Hello à tous ! Me revoilà après plusieurs semaines de retard (Oui, bon je crois que vous commencez à avoir l'habitude non ? Non ? Bon alors toutes mes excuses pour ce retard), pendant lesquelles j'ai enfin pu partir un peu et me reposer, et surtout écrire. Voici donc un chapitre un peu plus chaud, qui j'espère vous plaira =)
Bonne lecture !
Après une semaine d'entraînements intensifs, Bellamy s'effondra dans son canapé, vidé de toute son énergie. C'était comme si il n'avait jamais pu s'asseoir une seule seconde depuis lundi, comme s'il avait dansé sans reprendre son souffle. Et d'une certaine manière, c'était vrai.
Pour rattraper son retard, il faisait bien plus d'heures de que les autres, avait des entraînements bien spécifiques qui le laissait entièrement lessivé. Mais il ne s'en plaignait pas, car c'était la première fois depuis bien longtemps qu'il se sentait aussi bien, comme si ses poumons se remplissaient enfin d'air après une noyade sans fin, comme un aveugle qui retrouve le soleil.
Et malgré ses craintes, il s'entendait bien avec le reste de la troupe, qui l'avait bien accueillit, particulièrement Murphy, avec qui il s'était trouvé beaucoup de points communs. Jasper et Monty aussi, bien qu'ils n'aient pas manqué de le menacer de lui casser la gueule s'il refaisait souffrir Clarke. La seule avec qui il avait plus de difficulté – mis à part la principale concernée bien entendu – était Maya, qui était particulièrement proche de la jeune femme. Mais malgré tout, il sentait qu'elle faisait des efforts pour ne pas le condamner tout de suite et apprendre avant à le connaître.
Et à sa grande surprise, la cohabitation avec Clarke ne s'avérait pas si difficile qui ça, même s'ils se parlaient peu, préférant garder leur distance tant que s'était possible. En réalité, elle se contentait de l'ignorer dès qu'elle le pouvait, et restait courtoise quand ils s'entraînaient ensemble. En résumé, tout allait pour le mieux.
Mais dans un coin de sa tête, Bellamy ne pouvait s'empêcher de repenser à cette première danse qu'ils avaient mise au point au début de la semaine, celle qui se finissait par un baiser. Car même s'ils l'avaient refaites à de nombreuses reprises, et qu'elle avait tenté de rester tout à fait impassible, le contact de ses lèvres contre les siennes, cette envie qu'elle lui avait communiqué, refusait de s'effacer de l'esprit de Bellamy. Il en était sûr, tous les deux avaient ressenti quelque chose au moment précis où leurs lèvres s'étaient jointes, il n'avait pas pu s'imaginer cela. Mais aucun des deux n'en avaient soufflé mot, se contentant de faire comme si tout cela n'avait jamais existé.
Lorsque son téléphone sonna, Bellamy se leva péniblement, traînant des pieds jusqu'à son sac pour extirper son portable, où le numéro de Murphy s'affichait.
- Salut, dit-il en souriant, retrouvant un semblant d'énergie.
- Tu fais quelque chose ce soir ? Demanda le jeune homme, oubliant les civilités.
Réfléchissant une seconde, Bellamy finit par répondre par la négative.
- Super ! Reprit Murphy. Il y a une soirée au Grounder, ça te dit de venir avec moi ?
Sans hésiter une seconde, Bellamy accepta, heureux de pouvoir sortir se changer les idées. Et puis, il ne dansait pas le lendemain, alors il pouvait bien s'accorder une soirée de débauche, non ?
...
Stressée, Clarke sonna à la porte, remit sa robe en place, recoiffa ses cheveux une dernière fois, en essayant de faire abstraction de son coeur qui battait à la chamade.
Elle avait rendez-vous chez Finn, devant enfin faire la connaissance de la petite amie de celui-ci, et cela la stressait énormément, car elle ne savait pas ce que cette dernière savait au sujet des anciens amants. Était-elle au courant de leur ancienne relation ou Finn la lui avait cachée ? Détestait-elle déjà Clarke dans le cas où elle était au courant de tout ? Toutes ces questions donnaient le tournis à la jeune femme, qui avait le ventre noué et les jambes tremblantes, menaçant de la faire tomber.
Lorsque la porte s'ouvrit, Clarke crut qu'elle allait mourir et faillit prendre ses jambes à son cou pour s'enfuir rapidement de cette situation critique.
- Salut Clarke ! S'écria Finn en lui faisant la bise. Entre, fait comme chez toi.
c'était la première fois qu'elle remettait les pieds dans cet appartement depuis la dernière fois qu'il l'avait appelée à cause de ses cauchemars. Ensuite, elle avait mis un terme à cette relation. Tous ces événements semblaient appartenir à un autre siècle, comme si elle ne les avait pas vraiment vécus.
Finn la précéda dans le couloir et l'amena jusqu'à sa cuisine, où une jeune femme leur tournait le dos, occupée à regarder le contenant d'une marmite. En entendant du bruit, elle se retourna et lança un regard à la nouvelle arrivante. Finn vint se placer à ses côtés, enlaçant la taille de son bras.
- Echo, je te présente Clarke.
...
Deux bières s'entrechoquèrent, laissant couler la mousse qui souillèrent les doigts de ceux qui les tenaient. Battant frénétiquement sa main dans le but de la faire tomber, Bellamy parcourut du regard la salle dans laquelle il se trouvait avec Murphy, cherchant une potentielle conquête avec qui parler, et peut-être même finir la soirée. En réalité, c'était surtout son acolyte qui le poussait à cette recherche, lui aussi observant avec grande intention, fronçant ses sourcils en apercevant une jeune fille brune qui lui fit un clin d'oeil.
- C'est pour nous ça ! S'écria-t-il en poussant Bellamy du coude, faisant un signe vers la brune et son amie, une fille à la peau matte et aux cheveux noirs de jais.
Cette dernière offrit un regard timide à Bellamy, rougissant lorsqu'il lui sourit.
Elle était jolie, à n'en pas douter, le genre de fille simple, accompagnée comme lui d'un ami qui cherchait de la compagnie.
Sans attendre l'approbation de Bellamy, Murphy le tira par la manche pour le mener à l'autre bout de la salle, où il s'adossa contre la table des deux jeunes femmes, leur offrant à boire.
Une heure plus tard, tous les 4 étaient bien éméchés, ayant enchaînés bière sur bière. Murphy et celle qui s'appelait Ontari avaient disparus sans que Bellamy ne les aient vu s'éclipser. Il restait donc seul avec la jeune femme, du nom de Clara. l'alcool dans le sang de celle-ci inhibait complètement sa timidité, et elle affichait désormais une attitude des plus aguicheuses, penchée en avant de façon à dévoiler son décolleté.
- Alors, comme ça tu es danseur ? La danse, c'est teeellement sexy ! S'extasia-t-elle en allongeant ses mots de façon appuyée, les yeux au ciel.
Le jeune homme acquiesça poliment mais en réalité, la situation n'était plus aussi amusante qu'au début, elle semblait même devenir de plus en plus grotesque à mesure que les verres se vidaient. Cette fille ne savait apparemment plus du tout ce qu'elle faisait, et semblait complètement paumée, tentant de le draguer de façon si lourde que ça en devenait même gênant.
- Tu pourrais me montrer, continua-t-elle en attrapant le devant de sa chemise pour l'attirer à elle.
Se dégageant doucement pour ne pas la brusquer, Bellamy regarda autour de lui pour essayer d'apercevoir Murphy, pour lui tordre le cou de préférence !
Comprenant que son charme ne faisait pas du tout effet, Clara essaya de se redresser pour tenter de garder le peu de dignité qu'il lui restait, mais son taux d'alcoolémie devait être si élevé qu'elle se contenta de tituber dangereusement, jusqu'à ce que Bellamy ne la rattrape, la stabilisant.
- Attention, dit-il en lui souriant. Je pense que tu as assez bu pour ce soir.
- Je suis ridicule, pleurnicha Clara en s'accrochant à lui, gémissante et tremblante. Tu dois me trouver repoussante.
En soupirant, Bellamy la cala contre lui pour la soutenir, réfléchissant aux options qui se présentaient à lui : La laisser ici en espérant que sa copine revienne rapidement, ou la ramener chez elle avec un taxi. Mais dans ce dernier cas, devait-il prévenir Ontari qu'ils s'en allaient ? De toute évidence, elle semblait s'en ficher complètement puisqu'elle avait disparu sans s'inquiéter de son amie.
- Il vaut mieux rentrer te mettre au lit, dit-il gentiment, en sortant son téléphone pour appeler un taxi.
Lui-même n'avait pas particulièrement envie de rentrer chez lui, il préférait rester ici.
Une fois l'adresse donnée, et le taxi déjà payé – et le portefeuille vide – Bellamy regarda le taxi dans lequel se trouvait Clara disparaître dans la nuit, se demandant pourquoi il avait agi ainsi, pourquoi il n'avait pas profiter de cette ouverture pour rentrer avec quelqu'un. Clara était attirante, il la trouvait totalement à son goût. Alors pourquoi n'avait-il pas accepter la proposition ?
Haussant les épaules, il alla commander une bière. qu'il descendit rapidement, avant d'en reprendre une autre, perdu dans ses pensées.
...
Le dîner se déroulait dans une ambiance tendue, Echo se révéla plutôt antipathique à la présence de Clarke, répondant par mono syllabe, claquant sa langue contre son palais pour bien lui faire comprendre qu'elle ne l'aimait pas. Tentant désespérément de rester polie pour Finn, qui semblait ne pas se rendre compte de ce qui se passait, Clarke essayait de s'intéresser à la jeune femme. Ainsi elle apprit qu'elle avait fait un tour du monde, et qu'elle rentrait à peine.
- Et comment vous êtes-vous rencontré ? Demanda la blonde en leur servant un nouveau verre de vin.
- Un soir, des amis nous ont présentés, dit Finn en souriant à Echo, qui resta de glace.
Haussant un sourcil, Clarke essaya de se souvenir depuis quand exactement cette relation durait, mais elle n'en avait aucune idée. En fait, à part quand il le lui avait dit dans le studio de danse, peu avant qu'il se blesse, elle n'avait aucune idée de cette relation. Mais, en y réfléchissant, ce n'était pas si étonnant. Finn ne parlait jamais de ses relations, car il savait que Clarke pouvait se révéler jalouse.
Et aujourd'hui, ce n'était pas de la jalousie qui s'installait progressivement dans la poitrine de la blonde, mais un sentiment de gêne et d'incohérence, sans qu'elle sache exactement d'où ça venait.
- Et sinon, tu fais quoi dans la vie ? Reprit-elle en tentant de comble le vide qui les écrasait.
Mais Echo ne lui était d'aucune d'aide, puisqu'à aucun moment elle n'avait tenté de briser la glace.
- Je danse aussi, mais en ce moment, j'ai arrêté pour prendre du temps pour moi.
Au moins avaient-elles un point commun !
- Tu danses en couple ou plutôt seule ?
- Je dansais en couple, mais plus pour le moment. Nous avons arrêté notre partenariat.
- Oh.
Cette histoire faisait douloureusement écho à celle de Clarke et Finn, qui n'osait pas se regarder. La jeune femme, qui sentait que la tension s'intensifiait de plus en plus, tenta de changer de sujet, et se détourna vers Finn.
- Et ton médecin t'a dit quand tu pourras retirer ton plâtre ? Demanda-t-elle en désignant les béquilles qui se trouvaient à même le sol, aux côtés du jeune homme.
- Dans deux semaines, se réjouit ce dernier, un grand sourire éclairant son visage. Après je commencerais la rééducation, j'espère pouvoir recommencer les entraînements dans un mois.
Écho poussa un gros soupir, comme si la situation l'énervait.
- On sait avec qui tu vas t'entraîner…
Même si ces paroles ne devaient de toute évidence être entendue de personne, Echo ne faisant aucun effort pour être discrète, si bien que Clarke le perçut très bien, se sentant immédiatement touchée. Elle loucha sur sa voisine de table, sans rien dire.
L'histoire ce serait certainement arrêtée là, si Echo n'avait pas levé un sourcil dans une attitude de défis, comme pour dire à Clarke : « alors, qu'est ce que tu vas faire ? T'écraser comme l'insecte que tu es ? » accompagné d'un soupir méprisant.
- Qu'est-ce que tu as dit ? Demanda Clarke en redressant le menton pour la regarder de haut.
Il s'agissait là d'une question d'honneur. Pas question de laisser cette pseudo-danseuse s'en prendre à elle sans rien dire.
- J'ai dit : On sait très bien avec qui il va s'entraîner, et ce qui va se passer, je peux l'imaginer !
Le regard de Finn passait d'une femme à l'autre, ne sachant où se mettre.
- Et tu insinues quoi là ? Que je suis une fille facile ? S'emporta Clarke, prête à se lever pour laisser sa rage sortir.
Elle avait vaguement conscience que sa réaction était disproportionnée, mais Echo l'avait cherchée toute la soirée, et elle n'y tenait plus.
- Donc tu n'es pas totalement blonde, apparemment quelques neurones ont réussit à survivre dans le désert de ton cerveau.
Estomaquée, Clarke s'en retrouva sans voix, et lança un regard à Finn pour qu'il calme le choses. Mais lui même semblait avoir perdu le contrôle de la situation, puisqu'il se contenta de secouer la tête.
- Non mais t'es sérieuse, d'où tu te permets de me traiter comme ça ! Tu me connais pas, tu sais pas qui je suis, alors ferme-la !
- T'inquiète, on connaît tous ton histoire avec Finn, on sait tous que tu t'es tapée Bellamy Blake, ça va on sait que tu couches avec tout ce qui bouge. Mais je vais te le dire, ma vieille, c'est finit maintenant, tu touches mon mec, je te jures que je t'arrache tes extensions.
Les mains sur les hanches, la regardant de haut, Echo faisait face à Clarke, qui se leva elle aussi pour se retrouver à sa hauteur. Elle allait lui faire voir, à cette espèce de cruche !
Mais avant que les choses ne dégénèrent réellement, Finn se leva précipitamment pour se mettre entre les deux, empoignant Clarke par le bras pour la retenir.
- Ok les filles. Je crois qu'il est temps de mettre un terme à ce dîner. Viens Clarke.
Sans attendre la moindre réponse d'une part ou l'autre, il tira son ancienne partenaire vers la porte d'entrée, lançant un regard d'avertissement à Echo, pour qu'elle se tienne tranquille. Cette dernière ricanait, se rasseyant en regardant sa rivale disparaître dans l'encadrement de la porte.
- Non mais ça va pas dans ta tête ! S'exclama Finn à voix basse alors qu'ils arrivaient dans l'entrée. Pourquoi tu l'agresses comme ça ?
Abasourdie, Clarke s'arrêta et le regarda, la bouche ouverte.
- T'es pas sérieux ? C'est elle qui m'a cherchée. Tu t'attendais à quoi ? Que je la laisse faire en la remerciant ? Mais t'as perdu la tête !
- Bien-sur que non, mais tu penses bien que la situation est difficile pour elle, tu aurais pu faire un effort !
Incapable d'en entendre d'avantage, Clarke sortit de la maison, sans prendre la peine de refermer la porte derrière elle, ignorant superbement Finn qui s'égosillait dans son dos, gagnant sa voiture pour démarrer sans un regard derrière elle.
...
Titubant dans les rues, Bellamy essayait de se rappeler par quelle ruelle rentrer chez lui, à quelle intersection tourner. Dans son sang, l'alcool tournait comme une toupie, troublant sa vision, et brouillant ses sens. Oui, le dernier verre avait largement été de trop. Mais il avait décidé que ce soir-là, il avait le droit d'oublier, de faire comme si il n'était qu'un jeune homme qui sortait faire la fête, de n'être qu'un simple mortel. Et puis, il devait avouer que cette sensation d'oubli, de moiteur et trouble qui s'emparait de lui n'était pas si désagréable. Son esprit avait cessé de fonctionner, et seul quelques réflexes lui permettaient d'être encore debout. Depuis combien de temps ne s'était-il pas senti aussi bien ? Il l'ignorait.
Murphy et Ontari n'avait pas réapparu, Bellamy avait finalement décidé de quitter ce bar, sachant qu'il ne pouvait tout de même pas se permettre de franchir certaines limites. Et puis, il en avait eu assez d'éconduire ces filles autant bourrée que lui qui lui faisaient du charme. Chacune d'entre elles le dégoûtaient, et à chaque fois, il ne pouvait s'empêcher de les comparer à Clarke.
Clarke. Son esprit ne cessait de revenir à lui, désordonné et peu clair, mais cela était sans importance. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il était agréable de revoir son image derrière ses yeux, de ressentir comme une pression quand il se revoyait poser ses lèvres sur les siennes, comme s'il la tenait contre lui. C'était la seule chose à laquelle il s'autorisait à penser ce soir : Les bons moments passés avec elle.
« Cette rue ne me dit rien du tout... » Pensa-t-il tout à coup, et il eut envie de glousser en comprenant qu'il était totalement perdu. Il ne savait pas du tout où il se trouvait, et pour tout avouer, il trouvait cela ironique.
Une porte de voiture qui se claque avec colère le fit sursauter, et son cerveau protesta fermement contre ce bruit qui fit naître quelques étoiles devant ces yeux. « Doucement ! »
- Bellamy ?
La voix n'était pas totalement inconnue, et le jeune homme pensa rêver, voir un ange qui apparaissait devant lui. l'alcool devait lui jouer des tours, parce qu'il savait très bien qu'il était complètement impossible de voir Clarke devant lui.
La Clarke de son imagination portait une robe verte, cintrée à la taille, qui lui descendait au dessus du genou. Malgré ses talons, elle restait quand même plus petite que lui, bien que seuls quelques centimètres ne les séparaient. Ses cheveux pendaient sur le côtés, en petites ondulations. Mais la chose qui captiva le plus Bellamy fut ses yeux, qui le fixait intensément. Elle était si belle !
- Mais qu'est ce que tu fais ici ?
Elle s'approchait de lui aussi rapidement que ses chaussures le lui permettaient, tenant un petit sac contre elle. Le vent faisait virevolter ses mèches blondes. En arrivant face à lui, elle s'arrêta et fronça ses magnifiques sourcils.
- Tu as bu ? Sérieux Bellamy, tu n'as rien de mieux à faire que te bourrer la gueule ?
La colère semblait avoir pris possession d'elle, et Bellamy ne trouva cela que plus intéressant. Qu'est ce qu'elle était sexy quand elle sortait les griffes ?
Comprenant que le jeune homme avait légèrement perdu le contrôle de la situation, Clarke soupira et le prit par la main.
- Ok, viens avec moi, je vais t'appeler un taxi.
Elle le mena jusqu'à une entrée, qu'il reconnut comme étant chez elle. Comment avait-il atterrit ici au juste ? Sa maison à lui ne se trouvait pas du tout de ce côté de la ville…
Alors qu'elle cherchait sa clé dans son sac, Bellamy prit son temps pour l'observer. Cette fille avait quelque chose qu'il n'arrivait pas à expliquer, quelque chose qui dépassait son physique de rêve. Parce que des belles filles, il en avait vu des centaines, il devait l'avouer, mais aucune d'entre elles n'avaient fait battre son cœur comme Clarke. C'était peut-être son caractère, le genre de fille qui ne se laissait pas faire, mais qui cachait des failles impressionnantes. Tout en elle n'était fait que de contraste : Tant de force qui cachait une faiblesse immense, du courage et de la peur qui n'arrivaient à se dissocier.
Quand elle réussit enfin à ouvrir sa porte, elle lui jeta un coup d'oeil avant de s'effacer pour le laisser entrer.
- Merci, murmura-t-il si doucement qu'il ne fut pas sûr qu'elle ait entendu.
l'alcool commençait gentiment à redescendre, si bien qu'il parvenait enfin à marcher à peu près droit. Mais son esprit lui, restait complètement embrumé.
C'est pour cela, que sans comprendre comment cela arrivait, il se retrouva avec Clarke dans ses bras, une mine hébétée sur le visage. Du pied, il ferma la porte et observa la jeune femme dans ses bras. Cette dernière ne fit rien pour se dégager de l'étau qui la serrait, et semblait prise de court. Et la seule chose que Bellamy voulait pour le moment, c'était l'embrasser.
Alors il le fit, parce qu'il ne voyait pas du tout pourquoi c'était une si mauvaise idée. Il savait qu'elle avait des sentiments pour lui, sinon elle ne réagirait pas comme ça. Il savait aussi que lui, il l'aimait. Et deux personnes qui ressentaient ce genre de choses, n'avaient-elles pas le droit de s'embrasser.
Il baissa donc sa tête et captura ses lèvres contre les siennes, pressant son corps un peu plus contre celui, délicieux, de la jeune femme. Elle était si douce, si menue par rapport à lui ! Les mains de la jeune femme se posèrent légèrement contre son torse, et Bellamy fut sûr qu'elle sentait son coeur battre à la chamade, comme s'il voulait sortir de sa poitrine pour retrouver celui de Clarke. Un gémissement sortit de sa gorge lorsqu'elle entre-ouvrit sa bouche pour approfondir ce baiser. Incapable de se retenir, Bellamy la plaqua contre la porte d'entrée, pour pouvoir la sentir encore plus proche de lui.
Alors qu'il la souleva, elle vint accrocher ses jambes autour de sa taille, et sa robe se releva sur ses cuisses, révélant sa peau lisse et blanche, ce qui eut pour effet de faire tomber les quelques dernières neurones de Bellamy.
- Bellamy, gémit-t-elle en versant sa tête sur le côté, afin qu'il dépose des baisers sur sa gorge, sentant le sang qui pulsait contre ses lèvres. Il sentait une fine odeur de vin, et il devina qu'elle-même avait bu aussi, bien que beaucoup moins que lui !
l'alcool avait désinhiber tous les filtres qu'il avait mis en place, qui l'empêchaient de faire des conneries avec Clarke. Mais voilà, désormais toutes les vannes étaient ouvertes, et Bellamy avait envie de tout lui dire, de lui ouvrir son coeur et bien plus encore.
Posant son front contre celui de Clarke, il respira son parfum, s'imprégnant de son odeur pour ne pas l'oublier.
- Clarke, murmura-t-il, les yeux toujours fermés. Il faut que je te dise quelque chose…
En ouvrant les paupières, il vit qu'elle le regardait aussi, ses grands yeux si doux, qui le couvrait avec… Avec ce qui semblait être de l'amour ? Elle posa sa main sur sa nuque, caressant la naissance de ses cheveux.
- Oui ?
Elle avait refermé les yeux, comme si la seule chose qu'elle attendait, était d'entendre la vérité.
- Clarke, je…
Il avait failli, il lui avait presque expliqué toute la situation. Mais il ne pouvait pas. Alors à la place, il lui avoua un autre secret, celui qui ne ferait souffrir qu'une seule personne, lui même.
- Clarke, je t'aime.
Elle avait perdu le contrôle, elle se laissait faire. La seule chose qui comptait, c'était le corps de Bellamy contre le sien, son odeur qui l'enivrait, et ses lèvres sur les siennes. Jusqu'à ce coup de massue qu'il lui lançait à l'instant.
Il l'aimait ? Mais alors pourquoi tous secrets ? Abasourdie, Clarke ouvrit les yeux et le regarda. Lui refusait de la voir, refusait de bouger. Une larme perlait sur le coin de son œil. Sans trop comprendre ce qu'elle faisait, Clarke le repoussa, et alors qu'elle se retrouva sur ses pieds, elle s'éloigna un peu, en tentant de reprendre ses esprits. Bellamy avait posé son bras sur la porte et lui tournait le dos.
- Tu m'aimes ?! Demanda-t-elle en fronçant les sourcils, la bouche légèrement ouverte. Mais comment tu peux me dire un truc pareil alors que tu t'es amusé à me détruire.
En soupirant, Bellamy se retourna et lui fit face, acceptant de la regarder. La jeune femme fut surprise en voyant la lueur dans ses yeux, comme s'il était épuisé, qu'un poids énorme pesait sur ses épaules jusqu'à l'écraser.
- Je ne peux pas tout te dire. Crois-moi Clarke, tu n'as pas toutes les pièces du puzzle, et je peux pas te les donner.
- Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ?! Cria tout à coup Clarke, sortant de ses gongs.
Bellamy regardait partout sauf vers elle, et elle vit d'un coup ses poings qui se serraient, ses jointures qui devenaient blanches.
- Crois-moi, si je le pouvais, je te raconterais tout. Mais si je le fais, je risquerais de briser tellement de personnes, et de te briser toi ! Et ça je ne peux pas me le permettre !
Il criait lui aussi, se laissait enfin aller. Il se rapprochait de plus en plus d'elle, jusqu'à être juste devant elle, leur nez se touchant presque.
- Je t'aime Clarke, et ces sentiments me tuent. Mais je n'ai pas choisi, c'est comme ça ! J'essaie de t'épargner, j'essaie d'épargner Octavia et
Mais il se tut d'un coup, ayant laissé sa colère prendre le dessus. Il en avait trop dit.
Et ça expliquait beaucoup de choses ! Octavia était tellement importante pour lui, Clarke pouvait comprendre qu'il ne pouvait pas se permettre de lui faire du mal.
- Bellamy, dit-elle doucement en posant sa main sur le bras du jeune homme. J'ai besoin d'être seule pour réfléchir, et je crois que tu devrais te calmer. Nous avons tous les deux bu, et nos mots – et nos actions – risques de dépasser nos pensées. Je vais t'appeler un taxi.
Elle était ferme, décidée à faire le point elle-même sur cette affaire. Bellamy ferma les yeux mais capitula.
- Tu as peut-être raison, souffla-t-il si bas que la jeune femme eut du mal à le comprendre.
Il s'éloigna un peu et Clarke l'entendit parler tout bas, puis comprit qu'il appelait un taxi. lorsqu'il revint, il la regarda, et d'un geste doux qui fit frémir Clarke, il remit une mèche de cheveux en place.
- Je vais attendre dehors.
Acquiesçant sans rien dire, la jeune femme regardait par terre, ne sachant pas trop quelle réaction avoir.
- Oh, et Clarke ? L'interpella-t-il. Il n'y a qu'une seule chose que je peux te dire : Je ne t'ai jamais balancé à la presse, je ne connaissais même pas cette histoire. Mais je n'ai pas eu d'autre choix.
Puis il sortit dans attendre de réponse.
Alors, qu'en avez-vous pensé ? Avez-vous compris le fin mot de l'histoire ?
En tout cas, cela fait maintenant plusieurs mois que je vous fais mariner pour apprendre la vérité. Hé bien sachez que vous allez l'apprendre dans le prochain chapitre !
Alors, lâchez les comms, dîtes-moi ce que vous en pensez, donnez-moi vos idées, ce que vous aimeriez voir dans le prochain chapitre.
Et en attendant, je vous fais pleins de bisous.
P.S. J'ai changé l'image de couverture, vous l'aimez ?
Réponse à la review :
* May : Un énorme merci pour ta review qui m'a fait chaud au coeur, tu peux pas imaginer ! Ce que tu me dis me fait trop plaisir =) Et c'est grâce à ce genre de message que j'ai envie de continuer d'écrire, alors j'espère que tu aimeras ce chapitre. Pleins de bisous !
Love
