Les jours passèrent. Le Visiteur ne revenait pas. Henry avait fini par appeler Raph. Le Clodo passait parfois chez le jeune homme pour se ravitailler en nourriture et en alcool. Il ne parlait jamais plus que le strict nécessaire pendant les missions. Personne ne savait où il dormait, ni même à quelle époque il passait ses journées.
Si seulement Henry avait eu le temps de réparer la balise de la machine à voyager dans le temps, il aurait pu le retrouver. Que lui aurait-il dit alors ? Que tout était oublié ? Qu'ils feraient tous les deux comme si rien n'était arrivé ? Quelque chose s'était brisé entre eux, Henry le sentait bien. Rien ne serait plus jamais comme avant.
La seule chose qui se mettait entre eux, selon son ami, était la nature robotique d'Henry. Mais que pouvait-il faire contre cela ? Il n'avait pas choisi d'être un robot ! Quand le scientifique se retrouvait en présence de l'Enfoutreur, il ne se sentait pas froid, inerte, loin de là ! Il pouvait presque palper la tension et le lien qu'il y avait entre eux. Il pouvait sentir un frisson lui glisser le long de la colonne vertébrale lorsque leur deux peaux se frôlaient accidentellement.
Henry n'arrivait plus à travailler. La Patronne hantait chacune de ses pensées. Il revoyait dés qu'il laissait ses pensées vagabonder, son sourire, sa bonne humeur, il entendait son rire, il sentait son odeur.
Et puis, environ trois semaines après son départ, le Visiteur revint.
