Bonjour bonjour ! Comment allez-vous ?
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre 16, j'espère qu'il vous plaira ;)
- Il t'a vraiment dit ça ? S'exclama Raven en ouvrant de gros yeux, sa tasse de café en apesanteur devant sa bouche, comme si elle l'avait oubliée.
En soupirant face à sa frustration, Clarke fixait son verre de vin. Elle avait invité sa meilleure amie pour pouvoir vider son sac après les déclarations de Bellamy parce que son esprit était complètement embrouillé.
- Non mais il t'a dit que ce n'était pas lui ? Qu'il n'avait pas eu le choix ? Mais alors pourquoi il a avoué ?
- Je ne sais pas Raven, cette histoire commence à me taper sur les nerfs. Et puis, ça me ramène au point de départ : Qui a tout balancé ?
Sa tête semblait si lourde que Clarke ne put la retenir, et elle se coucha presque sur la table. Une migraine persistante lui compressait le cerveau depuis ce matin, et elle n'avait presque pas dormi de la nuit. Une fois Bellamy parti, elle était simplement restée là, comme si ses pensées ne parvenaient plus, comme si plus rien ne fonctionnait en elle. Puis elle s'était couchée, essayant simplement de faire le tri dans ses pensées, sans y parvenir. Une fois réveillée, en désespoir de cause, elle avait appelé Raven, mais en vain. Car la jeune femme ne l'avait pas vraiment aidée, elle semblait juste choquée.
- Non mais franchement, tu y crois toi ? Peut-être qu'il veut te protéger ! C'est terriblement romantique !
Les étoiles semblaient danser dans les yeux de Raven tant elle était contente.
- Me protéger ? En me mentant comme ça ? Si c'est le cas, ce n'est pas franchement une réussite.
- Mais dans tous les cas, ça veut dire qu'il ne te déteste pas, et sûrement qu'il t'aime plus que bien.
Raven dansait presque maintenant, s'imaginant sûrement une scène digne d'une comédie romantique.
- Arrête de rêver ma grande, je ne vois pas comment quelque chose pourrait se passer entre nous avec notre passé.
Elle se leva pour faire les 100 pas devant son amie qui la regardait faire, sans rien dire. Finalement la blonde cessa de marcher pour se retourner vers la fenêtre, regardant au loin.
- Cette histoire est en train de me miner… Il va falloir que je tire ça au clair avant longtemps…
Penchant sa tête sur le côté, Raven se leva et prit son amie dans les bras.
- Oh ma chérie, mais tu sais que je suis là moi ! Et je serais toujours là, au moindre problème.
Dans les bras de Raven, Clarke laissa une goutte tomber le long de joue, relâchant le stress de ces derniers mois.
...
Au Grounder, les clients se bousculaient au bar, criant leur commande sans réellement se préoccuper de savoir si quelqu'un les entendait, riant avec leurs amis. Bellamy, dans sa tenue de serveur, tentait de garder le rythme, jonglant entre les verres, les bouteilles et les shakers, comptant mentalement la monnaie, et triant les billets qu'on lui donnait. Il n'avait pas retravaillé au bar depuis l'incident avec Clarke et il lui semblait qu'il avait perdu la main. Néanmoins, il était très content de retrouver certain de ses collègues, avec qui il s'entendait extrêmement bien. Et puis, il voulait économiser un peu, juste au cas où…
Un groupe particulièrement bruyant lui fit tourner la tête, et son cœur rata un battement en reconnaissant sa troupe de danse de Dracula. Bien-sûr, il avait entendu qu'ils voulaient sortir ce soir tous ensemble, une idée lancée par Jasper. Mais lui avait décliné l'offre, prétextant une fatigue extrême, ne voulant pas leur avouer qu'il travaillait comme barman le soir.
Puis il la vit, Clarke, qui rentrait la dernière, fermant la porte derrière elle, la tête baissée, de sorte qu'elle ne le vit pas. Il en profita pour l'observer à la dérobée, oubliant totalement les clients qui s'impatientaient.
Elle était belle, comme toujours, mais aujourd'hui, quelque chose de spécial se dégageait d'elle, quelque chose qui attirait Bellamy comme un aimant. Il voulait tout simplement s'approcher d'elle, la prendre dans ses bras, poser son menton dans ses cheveux qu'elle avait laissé défaits, et sentir son odeur. Il voulait sentir leurs deux cœurs battre dans une synchronisation parfaite. Mais il ne fit rien d'abord parce qu'il était sûr qu'elle l'aurait rejeté, et ensuite parce qu'il n'osait pas.
Ils n'avaient pas reparlé depuis leur entrevue chez Clarke, il y avait de cela presque une semaine, s'étaient contentés de rapports purement professionnels, mais néanmoins amicaux. Le fait qu'elle ne le rejette pas totalement lui avait fait chaud au cœur, mais il savait qu'elle aurait besoin de temps pour pouvoir faire le tri dans sa tête, et peut-être même comprendre tout ce qui se passait autour d'elle.
- Hé oh ! Je vous ai demandé une bière…
Tournant la tête pour regarder le client qui le fixait durement, Bellamy reprit ses esprits. Il était là pour travailler, pas pour laisser son esprit vagabonder vers une belle blonde, aussi magnifique soit-elle. Une fois le verre rempli du liquide demandé, il l'offrit au client pour se faire pardonner, qui partit en grommelant.
- Bellamy ! S'exclama une voix qu'il reconnut sans mal.
Maya s'approchait de lui, et il put voir dans ses prunelles une lueur qui indiquait que le groupe avait déjà consommé suffisamment d'alcool pour être joyeux.
- Salut, souffla-t-il, peut-être dans l'espoir qu'elle le laisse tranquille.
- Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu ne devais pas être fatigué ?
Le reste du groupe les rejoignit et Bellamy put entendre son prénom être prononcé un certain nombre de fois.
- Hum, en fait je travaille ici.
Un mouvement lui fit tourner la tête et il vit Clarke qui les rejoignait doucement, en le regardant.
- Mais comment ça se fait ? Je veux dire, pourquoi tu as besoin de travailler. Tu es danseur, c'est ça ton travail ? Demanda Jasper en s'accoudant au bar, titubant légèrement.
Avant que Bellamy n'ait pu dire quoi que ce soit pour se défendre, un voix s'éleva, cristalline, et lui coupa parole.
- Rien ne l'empêche d'avoir deux travail, Jasper. Tu es complètement saoul, tu devrais te taire.
L'intéressé marmonna quelques paroles incompréhensibles, qui se perdirent dans le brouhaha constant du bar. Bellamy fixa son regard sur Clarke, qui le regardait lui aussi. Il se demandait pourquoi elle prenait sa défense, pourquoi elle réagissait comme cela.
- Bah c'est super ! S'écria Murphy. Tu vas pouvoir nous offrir des verres. Garçon, une bière ! Fanfaronna-t-il tout joyeux, ricanant dans sa barbe.
Les autres se bousculèrent en demandant leur boisson, et ils finirent par s'éloigner pour trouver une place. Clarke, lui lançant un dernier regard, finit par suivre le mouvement et alla s'installer à côté de Maya et de Wells. Ce dernier mit son bras autour des épaules de la jeune femme pour la serrer plus contre lui, comme s'il déclarait qu'elle lui appartenait, ce qui eut pour simple effet d'énerver Bellamy, au point qu'il réussit à faire tomber un verre à terre.
Jurant, il se dépêcha de tout ramasser, sous les yeux étonnés de ses collègues. Il savait bien pourtant qu'il n'avait pas de raison de s'énerver, car Wells n'était pas intéressé par Clarke, et qu'ils étaient juste amis. Leur rôle respectif de fiancé dans la comédie les avait tout simplement énormément rapproché, révélant une amitié très forte. Mais lorsque Bellamy devait les voir s'embrasser, même pour les besoins du spectacle, un sentiment de jalousie s'emparait de lui, au point qu'il voyait presque trouble.
Et il les voyait aujourd'hui, tous ensemble à rire, et lui obligé à travailler sans pouvoir participer. Il se sentait mis de côté, différent, et ça lui faisait bien plus mal qu'il ne voulait bien l'admettre.
- Bellamy, tu te sens d'attaque pour danser ce soir ? Demanda son chef, en s'approchant rapidement.
Bien-sûr, il avait continué à danser de temps en temps pour le bar qui l'employait, bien que plus rarement, laissant souvent sa place à sa sœur et son partenaire – et petit ami – Lincoln. Mais il devait avouer que ce genre de petit spectacle lui avait manqué, il aimait la promiscuité qu'il réussissait à partager avec son publique. Ce genre de moment était un instant de calme, de répit qu'il appréciait. Alors forcément, il accepta.
- Oui, bien-sûr.
- Va te changer alors.
Le jeune homme sortit donc du bar et se dirigea vers les vestiaires sans prêter attention à ce qui se passait autour de lui.
- Alors comme ça tu nous racontes des conneries ? Demanda une voix sur sa droite, qui le fit presque sursauter.
Clarke, accoudée au mur l'observait sans rien dire, sans sourire. Pour autant, elle ne semblait pas particulièrement fâchée.
- Des conneries ? Demanda Bellamy en levant un sourcil.
- Bah oui, tu nous as dit que tu étais fatigué, et que c'est pour ça que tu ne voulais pas venir avec nous.
Elle le suivit alors qu'il entrait dans les vestiaires, en défaisant son tablier noir, qu'il posa sur une tablette en face de lui. Tout en ouvrant son casier, il regardait la jeune femme, qui s'était assisse sur un des banc derrière lui.
- Ce n'était pas complètement un mensonge. Et puis, je ne voulais pas vraiment qu'ils sachent que je travaillais.
- Pourquoi ?
Arrêtant son geste, laissant sa main tenant sa chemise en apesanteur dans l'air, Bellamy prit son temps pour réfléchir.
- Je ne sais pas trop, finit-il par avouer d'une petite voix. Sûrement parce que je me dis que je dois être le seul de la troupe à avoir besoin d'un deuxième salaire pour vivre.
- Tu es aussi le seul qui s'occupe de sa petite sœur, qui n'a jamais eu besoin que ses parents l'aident à payer leur facture, je me trompe ?
Ahuris d'entendre ça, Bellamy se retourna vers elle. Elle était bien plus attentive qu'il ne l'avait cru au début.
- Peut-être. Mais de toute manière je n'ai plus besoin de m'occuper d'Octavia, elle se gère seule maintenant.
- Et ça va mieux entre vous d'ailleurs ? Demanda-t-elle, puis en voyant que Bellamy ne voyait pas de quoi elle parlait, elle continua : Tu m'as dit que vous vous étiez disputé.
Le jeune homme retira son t-shirt pour enfiler la chemise qu'il mettait pour danser, sentant le regard de Clarke sur lui, sur son dos dénudé, tout en lui expliquant que les choses s'amélioraient avec sa sœur. Elle l'avait appelée quelques jours auparavant, simplement pour discuter et lui demander comment les choses allaient pour lui. Il avait bon espoir que tout redevienne comme avant rapidement.
- Tu vas danser ? Sembla réaliser la blonde alors qu'il enlevait ses chaussures et ses chaussettes.
Il la regarda en lui lançant un petit sourire en coin.
- Pourquoi est-ce que tu crois que je me change ? Pour te laisser te rincer l'œil ?
Elle leva les yeux au ciel, mais son petit sourire ne put échapper au regard du jeune homme.
- Je vais te laisser te préparer alors.
Se levant rapidement, elle lui lança un dernier regard avant de quitter les vestiaires sans rien dire d'autre.
...
- Mesdames et messieurs ! Merci d'être présents ce soir. j'espère que votre soirée se passe bien. Ce soir, je vous propose un petit spectacle. Je vous prie de faire un tonnerre d'applaudissement pour notre danseur, Bellamy Blake !
La lumière s'alluma sur la piste et le danseur se retrouva ébloui, clignant des yeux, attendant la musique. Puis, une note résonna, et les gens dans la salle retinrent leur souffle.
See those birds going across the sky. Three thousand miles they fly.
How do they know which way to go? Somehow they always seem to know
Alors qu'il commençait à danser, il tentait d'apercevoir des visages particuliers, peut-être un éclat bleu, une ondulation blonde… mais la seule chose qu'il réussit à voir fut une grimace de Murphy. Pourtant il s'en fichait, à ce moment-là, il se sentait chez lui et bien.
Cause it's not right, I'm magnetised. To somebody that don't feel it
Love paralyzed, she's never gonna need me. But sure as the world keeps the moon in the sky
She'll keep me hanging on
She keeps me hanging on
Ses yeux se fermèrent d'eux-mêmes, guidés par l'intuition certaine qu'il devait se retrouver seul pour être lui-même, cesser d'être le pantin de quelqu'un d'autre, tiré par les ficelles de la peur, chacun de ses gestes se mouvant dans l'espoir que l'avenir s'éclaircisse et que les nuages noirs qui obscurcissaient toute sa vie s'en aille aussi rapidement qu'ils étaient arrivés.
See the couple lying on the bus. Falling asleep with so much trust
I wish I had a chance to let them know : Their love is like a flower in the snow
Mais comme toujours, il n'eut pas d'autre choix que de se réveiller, et en ouvrant les yeux, ce fut comme si le public n'existait plus, qu'une ombre avait été jeté dessus. La seule lumière qui persistait, c'était une jeune femme assisse et qui le regardait, les yeux ouverts, perturbés, presque tristes. Leurs regards s'accrochèrent, et ce fut comme un dialogue muet :
« Est-ce que tu le crois vraiment ? Que je ne t'aime pas et que je t'utilise ? » Semblait-elle demander sans que ses lèvres ne bougent.
« Oui, tu ne m'aimes pas. Ou ta haine dépasse ton amour »
If it's just pheromones then that may be
I wish you had a little pheromones for me
I wish you had a little pheromones for me
Elle se leva, invisible aux yeux des autres, et elle tendit la main, qu'il attrapa, sentant une pulsation jaillirent, accélérant la cadence de son propre cœur, pour qu'ils puissent battre en harmonie.
« Tu n'as aucune idée de ce que je peux ressentir pour toi. D'ailleurs, moi-même je ne sais pas ce que je ressens. »
« Je veux juste pouvoir te montrer ce que tu pourrais ressentir, ce qu'on pourrait vivre tous les deux »
Elle sembla accepter sa proposition et haussa les épaules, dégageant ses cheveux sur le côté, délicatement.
North to south, white to black
When you love someone that don't love you back
Ils commencèrent à danser ensemble, comme les premières fois, alors qu'ils faisaient leur représentation de danse, et ce fut comme si rien de toute cette histoire ne s'était réellement passé. Et l'espace d'une fraction de seconde, Bellamy eut l'impression que leur histoire était possible, qu'il n'y avait pas cet obstacle insurmontable entre eux. Il ne restait qu'elle et lui, et la danse. Tout simplement.
Yeah it's not right, I'm magnetised
To somebody that don't feel it
Love paralyzed, she's never gonna need me
But sure as the world keeps the moon in the sky
She'll keep me hanging on
Mais en ouvrant les yeux, le rêve cessa, tout s'écroula comme du verre qui se brise. Il était seul sur scène, avec les lumières braquées sur lui, et un publique qui l'applaudissait. Mais rien de cela n'avait de l'importance puisque Clarke se trouvait toujours dans ce même publique et que leur danse n'avait été qu'un simple rêve imaginé par le jeune homme. Elle ne l'avait jamais rejoint, ils n'avaient pas dansé ensemble, cette conversation n'avait jamais existé. Jamais.
...
Il était tard, et le vent soufflait fort dehors, les feuilles qui commençaient à jaunir sur les arbres se détachaient une à une, tourbillonnant dans l'air. Clarke les regardait, assise sur un petit rebord, pas trop loin du parking. Malgré sa veste posée sur ses épaules, son corps tremblait légèrement sous la brise automnale. En fermant les yeux, la jeune femme essaya de se concentrer pour calmer son mal de tête, consciente que le mojito qu'elle venait de terminer avait été le verre de trop. Le groupe avait été tellement bruyant qu'elle avait ressentit le besoin de s'éloigner d'eux, alors elle était sortie prendre l'air un petit moment. Minuit était passé et le besoin de rentrer chez elle commençait à se faire sentir, surtout à cause de cette fatigue persistante.
Une ombre la frôla et elle sentit une présence derrière elle.
- Je peux ? Demanda une voix masculine qu'elle reconnut facilement.
- Tu as déjà fini ton service, Bellamy ? Dit-elle sans répondre.
Il prit sa question pour un oui et s'assit à ses côtés.
- J'ai une pose d'une demie-heure, je venais prendre l'air. Et quand je t'ai vu toute seule, je me suis dit que le groupe en avait marre de toi, et qu'il t'avait éjectée, et que tu aurais besoin de réconfort.
Clarke le regarda de travers, mais vit dans ses yeux qu'il rigolait. Elle secoua la tête en fermant les yeux, faisant tanguer le monde autour d'elle.
- Ooh… Gémit-elle en mettant ses mains sur sa tête. Non, je crois que j'avais besoin d'air.
- Je vois ça, fit Bellamy en s'approchant d'elle. Tu veux que je t'apporte un verre d'eau ?
Il était déjà prêt à se lever, comme un véritable chevalier servant !
- Non, ça ira, répondit Clarke en lui souriant. Dis-moi, tu avais l'air très concentré pendant ta danse. À quoi tu pensais ?
- A toi.
Surprise par cette réponse franche, Clarke le regarda une seconde avant de détourner le regard, ne sachant pas quoi lui dire.
- Je me rappelais juste nos première danse, avoua Bellamy, en fixant l'horizon devant lui. À quel point j'aimais danser avec toi. Et à quel point j'aimerais retrouver cette proximité entre nous, pendant que l'on danse. Même dans Dracula, je n'arrive pas à retrouver totalement ce sentiment. Ça me rend triste.
Il avait dit tout cela rapidement, comme s'il avait honte de parler tout haut et que la jeune femme comprenne ses sentiments.
- Moi aussi, murmura-t-elle après une seconde de silence.
Bellamy la regarda, surpris.
- J'aimais bien danser avec toi, c'était naturel.
Le visage de la jeune femme tourna au rouge, mais ses cheveux cachèrent cette preuve de son mal-être à Bellamy.
- Parle-moi de ta partenaire, demanda-t-elle finalement pour faire taire le silence insupportable qui s'installait entre eux.
Il prit son temps pour réfléchir, et un sourire triste vint s'afficher sur son visage.
- On se connaît depuis presque toujours… Elle a été un véritable pilier pour moi quand me mère est morte et que j'ai dû m'occuper d'Octavia. Sans elle, je n'y serais jamais parvenu. C'était comme si elle connaissait chaque parcelle de mon cerveau, chacun des deux étaient capables de terminer les phrases de l'autre, et nous nous faisions une confiance aveugle. D'ailleurs, elle connaissait chacun de mes secrets.
- Vous étiez amant ?
Si la question choqua Bellamy, il n'en dit rien, se contentant d'hausser les épaules.
- En quelque sorte. Au début non, elle n'était rien d'autre qu'une amie. Mais quand ma mère est morte, elle a apporté beaucoup de réconfort. On a essayé d'être officiellement en couple, mais elle avait, comment dire ? Du mal, avec la fidélité ? Oui, on peut dire ça. Alors au bout d'un moment, j'ai rompu avec elle, mais on a continué notre « relation particulière » - si tu vois ce que je veux dire. Mais ce n'était plus pareil entre nous, on s'était fait beaucoup de mal. Alors il y a un an environ, elle a décidé de partir pour voyager, alors nous avons arrêté notre partenariat. c'était dur mais nécessaire.
- Et tu n'as jamais regretté de ne plus danser avec elle ?
Cette conversation passionnait Clarke, qui se sentait désormais plus proche de lui. Ils avaient tellement de point commun. Lui aussi avait perdu un parent, et sa relation avec sa partenaire ressemblait légèrement à celle qu'elle avait eu avec Finn.
- Oui au début. Et puis j'ai dansé un peu avec ma sœur, pour le bar, puis avec toi. Et j'ai compris que je n'avais pas besoin de danser exclusivement avec elle pour être heureux, contrairement à ce que je pensais avant. Ça m'a retiré un grand poids du cœur. Mais c'est vrai que je regrette parfois notre relation d'avant, quand nous étions juste des enfants.
Ils étaient silencieux, simplement assis l'un à côté de l'autre. Un coup de vent fit frissonner violemment la jeune femme, qui resserra sa veste autour d'elle, sans pouvoir complètement stopper ses tremblements.
- Attend, murmura Bellamy en retirant sa propre veste. Tiens, je ne voudrais pas que tu tombes malade.
- Merci, chuchota la blonde, de peur de détruire ce moment qu'ils partageaient.
Ils étaient désormais si proche l'un de l'autre que Clarke sentait son souffle effleurer sa peau, et elle frissonna à nouveau – mais pas de froid cette fois-ci. L'alcool dans son sang lui faisait légèrement perdre sa capacité à réfléchir intelligemment et les lèvres de Bellamy était tellement attrayante ! Alors sans trop se préoccuper des conséquences, elle s'avança légèrement, pour lui laisser le choix de refuser cette avance, de stopper ce rapprochement. Mais il n'en fit rien, se contenta de fixer une seconde ses yeux, peut-être pour sonder son âme, et finit pas lui même rompre la distance.
Sa bouche se fracassa contre celle de Clarke, qui retint son souffle, fermant automatiquement les yeux, et le jeune homme passa son bras derrière la tête de la blonde, pour la rapprocher encore plus. Les mains de cette dernière attrapèrent le col de sa chemise, celle qu'il avait portée pendant sa danse, qu'il n'avait toujours pas enlevée, pour s'agripper à lui, alors qu'il lui semblait qu'elle était désormais assise en apesanteur et que le muret avait disparu. En fait, il lui semblait qu'elle était assise sur un nuage tant la sensation était agréable !
Leur baiser se fit plus profond, et Clarke ne put retenir un gémissement, qu'elle tenta par tous les moyens de retenir, afin qu'il ne se rende pas compte de l'effet qu'il lui faisait, sans succès. Mais ce son eu pour effet de réveiller Bellamy, qui recula d'un coup, rompant brutalement le contact, les yeux écarquillés, comme s'il venait de comprendre ce qui se passait.
- Arrête Clarke !
La voix avait beau être douce, un sou-ton de dureté fit paniquer Clarke. Qu'avait-elle fait de mal ? Elle se recula en tentant inconsciemment de se faire toute petite, les larmes au bord des yeux.
- Clarke, non ! Ne pleure pas !
Ce fut seulement à ces mots que la jeune femme remarqua les traces salées sur ses joues. Bellamy soupira et vint à nouveau s'asseoir à ses côtés, prenant les mains gelées de Clarke dans les siennes.
- S'il te plaît, ne pleure pas, je ne voulais pas te faire du mal. Mais, tu as bu, et je ne voudrais surtout pas que tu regrettes quelque chose demain matin. S'il doit se passer quelque chose entre nous, je préférais que tu sois en pleine possession de tes moyens.
Il avait dit tout cela en souriant, venant cueillir du bout des doigts une des larmes qui coulait sur le visage de la jeune fille. Celle-ci, gênée par son propre comportement, gloussa nerveusement, en chassant ses larmes d'un geste rageur. Elle ne voulait pas qu'il voit à quel point elle était chamboulée.
- Clarke, est-ce que tu voudrais bien me rendre un service ?
Essayant de reprendre contenance, elle sourit en hochant la tête.
- S'il te plaît, découvre qui me fait chanter toute seule, et rapidement. J'en ai assez de cette distance entre nous !
À ces mots, il lui planta un baiser sur son front et retourna travailler.
...
- Clarke, s'il te plaît, je t'en supplie. J'ai besoin de toi, maintenant. Viens, je t'en prie, je ne peux plus rester loin de toi !
En écoutant le message audio que lui avait laissé Finn, Clarke fronça les sourcils. Décidément, cette soirée était pleines de rebondissements ! D'un côté elle embrassait passionnément Bellamy qui la repoussait et qui la suppliait presque de démasquer le coupable, et de l'autre Finn lui laissait un message qui lui faisait comprendre qu'il était en plein délire, comme à chaque fois qu'il faisait des cauchemars particulièrement violents. Elle ne savait plus ou donner de la tête !
Mais sa décision fut vite prise. De toute manière, Bellamy travaillait, et elle avait besoin d'un peu de recul par rapport à lui. La discussion qu'elle avait eu avec lui lui avait donné le sentiment d'avoir trouvé quelqu'un qui pouvait comprendre ce qu'elle-même ressentait. Mais tant que toute la vérité n'aurait pas été faite sur le chantage et la fuite, leur amour serait impossible, le jeune homme le lui avait bien fait comprendre !
Et puis Finn restait son meilleur ami, et s'il avait besoin d'aide, elle se devait moralement de venir le soutenir !
Puisqu'elle était venu en voiture avec Wells, elle dut appeler un taxi, ce qui n'était pas forcément une mauvaise idée vu la quantité d'alcool qu'elle avait bu. Elle donna donc l'adresse de Finn au chauffeur et s'installa dans son siège, basculant la tête en arrière, fermant les yeux. Elle ne savait pas trop à quoi s'attendre en retrouvant son ancien partenaire. Et pourquoi l'appelait-il ? Il ne l'avait pas refait depuis tellement longtemps, qu'est-ce qui avait changé ?
Ils ne s'étaient presque pas reparlé depuis le fiasco de la rencontre de sa petite amie, il l'avait juste appelée pour s'excuser, mais Clarke avait été si furieuse qu'il ne prenne pas sa défense qu'elle n'avait pas fait grand-chose pour garder le contact, même si au fil des jours, il avait commencé à lui manquer.
Malgré tout, elle était contente qu'il l'appelle elle et pas l'autre, sa petite amie. Ça montrait juste qu'il tenait encore suffisamment à elle et qu'il lui faisait toujours confiance.
- On est arrivé madame, fit le chauffeur en se tournant vers elle.
Tout en lui donnant l'argent qui lui revenait, la jeune femme sortit de la voiture, pour se diriger vers l'appartement de Finn, une petite boule d'angoisse dans le ventre. Dans quel état allait-il être ?
Elle ouvrit la porte grâce à la clé cachée dans le pot de fleur, comme elle l'avait déjà fait un nombre incalculable de fois.
- Finn ? Appela-t-elle en refermant la porte derrière elle.
Son regard balaya la pièce, mais ne voyant aucune trace de Finn, elle estima qu'il devait être dans sa chambre. Marchant doucement pour ne pas l'effrayer, elle passa sa tête dans l'embrasure de la porte et le retrouva couché dans son lit, lui tournant le dos. Elle soupira discrètement et vint s'asseoir sur le bord du matelas.
- Finn, murmura-t-elle doucement en posant sa main sur son épaule. Qu'est ce qui se passe.
Il ne répondit pas mais sa propre main vint se poser sur celle de Clarke, la serrant jusqu'à lui en faire mal. Elle se pencha vers lui pour voir son visage, et finalement, il se redressa.
Ses yeux furent la première chose que Clarke remarqua, et ce qu'elle vit lui fit peur. Au fond de ses prunelles marrons, un éclair de folie pure brûlait, et sans même avoir besoin d'une démonstration, Clarke comprit qu'il ne se contrôlait plus.
- Clarke, dit-il en la fixant profondément. Clarke, si tu savais, je suis désolé ! J'ai tant besoin de toi, je ne peux pas vivre, exister, respirer sans t'avoir à mes côtés. Tu es ce qui me reste, tu es le pansement sur mes blessures, la seule chose qui fait battre mon cœur mort. Je t'en supplie, ne m'abandonne pas, je n'y survivrais pas !
Incapable de prononcer le moindre mot face à ce cri qui sortait littéralement de son cœur, Clarke se contenta de le regarder, paralysée. Finalement, elle força son bras à se lever, à se mouver, et caressa tendrement la joue du jeune homme qui lui faisait face.
Malgré tout, une place tellement importante lui était consacrée dans son cœur et le fait de savoir à quel point il avait besoin d'elle lui réchauffait le cœur, même si elle comprenait à quel point c'était mal de se réjouir de la dépendance de Finn. Mais elle avait besoin de savoir qu'elle comptait pour quelqu'un, et ce quelqu'un, c'était Finn.
Simplement, elle n'aurait jamais pu prévoir ce qui allait se passer ensuite.
Sans même réfléchir, Finn attrapa le visage de Clarke qu'il attira brutalement contre lui, et il la serra contre son corps brusquement, plaquant ses lèvres contre celles de la jeune femme. Ce mouvement fit douloureusement écho à celui qui avait précédé dans la soirée, dans la tête de cette dernière, mais la différence de tendresse qu'elle pouvait noter lui fit froid dans le dos.
Avec Bellamy, elle avait ressenti un amour profond, un désir tout simplement. Chez Finn, ça allait au dessus de cela, c'était un besoin vital mais malsain. Pourtant, son propre corps y répondait avec tellement de force que la jeune femme en fut surprise.
Ce fut comme un drogué en manque qui reprenait une dose d'héroïne, un ancien alcoolique qui finit d'une traite une bouteille de whisky, un soulagement sans nom envahit son corps, le ranimant, comme s'il ne restait rien de lui avant ce simple contact.
Et sans mentir, c'était ce qui lui plaisait dans cette relation destructrice, ce besoin vital qu'ils avaient besoin l'un de l'autre.
À ce moment précis, elle ne pensait ni à Bellamy, ni à Echo. Il lui semblait juste qu'elle était à nouveau chez elle, dans cette violence familière si douce à ses yeux.
...
- Clarke, je suis fou amoureux de toi.
Ils étaient couchés dans le lit de Finn, simplement vêtu d'un drap, se faisant face. Les doigts du jeune homme caressait doucement les flancs de la blonde, la faisait frissonner à chaque pression.
- Je sais qu'on s'était dit qu'une relation amoureuse entre nous était tout simplement impossible, mais peut-être qu'on ne s'est tout bonnement pas donné la peine d'essayer. j'en ai assez de souffrir loin de toi, Clarke. Je veux passer chaque minute à tes côtés, je veux pouvoir me réveiller avec toi aussi longtemps que je respirais.
Touchée par cette déclaration qu'elle avait attendu pendant si longtemps, Clarke se rapprocha et appuya doucement sa bouche contre les lèvres de l'homme qu'elle aimait. Leur front collé l'un à l'autre, elle huma son odeur qu'elle n'avait jamais oubliée.
- Moi aussi je veux être avec toi Finn, maintenant et pour toujours.
- Je vais quitter Echo, c'est toi que j'aime !
Touchée par ces mots, Clarke posa sa main sur la joue du jeune homme et caressa sa peau. Ils restèrent ainsi un moment, jusqu'à ce que Finn tombe finalement endormi, ronflant doucement. Clarke se leva, enroulée d'un draps et alla s'asseoir sur une chaise de la cuisine, en réfléchissant.
Avait-elle fait le bon choix ? Était-elle vraiment amoureuse de lui ? En vrai, elle n'en était pas complètement sûre, elle savait juste que son corps avait besoin de sa dose de Finn très régulièrement, et qu'avec lui elle se sentait flotter au lieu de couler dans l'eau froide.
Elle devait bien avouer que malgré tout ce qu'elle avait dit, tout ce qu'il lui avait fait, elle ne l'avait jamais totalement oublié. n'était-ce pas le signe qu'elle l'aimait ?
Et Bellamy dans toute cette histoire, qu'elle était sa place ? Juste une distraction qu'elle avait eu pour oublier le véritable amour de sa vie ? Ou justement était-ce le contraire ?
Elle ne parvenait plus à faire la distinction de ce qui était bien ou mal. Tout ce qu'elle savait que Finn était une ancre, et qu'ils avaient besoin l'un de l'autre. N'était-ce pas son devoir d'essayer au moins ?
- Clarke ?
La voix de Finn la ramena à la réalité, et elle se leva pour le rejoindre, décidant d'abandonner ses questions pour le moment.
...
Le lundi matin arriva rapidement, et Clarke se retrouva sur le chemin du studio épuisée, n'ayant pas tellement dormi de tout son week-end. Mais la routine reprenait forcément le dessus.
- Hello, dit-elle en rentrant dans la salle de répétition.
Maya, Wells et Jasper étaient déjà présents. Ils lui firent un signe de la main, et après avoir posé ses affaires, elle alla les rejoindre par terre, en attendant Kamel Ouali.
- Alors, vous avez bien décuvé ? demanda-t-elle en riant.
- Arrête, gémit Jasper en se massant le crâne. Je crois que je serais éternellement saoul.
- C'est tellement dommage que tu n'aies pas pu rester jusqu'à la fin. On a fait la fermeture du bar ! Et on a même eu le droit à une tournée offerte, s'écria Maya en sortant son téléphone.
Les photos que la jeune femme montrait à son amie étaient équivoques, ils avaient bien fêtés !
- D'après ce que je vois, vous n'avez pas eu besoin de moi ! S'esclaffa la blonde en rendant l'appareil à la chanteuse.
Wells la prit dans ses bras en lui claquant un bisou sur la joue.
- Tu sais bien que sans toi, ce n'était pas pareil !
Un bruit de porte les fit tourner la tête, et ils se levèrent en apercevant Kamel qui entrait.
- Bonjour les filles. Bonjour Wells et Jasper. Vous n'avez pas reçu mon message ? vous pouviez commencer plus tard, je voulais travailler avec juste les filles pour le tableau de la chanson Laissez Lucie faire.
À voit la tête des deux garçons, non, ils n'avaient pas reçu le message. Ils partirent donc en grommelant au café d'en face pour attendre leur tour.
Restées seules, les deux filles se lancèrent un regard complice, ayant déjà répété la scène prévue pour aujourd'hui, une scène qui leur plaisait particulièrement.
Elles se mirent donc en place, elles et les danseurs prévus sur cette chanson, attendant les premières notes de musique.
C'était un tableau extrêmement coloré, où le personnage que jouait Maya, Lucie, s'amusait à montrer à sa meilleure amie, Mina, une leçon de séduction, en choisissant son futur mari. Les deux filles s'amusaient follement, riant régulièrement, au grand dam de Kamel qui tentait tant bien que mal de conserver un semblant de sérieux à la répétition.
- Enfin, les filles, allons. Nous devons faire le tableau en entier, avec toutes vos tirades.
Finalement, au bout de plus d'une heure, ils réussirent à tout faire à peu près correctement, entre les tirades des deux filles, les quelques figurants qui échangeaient une ou deux paroles, et surtout la chanson que Maya devait interpréter.
- Très bien, très bien, Fit Kamel en applaudissant. Bien, la prochaine fois, nous le feront sur scène, pour bien se représenter l'espace de la salle. En tout cas bon boulot.
Les deux amies applaudirent avec les autres, puis allèrent se changer, ayant la fin de la matinée libre. l'après-midi, elles avaient une séance photo pour la promotion de la comédie. Elles se décidèrent donc à aller boire un café au bistro d'en face.
- Alors, quoi de neuf ? Demanda Maya en sirotant son cappucino.
- J'ai passé la fin de mon week-end avec Finn, avoua Clarke sans oser lever les yeux, ne sachant pas trop comment son amie allait réagir.
Celle-ci fut si surprise qu'elle recracha presque sa gorgée, s'étouffant à moitié.
- Tu as quoi ? S'exclama-t-elle en la fixant. Mais Finn, c'est bien celui qui a les béquilles ?
- Oui, tu sais mon ancien partenaire.
- Et vous êtes de nouveau ensemble alors ? Enfin, c'est ton petit-ami ?
Prenant une grande respiration, Clarke tenta de sourire.
- Oui, enfin il semblerait. Il nous faudra un peu de temps, mais je crois que je suis bien avec lui. Enfin, je suis bien avec lui.
- Et Bellamy ?
À ce nom, Clarke releva la tête, surprise.
- Quoi Bellamy ?
Maya soupira, en levant les yeux vers le ciel.
- Vous étiez très proche quand même… Et le baiser de samedi soir, au Gounder ? Qu'est ce que c'était ?
Cette fois ce fut à Clarke de recracher sa gorgée, réellement surprise.
- Comment tu es au courant de ça ?
- On vous a vu, vous sembliez presque amoureux. Clarke, je respecte ton choix, crois-moi, mais s'il te plaît, ne te précipite pas, toi-même tu n'as pas l'air sûre de savoir ce que tu veux.
La blonde tenta tant bien que mal de rassurer son amie quant à ses sentiments. Mais en réalité, ce n'était pas vraiment Maya qu'elle voulait convaincre, mais elle-même.
...
- Oh, attend Maya, j'ai oublié ma montre dans les vestiaires du studio.
- On va arriver en retard, gémit la jeune femme.
Elles allaient en direction de leur lieu de rendez-vous pour la séance photo, et elles n'étaient pas vraiment en avance.
- Alors vas-y déjà, je me débrouillerai. Mais oui, insista Clarke en voyant son amie hésiter. Comme ça tu les préviens que je vais arriver en retard. Pars devant.
Pas franchement convaincue, Maya finit par accepter et partit en direction du métro.
Quant à Clarke, elle allongea la pas pour ne pas arriver trop tard, ne voulant pas laisser sa montre qu'elle avait enlevée pendant les répétitions dans ses vestiaires. Il s'agissait de la montre de son père, pas question que quelqu'un la lui vole !
Elle entra dans le bâtiment vide et marcha doucement jusqu'au vestiaire, jusqu'à ce qu'une voix ne l'arrête sur place.
- Pas question ! Je ne jouerais plus ce rôle, tant pis. Tu n'as qu'à mettre tes menaces à exécution.
Clarke reconnut sans mal la voix de Bellamy, et son cœur rata battement. Il semblait parler à son maître chanteur. Allait-elle enfin tout comprendre ?
Elle se rapprocha sans un bruit jusqu'à la porte, rapprochant son oreille du bois pour mieux entendre, le cœur battant. Une fine goutte de transpiration lui coulait dans le dos, laissant une trace fraîche. Elle avait si peur !
- Ah oui ? Tu veux vraiment perdre le peu qu'il te reste ?
Réprimant de justesse un gémissement plaintif, Clarke mit sa main sur sa bouche, tremblante, réalisant tout ce qu'elle venait de comprendre et ce que cela impliquait désormais.
Parce que cette voix, elle aurait pu la reconnaître entre mille !
Non non non, on lâche les salades et les tomates, la violence envers les auteurs c'est mal !
Je sais bien que je vous laisse au pire des moments, mais ne vous inquiétez pas, je compte bien me dépêcher d'écrire ce prochain chapitre pour vous le poster sans trop attendre.
Alors j'espère que ce chapitre vous aura plu, et moi je vous dis à tout bientôt !
Réponse à May : Hello ! Mais je t'en prie, c'est normal de te répondre ;) En tout cas merci beaucoup pour tes reviews, ça me fait super plaisir ! Et pour Finn, oui, on peut légèrement dire que c'est un lâche XD Pour la suite, désolée de te faire encore patienter, mais pas d'inquiétudes, dans le prochain chapitre, tout sera dévoilé. Bisous :)
Bises
