/note de l'auteur : ok, j'ADORE Sarah Jane. Vraiment, c'est un personnage que j'aime beaucoup. Alors me tapez pas, s'il vous plaît qnq. C'était la seule qui me paraissait logique dans ce cas là. xx

à Pow : effectivement, sa maison est très grande, serait-ce le TARDIS? Certainement. xD Oui, faire un compte serait une très bonne idée! Encore merci pour tes adorables reviews. A ce soir encore, j'espère ! Bonne lecture !


Il se réveilla avant elle. Il regarda l'heure ; cinq heures trente minutes. Les cours ne commençaient qu'à huit heures, il avait un peu de temps devant lui.
Il se tourna vers elle et l'observa.
Il détailla tout son visage ; elle était belle. C'était un fait. Son nez légèrement retroussé égayait son visage ; sa peau rosée lui donnait un air enfantin et sa bouche, pulpeuse et tombante ne cessait de l'hypnotiser. Ses prunelles brunes tapant vers le vert s'ouvrirent doucement. Elle lui sourit.

« Bonjour. »

« Bonjour. » lui répondit-il en imitant son sourire.

« Quelle heure est-il ? »

« Six heures moins vingt-cinq. »

« Oh, il est encore tôt. »

Il acquiesça d'un "mh". Elle frissonna.

« 'Fait froid. Vous devriez chauffer ici. »

Elle tira la couette et s'emmitoufla un peu plus dedans. Pour toute réponse, il la tira vers lui, posa son menton sur sa tête, et la serra de ses deux bras.

« C'est mieux comme ça ? »

Elle se blottit contre lui.
Ils restèrent enchevêtrés dans les draps jusqu'à six heures. Par la suite, ils se levèrent et allèrent se préparer.
Pendant qu'elle se douchait, lui préparait du thé. Ils le burent, et préparèrent leur sac respectif. Ils mirent leur manteau, sortirent de chez John, et se mirent en direction du lycée. Avant de sortir de la voiture, elle l'embrassa sur la joue et lui souhaita une bonne journée. Il lui informa qu'ils se retrouveraient à dix-sept heures, dans la salle des professeurs.

La matinée s'était plutôt bien passée. Personne n'avait remarqué le suçon dans le cou de Rose. Dieu bénisse les cols roulés, remercia-t-elle intérieurement.
La classe de Rose n'avait eu que deux heures de cours, et Mickey, Keisha, Shireen et ladite Rose décidèrent de sortir dans le parc.
Il faisait beau ; le ciel était bleu clair, mais malgré la présence du soleil, il faisait très frais.
Ils rentrèrent au lycée à midi pour manger au self. Ils avaient d'ailleurs bien fait, puisque le ciel s'était couvert et était devenu gris foncé.
Un orage se préparait certainement.
Vers quatorze heures, lorsqu'ils allèrent en Anglais, il se mit à pleuvoir des cordes. Déprimant, songea Rose. Ce fut ainsi jusqu'à dix-sept heures.

De son côté, John avait passé une très bonne journée. Sa matinée avait été agréable, et à midi, une des professeurs de mathématiques Madame Smith –Sarah Jane– l'invita à déjeuner avec elle. Monsieur Smith, homme de nature gentil, accepta.
Sarah Jane était une femme sympathique. Elle n'avait rien d'extraordinaire ; elle avait un physique banal, et sa vie n'était pas des plus trépidantes. Mais elle était gentille, oui, admit John. Ils devinrent très vite de bons amis et elle lui proposa d'ailleurs de passer une heure ensemble, "ça pourrait être sympa" lui dit-elle en essayant de le convaincre.
Évidemment, il accepta, et de quatre heures à cinq heures, ils s'installèrent tous les deux en salle des professeurs et bavardèrent de tout et de rien. Banale, songea-t-il encore une fois. Elle fit une blague et ils rigolèrent un peu. Sympathique tout de même, se corrigea-t-il mentalement.

Rose avait pu sortir en avance ; elle avait fini son TP cinq minutes plus tôt. Elle se dirigea vers la salle des professeurs, puisque de toute façon John n'avait pas cours.
À mesure qu'elle s'approchait elle entendit quelqu'un rire. Non, deux personnes. Oui c'est cela ; deux personnes semblaient rire et parmi ces deux rires, un lui était familier.
Il doit être avec un collègue, déduit-elle. Elle jeta un regard discret derrière la porte. Bon, une collègue, visiblement. C'est pas un drame, se raisonna-t-elle.
Elle est quand même très proche de lui, là. C'est sa main sur sa jambe ? Elle se calma. C'est juste une collègue, et ils s'aiment bien, voilà tout, se justifia-t-elle avec une légère pointe d'amertume dans le ventre.
Elle toqua à la porte. John vint lui ouvrir.

« Oh Rose, bonjour. »

« Oui, bonjour. On y va ? »

Sarah Jane intervint à ce moment.

« Mais, où voulez-vous aller avec votre professeur de physique ? »

Un éclair de panique traversa le visage de Rose.

« Eh bien– »

« Je donne des cours particuliers à Miss Tyler. Avec ses lacunes en physique, ce ne sera que bénéfique. »

Rose agita la tête de haut en bas en signe d'accord.

« Je vois, » sourit Madame Smith, « c'est très humble de votre part, John. »

Ce dernier attrapa son manteau et l'enfila.

« Au revoir, Sarah Jane. » salua-t-il poliment.

« Au revoir, John. Ce fut très agréable. Peut-être devrions-nous refaire cela demain ? »

« Pourquoi pas. »

Et contre toute attente, elle lui embrassa la joue.
Rose était déjà très énervée. Pour éviter toute mésaventure, elle salua poliment la professeur, puis tourna les talons. John fit de même, et ils se dirigèrent vers la voiture de John. Une tension électrique s'était installée entre eux. Ils montèrent dans la voiture.

« Déposez-moi chez moi. » ordonna Rose sur un ton à glacer le feu lui-même.

« Rose écoute- »

« Déposez. Moi. Chez. Moi. »

« Rose, vraiment- »

« Et surtout, » elle se tourna vers lui et planta son regard glacial dans ses yeux paniqués, « ne m'adressez pas la parole. ».

Le trajet sembla interminable. Il n'osait plus dire un seul mot. Elle semblait absente ; son regard toujours aussi froid restait rivé droit devant elle, imperturbable.
Ils arrivèrent devant sa maison. Elle descendit. Il la vit rentrer et, dans un élan de courage, décida de la suivre.

« Rose, écoute-moi, s'il te plaît. »

Elle ne dit rien. Il continua.

« Sarah Jane et moi sommes juste amis. Nous avons juste parlé un peu, c'est tout. Vraiment, il n'y a rien. »

« Non, évidemment, il n'y a rien. »

« Je te le jure Rose, rien du tout. »

Elle rit sans joie.

« Et en plus, vous me prenez pour une conne. »

« Rose, bon sang, tu me fais quoi là ? »

Elle lui fit face.

« Ce que je vous fais ? Vous êtes en train de me mettre la faute dessus ? »

Le ton haussait.

« Bordel, j'ai rien fait Rose, t'es parano. »

« Je suis parano ? Moi, au moins, je ne flirte pas avec le premier venu. »

« Putain mais je flirtais pas avec elle, » s'énerva-t-il, « et puis qu'est ce que ça peut te faire ? On est pas ensemble que je sache. »

Elle le regarda, incrédule. Ils n'étaient pas ensemble. On est pas ensemble, se répéta-t-elle intérieur.

« Sortez de chez moi. » commanda-t-elle, à bout de force. Il voulut protester. Mais il comprit très vite que cela ne servirait à rien.

Il sortit.

Après tout ce qu'ils avaient fait, "ils n'étaient pas ensemble". Bien, très bien. Ç'avait au moins le mérite d'être clair. Elle retint ses larmes. Elle ne pleurerait certainement pas pour lui. Pas pour cet.. allumeur fut le seul mot qui lui vint à l'esprit. Elle mit son pyjama. Elle s'assit dans son canapé, alluma la télé.
Elle regardait l'écran sans vraiment le regarder. Elle était vide. L'heure tourna. Vingt et une heure. Elle se dirigea vers son lit. Elle ne mit pas de réveil ; elle n'irait pas en cours demain. Elle prétexterait une maladie quelconque. Et, fatiguée de vivre, encore une fois, elle s'abandonna aux bras de Morphée.

John, en rentrant chez lui, était désemparé. Il ne pensait pas ce qu'il avait dit, pas le moins du monde. Il tenait à elle plus qu'à n'importe qui. Mais il fallait avouer que la colère de Rose était disproportionnée par rapport aux faits. Jamais il ne serait allé voir quelqu'un d'autre. Elle le savait, non ? Pourquoi lui faisait-elle si peu confiance ?
De toute évidence, il ne trouverait pas la réponse ce soir. Il alla se coucher, un peu secoué, et s'endormit pensif.