Bonjour à tous,

Oui oui, je suis toujours vivante. Non je n'ai pas été enlevé par les extraterrestres. Desolé pour cette absence, mais normalement, je vais pouvoir écrire un peu plus régulièrement ces prochains temps =)

J'espère que vous aimerez ce chapitre, je me suis éclatée à l'écrire.

A tout de suite


La nuit tombait doucement dehors, les étoiles commençaient à apparaître dans le ciel tandis que la lune complètement ronde brillait doucement, éclairant le chemin devant Clarke.

Après avoir parlé avec Finn, après avoir sorti cette bombe, elle était partie – encore une fois – sans demander son reste. Elle avait vaqué tout l'après-midi sans savoir où elle allait, pour finalement se retrouver au cimetière, où était enterré son père. Elle avait regardé le jour lentement décliner, allongée sur la pierre tombale, dernière demeure de son père. Elle avait laissé les larmes couler le long de ses joues, sans même tenter de les retenir. Ce n'était pas des sanglots, simplement des regrets qui s'évacuaient doucement, pour la laisser plus légère.

Finalement, elle s'était relevée avec un soupir, et après un dernier soupir en direction de la photographie de son père qui trônait sur la pierre, elle tourna les talons pour chercher sa voiture.

Elle ne regrettait pas ce qu'elle avait fait, elle savait bien que c'était la seule décision censée qui restait mais cela ne l'empêchait pas d'avoir mal. Finn comptait tellement pour elle, mais Clarke refusait de souffrir encore pour lui, elle avait assez donné !

Une fois arrivée à la maison, elle se laissa tomber sur son canapé, vidée de toute énergie. C'était étrange quand même, elle avait l'habitude d'avoir des entraînements bien plus poussés, de vivre des journées de dingue mais rarement elle ne se sentait aussi fatiguée, alors qu'elle n'avait pratiquement rien fait de sa journée !

Son téléphone fit un son bref, signifiant un message. Clarke se leva en ronchonnant pour chercher son portable dans son sac. Un message de Raven, lui demandant si elle pouvait passer chez elle dans environ une demie heure, pour qu'elles mangent ensemble. Après lui avoir répondu par la positive, Clarke alla sur les réseaux sociaux, pour se changer les idées. Il ne fallut que 2 minutes avant qu'elle ne soit à nouveau dérangée par un message, d'un numéro inconnu :

? - Salut princesse. On doit se retrouver à quelle heure demain ?

Clarke fronça les sourcils mais ne mit même pas une minute avant de trouver à qui appartenait ce numéro.

C – Bellamy, je présume ?

B – Bien joué princesse. Alors ?

C – 14h30. Depuis quand le surnom ?

En souriant, Clarke alla dans la cuisine pour se servir à boire, les yeux fixés sur son téléphone.

B – Je sais pas, ça je va bien, je trouve =) Pas toi ?

En levant les yeux, Clarke alla s'asseoir à nouveau sur le canapé, posant ses pieds sur sa table basse.

C – Monsieur fait de l'humour à ce que je vois. Comment tu as eu mon numéro ?

B – C'est Kane qui me l'a donné. Ça te dérange ?

C – Oui, maintenant je vais devoir te supporter en vrai et par message

B – Ouch, bien envoyé. Ne t'inquiète pas, je ne te harcèlerai presque pas.

C – Quelle grandeur d'âme.

B – Tu as vu ? Je mériterai une médaille.

La sonnette de l'entrée résonna, sortant Clarke de ses méditation téléphonique. Avant même que Clarke ne puisse se lever pour aller ouvrir, Raven passa la tête par la porte en souriant.

- Je peux entrer ?

Clarke hocha la tête et fut bientôt rejointe par Raven, qui s'assit lourdement à ses côtés.

- Tu écrits à qui ?

- Bellamy, il me demande l'heure pour demain.

Raven lui flanqua un coup dans les côtes en ricanant.

- Quoi ? S'exclama Clarke en la regardant dans les yeux, les sourcils froncés.

Haussant les épaules, mais sans cesser de sourire, Raven s'écrasa contre le dossier du canapé, comme si elle était morte de fatigue. Clarke, afin de changer de sujet, lui posa des questions à propos de Wick, ce qui eut exactement l'effet escompté. Pendant plus d'une heure, elles parlèrent de ce déjeuner qu'ils avaient partagé ensemble, décortiquant faits et gestes du jeune homme, pour en arriver à la conclusion qu'il en pinçait pour Raven, ce qui ravit la jeune femme au plus haut point. En même temps, elle préparèrent à manger ensemble, avant de se mettre à table.

- Tu ne peux pas imaginer comme je suis heureuse ! C'est la première fois depuis si longtemps que je me sens comme ça avec quelqu'un, comme s'il n'y avait qu'une fin possible : Le bohneur.

En la prenant dans ses bras, Clarke se rendit compte que pour elle non plus, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas ressenti ce genre de chose.

- Si tu es heureuse, je crois que c'est le principal, Raven. Mais il va quand même falloir que tu me le présentes, que je te donne mon accord.

Elle continuèrent à en rire jusqu'à ce que Raven déclare être fatiguée et rentre chez elle.

Clarke était en train de terminer la vaisselle lorsqu'elle entendit encore un bruit venant de son téléphone. Essuyant ses mains savonneuses sur un torchon de cuisine qui avait connu des jours meilleurs, elle alla le chercher sur la table basse du salon. Elle avait un message de Bellamy :

B – Tu fais quoi ?

Elle sourit en voyant ce qui était écrit, même si elle ne comprenait pas pourquoi il lui écrivait.

C – Tu n'était pas censé ne pas me harceler ?

B – Arrête de faire ta princesse, princesse. Je m'ennuie, c'est tout.

C – Ennuie-toi sans m'ennuyer alors.

B – Tous aux abris ! La princesse sort les griffes.

C – Tu ne peux pas faire ton numéro de charme à une autre de tes victimes ?

B – Désolé de te décevoir mais elles étaient toutes consentantes. Et tu ne m'as pas répondu.

C – elles ont dû s'en mordre les doigts… Rien, je faisais la vaisselle.

B – Tu as une vie absolument trépidante.

En secouant la tête, tentant vainement de s'empêcher de sourire, Clarke alla se mettre en pyjama pour aller se coucher dans son lit, soulagée malgré la journée difficile.

il était presque l'heure quand Clarke arriva dans la salle, essoufflée et les cheveux en bataille, après s'être réveillée bien trop tard, ce qui était bien sûre complètement anormal pour elle. Bellamy était déjà là, en grande discussion avec le ministre qui organisait l'événement.

- Désolée du retard, dit-elle en arrivant vers eux, s'accordant une petite pause pour pouvoir souffler.

- Ne vous inquiétez pas, dit le ministre, un homme d'une cinquantaine d'années aux cheveux grisonnants. Il y a un petit vestiaire sur votre droite, vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin.

Les deux danseurs acquiescèrent et se dirigèrent vers le vestiaire pour y poser leurs affaires. Ils n'échangeaient pas un mot, préoccupés par des choses personnelles. Clarke prit sa tenue sur le cintre et alla se changer dans les toilettes, pour avoir un peu d'intimité.

Sa robe était noire. Une sorte de body avec un col en cœur lui enserrait le corps, tandis que la jupe était uniquement constituée de sorte de ficelle qui lui descendait sur les hauts des cuisses, de sorte que l'entier des jambes étaient visible. Si la robe était très simple en sois, une touche d'originalité avait été rajoutée grâce aux strass qui montaient le long de sa poitrine. Elle laissa ses cheveux pendre librement sur ses épaules.

En sortant de la salle, elle retrouva Bellamy qui était déjà changé. Il portait la même tenue que celle de la soirée au bar avec sa sœur, sauf qu'il avait rajouté à l'ensemble une chemise grise, qui était ouverte sur son corps. Aucuns des deux ne portaient de chaussures.

Le jeune homme l'observa de haut en bas, un sourcil relevé avant de sortir l'un de ses sourires mystérieux dont il avait le secret.

- Ça te va très bien, dit-il finalement.

Les gens qui passaient devant eux, pressés, permirent à Clarke une distraction pour ne pas laisser son nouveau partenaire le plaisir de la voir rougir.

- Merci, bredouilla-t-elle en se maudissant d'être aussi bête. Que lui arrivait-elle ? Bon, reprit-elle en secouant la tête pour se remettre les esprits en place, on y va ?

Bellamy acquiesça et la suivit à travers le dédale de couloir qui les mena jusqu'au parterre qui leur servirait de piste de danse pour l'occasion. Leur échauffement se passa en silence, tandis que Clarke prenait plaisir à observer ce qui se passait dans la salle.

Une multitude de personne courrait partout afin de préparer la salle, portant tantôt des chaises ou des caisses noires, sûrement remplies d'objets. Un homme au milieu de la salle, apparemment le responsable, criait des ordres à toutes personnes qui se trouvaient désœuvrées. Les pauvres étaient couvertes de sueur et soufflaient comme si elles venaient de vivre un marathon.

Une main qui se posait sur son épaule fit sursauter Clarke, qui se retourna brusquement, pour voir Bellamy qui l'observait en fronçant les sourcils.

- Est-ce que ça va ? Demanda-t-il finalement.

- O-oui, dit-elle troublée. Désolée, j'étais perdue dans mes pensées. Bon, il serait tant qu'on s'y mette, tu ne crois pas ?

Encore une fois, Bellamy se contenta de hocher la tête et se plaça où il devait être, mais continua de scruter la jeune femme qui lui faisait place, qui déjà était perdue dans l'univers de la danse.

Pendant les trois heures suivantes, ils s'entraînèrent presque sans arrêt, seulement pour aller boire quelques gorgées à leur bouteille d'eau. Tous les deux étaient habitués à vivre ce genre de rythme et ne s'en plaignaient pas. Toutefois, Clarke fut bien contente lorsque Bellamy déclara que cela suffisait pour le moment, qu'il ne voyait pas ce qu'ils pouvaient encore améliorer. Dehors, les rayons du soleil déclinait doucement pour laisser place à une douce lueur de début de soirée. La salle était toujours en effervescence, tandis que plusieurs personnes terminaient les décorations de la salle. Le ministre se dirigeait vers eux à grand pas, le visage rouge, montrant que lui aussi courrait partout pour finir de préparer cet événement.

- Je vois que vous avez terminé ? Demanda-t-il en s'approchant d'eux, la sueur gouttant sur son visage, ce qui dégoutta quelque peu Clarke.

- Oui, répondit Bellamy, je crois que c'est suffisant pour aujourd'hui. À quelle heure devons-nous venir ici demain ?

Le ministre, les mains appuyés sur ses genoux pour tenter de reprendre son souffle ne répondit pas tout de suite. Clarke lança un regard à Bellamy et vit que comme elle, il semblait près à exploser de rire par cette image du ministre tentant désespérément de respirer normalement.

- Oui, reprit finalement le ministre en les regardant, euh… la soirée commence à 18h, et vous devez dansez entre 19h et 20h, entre l'entrée et le plat principal et juste avant le dessert – que, bien-sûre, vous pourrez manger gratuitement – donc venez à l'heure que vous voulez, il faut juste que vous soyez prêt à l'heure. Tenez, rajouta-t-il en tendant deux cartes, voici vos badges qui vous donnera l'accès à la salle. Ne les oubliez pas !

Les deux danseurs remercièrent l'homme et reprirent la direction du vestiaire en riant.

- Tu as vu, on aurait dit que c'était lui qui venait de passer trois heures à s'entraîner et pas nous, ria Clarke en buvant à sa bouteille d'eau.

- C'est sûr, le pauvre aurait besoin d'un peu d'entraînement. Cela ne lui a pas fait de mal finalement.

Ils se changèrent tout en continuant à blaguer ensemble, puis sortirent de la salle de spectacle. Ils s'arrêtèrent devant la voiture de Clarke.

- Bon, on se dit rendez-vous à 17h45 demain alors ?

La question de Bellamy coupa un silence qui s'installait entre eux et qui progressivement devenait gênant.

- Oui, oui, fit Clarke un peu trop rapidement. Oui, ce serait parfais. Bon, hé bien, passe une bonne soirée alors.

- Oui, toi aussi, répondit Bellamy, qui paraissait autant troublé que Clarke. Il finit pas s'éloigner pour rejoindre sa voiture, en lui adressant un dernier signe pour vlui dire au revoir. Clarke le regarda disparaître au loin.

….

Idiot. Mais vraiment ! C'était les mots qui tournaient dans la tête de Bellamy depuis qu'il avait quitté Clarke devant cette salle de spectacle. Il avait réagi de manière idiote, était passé pour un crétin fini devant elle.

Mais seulement, voilà, depuis qu'il la connaissait, il se sentait idiot. Il se souvenait encore la première fois qu'il l'avait rencontrée dans la salle de danse. Elle avait semblé tellement surprise de le voir là, puis l'avait détaillé de manière très précise, comme on détaille un objet que l'on souhaite acheter. Ils avaient vraiment mal commencé tous les deux. Il l'avait trouvée tellement prétentieuse, il avait sans cesse cette impression qu'elle le regardait de haut, ce qui était quand même un exemple puisqu'elle était bien plus petite que lui.

Et puis il l'avait aperçue dans le bar où il travaillait. Elle parlait avec une autre fille, son total opposé, une noiraude qui semblait plus bagarreuse qu'elle, il s'était donc approché d'elles pour les écouter quand il les avait entendu parler d'un homme apparemment qu'elle n'aimait pas du tout. Il ne lui avait pas fallu deux minutes avant de comprendre que c'était de lui que la jeune femme parlait. S'il avait réagi de manière ironique, il n'en restait pas moins qu'il s'était quand même senti blessé au fond de lui, de la façon dont Clarke le voyait.

Heureusement, ils avaient pu mettre les choses à plat le lendemain, et il avait découvert une femme très sensible, qui cachait une évidente tristesse derrière un masque de force qui était sur le point de s'effondrer, il le sentait bien. Et quand ils dansaient… la danse avait toujours fait partie de son univers et lorsqu'il dansait avec… Enfin, avec sa partenaire, il se sentait bien. Mais là, avec Clarke, c'était carrément plus fort. C'était comme s'ils formaient deux partie d'un corps qui se retrouvaient et se cherchaient pour s'unir à travers la danse. Quelque chose d'inexplicable qui le rendait à la fois fou de joie mais qui faisait tellement peur aussi…

Sans même avoir vu le chemin qu'il venait de parcourir, Bellamy se retrouva chez lui. Il habitait dans un appartement, avec un jardin, au centre-ville. Cela faisait 4 ans qu'il y habitait, avec sa petite sœur. Celle-ci, ne gagnant pas suffisamment bien sa vie pour pouvoir se permettre de se prendre un appartement, comptait les jours qui lui restaient avant d'être complètement autonome. Pourtant, cela ne dérangeai pas Bellamy de pouvoir encore s'occuper d'Octavia, tant il en avait l'habitude.

- Y'a quelqu'un, cria-t-il en ouvrant la porte d'entrée, le courrier dans les mains.

Un bonjour résonna à travers l'appartement, et Bellamy devina qu'il provenait de la chambre d'Octavia, tout au fond. Il s'y dirigea rapidement, posant la paperasse remplie de facture sur la tavle basse du salon.

- Salut toi, dit-il en passant la tête dans l'ouverture de la porte de la chambre de sa sœur. Octavia, allongée sur le ventre sur son lit, se retourna pour lui adresser un sourire.

- Salut frérot. Tu rentres tôt, je pensais que tu en aurais pour plus de temps.

En venant la rejoindre, le jeune homme posa un rapide baiser sur la tête de sa sœur.

- Je pensais aussi, mais on avait fini, cela ne servait à rien de continuer à s'entraîner. Tu as fait quoi aujourd'hui ?

- Je suis sortie avec Maya faire les magasins. J'ai super faim, on mange quoi ?

- Lasagne au four, ça te va ?

La jeune fille se leva d'un bond, entraînant son frère dans la cuisine en criant comme une enfant.

- Super !

20 minutes plus tard, Bellamy mettait le plat au four, alors qu'Octavia était assise sur le comptoir de la cuisine, les jambes pendant dans le vide.

- Et avec Clarke, ça se passe bien ?

Le jeune homme, occupé à faire la vaisselle, leva brusquement la tête vers sa sœur pour la regarder.

- Pourquoi tu me poses cette question ?

Se maudissant à l'instant même pour la sécheresse de sa question, Bellamy sentit le rouge lui monter aux joues.

- Pour rien, répondit Octavia en observant méticuleusement son frère. Je me demandais, c'est tout. Et c'est à quelle heure demain ?

- J'ai rendez-vous à 17h30, mais on dansera vers 19h. Tu seras là ?

- Tu sais bien que je ne raterais ça pour rien au monde, dit Octavia en enlaçant son frère par derrière. Je suis impatiente d'y être !

Tous les deux mangèrent en riant.

B – Tu est prête princesse ?

Clarke, en voyant ce message commença à sourire doucement. Son sac était prêt, il ne lui restait plus qu'à prendre sa veste et aller chercher sa voiture.

C – Prête ! Soit pas en retard !

B – Et c'est elle qui ose dire ça !

Riant doucement, la jeune femme ferma la porte de sa maison pour aller sur le parking.

Les deux danseurs arrivèrent au même moment sur le parking de la salle de spectacle et entrèrent ensemble dans la pièce, montrant leur badge aux vigiles qui hochèrent la tête en les laissant passer. Une fois dans la salle, Clarke s'arrêta, ébahie devant le spectacle qui s'offrait à elle.

La salle était décorée dans les tons bleus et argentés. Et bien qu'ils aient été présents le jour d'avant, la décoration avait bien changée. Sur les tables, des nappes bleus claires étaient étalées, avec posés dessus, une multitude de service argenté qui brillait. Sur les coins de la salle se trouvait des buffets où déjà la nourriture était posée. Les serveurs étaient déjà présents et habillés de noir et bleu pour l'occasion, s'agitant pour tout finaliser.

- C'est beau non ? Fit Bellamy en bousculant Clarke pour qu'elle sorte de sa béatitude.

- Oui, murmura-t-elle, avant de reprendre ses esprits et le suivre jusqu'au vestiaire.

Une fois changés, ils rejoignirent les invités qui commençaient à arriver.

- Qui va venir te voir ? Demanda Clarke pour meubler la discussion.

- Ma sœur, c'est tout. Et toi ?

- Raven, peut-être ma mère mais je n'en suis pas complètement sûre.

Ils étaient tous les deux assis vers le bar, un verre de soda à la main. Clarke avait revêtu un peignoir foncé pour ne dévoiler sa tenue qu'à la dernière minute et portait des boots qui lui tenait chaud aux chevilles. Quant à Bellamy, il avait quand même fermé sa chemise, au grand bonheur de Clarke qui avait bien du mal à se concentrer quand elle était ouverte, et portait des baskets. Mais ils continuaient à jurer avec les autres invités, qui étaient tous bien habillé.

- Tu sais, continua Clarke, en continuant à parcourir la salle pour trouver Raven, tu ne m'as toujours pas donné plus d'informations pour nos danses dans ton bar.

- C'est vrai, répondit le jeune homme, occupé à scruter son verre. Pour le moment, je n'ai pas encore donné de dates, mais je pensais en faire une dans 2 semaines, le vendredi soir. Si ça te va, bien-sût !

Clarke releva la tête pour lui sourire.

- Ça me va.

Un mouvement dans la veste de Clarke la fit sursauter, cassant le bref instant où leur regard s'était croisé. Il s'agissait d'un message de sa mère :

A – Ma chérie, il y a une urgence à l'hôpital, je dois y aller. Excuse-moi, je t'aime fort.

En soupirant, Clarke ferma les yeux. Ça ne l'étonna même pas, ce n'était pas la première fois que sa mère annulait à la dernière minute, mais cela ne l'empêchait pas de ressentir une pointe de tristesse au fond de son cœur.

- Tout va bien ?

- C'est ma mère, elle ne viendra pas. Ce n'est pas grave, ajouta-t-elle précipitamment en voyant le regard de Bellamy, il y avait une urgence à l'hôpital, elle était obligée d'y rester.

Mais le jeune homme continua à la regarder avec un air triste sur le visage, avant de poser sa main sur son avant-bras.

- Hello Clarke, s'exclamèrent deux voix parfaitement à l'unisson dans leur dos.

Raven et Octavia arrivèrent ensembles, mortes de rire en voyant la tête de la jeune femme qui les regardait s'avancer vers elle.

- Bonjour quand même, grommela Bellamy en se levant du siège pour embrasser sa sœur.

Une fois les embrassades terminées, les deux danseurs prirent congé pour aller se préparer, leur prestation avançant à grand pas.

- Bonne chance, crièrent encore une fois les deux brunes avant d'aller s'asseoir à leur place, très proche de l'estrade.

Clarke commença à ressentir le petit stress habituel qui l'envahissait avant chaque prestation, mais qui, elle le savait, lui était toujours bénéfique.

- Pas trop stressée, demanda Bellamy, comme s'il lisait dans ses pensées.

- Un peu, mais ça va, dit-elle. Et toi ?

- Bof, presque pas.

Ils entendirent le maire commencer un discours, remerciant les invités d'être présent ce soir-là. Il termina en leur parlant de la surprise qu'il leur avait promis, c'est-à-dire, une prestation de danse. Clarke enleva son peignoir, ses chaussure, alors que Bellamy faisait de même et déboutonnait sa chemise, tandis que Clarke faisait tout pour ne pas le regarder trop longtemps.

Le rideau tomba et un tonnerre d'applaudissement emplit la salle, tandis que les danseurs se mettaient en place pour la première danse.

La musique commença et Clarke oublia instantanément ses doutes et ses peurs qui l'envahissaient depuis quelque temps. Elle oublia ses problèmes avec Finn et se concentra uniquement sur Bellamy, qui lui offrit son sourire tout le temps de leur prestation. Leur mouvement était si harmonique, si simple qu'elle en oublia même que tant de gens l'observaient, elle oublia la raison qui l'avait fait changer de partenaire, simplement heureuse d'être là avec Bellamy. Comme-ci tout cela avait dû se passer comme ça, uniquement comme ça…

elle se réveilla quelque temps après, face à son publique qui criait face à elle, debout derrière leur chaise, applaudissant à tout rompre. Bellamy prit la main de Clarke et ils saluèrent avant de quitter la pièce en courant. Une fois dans les coulisses, la jeune femme se tourna vers Bellamy et éclata de joie, sautant à son cou sans même réfléchir aux conséquences de son acte, simplement heureuse des quelques minutes qu'ils avaient partagés ensemble.

- Mon dieu, s'écria-t-elle, c'était simplement incroyable !

Bellamy ne répondit rien mais la serra plus fort contre lui, la soulevant de terre pour la faire tourner dans les airs, riant aux éclats. La posant à terre, Clarke vit qu'il souriait comme jamais et semblait aussi heureux qu'elle. Et d'ailleurs, elle n'arrivait pas à expliquer cette joie intense. Oui, ils avait bien dansé, mais elle ne s'était jamais sentie aussi libre avec Finn. Mais elle refusait de penser à lui et reporta son intention sur Bellamy qui la fixait toujours intensément.

Son cœur commença à battre de plus en plus fort, s'emballant dans sa poitrine. Elle n'avait qu'une seule envie, d'approcher encore plus de lui, ce qui la surprenait complètement. Mais apparemment, elle n'était pas la seule, car lui se rapprocha vraiment d'elle, posant ses mains sur son visage et se penchant en avant.

- Bravo les enfants !

Le rêve se brisa en un instant, alors que le ministre se dandinait pour les rejoindre, poussant tout le monde sur son passage. Le couple se sépara rapidement, gêné par la situation, rougissant mais souriant. Alors qu'ils discutaient ensemble de la prochaine prestation, Clarke jeta un regard à Bellamy qui souriait encore mais qui avait les joues un peu rose. En souriant, elle reporta son attention sur le ministre.

La suite du repas ne permit pas les deux jeunes gens de se retrouver, alors qu'ils étaient envahis de gens qui demandaient des photos avec eux, ou simplement venait les féliciter. Finalement. Ils réussirent à s'asseoir devant une assiette, accompagnés de Raven et Octavia, qui pépiaient comme des folles, les deux ayant apparemment bu un verre de trop.

- Oui, Raven, c'était fantastique, répondit Clarke avec patience pour la 4ème fois à la même question de son amie. Tu sais quoi ? Il va être temps que l'on y aille, on doit bientôt redanser. Excuses-nous les filles. Tu viens Bellamy ?

Celui-ci la suivit de bonne grâce en empoignant sa main.

- Tu viens de me sauver de ces filles. La prochaine fois, rappelle moi de ne plus jamais laisser ces deux-là ensemble quand elles ont trop bu. Elles sont infernales.

- Tu l'as dit. Elles se sont bien trouvées.

Ils entendirent d'un coup le ministre demander l'attention de la salle.

- Zut, s'exclama Clarke, il faut qu'on y aille.

Ils coururent dans la salle, pour parvenir jusqu'à l'estrade.

Cette fois-ci, la danse fut très différente, remplie de tension et de sentiments. Chaque regard qu'ils échangeaient étaient emplis de promesses, de peur et de joie. Les contacts étaient électriques et le silence dans la salle total, comme si même le publique retenait son souffle. La sensualité qui s'échappait des deux corps qui bougeaient en rythme parfait agissait de façon presque hypnotique sur le public.

La dernière pose, les faisant terminer couché l'un sur l'autre arriva bientôt et Clarke ferma les yeux en entendant le publique se déchaîner une fois de plus. Sa respiration se cala sur celle de Bellamy et ils se regardèrent longuement sans oser bouger, de peur de gâcher une nouvelle fois cet instant. Mais ils durent s'y résoudre et Bellamy lui tendit la main pour l'aider à se relever. Il garda la néanmoins alors que le ministre les rejoignait sur la salle pour les remercier. Ils durent tous les deux dire un mot et finirent par quitter la salle.

Clarke devant, un peu perdu, marchait lentement sans même faire attention si Bellamy la suivait. Tout à coup, sans comprendre ce qui se passait, une main la saisit par la bras pour la faire se retourner brusquement. Elle se retrouva dans les bras d'un homme et sans surprise, reconnut Bellamy qui posa ses lèvres sur les siennes.

Sans même oser respirer, elle se laissa faire, ses mains simplement posée contre le torse du jeune homme, lui rendant son baiser, sans faire attention aux gens qui tournaient autour d'eux. Finalement, ils se séparèrent pour se retrouver face à face sans rien oser dire, respirant rapidement l'un comme l'autre, les mains de Bellamy toujours posées sur le bras de Clarke.

- Désolé, finit-il par souffler, de façon presque inaudible. J-je n'aurais pas dû agir de manière aussi rapide, je n'ai juste pas réfléchi.

En levant la tête, Clarke vit qu'il souriait.

- Je ne m'en plains pas, ne t'inquiète pas, souffla-t-elle aussi doucement que lui.

- Clarke ?

Cette voix provenait de derrière Clarke. Bellamy ferma les yeux en riant tout doucement.

- Décidément, on ne pourra pas être tranquille une seule minute.

Riant elle aussi, Clarke se détourna pour se figer aussitôt.

Finn, toujours avec ses béquilles, se dirigeait vers avec difficulté.

- Finn ? S'écria-t-elle, surprise de le voir là. Mais qu'est ce que tu fais là ?

- Il fallait que je te parle.

Il s'arrêta face à eux et toisa Bellamy en le regardant de haut en bas.

Clarke sentant l'incident poindre le nez, fit rapidement les présentations.

- Je m'en fiche, la coupa durement Finn. J'ai des choses plus importantes à te dire.

- Hé, s'interposa Bellamy en avançant d'un pas. Tu n'es pas obligé de lui parler comme ça !

- Je t'interdis de lui parler, siffla avec méchanceté Finn en direction de son rival.

Abasourdie, Clarke commença à reprendre ses esprits, consciente que la scène qui se jouait devant elle était complètement irrationnelle.

- Finn, siffla-t-elle aussi. Arrête, ça en devient ridicule.

- Moi, ridicule ? Coupa Finn en reportant son attention sur la jeune femme. Alors tu seras heureuse d'apprendre que ton nouvel petit ami nous a balancé à la presse. Ouais, continua-t-il face à la tête incrédule de Clarke, il a été tout leur dire par rapport à Ce qui s'est passé, quand on est allé au cinéma quand on était ado. Ce qui s'est passé avec le mec qui t'avais agressé, celui que j'ai…

il ne put finir sa phrase et souffla un grand coup avant de lancer un regard assassin à Bellamy.

- Un journaliste m'a appelé, continua-t-il. Il m'a dit qu'un certain monsieur Blake avait donné des informations concernant cette affaire et m'a demandé si je voulais rajouter quelque chose. Demain, tout sortira dans la presse, Clarke !

La jeune femme sentit son monde autour d'elle exploser, alors que le secret qu'ils protégeaient depuis tant d'années venait de voler en éclat.


Voilà voilà. Je vous avez prévenu que tout n'allait pas être rose. Hé bien, qu'en avez-vous penser ?

A bientôt j'espère, ne soyez pas avare de reviews, ça me motive vraiment à écrire quand j'en reçois.

Je vous embrasse très fort

P.S. (spoil !)

Vous avez vu le dernier épisode ? Qu'en avez vous pensé ?

Personnelement, je trouve que si Clarke pardonne Lexa aussi rapidement, c'est vraiment n'importe quoi. Après tout, elle n'a toujours pas pardonné à sa mère et ça fait bien plus longtemps !

Pour Bellamy, ça me fait de la peine pour lui, mais je ne m'en fais pas, il redeviendra rapidement celui qu'on adore !

A bientôt