Hello tout le monde ! Mais oui, j'ai réussi à poster ce chapitre rapidement (un applaudissement, un)
Voici enfin toute la vérité, j'espère qu'elle vous plaira, ainsi que ce chapitre.
Sur ce, bonne lecture
Bises
- Ah oui ? Tu veux vraiment perdre le peu qu'il te reste ?
Réprimant de justesse un gémissement plaintif, Clarke mit sa main sur sa bouche, tremblante, réalisant tout ce qu'elle venait de comprendre et ce que cela impliquait désormais.
Parce que cette voix, elle aurait pu la reconnaître entre mille !
Prenant son courage à deux mains, Clarke poussa le battant de la porte, et entra dans les vestiaires.
Au fond, lui faisant face, se trouvait Bellamy, qui la regarda, surpris de la voir ici. Leur regard ne se lâchaient plus et le jeune homme semblait lui demander : « Mais que fais-tu ici ? »
Pourtant Clarke n'arrivait pas à se concentrer sur Bellamy, mais plus sur la personne qui, en entendant le bruit de la porte qui s'ouvrait, se retourna vivement.
- Alors comme ça tu veux tout lui faire perdre ? Et comment ? En me faisant du mal ?
l'homme qui lui faisait face, ouvrit la bouche, incapable de pouvoir prononcer un mot, comme pétrifié sur place. La colère enflammait le corps de la jeune femme, qui sentait ses poings trembler.
- FINN ! Hurla-t-elle en laissant sa rage exploser. Répond-moi !
Alors, c'était cela la vérité ? C'était Finn qui avait tout manigancé, tout fait pour la reconquérir et l'empêcher de vivre quelque chose avec Bellamy.
- Clarke, murmura le coupable faiblement, en approchant sa main vers elle pour la toucher.
- Ne m'approche pas ! Cria-t-elle en faisant un pas en arrière pour mettre de la distance entre eux. Comment as-tu pu faire ça ? A moi ? A toi ? Mais qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête ? Tu as failli nous détruire tous les deux !
Son cœur semblait battre jusqu'à en sortir de sa poitrine. Et dans son ventre, elle avait l'impression d'avoir un trou béant, qui lui faisait un mal de chien. Elle en avait oublié la présence de Bellamy.
- Clarke, je t'en pris, tu ne connais pas toute l'histoire. Laisse-moi t'expliquer, j'ai fait tout ça pour toi, pour nous ! On ne pouvait que être ensemble, c'était notre destin ! Et toi ? Toi tu tombais amoureuse de cet espèce de crétin ! Hurla Finn, qui devenait de plus en plus rouge, se rapprochant petit à petit de la blonde, qui sentait la peur s'emparer d'elle.
Une veine battait dans le cou de Finn, et au final, il se retrouva à quelques centimètres du visage de Clarke, qui se mit à transpirer. Elle lisait dans les yeux du brun, quelque chose de froid, de calculateur. Une lueur de folie, qu'elle avait déjà vu auparavant, mais qu'elle avait refusé de comprendre.
Avant que Finn n'ait pu faire le moindre pas en plus, Bellamy attrapa froidement son bras et le força à reculer.
- Ne l'approche pas Finn ! Dit-il durement, en se plaçant entre la jeune femme et son rival. Ça va Clarke ? s'inquiéta-t-il en se tournant vers elle.
Cette dernière hocha la tête, trop choquée pour lui parler.
- Tu ferais mieux de t'en aller. Finit Bellamy, sans même regarder l'autre garçon, son attention entièrement centrée sur Clarke.
Mais mal lui en prit, car il ne vit pas Finn qui se jeta sur lui, écrasant son poing sur le visage du danseur. Le boitement provoqué par l'absence des béquilles que Finn avait laissé contre le mur ne semblait absolument pas le déranger, comme si plus rien d'autre que fracasser la tête de Bellamy ne comptait.
- Ne me dit pas ce que je dois faire ! S'égosilla-t-il, le regard fou.
- Finn ! Cria Clarke en reculant, avant de reprendre ses esprits et de se précipiter pour séparer les deux garçons, qui étaient à présent couchés par terre, du sang coulant sur la bouche de Bellamy.
Mais elle n'était pas assez forte, et risquait à tout moment de se prendre un coup qui ne lui était pas destiné. Et que pouvait-elle faire d'autre ? Elle ne pouvait pas les laisser se battre sans rien faire.
Mais Finn n'avait pas prévu que Bellamy était furieux, furieux d'avoir été utilisé, d'avoir fait du mal à Clarke, et cette colère lui donnait une force supplémentaire. Sans compter que Finn avait encore des problèmes à son genou, ce qui donnait à Bellamy une longueur d'avance. Rapidement, il réussit à prendre le dessus, et après un dernier coup – soit dit en passant complètement inutile, juste pour lui faire mal – il se releva, en essuyant le sang qui coulait sur son menton.
La jeune femme se précipita vers lui pour voir comment il allait. Elle inspecta sa blessure, et voyant que c'était superficiel, son cœur se calma un peu.
- Allons-nous en, dit durement Bellamy en lançant un dernier regard à Finn, qui gémissait par terre.
Il se dirigea vers la porte, puis s'arrêta pour regarder Clarke, l'enjoignant de venir avec lui. Mais, hésitante, la jeune femme regarda Finn, légèrement inquiète malgré tout. Il restait quand même des sentiments, et ça lui faisait de la peine de le voir comme cela, à se plaindre par terre.
Et puis elle repensa à ce qu'il lui avait fait, et pire, ce qu'il s'était infligé à lui-même en dévoilant leur pire secret. Ce type était complètement fou !
Alors elle se détourna et suivit Bellamy dehors.
- Est-ce que ça va ? Demanda Clarke, en appliquant un linge dans lequel elle avait glissé un glaçon sur la lèvre de Bellamy.
Ce dernier était assis sur le canapé de la jeune femme, le regard dans le vide. Il n'avait pas prononcé le moindre mot, ni dans la voiture, ni après, quand Clarke lui avait demandé s'il voulait boire quelque chose. Elle ne parvenait pas à savoir à quoi il pensait, et cela la stressait énormément.
- Bellamy, s'il te plaît parle-moi ! Il faut que tu m'expliques tout ça !
Leur regard se croisèrent enfin, et dans les prunelles de Bellamy brûlaient une lueur de colère, que la jeune femme comprenait bien. Il avait bien le droit de lui en vouloir, après tout elle avait enchaîné conneries sur conneries depuis leur connaissance. Elle ne lui en aurait pas voulu s'il ne lui pardonnait jamais.
- Je vais bien, ce n'est pas cette blessure qui m'atteint, c'est ce qu'il m'a dit avant.
Il la fixa durement, mais détourna rapidement le regard, en posant ses yeux sur ses mains, qui étaient égratignées. Des petites croûtes de sang y étaient visibles.
- Il t'a parlé de nous ?
La tête baissée, Clarke sentait le rouge lui monter aux joues, la honte l'envahissant. Certes elle avait fait des bêtises, mais avoir passé la nuit avec Finn était certainement la pire de toutes.
- Oui, mais manifestement il n'était pas complètement content, quelque chose le dérangeait. Enfin, soupira-t-il en relevant la tête. Il serait peut-être tant que je te raconte tout !
Elle sentit le regard du jeune homme peser sur sa nuque, et en posant ses propres yeux sur le visage de Bellamy, elle vit qu'il avait l'air triste. Elle prit une grande inspiration :
- Oui, raconte-moi tout !
« Pour que tu comprennes tout, il va falloir que je te parle de mon enfance. J'ai toujours vécu seul avec ma mère et ma sœur, je n'ai vu mon père que trois ou quatre fois. Puis, un jour, avant la naissance d'Octavia, il a, semble-t-il, été pris de remords de nous avoir abandonné. Alors il est venu vivre avec nous pendant quelques semaines. Mais tout ne se passait pas bien, il était violent, et buvait trop. Au final, ma mère l'a mit dehors. Mais il n'est pas partit sans nous laisser un cadeau : Ma mère était enceinte d'Octavia. Quand elle est née, je me suis occupé d'elle, parce que ma mère devait travailler beaucoup pour pouvoir joindre les deux bouts, c'est comme ça que nous sommes devenus aussi proche, Octavia et moi.
Ma mère est morte d'un accident de voiture quand j'avais 18 ans, j'ai donc dû prendre ma sœur à charge, me trouver un travail pour pouvoir l'assumer. Même si je dansais déjà à un assez bon niveau, ça ne me permettait pas de pouvoir assumer ma sœur financièrement. Seulement, j'ai appris aussi que ma mère m'avait caché certaines choses : Elle avait des dettes, des dettes immenses que je devais rembourser, sans en avoir les moyens. Pour réussir, j'ai hypothéqué notre appartement, et vendu une quantité de choses qui appartenait à ma mère, les bijoux surtout. Mais il me manquait encore de l'argent.
Ma partenaire de l'époque, qui comme tu le sais est devenue ma petite amie par la suite, avait des parents banquiers. Pour m'aider, ils m'ont prêté de l'argent, et m'ont donné un délai de remboursement assez confortable pour que je n'ai pas besoin de m'inquiéter, parce qu'ils m'aimaient bien. Et puis, nous nous sommes séparés, elle est partie faire son tour du monde, en me promettant que notre séparation ne changeait rien au prêt qu'ils m'avaient fait. Nous sommes donc resté en bon terme.
Et puis je t'ai rencontrée, nous avons dansé ensemble, et des sentiments se sont installés. Je t'aimais vraiment beaucoup. Seulement voilà, à peu près au même moment, mon ex est revenue de voyage, en disant qu'elle avait fait une grosse erreur en me laissant partir, qu'elle voulait qu'on redevienne un couple, qu'elle m'aimait. Bien-sûr, je lui ai dit que ce n'était pas possible, que j'avais tourné la page et qu'il y avait quelqu'un d'autre. Ça la rendu folle de rage, et elle est partit en jurant de se venger. Je ne l'ai pas prise au sérieux, en me disant qu'elle était seulement vexée, qu'elle se calmerait.
Oui mais voilà, j'aurais dû me douter qu'elle se vengerait vraiment. Et voilà que Finn est arrivé en m'accusant de vous avoir dénoncé, au gala, comme tu te souviens. Et je te promets, qu'à ce moment je n'étais absolument pas au courant de cette histoire, ça m'a vraiment surpris. Mais je ne me serais jamais douté de la vérité.
Au début je pensais que quelqu'un vous avait vraiment dénoncé, et que c'était normal qu'on m'accuse, et j'ai commencé à réfléchir à qui avait pu faire le coup. Et j'en suis arrivé à la conclusion que c'était Finn. Tu te souviens ? je suis venu chez toi pour t'en parler, et tu as eu l'ai de me croire à ce moment là. Et il y a eu ce coup de téléphone, qui avait eu l'air de te bouleverser, que je n'avais pas compris. Sans compter que tu m'as fichu dehors peu de temps après, sans m'expliquer les raisons.
Et il y a eu cette émission, que vous avez donnée avec Finn. Quand je vous ai vu, quand je l'ai vu lui, tout ce qu'il disait, l'amour qu'il avait dans les yeux, mais qu'il refrénait pour ton bien, je me suis dit que ce n'était simplement pas possible que ce soit lui, qu'il tenait bien trop à toi pour te faire une chose pareille. Si tu savais à quel point je me trompais!
Le soir-même, quelqu'un a sonné à ma porte. Qu'elle ne fut pas ma surprise en voyant Finn sur le seuil. Je l'ai laissé entrer, ne sachant pas trop à quoi m'attendre.
- Salut, m'a-t-il dit. On peut se parler ?
Il est venu s'asseoir sur mon canapé, je lui ai offert de quoi boire, et je lui ai demandé pourquoi il voulait me parler.
- De Clarke. Je vous trouve bien trop proche, si tu vois ce que je veux dire.
- Je ne vois pas en quoi ça te regarde, ai-je répondu.
Tu penses bien que je commençais à sentir qu'il y avait anguille sous roche.
- Clarke est la personne que j'aime le plus, et je sais que ce ne sera qu'avec moi qu'elle sera heureuse, je suis le seul à savoir comment faire.
- Je ne vois pas où tu en veux venir.
Tout ça commençait à m'énerver, je voulais juste qu'il parte.
- Je veux que tu lui dises que c'est toi qui nous a balancé.
Et c'est là que j'ai compris qu'il avait tout manigancé, que c'était lui à l'origine de la fuite. Je lui ai bien-sûr dit qu'il en était hors de question.
- C'est toi, non, qui a tout dit à la presse ? Tu t'es toi-même balancé. Comment as-tu pu faire cela, et surtout comment as-tu pu faire cela à Clarke?!Tu as sûrement foutu en l'air sa carrière, sans compter la tienne ! Mais tu es complètement timbré, ma parole !
Je pense que c'est à ce moment là que j'ai vraiment compris qu'il perdait la tête, mas je n'avais pas encore compris l'ampleur du problème.
- Si je dois foutre ma carrière en l'air pour avoir Clarke, pas de problème, je le fais avec joie.
Et il m'a dit quelque chose qui m'a bien obligé de faire ce qu'il me disait :
- Je suis au courant pour l'argent que tu dois aux parents de ton ex.
Je ne sais pas si tu l'as compris, mais à ce moment, j'ai compris comment Echo avait fait pour se venger. La copine de Finn, Echo, c'est mon ex, mon ancienne partenaire. Tous les deux m'ont dit que si je ne jouais pas la comédie, je devrais rembourser immédiatement l'argent, que je n'avais pas. Je perdrais donc l'appartement, et Octavia et moi, on se serait retrouvé à la rue. Sans compter que je n'avais jamais parlé de cette histoire à O', pour ne pas l'inquiéter. Il faut me comprendre, je ne voulais surtout pas la perdre, ni la mettre en danger. Alors j'ai joué la comédie, et je t'ai dit toutes ces horreurs.
Mais je n'avais pas pensé que mes sentiments pour toi étaient si forts, et ça me faisait mal de te voir souffrir. J'ai complètement perdu la tête, je me suis disputé avec Octavia à cause de cela.
Tu te souviens quand tu t'es fait agressé au bar, quand je t'ai aidée ? Finn en a été furieux, et j'ai vraiment cru qu'il allait me balancer. Heureusement, Echo à réussi à le calmer, en lui disant que je n'avais pas eu d'autre choix. Quoi qu'il en soit, à ce moment, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas me passer de toi. Et je ne pouvais pas refuser la proposition de danser dans la troupe, j'avais besoin d'argent dans le cas où j'aurais dû rembourser mes dettes. Et tu sais où ça nous a mené avec Finn, puisqu'on s'est battu sous tes yeux. À partir de ce moment, j'ai refusé d'en faire plus. Si je n'ai pas compris tout de suite pourquoi il ne m'a pas fichu à la porte, je l'ai comprise aujourd'hui, il avait réussi son coup, le but qu'il cherchait depuis le début : Te retrouver.
Et aujourd'hui, il est venu me parler, parce qu'il avait bien compris que tu n'étais pas totalement amoureuse, que tu ne lui appartenais pas complètement. Ça l'a rendu fou, il est venu en m'insultant. Et c'est là que tu es arrivée. »
Sous le choc des révélations, Clarke ne prononça aucun mot, tentant de comprendre tout ce que cela impliquait. C'était donc Finn qui avait monté tout cela, simplement pour la conquérir ?
- Attend attend, dit-elle en se levant précipitamment. Et Echo, elle gagne quoi dans tout ça ?
Bellamy soupira en se passant la main dans ses cheveux.
- Elle voulait juste m'empêcher d'être heureux de nouveau, et sans elle Finn n'aurait jamais pu me faire chanter.
Ébahie, la jeune femme faisait les 100 pas, son cœur battant de plus en plus fort, la respiration haletante. Soudain, elle s'arrêta, la main sur la poitrine, qui se serrait jusqu'à l'empêcher de respirer. Elle regarda Bellamy, qui fronça un sourcil en comprenant que quelque chose n'allait pas.
- Clarke ? Demanda-t-il doucement en se levant. Tu vas bien ?
Elle recula d'un pas, en levant son autre main devant elle dans un geste défensif. Elle ne pouvait plus respirer. Tout tournait autour d'elle et elle ne parvenait plus à fixer quelque chose du regard, se sentant entraînée dans une spirale. Sans trop se rendre compte, elle se retrouva à terre, tentant par tous les moyens de reprendre son souffle. Vaguement, elle distingua Bellamy qui s'approchait rapidement, en l'appelant. Mais elle ne l'entendait plus, concentrée sur son asphyxie. Allait-elle mourir ?
Une main se posa sur son épaule, et elle sentit comme un fourmillement désagréable, une décharge électrique qui lui souleva le cœur. En poussant un cri plaintif, elle s'éloigna du jeune homme, ne supportant pas qu'on la touche.
- Clarke ! Regarde-moi !
Elle réussit finalement à le voir, mais il restait trouble, comme une image d'une télévision qui captait mal.
- Concentre-toi sur ma respiration, concentre-toi sur moi.
La voix était douce, et elle emplit la tête de Clarke qui ferma les yeux. Mais elle fit ce que cette voix disait, et regarda la poitrine de Bellamy se soulever doucement, essayant de calquer sa respiration sur lui. Petit à petit, respiration après respiration, la pièce cessa de tourner, et les contours des objets reprirent leur forme initiale. Le front perlé de gouttelettes de transpiration, Clarke laissa couler les larmes sur ses joues.
- Tu vas mieux ?
Bellamy était à présent assis à côté d'elle, adossé contre le mur de la cuisine, lui laissant néanmoins un petit espace entre eux, le linge emballant le glaçon toujours posé contre sa lèvre. La jeune femme avait posé sa tête contre le mur, ses yeux rougis fermés, les mains croisées sur ses genoux relevés contre sa poitrine. Le silence avait finalement empli la pièce lorsque ses pleurs avaient cessé, et ils étaient restés dans cette position sans rien dire une bonne dizaine de minutes.
- Non.
Elle porta sa main droite à son crâne pour masser sa peau. Une migraine s'installait progressivement, et Clarke savait d'expérience qu'elle s'en irait simplement dans un petit moment, puisque son corps réagissait toujours de la même manière après un choc.
- Je n'arrive toujours pas à comprendre comment il a pu faire ça.
Bellamy prit une grande respiration, enlevant le linge pour le regarder. Une tâche de sang perlait le tissu.
- Il t'aimait, il a eu peur de te perdre.
- Soit. Mais il a failli nous détruire. Ma carrière, SA carrière aussi. Et sa réputation. Et il m'avait dit qu'il ne ressentait plus rien. Et comme une idiote je l'ai cru. j'ai cru à son histoire avec Echo, que nous pourrions être amis comme avant, et que j'avais retrouvé l'homme que je connaissais avant. Mais tout ça faisait parti de son plan, n'est-ce pas ? Me faire croire qu'il me laissait de l'espace,que nous n'étions plus que des amis.
- Son plan aurait été parfait si tu n'étais pas arrivée aujourd'hui. Tu serais retombée amoureuse sans plus de difficulté, n'est-ce pas ?
Oui c'était ça le pire, savoir que si elle n'avait jamais entendu les deux garçons parler dans les vestiaires, oui, elle serait retombée dans ses bras aussi facilement que la neige fond au soleil. Parce que malgré tout, il représentait la sécurité, et qu'elle l'avait aimé.
- Je ne suis qu'une idiote.
- Oui, tu l'es.
Surprise, elle tourna la tête pour regarder le jeune homme. Il la fixait aussi.
- Tu as raison, finit-elle par dire. Au final dans cette histoire, c'est toi qui a le plus souffert. Je suis désolée.
- Ne t'excuse pas, je n'ai pas envie t'entendre dire que tout ça est de ta faute, me demander de te pardonner. Tout ça, je le sais déjà, et je t'en veux. Tu m'as utilisé, tu m'as laissé croire que quelque chose était possible, et finalement tu t'es jetée dans ses bras sans penser une seule seconde à moi.
Les mots avaient beau la poignarder en plein cœur, Bellamy ne les disait pas méchamment, il disait juste une vérité qui faisait mal.
- J'ai pensé à toi, tu sais ?
- Voilà qui me remonte le moral, tu as pensé à moi alors que tu étais avec lui. Ça ne me suffit pas Clarke.
Là, il y avait clairement de la rancœur. La jeune femme préféra ne rien dire, ne sachant pas comment se faire pardonner.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a à t'offrir que je n'ai pas ?
- Je ne sais pas.
Ils se regardèrent une seconde, avant que chacun ne retourne à la contemplation du mur opposé.
- Je n'ai jamais sur expliquer pourquoi nous avions autant besoin l'un de l'autre, continua-t-elle. Enfin, d'une certaine manière, j'imagine que c'était plus simple, il avait été là pour moi quand j'en avais eu besoin, j'ai été là quand lui se sentait mal. N'était-ce pas la suite logique ? Au début, il m'a aidée, je me sentais bien. Puis nous avons commencé à nous autodétruire. Seulement, j'avais pris la première dose, j'étais intoxiquée. J'avais besoin de cette dose quotidienne, sans quoi je me sentais mourir. J'étais en manque, tout simplement. Je ne peux pas l'expliquer, moi-même je ne le comprends pas.
Elle se sentait vidée, comme si toute la vie l'avait quittée.
- Tu te rends compte que c'est comme une auto-mutilation ? Tu te fais du mal toute seule, Clarke. Autant prendre une lame de rasoir et t'ouvrir les veines, ce serait plus rapide.
- Ne dit pas ça !
Mais le regard que Bellamy lui jeta lui fit froid dans le dos. Pour le coup, il n'y avait aucun amour, juste de la déception pure et dure.
- Il faudrait peut-être que tu arrêtes de croire que tu ne mérites par le bonheur, dit-il durement, en se levant. Parce que tu mérites bien plus que ce pauvre type. Il suffirait juste que tu t'en rende compte.
Il se leva, posa le linge sur la table à manger, et alla prendre ses affaires.
- Et si justement, je ne le méritais pas le bonheur ? Si la seule chose que je méritais, c'était me rappeler quotidiennement le mal que j'ai causé ? Demanda-t-elle si bas qu'elle ne fut pas sûre qu'il l'ait entendue.
Mais si, il l'avait entendue, et il se retourna vers elle pour la regarder.
- Quel mal, Clarke ? Qu'est-ce que tu as fait de si terrible ?
Elle le contempla une seconde. Sa lèvre fendue qui avait légèrement gonflée, un bleu qui se dessinait sous sa pommette gauche, les entailles à sa main. Et ses yeux qui semblaient éteints. Tout cela était sa faute, non ? Ne l'avait-elle pas entraînée dans sa descente aux enfers ?
- Tu n'as qu'à te regarder. Toi, tu as souffert. Finn a souffert, ce type qui est mort par ma faute. Mon père…
Encore une fois, elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Bellamy soupira, reposa sa veste sur le canapé et s'approcha d'elle, en s'agenouillant à sa hauteur.
- Clarke, ce type qui est mort comme tu dis, il a essayé de te faire du mal, tu n'as rien à te reprocher. Finn n'a fait que te défendre, là non plus tu n'y es pour rien. Pour ton père, même si je ne connais pas tous les détails de sa mort, je suis certain que tu n'y es pour rien non plus. Quant à moi, je suis suffisamment grand pour me défendre, et tu ne m'as rien fait qui ne soit réparable. Arrête de croire que le monde irait mieux sans toi, ou que tu mérites toutes les choses qui t'arrivent. Que veux-tu ? Que l'ont te pardonne ? Et bien tu sais quoi ? Moi, je te pardonne. Je te pardonne toutes les choses que tu as faites, je te pardonne le mal que tu as causé. Parce que tu ne peux pas porter le poids de toutes ces responsabilités sur tes épaules, cela est simplement impossible. Personne ne pourrait le faire, et toi tu n'as certainement pas besoin de porter tout cela.
Il la prit dans ses bras, alors que les sanglots la secouaient.
Ils étaient restés ainsi un bon moment, avant que Bellamy ne se lève.
- Je dois aller parler à ma sœur, j'ai décidé de lui dire la vérité. De toute façon, on risque de se retrouver criblé de dettes dans très peu de temps.
- Bellamy, dit Clarke en se levant à son tour, ses bras enroulés autour de son corps. Je me sens coupable de ce qui t'arrive. Tout est de ma faute.
Le jeune homme s'approcha d'elle. Et d'une main, la força à le regarder en lui levant le menton.
- Tu as déjà oublié tout ce que je viens de te dire ? Ce n'est pas de ta faute. Si quelqu'un doit s'en vouloir, c'est Finn et Echo. Pas toi.
Elle acquiesça silencieusement, en se demandant par quel miracle elle avait réussi à rencontrer un homme comme ça.
- Tu sais, bredouilla-t-elle en se dandinant, je pourrais peut-être t'aider. Mon père m'a laissé une belle somme d'argent à sa mort, que je n'ai jamais utilisé.
- Es-tu en train de me proposer de l'argent ?
- Je dis juste que comme ça, tu pourrais être débarrassé d'Echo une bonne fois pour toute, et si tu le souhaite, tu pourrais même ne rien dire à Octavia. Et, dit-elle alors que Bellamy s'apprêtait à refuser, c'est un prêt que je te fais, tu me rembourseras, je ne suis pas en train de te prendre en pitié. Et je te promets de ne jamais te faire chanter comme l'a fait Echo.
Par ce biais, elle essayait tout simplement de lui rendre la monnaie de sa pièce, en le remerciant comme elle le pouvait.
- Je vais y réfléchir.
Elle hocha la tête et le regarda quitter son appartement.
Maintenant, elle avait quelque chose à faire !
En parquant sa voiture, Clarke sentit son cœur battre de plus en plus vite. Elle ne savait pas trop comment les choses allaient se passer, et sans se mentir, tout cela lui faisait peur. En sortant son téléphone de sa poche, elle relut pour la troisième fois la réponse de Finn : « Je suis d'accord, il faut qu'on discute. Retrouvons-nous au studio de danse. »
Elle vit à la lumière allumée, qu'il était déjà là, et son stress s'intensifia.
- Salut, dit-elle en entrant dans la pièce, marchant doucement.
Finn était vers les fenêtre et ne la regardait pas. Pourtant, elle était sûre qu'il l'avait vue entrer. Il était adossé sur ses béquilles, le dos tourné. Prenant garde de rester suffisamment loin de lui, Clarke posa son sac vers l'entrée. En vérité, elle n'était pas vraiment rassurée.
- Bellamy m'a tout raconté.
- Ça ne m'étonne pas, grogna-t-il en se retournant doucement.
Le choc transperça le corps de Clarke lorsqu'elle vit son visage. L'un de ses yeux étaient violacés, et les contours avaient gonflé. Des marques de griffures parsemaient sa joue droite, et du sang coagulé restait sur sa lèvre. Mais le pire, ce fut ses prunelles.
Clarke aurait pensé qu'elle y trouverait de la tristesse, de la honte ou de la peur même. Mais il n'y avait rien de tout cela. Seule la haine y brûlait. Une haine dirigée directement vers elle.
- Alors tout cela n'était qu'un coup monté, Echo, la fuite, ta soi-disant amitié. Tout cela uniquement pour me récupérer. Mais tu as perdu l'esprit ?!
La dernière phrase se répercuta longuement contre les murs du studio, résonnant à leurs oreilles.
- C'est toi qui perdait l'esprit Clarke. Tu t'éloignais, et pour qui ? Mais tu savais aussi bien que moi que tu n'en avais pas le droit, tu es à moi, tu m'appartiens !
Le ton avait beau être bas, aucun mot prononcé plus haut qu'un autre, il n'en restait pas moins beaucoup plus terrifiant.
- Je t'appartiens ? Mais tu es complètement fou ma parole ! Je n'appartiens à personne, et tu as failli nous détruire tous les deux avec tes bêtises.
- Si ! Tu devais être avec moi ! Nous sommes liés, ce qui nous est arrivé nous as lié, tu n'as pas le droit de m'abandonner après tout ce que j'ai fait pour toi ! Je t'ai tout donné, mon cœur, ma vie, mon âme !
Cette fois il criait, et à chaque mot, la jeune femme reculait d'un pas.
- Je ne te comprends pas Finn, je ne comprends pas pourquoi tu as monté un truc pareil juste pour que je ne t'abandonne pas. Si tu m'avais parlé, jamais je ne t'aurais a…
- TAIS-TOI !
Il l'interrompit, et Clarke comprit que cela ne servait à rien de discuter. Il avait complètement perdu les pédales. Depuis quand ? Et comment avait-elle fait pour ne pas le comprendre ?
- Je suis désolée Finn, mais c'est terminé. Je ne veux plus jamais te revoir, tu m'entends ? Tu devrais aller voir un spécialiste.
Puis elle partit sans demander son reste, sans regarder derrière elle pour ne pas le voir, la peur au ventre.
Elle roula, les joues barbouillées de larmes, sans même savoir où elle allait. Ce ne fut qu'en reconnaissant la bordée qu'elle comprit qu'elle prenait la direction de la maison de sa mère.
- Maman ! Sanglota-t-elle en se précipitant dans les bras d'Abby.
- Ma chérie ? S'inquiéta cette dernière, en prenant sa fille dans les bras, inquiète de la voir débarquer sans prévenir.
Elle l'emmena jusqu'au salon, où elles s'assirent les deux, et où Clarke lui raconta tout ce qu'elle venait d'apprendre.
- Oh ma chérie, soupira Abby en caressant les cheveux de sa fille, qui avait la tête posée sur ses genoux. Je suis désolée pour toi.
- Je n'arrive pas à comprendre comment il a pu faire une chose pareille, renifla la jeune femme.
Enroulée dans un plaid, elle grelottait pourtant.
- Même si c'est difficile à imaginer, il l'a sûrement fait par amour. Clarke, Finn a vécu beaucoup de choses difficiles, c'est le seul moyen qu'il a trouvé.
- Pourquoi tu prends sa défense ? Ce qu'il a fait est horrible, tant à moi qu'à Bellamy. Il aurait pu détruire nos vies !
Abby sourit en enroulant une mèche autour de son index.
- Je ne le défend pas, ma chérie. Ce qu'il a fait était terrible. Mais j'essaie de me mettre à sa place, et il n'a pas eu la vie facile. Il a simplement eu peur de te perdre. Pour lui, tu étais la seule personne à le comprendre, à le voir comme avant, avant que cette histoire ne vous arrive, et qu'il ne devienne l'homme qu'il est maintenant. Sans toi, que serait-il devenu ?
N'ayant pas vu les choses de cette manière, la jeune femme soupira.
- Peut-être. Mais je ne peux pas lui pardonner, pas encore.
- Ça viendra, pas maintenant. Mais nous ferons en sorte qu'il se fasse aider ma chérie. Et peut-être même qu'un jour, il trouvera le bonheur. Mais en attendant, tu dois penser à toi. Tu mérites d'être heureuse maintenant, c'est ton tour !
Les paroles de sa mère lui faisait terriblement penser à celles de Bellamy. Pendant tant d'années, elle s'était imaginée être indigne du bonheur, mais peut-être que c'était faux, peut-être que finalement elle aussi avait le droit d'être heureuse ?
- Je dois aller parler à Bellamy.
Bellamy se regardait dans le miroir, observant sa lèvre fendue. Kamel Ouali n'allait pas être content… Ni Octavia d'ailleurs. Et puis, comment allait-il faire pour tout lui avouer ? D'une certaine façon, il avait juste envie de la protéger encore, comme il l'avait toujours fait auparavant. C'était sa sœur, sa responsabilité. Mais d'un autre côté, elle avait grandi désormais, elle n'avait plus autant besoin de sa protection. Il était peut-être tant de reprendre sa place de grand frère, et la laisser vivre.
Il se sentait blessé à l'intérieur de lui. Il se souvenait encore à son cœur qui s'était serré lorsque Finn lui avait appris que Clarke et lui avait passé la nuit ensemble. Désormais, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle s'était fichue de lui depuis des semaines. Et ça lui faisait mal, un mal de chien qu'il pensait qu'il ne ressentirait plus jamais.
Secouant la tête, il plongea ses mains dans l'eau glacée du robinet et s'en aspergea le visage, les yeux fermés, essayant de chasser de son esprits les images de Clarke et Finn ensemble.
C'était décidé, il devait l'oublier, pour son cœur, pour sa santé mentale. Après tout, elle ne lui avait amené que des problèmes, entre le retour d'Echo, le chantage de Finn et les menaces concernant l'argent qu'il devait aux parents de son ancienne petite amie. Il savait maintenant qu'il allait devoir leur donner cet argent, mais il ne savait pas où le trouver, à moins de vendre cet appartement, mais il se retrouverait à la rue. La banque ne lui accorderait jamais un prêt, il le savait très bien !
Il restait peut-être une solution, mais Bellamy refusait même d'y songer. l'arg+ent que lui avait proposé Clarke, n'était-ce pas encore une solution pour empirer toute la merde dans laquelle il se trouvait ? Parce qu'il avait fait exactement la même chose en acceptant celui des parents d'Echo, et voilà ce qui en résultait aujourd'hui. Et puis d'une certaine façon, il avait un peu honte de montrer à Clarke à quel point il avait besoin d'aide…
Légèrement déprimé, Il s'affala contre son canapé, fatigué de se battre depuis tout ce temps. Trois coups brefs contre sa porte d'entrée le fit se redresser, un sourcil dressé puisqu'il n'attendait personne. Octavia était toute la journée avec Lincoln, ils avaient décidé d'aller dans un parc d'attraction, ça ne pouvait donc pas être elle. Echo peut-être ? Ça ne l'aurait pas étonné, à moins que ça ne soit Finn, qui soit venu pour se venger.
Précautionneux, il se leva et regarda par l'œilleton qui se trouvait sur son pallier. Étonné, il reconnut Clarke, et lui ouvrit.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
Elle prit une grande respiration, comme si elle se donnait du courage, puis planta son regard bleu dans celui de l'homme qui lui faisait face. Elle semblait toute petite à ses côtés, mais une force émanait d'elle, la grandissant de quelques centimètres.
- Je t'ai fait du mal, je le sais. J'ai fais un tel nombre de conneries que je ne parviens même plus à les compter, ça aussi je le sais. J'ai été complètement paumée, j'ai eu peur, je voulais que rien ne change par rapport à avant, parce que ce changement, ça me terrifie. C'est comme si ça m'empêchait de respirer, et en même temps ça me faisait du bien. Je sais bien que tu ne comprends pas ce que je ressens, mais c'est parce que tu n'as pas ressenti ce que j'ai pu vivre, tu n'as pas cette culpabilité immense d'avoir du sang sur tes mains. Alors je ne te demande pas de me pardonner tout de suite, je sais bien que ce n'est pas possible. Je voudrais juste que tu essaies de comprendre pourquoi j'ai eu autant besoin de Finn. Lui, il était comme moi, il se sentait tout autant coupable que moi et ça me rassurait, parce qu'il ne pouvait pas me juger.
Elle se tut, en reprenant son souffle, ayant sorti sa longue tirade sans presque respirer, toujours sur le pas de la porte.
- Entre, lui dit simplement Bellamy en s'effaçant. Inutile de te donner en spectacle dans le hall de mon immeuble.
Hochant la tête, elle le suivit, et ils se regardèrent un instant sans trop savoir que se dire. Bellamy comprenait que quelque chose avait changé en elle, même si il ne savait pas quoi exactement.
- Clarke, je…
Mais elle l'interrompit en levant la main.
- En fait, j'aimerai te montrer exactement ce que je ressens, et je sais que je ne parviendrais jamais à le faire avec la parole, alors j'aimerais que tu m'accompagne jusqu'au studio de danse.
Surpris mais tout de même heureux, il accepta et la suivit jusqu'à sa voiture. Durant le trajet, ils se turent.
Une fois dans la salle, elle lui demanda de s'asseoir et d'attendre qu'elle mette tout en place.
J'te demande pardon
J'ai trouvé des failles
J'ai commis des fautes
J'les ai laissés faire
Bellamy fut surpris en entendant les paroles émanant de l'appareil, mais il sourit. Il avait lui aussi souvent pensé à cette chanson lorsqu'il pensait à Clarke. Quant à elle, elle se laissait aller, comme si elle vivait totalement les paroles de la chanson, ce qui était certainement vrai. D'elle émanait une grande sincérité.
On m'a fait du mal
J'ai prêché le faux
Je suis resté vrai
Cette danse, c'était le chemin parcourut depuis le début, leur rencontre explosive dans cette même salle, tellement de temps auparavant que ça leur semblait s'être passé dans une autre vie. Bellamy se rappelait encore le regard de cette jeune fille, un regard pétillant, mais qui cachait une faille. On lui avait fait du mal, c'était sûr. Mais par tous les moyens, elle tentait de rester celle qu'elle était, honnête, aimante et bonne.
J'ai remonté la pente
J'ai serré le poing
Sans le faire savoir
Je suis allé d'l'avant
Le regard loin
Sans perdre espoir
Cette aventure, elle lui avait fait changer sa vision sur elle même, Bellamy en était sûr. Il savait qu'elle avait appris beaucoup sur ce dont elle était capable, sur qui elle était. d'une façon, il se savait responsable de ce changement, et il en était fier. Il regardait sa danse hypnotique, et à l'intérieur de lui, ça bougeait, ça bougeait vraiment, et il se surprit à afficher sur son visage un énorme sourire, et lorsque la jeune femme le remarqua, elle le lui rendit.
J'vous demande d'oublier
Mais je ne peux me confier
J'aimerais le crier
J'suis pris au piège par ma fierté
Sans avouer, sans parler
Il était d'accord pour lui dire, lui crier, qu'il était d'accord pour oublier, ou qu'au moins il ferait tout pour le faire. Qu'il voulait qu'elle se confie à lui, qu'il voulait l'aider, lui faire remonter la pente, parce qu'il tenait tellement à elle qu'il était prêt à faire autant d'effort qu'il était possible. Et à voir Clarke à ce moment précis, elle était tout autant d'accord que lui, elle mettait enfin sa fierté de côté et le laissait entrer dans sa vie. Ce qu'elle ne parvenait pas bien à dire avec des mots, son corps bougeant sur le rythme de cette musique expliquait bien mieux ce qu'elle ressentait. En danse, elle ne pouvait pas mentir.
J'ai cavalé, cavalé
J'ai tout donné tant d'années
Il avait envie de lui dire : « Ne t'inquiète plus, maintenant tu n'auras plus à courir, tu n'auras plus à t'enfuir. Cette fois c'est moi qui te donnerait tout ce que tu veux. Je le ferais, avec joie. » Et quelle meilleure solution que de la rejoindre à danser ? Alors il retira sa veste, ôta ses chaussures et se leva. Clarke lui sourit et elle lui tendit la main. Ensemble, ils s'appliquèrent à se pardonner mutuellement.
J'te demande pardon
Pour tout c'que j'ai pu faire
Oui pardon, si souvent j'me renferme
Oui pardon, les deux genoux à terre
Oui pardon
Ce fut ensemble qu'ils s'excusèrent en mouvement, demandant à l'autre de lui pardonner les erreurs passées, pour tous le mal qu'ils avaient fait. Chacun des deux étaient conscients qu'ils avaient fait des fautes, et la seule chose qui comptait à présent, c'était de les mettre de côtés, pour commencer ensemble quelque chose de nouveau, quelque chose de bien plus beau. Leur corps semblaient s'appeler, demander la présence de l'autre. Et Clarke comprit que pour réussir à faire passer sa dépendance à Finn, quelle meilleure solution que de s'intoxiquer à Bellamy, et elle le fit avec joie.
J'te demande pardon
J'n'ai pas su te garder
J'me suis perdu ailleurs
Lentement, face à face, Bellamy mit une main sur le visage de Clarke, caressant sa peau doucement. Elle était perdue, il le savait, et toute sa vie, il lui montrerait le chemin à suivre. Quant à la jeune femme, désormais, tout ce qu'elle ferait, elle le ferait uniquement pour que Bellamy lui pardonne.
- Bellamy, murmura la jeune femme, arrêtant leur danse, laissant la musique fredonner les paroles derrière eux, uniquement concentrée sur les yeux bruns qui lui faisaient face. Je ne me pardonnerais jamais les dernières erreurs que j'ai faites, et toute ma vie, je ferais tout pour que tu sois fière de moi, parce que moi aussi, je t'aime.
Enfin, elle osait avouer ce qu'elle ressentait. Avant, elle avait été perdue, elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait, ne savait pas où aller. Et voilà qu'il était arrivé, qu'il avait chamboulé ce qu'elle croyait être immuable, l'avait fait sortir des sentiers battus où elle s'enlisait. Sans comprendre comment elle avait fait pour mériter quelqu'un comme lui, elle ne cesserait de remercier le ciel de l'avoir envoyé.
Préférant ne pas répondre à ce que Clarke venait de lui dire, Bellamy posa sa main sur la nuque de Clarke, et approcha leurs deux visages pour joindre leurs lèvres, scellant cette promesse de ne jamais la quitter et de l'aimer quoi qu'il arrive.
*petite musique solennelle* Et voilà, enfin le fin mot de cette histoire. J'espère que tout aura été clair, et que ça vous a plu. Vous vous en doutiez ?
Sinon, il s'agit du dernier "vrai" chapitre, puisqu'il ne reste que l'épilogue (ça fait tout bizarre...) Je vais essayer de le poster la semaine prochaine.
En attendant, je vous embrasse !
Bises
Réponses aux reviews :
NbK: Hello, merci beaucoup pour ta review =) J'espère que ce chapitre t'aura plus ;)
May : haha, oui le sadisme coule dans mes veines ;) Merci beaucoup pour ton message, ça me fait super plaisir de savoir que le dernier chapitre t'a plu, ça fait tellement plaisir quand quelqu'un te le dit ! Pleins pleins de Bisous =)
