PDV Ella

J'étais à un mois du terme de ma grossesse, qui se déroule à merveille, mais je peux accoucher à tout moment. Tout était prêt pour l'arriver de notre princesse et j'avais hâte qu'elle sorte de mon ventre car j'étais devenue énorme.

Je n'avais pas reparlée à Felicity et Oliver depuis notre confrontation mais cela ne me faisait plus rien. Elle n'était pas venus faire le premier pas pour s'excuser c'est que je ne devais pas compter autant pour elle, qu'elle comptait pour moi. Seul Barry avait contact avec eux et c'était mieux comme ça.

Je sortis de ma chambre vêtu d'un jogging en coton gris et d'un t-shirt noir, le tout appartenant à Barry. J'allai dans mon bureau, vu que Rose m'avait prévenue que quelqu'un m'y attendait, et fus surprise d'y voir Oliver. Je m'assis sur mon fauteuil, croisant les bras sur ma poitrine, et l'invitai à s'asseoir sur la chaise d'en face.

« - Barry n'est pas là, l'informai-je simplement.

- C'est toi que je suis venu voir en fait, dit-il en s'asseyant sur la chaise.

- Et que me veux-tu ? Lui demandai-je, intérieurement surprise.

- Tu manques à Felicity, me répondit-il franchement. Elle ne le montre pas mais je sais que sa meilleure amie lui manque comme elle te manque, ajouta-t-il.

- C'est vrai que Felicity me manque mais j'ai réussi à me faire à son absence, admis-je naturellement. Et voir que vous n'avez mit que trois mois pour faire le premier pas envers moi me conforte dans l'idée que la démarche n'est pas sincère, expliquai-je en ne le quittant pas des yeux. »

Il se dandina sur lui-même et passa sa main sur sa nuque, montrant sa gêne. Je le regardai plus attentivement et remarquai qu'il avait les traits du visage tiré, signe d'épuisement. Qu'est-ce qu'il se passait dans sa vie pour qu'il vienne chez moi ?

« - Alors que me veux-tu ? Redemandai-je, les sourcils froncés.

- Felicity et moi avions des disputes, comme n'importe quels couples, répondit-il toujours gêné. Surtout depuis la fausse couche.

- Abrège je ne suis pas psychologue ! Fis-je agacée.

- Felicity voudrait que tu fasses jouer tes relations pour que notre demande d'adoption soit acceptée plus vite, lâcha-t-il d'un coup.

- C'est hors de question ! Refusai-je directement. Vous ne vouliez pas de mon aide au début, je ne vois pas pourquoi je le ferai maintenant.

- Je comprends, dit-il en baissant la tête. Je vais y aller, désolé de t'avoir déranger. »

Sans un mot, il se leva de sa chaise et quitta le bureau. Je quittai la pièce à mon tour et le raccompagnai jusqu'à la porte d'entrée. Il me remercia à nouveau puis il monta sur sa moto, quittant rapidement ma propriété. J'allais dans le salon, me laissant tomber sur mon fauteuil en soufflant, puis me mis à penser tout en caressant mon ventre rond. Je fermai les yeux et m'assoupis sans m'en rendre compte.

Je fus réveiller par des caresses sur mon visage et je papillonnai des yeux avant de voir Barry, accroupi devant moi, son visage devant le mien et un sourire sur ses lèvres. Je lui souris en retour et l'embrassai rapidement.

« - Tu as passé une bonne journée ? Demanda-t-il en se redressant. »

Il me tira par la main, puis s'assit à ma place, me faisant asseoir sur ses genoux. Je blottis ma tête dans son cou tandis qu'il me caressait le ventre.

« - Oliver est passé me demander de l'aide pour faire avancer plus vite leur demande d'adoption, répondis-je en caressant son bras du bout des doigts.

- Tu as accepté ? Questionna-t-il.

- Non, fis-je en levant la tête pour le regarder. Il n'est venu seulement parce qu'ils avaient besoin d'aide et non pour autre chose. Je veux bien être gentille mais pas trop conne non plus, ajoutai-je. »

Il alla pour parler quand on entendit la porte d'entrée s'ouvrir avec fracas, nous faisant sursauter. On se leva du fauteuil quand Felicity débarqua en furie dans la pièce, suivie d'un Oliver plus calme.

« - Tu n'es qu'une sale égoïste ! S'écria-t-elle en me fixant durement.

- Et pourquoi donc ? Demandai-je froidement, en croisant les bras sur ma poitrine.

- Quand on ne te demanda rien, Madame mène son enquête pour savoir ce qu'on lui cache mais quand on vient lui demander de l'aide, Madame refuse et fait la fière ! Répondit-elle furieuse.

- Tu sais pourquoi j'ai refusé ? Explosai-je de colère. Parce que même si je fais jouer mes relations, ce que j'ai déjà fais d'ailleurs, votre dossier ne sera jamais accepter à cause de vois antécédents. Vous n'êtes pas un couple stable et rien ne changera si aucun de vous ne travail, ajoutai-je toujours en colère mais plus calmement.

- Alors trouve-nous du travail, Madame la bonne fée ! Exposa Felicity en croisant les bras.

- Non, vous devez le faire par vous-même. Tu ne pourras pas tout le temps compter sur moi pour régler tes soucis ma chère. Puis j'ai une vie à m'occuper et une autre vie à qui je vais devoir subvenir, répliquai-je avec dureté.

- Une vie qui ne durera pas longtemps, comme l'autre ! Me cracha-t-elle froidement. »

Cette simple phrase fut comme l'effet d'un coup de poing en plein cœur. Même si je m'étais remis de la perte de mon premier bébé, sa simple évocation me faisait encore mal.

Enervée, je la giflai, sa tête tournant sur le côté dû au choc. Choquée, Felicity posa sa main sur sa joue et me regarda, le regret et la colère se bataillant dans son regard.

« - j'ai été beaucoup trop gentille avec toi Felicity et ne fait plus jamais ce que tu viens de faire d'accord ? Car c'est la deuxième fois que ta colère est dirigée vers ma fille mais si cela se reproduit une troisième fois, il n'y aura personne pour m'arrêter de te le faire regretter, lui expliquai-je le plus calmement possible.

- Il vaut mieux que l'on rentre chez nous ! Intervint -enfin- Oliver. »

Il attrapa le bras de sa femme et, après un signe de tête en notre direction, ils quittèrent le manoir. Dès qu'ils furent hors de ma vue, je grimaçai et caressai mon ventre pour apaiser la douleur. Durant toute ma "conversation" avec Felicity, j'avais eu plusieurs contractions que j'avais réussi à cacher.

« - Ca va ? S'inquiéta Barry en passant son bras dans mon dos. »

J'allai pour parler quand je sentis un liquide sortir de mon entrejambe. Je baissai les yeux et vis une tache se formait entre mes cuisses sur le jogging, m'indiquant que j'avais perdu les eaux.

« - Je vais accoucher ! Paniquai-je en regardant Barry.

- MARC FAUT ALLER A L'HÔPITAL ! ELLA VA ACCOUCHER ! Cria Barry alors que je me tordais à nouveau de douleur. »

Je vis Marc arriver en courant, ma valise et le sac à langer dans ses mains. Barry me porta comme une princesse et m'emmena dans la voiture à l'aide de sa vitesse supersonique. Marc se mit derrière le volant et j'eue à peine le temps de dire "OUF" qu'il roulait à pleine vitesse vers l'hôpital.

Une fois arrivée, je fus directement prise en charge, le travail ayant déjà commencé. Ma petite Aidan e montra le bout de son nez qu'au bout de quatre heures de souffrance.

Epuisée, je fus conduite dans une chambre individuelle -merci l'argent- tandis que Barry suivait notre fille. Il me rejoint, poussant Aidan dans sa couveuse, une demi-heure plus tard. Il installa de mon côté gauche et je pris ma fille dans mes bras tandis qu'il s'asseyait de mon côté droit.

« - Bienvenue au monde Aidan Allen, souris-je en caressant la joue de ma fille. Elle est magnifique, tout comme son père.

- Et comme sa mère, ajouta Barry en m'embrassant le front. Marc est rentré chez lui mais reviendra demain avec Elyzabeth, m'informa-t-il. Repose-toi tu dois être fatiguée. »

J'acquiesçai à sa phrase et à peine qu'il me prit Aidan des bras que je m'endormis.

Je fus réveillée par les pleurs de ma fille, me faisant directement ouvrir les yeux. Barry dormait dans le fauteuil à droite de mon lit et Aidan était légèrement en pleure dans sa couveuse. Je me redressai et la prit dans mes bras, enlevant mon sein gauche de mon débardeur pour nourrir la princesse, comme la sage-femme me l'avait montrée cette nuit.

Pendant qu'elle tétait, je caressai la joue de mon amoureux pour le réveiller. Il ouvrit les yeux et sourit, encore endormi, en me voyant avec notre fille dans mes bras.

« - Bonjour mon amour, le saluai-je en souriant aussi. Pourquoi tu n'es pas rentrée à la maison ?

- Bonjour, me salua-t-il à son tour. Je ne voulais pas quitter les femmes de ma vie alors je suis resté.

- Tu ferais bien d'aller te rafraîchir le temps qu'elle finisse de manger, lui recommandai-je. »

Il m'embrassa rapidement, embrassant le front de notre fille, puis il partit se "rafraîchir" dans la salle de bain de la chambre. Je finis de donner à manger à Aidan, puis me rhabiller avant de lui faire faire son rot. Celui-ci fait, je me levai, souhaitant aller la laver, et Barry sortit de la salle de bain au même moment.

Je lui souris et allai faire la toilette de notre fille. Dès qu'elle fut propre, je la mis dans bras d son père puis aller prendre une douche rapide, après avoir pris de quoi m'habiller.

Je sortis de la salle de bain ¼ d'heure plus tard, habillée d'un simple jogging et un débardeur. Barry était allongé/assis sur le lit, un Aidan endormie sur son torse. J'allai m'installer à côté de lui et posai ma tête sur son épaule, observant en silence notre princesse.

La porte de la chambre s'ouvrit, me faisant lever la tête, et Marc, suivi d'Elyzabeth, et un grand ours en peluche blanc dans les mains. Je le regardai plus attentivement et souris en voyant "AIDAN" en or sur la poitrine.

« - Il ne fallait pas vous savez, leur dis-je tandis que Barry reposait Aidan dans sa couveuse.

- Ca nous fait plaisir ne t'en fait pas, me sourit gentiment Elyzabeth. C'est la petite princesse ?

- Oui, je vous présente la princesse Aidan Allen, fille d'Ella et Barry Allen ! Annonça Barry avec fierté, en reprenant Aidan dans ses bras.

- Elle est magnifique, complimenta Marc, tandis qu'Elizabeth prenait Aidan des bras de son père.

- Depuis quand vous portez le même nom ? Demanda Elyzabeth, surprise tout en berçant la princesse.

- En faite je voulais le faire quand on serait seule mais devant Marc, cela est encore mieux, dit Barry en se retournant vers moi et mettant un genou à terre. Il y a trois ans, c'est une femme brisée qui est rentrée dans ma vie. Au fil du temps, cette même femme s'est reconstruite et m'a accordé son amour depuis deux ans, continua-t-il alors que j'avais les larmes aux yeux. Aujourd'hui, tu m'as donné une magnifique petite princesse, le fruit de notre amour. C'est donc devant témoin, mais surtout devant celui que tu considères comme ton père, que je te demande à toi, Ella Annabeth Adams, si tu veux devenir ma femme ? Me demanda-t-il en sortant un écrin de sa poche. »

Il l'ouvrit et une magnifique bague de fiançailles en argent sertit d'un diamant de taille normale. Incapable de parler et les larmes aux yeux, j'acceptai en hochant la tête.

Barry se releva et, après avoir enlevé la bague de son socle, me la passa à annulaire gauche. Il m'embrassa et me serra contre lui tandis que je ravalai mes larmes.

« - Félicitations ! Nous félicitâmes Elyzabeth, Aidan toujours dans ses bras.

- Beaucoup de bonheur, nous souhaita Marc en me serrant dans ses bras. Si jamais tu la fais souffrir, tu auras affaire à moi, ajouta-t-il en regardant Barry. »

Ce dernier hocha la tête, avec un sourire aux lèvres tandis que je resserrai mon étreinte sur Marc, puis je me détachai de mon presque-père. Ils finirent par nous laisser et je repris Aidan contre moi, Barry à mes côtés. Ma nouvelle vie commençait, aux côtés de ma fille et de mon futur mari.

FIN … ? (ou pas)