Le soir venu, Marlène était à l'orangerie elle attendait patiemment Rebecca afin qu'elles puissent discuter du différent qu'elles avaient eu ce midi même au restaurant. Rebecca arriva enfin, elle ouvrit la porte et appela Marlène.
"Tu peux venir m'aider, s'il te plaît." Marlène se leva du sofa se retourna et vit Rebecca qui portait une attelle à la cheville et qui avait des béquilles à la main.
"Rebecca! qu'est-ce qui t'est arrivée?"
"Tiens, prends mon sac, j'ai besoin de m'asseoir j'ai mal aux bras avec ses foutues béquilles!"
"Tu aurais dû m'appeler je t'aurais aidé, qu'est-ce que tu as fait dis-moi!"
"Je me suis simplement tordu la cheville dans les escaliers à LCL."
"Oh et ta cheville est cassée?"
"Non, j'ai une grosse entorse, je vais devoir rester à la maison pendant 2 ou 3 semaines."
"Et pour le travail tu vas faire comment?"
"Je n'ai pas le choix, je vais travailler ici."
"Ok, pourquoi tu ne m'as pas prévenu avant Rebecca."
"Qu'est-ce que tu aurais fait de plus, tu n'es pas médecin et puis je n'ai pas été à l'hôpital, Ricardo est venue m'ausculter sur place."
"Oui c'est vrai je ne suis pas médecin mais tu es ma petite amie et j'aimerais être là pour toi quand il t'arrive quelque chose."
"Ok, la prochaine fois je te préviendrais avant."
"Est-ce qu'on peut discuter à propos de ce midi ou bien tu préfères te reposer et en parler plus tard?"
"J'ai besoin de m'allonger, j'ai mal à la cheville, je vais dans la chambre on parlera de ça a un autre moment."
"D'accord, tu as besoin d'aide, tu veux que je te porte à la chambre?"
"Oui, s'il te plaît, j'ai plus de force dans les bras à cause des béquilles."
Marlène attrapa Rebecca et l'emmena dans leur lit. Elle commença à repartir de la chambre quand Rebecca la retenue par le bras.
"Merci Marlène, je suis désolé pour ce midi, je ne veux pas que l'on se prenne la tête surtout pas maintenant que je suis bloquée ici avec mon entorse."
"Moi non plus je ne veux pas qu'on s'engueule, reposes-toi on parlera plus tard."
"Attends, finalement je préfère qu'on crève l'abcès maintenant, je vais te dire pourquoi j'ai réagi de cette manière à midi. Ce n'est pas une question d'être jalouse ou pas c'est juste qu'Erwin se permettait de te faire des choses qu'il n'aurait pas dues surtout devant moi. Et ce qui m'énerve le plus c'est que toi tu ne t'en rends même pas compte!"
"Je le connais un peu plus que toi et je peux t'assurer que si c'est le fait qu'il me complimente qui t'inquiète sache que c'est sa façon d'être il fait ça avec toutes les femmes."
"Non Marlène, il peut te complimenter tant qu'il veut ce n'est pas le problème. Par contre qu'il ait les yeux braqués dans tes seins, qu'il te caresse le bas du dos à la limite des fesses ou encore qu'il pose sa main sur la tienne là c'est un gros problème surtout qu'il ne s'est pas gêné à le faire devant moi. Mets-toi à ma place Marlène inverse les rôles et imagine qu'un homme ou une femme me fasse la même chose sous tes yeux tu trouverais ça normal?"
"Peut-être que tu as raison, je n'ai pas remarqué parce que celui-ci ne m'intéresse pas du tout."
"La prochaine fois, ouvre les yeux Marlène, il ne veut pas seulement travailler avec toi, il veut te mettre dans son lit, je suis sûr que j'ai raison et tu verras que dans pas longtemps tu me diras que j'avais effectivement raison."
"Je ferai plus attention la prochaine fois, et quand bien même il me voudrait dans son lit jamais il n'arrivera à ses fins j'espère que tu me fais confiance Rebecca."
"Oui je te fais confiance, c'est en lui que je n'ai pas confiance, tu me promets que s'il tente quelque chose avec toi tu me le diras ok?"
"Promis, juré."
