/note de l'auteur : merci à toi, Pow, pour ta review! T'es mapremière review alors ça me fait chaud au cœur, un gros gros merci !


Rose Tyler était intelligente. Elle était plutôt jolie, il fallait le reconnaître, et elle était courageuse. En revanche, elle était tête-en-l'air.

Et elle avait oublié de mettre son réveil.

Il était dix heures vingt-cinq minutes lorsqu'elle se réveilla. Merde ! eructa-t-elle à haute voix. Elle s'habilla en vitesse et courut jusqu'au lycée. Elle passa par l'accueil et déclara qu'elle avait juste oublié de mettre son réveil. On lui
excusa –non sans lui faire remarquer qu'il ne faudra pas que ça se reproduise– et elle se dirigea en cours d'anglais.

La sonnerie retentit.

« T'étais où ? » demandèrent Mickey, Keisha et Shireen.

« J'ai oublié de mettre mon réveil.. » déclara-t-elle. Ils rirent un peu et rejoignirent leur prochaine salle de cours.

À midi, Mickey partit manger avec Martha, et Keisha et Shireen avaient un cours de soutien de mathématiques en dehors du lycée. Rose décida donc de manger chez elle. L'heure de colle arriva rapidement. Elle préparait ses affaires lorsqu'elle entendit
un bruit de voiture s'arrêtant devant chez elle. Elle ouvrit la porte et vit monsieur Smith. Bouche bée, elle prit la parole.

« Qu'est ce que.. Qu'est-ce que vous faites là ? » demanda-t-elle en le pointant du doigt.

« Eh bien, je me suis dit que passer vous prendre pourrait éventuellement apaiser la tension qui règne entre nous. » Il marqua une pause. « Vous venez ? » pressa-t-il.

Rose, toujours un brin choquée, secoua la tête légèrement et se dirigea vers la voiture. Le silence était pesant. Mais aucun ne se risqua à le briser. Ils arrivèrent au lycée. Il ouvrit la porte et lui indiqua d'entrer par un mouvement de main.

« Y'a personne d'autre ? » s'enquit-elle.

« Non, il faut croire que les autres ne sont pas insolents, eux. »

Elle leva les yeux au ciel et alla s'asseoir.

« Tenez, vous copierez cinq cent fois "Je ne dois pas être insolente envers mon professeur". Je suis un peu old-school, voyez-vous. » Rose manqua de s'étouffer en déglutissant.

« Cinq cent fois ? » répéta-t-elle. « Mais vous êtes pas un peu malade vous ? »

« Vous devenez insolente, encore. »

« Je- » Elle souffla. « Pardon. » dit-elle un peu plus bas.

Smith fut fort étonné de la voir s'excuser ainsi. Il sourit légèrement. Quelques minutes passèrent, durant lesquelles il l'observa longtemps. Il détailla chaque parcelle de son visage. Ses yeux tracèrent leur chemin ; d'abord ses prunelles brun-châtaigne,
qui avaient toujours un brin de malice, son nez retroussé en trompette, puis sa peau blanche qui semblait aussi douce que la soie d'un vêtement, et enfin sa bouche rosée, et son arc-de-cupidon qui dessinait un V.

Elle brisa le silence.

« Monsieur, je peux vous poser une question ? »

Il sortit de sa torpeur, et acquiesça d'un mouvement de tête.

« Pourquoi vous cherchez tellement à me comprendre ? »

Il sourit. Elle était maligne, voilà tout.

« Vous savez, Rose, je vous aimais bien début d'année. Comme je vous l'ai dit lundi, vous étiez une bonne élève. Je vous aimais bien, oui. Je pensais aussi que vous m'aimiez bien. Enfin, que vous ne me détestiez pas, en tous cas. J'aimerais savoir si
j'ai fait quelque chose– »

« Vous n'avez rien fait. » sourit-elle tristement. Elle marqua une pause.

Elle sembla réfléchir profondément. « Si je vous le dis, vous le garderez pour vous ? »

« Faites-moi confiance. »

Il l'attendait en bas de son immeuble.

Le ciel, les passants, le soleil, le couple.

La ruelle.

Ses horribles mains sur elle. Elle pleurait en silence.

Elle lui raconta tout. Elle semblait à part ; ses yeux si pétillants s'étaient éteints. Il se sentit mal.

« Je suis désolé. Je suis tellement désolé, Rose. »

Il voulait la prendre dans ses bras.

« Ne vous excusez pas, ce n'est pas de votre faute. »

Elle voulait qu'il la prenne dans ses bras.

Un ange passa. Les deux étaient immobiles, ne sachant quoi faire.

« Vous savez, on dit souvent que la haine mène à l'amour. » commença Smith.

Elle fit un signe de tête interrogateur.

« Mais avec vous, je ne sais plus où j'en suis. » déclara-t-il sans la regarder.

Elle lui tourna la tête avec ses doigts. Elle lui sourit. Ils s'approchèrent durant ce qui semblait être une éternité et il porta son regard sur ses lèvres. Ils se rapprochaient, quelques centimètres, quelques millimètres..

Toc toc toc.

Ils se reculèrent d'un coup, leur bulle s'étant éclatée. Il dissimula sa frustration dans un raclement de gorge et ouvrit la porte. Son ton parut légèrement sec.

« Plaît-il ? » urgea-t-il.

« Oh, monsieur Smith bonjour, c'est juste pour vous dire que le proviseur voulait vous voir, au sujet du voyage en Grèce. »

« D'accord, eh bien j'irai. Au revoir. »

Il referma la porte mais l'homme l'arrêta.

« Il.. Il veut vous voir maintenant, Monsieur. Il dit qu'il a un dîner après et qu'il devra se préparer, et c'est assez urgent pour ne pas attendre demain, alors.. »

John souffla d'exaspération.

« Bien, merci. » dit-il son ton encore plus agacé.

L'autre partit. Smith se retourna vers Rose, qui souriait l'air amusé.

« Qu'est ce qui vous amuse ? » demanda-t-il avec un léger rictus.

« Rien. » ria-t-elle.

« Rose je.. » Il sembla hésiter.

« Vous ? »

« Voulez-vous bien m'attendre devant le lycée ? Après nous pourrions aller chez moi. Enfin, si vous le voulez, bien sûr, je ne vous force en ri– »

« Faisons comme ça. » Il hocha la tête tout sourire, et ils vaquèrent à leurs tâches.

Dix minutes s'écoulèrent et Rose vit Smith arriver. Il lui prit la main et l'emmena à la voiture.

« Alors comme ça vous organisez un voyage en Grèce cette année ? » demanda Rose.

« Rose, j'ai du en parler trois ou quatre fois en cours. Vous n'avez décidément rien écouté. » ria-t-il doucement.

« Certes.. Et qui y est convié ? »

« Les secondes. Deux classes. »

« Oh, c'est dommage, j'aurai bien voulu venir. »

« Les terminales n'ont-ils pas un voyage eux aussi ? »

« Je crois, si, mais je n'ai pas les moyens d'y aller. » répondit-elle tristement.

Il posa sa main sur sa cuisse en signe de réconfort.

Ils arrivèrent chez monsieur Smith. Rose ouvrit les yeux dans un tel émerveillement qu'un immense sourire éclos sur les lèvres de Smith.

« Woah, c'est.. c'est magnifique ! » fut la seule chose qu'elle put dire.

Il lui reprit la main, qu'il qualifia de très douce à l'intérieur de lui-même, et l'emmena à l'intérieur. Elle fit le tour des pièces, allant de la cuisine à la salle de cinéma, en passant par le salon jaune. Ils s'installèrent dans ce dernier. Ils restèrent
quelques minutes à ne pas savoir quoi faire. Rose, joueuse à ce moment là, prit la parole.

« Et donc comme ça, » commença-t-elle avec un petit rictus, « avec moi vous ne savez plus où vous en êtes. »

Il rougit violemment et balbutia quelque chose d'incompréhensible. Elle ria doucement.

Et contre toute attente, il commença à lui embrasser le cou.

Rose, prise par surprise, ne put que soupirer un « Ah » de volupté.

Il s'amusait dans son cou, jonglant entre baisers et coups de langue. Il remonta la tête et déposa mille baisers sur sa mâchoire, ainsi que sur ses pommettes, et enfin au coin de sa bouche diablement attirante.

Elle glissa ses mains dans ses cheveux en bataille, et inversa leur position et la situation.

Elle était désormais à califourchon sur lui, et c'était à son tour de le rendre fou. Elle joua dans son cou avec sa bouche, mais au lieu de remonter vers son visage comme il l'avait fait, elle descendit lentement. Elle lui retira sa veste et sa chemise,
laissant les rayons du soleil qui passaient par les fenêtres illuminer sa peau blanche. Elle mordillait chaque parcelle de peau et s'approchait lentement de son téton. Elle mit un léger coup de langue et..oh.

Il se redressa bestialement et allongea Rose sur le canapé, avec lui au-dessus, l'encadrant de ses deux bras.

Ses pupilles étaient bien plus noires que l'obscurité de la nuit, son souffle irrégulier et il rappelait les vagues de la mer qui s'écrasent contre les rochers.

Pantelant, il réussit tout de même à parler.

« Rose, c'est le point de non-retour. Je ne vous force à rien, alors si vous ne voulez pas continuer, dites-le moi. Maintenant. »

Peut-être était-ce le souffle de Rose contre sa peau qui l'excitait tant.

Peut-être était-ce son prénom susurré par Rose qui l'excitait tant.

Dans les deux cas, s'il avait insisté autant sur le maintenant, Rose déduit que c'était à cause de cette bosse très dure, et certainement douloureuse, au niveau de son entrejambe.

« Je veux continuer. Mais, cela ne vous attirera-t-il pas d'ennui ? Vous êtes mon profess– »

« Au diable l'éthique. » coupa-t-il.

Son t-shirt vola, et son camarade soutien-gorge le suivit. Il semblait être partout sur elle. Chaque baiser, chaque toucher était brulant de passion. Elle susurrait son prénom avec une voix tellement rauque qu'elle le rendait totalement fou.

Il embrassait ses seins, son ventre, lui enleva son pantalon, embrassa ses hanches, ses cuisses.

Il l'attendait en bas de son immeuble.

Il passa son pouce sous sa culotte et commença à la faire descendre doucement

Le ciel, le soleil, les passants, le couple.

Il déposait un baiser à chaque millimètre de tissu en moins.

La ruelle. Ses mains sur elle. Sa culotte arrachée.

« Stop. John, s'il vous plaît.. » tenta-t-elle de dire.

Il continuait, il ne l'entendait pas.

« Stop ! » cria-t-elle. Une larme coula sur son visage.

Un vent de panique passa sur le visage de Smith.

« Je suis désolé Rose, je vous ai fait mal ? Je ne voulais pas, vraiment, par– »

« Ce n'est pas vous. C'est ce cauchemar, je.. Il me hante. Je n'y arrive pas, je suis désolée.. »

Il la prit dans ses bras. Il lui caressa les cheveux. Elle le serra fort.

« Pardon, pardon.. » murmurait-elle contre sa peau.

« Ne vous excusez surtout pas, Rose. Tout va bien, je suis là. »

Elle le serra encore plus fort.

Il décida de la porter dans ses bras. Il gravit les escaliers et il se dirigea dans sa chambre. Il la déposa sur le lit.

« Reposez-vous, ça ira mieux tout à l'heure. » lui sourit-il chaleureusement. Il tourna les talons mais une main le retint.

« Restez. S'il vous plaît. »

Il la regarda incrédule pendant un court temps. Il enleva son pantalon, et se coucha à côté d'elle. Ils se tournèrent mutuellement l'un vers l'autre. Il lui caressa la joue avec son pouce gauche. Elle lui sourit et le fit tourner sur le dos. Elle se trouvait
être sur le ventre. Elle posa sa tête sur son torse. Son bras était posé sur sa taille. Il déposa un baiser sur ses cheveux et ajusta sa pose. Son bras droit encerclait sa taille et sa main était posée sur le bas de son dos. Et, ainsi, ils s'endormirent
ensemble, enlacés l'un l'autre.