me laissa rougir.
- Allez à votre place, et que je n'ai rien à vous dire, m'intima Vincent en corrigeant mes calculs.
Je ne me fis pas prier. Regagnant ma place au côté de Reno, je ne pus m'empeĉher de visser mon regard sur lui sans rien écouter de ce qu'il racontait. Le rouquin lui même ne tenta pas de me faire la conversation. Cela aurait de toute façon été chose inutile. Je ne voyais qu'un homme, et un seul, entre les murs de cette salle. Même une Jyhl en colère n'aurait pu me faire détourner le regard.
Finalement, la seconde sonnerie libératrice retentit, me ramenant à la réalité. Je secouai la tête et rangeai mes affaires avec une lenteur presque exagérée. C'était devenue une habitude de sortir de cette salle la dernière.
- On t'attend dehors, me glissa Reno en se dirigeant vers la porte.
Je hochai doucement la tête avant de lui emboîter lentement le pas. Sans prévenir, Tifa me passa devant, et poussa la porte lorsque tous les autres élèves furent dehors. Un sourire s'étira alors sur mon visage.
- Tu as décidé de me torturer encore plus à présent ?demandai-je à l'intention de Vincent en m'asseyant sur son bureau.
Ce dernier haussa un sourcil, et pinça une de mes mèches de cheveux entre ses doigts avant de la remettre en place.
- Il y a des choses que je me permet de faire pour simplement en cacher d'autres, m'expliqua-t-il sans même oser un sourire.
Secouant la tête, je lui saisis le menton à deux doigts.
- Moi aussi, chuchotai-je avant de poser mes lèvres contre sa mâchoire.
Posant une main derrière sa nuque, je manquai de tomber en arrière lorsque trois coups puissants retentir derrière la porte. Surprise comme jamais, je lâchai Vincent en une fraction de seconde alors que la porte s'ouvrait. J'eus à peine le temps de sauter du bureau et de me placer à une distance descente de mon prof qu'une jeune femme blonde faisait irruption dans la pièce. Mlle Ashe.
- Et donc c'est tout ce qu'il faut faire pour cet exercice, Monsieur ?m'empressai de dire en intimant du regard à Vincent de continuer.
- Oui, tout à fait, articula alors ce dernier.
Je sentis le regard de Mlle Ashe peser sur nous, suspicieux. Pourtant, elle se contenta de soupirer en baissant les yeux. Cela me fit étrangement de la peine de la voir réagir de la sorte. Peut être n'était elle pas dupe à notre bancale mis en scène.
- Je venais juste récupérer quelque chose, finit elle par soupirer en évitant le regard carmin de Vincent.
Profitant de ce moment d'inattention de la part du grand brun, je marmonnai un au revoir à peine audible avant de fuir à toutes jambes vers la sortie. Nous l'avions échappé belle. Mais curieusement, être surpris par Mlle Ashe me faisait un tout autre effet que de la peur. Certes, il y en avait un peu, mais pas que.
