/note de l'auteur : les prochains chapitres seront plus longs, et à mon goût, meilleur ! désolée pour la qualité de celui-là. J'espère qu'il vous plaira quand même!
à Pow : Yo toi ! Ca va, et toi ? Contente que le chapitre t'ait plus ! Je pense que tu aimeras beaucoup le prochain, héhé. A ce soir pour ta review, j'espère, et à demain pour un nouveau chapitre ! Des bisous xx
L'après-midi du vendredi, on frappa à la porte de Rose.
Après cinq minutes de lutte contre elle-même et la couverture pour se lever, elle se dirigea vers la porte et ouvrit.
« Yo ! » lança Mickey.
« Wow, c'est quoi cette gueule ? » demanda Shireen.
« J'me suis engueulée avec John, c'est rien. »
« Engueulée comment ? » interrogea Mickey.
« On est pas ensemble, à ce qu'il parait. Donc visiblement, il peut flirter avec Madame Smith. » répondit avec détachement Rose.
Les autres éprouvèrent de la compassion pour Rose mais ne dirent rien ; ils savaient très bien comment était Rose dans ces moments-là.
« Bon, restez pas sur le pallier. »
Les quatre amis s'installèrent dans le salon. Rose prit quatre bières dans le frigo et les déposa sur la table. Ils allumèrent la télévision et conversèrent tranquillement sur leur journée.
« Au fait, Martha organise une soirée demain. Elle voudrait me présenter à l'un de ses amis proches, et elle voudrait aussi vous connaître. » déclara Mickey. « On pourrait y aller tous ensemble, comme au bon vieux temps ? Et puis ça lui ferait plaisir. »
« Ça pourrait être cool ! » s'exclama Keisha.
« Qui dit soirée dit beaux mecs et alcool ! Combo parfait, j'viens ! » confirma Shireen.
Tous se tournèrent vers Rose et la supplièrent du regard. Elle leva les yeux au ciel.
« D'accord, d'accord, je viendrai aussi. »
Ils crièrent tous "Hourra !" et trinquèrent, jusqu'à ce que Mickey déclenche une folle bataille d'oreillers. Il envoya son oreiller sur Shireen, mais la manqua de peu, ce qui lui valut des "T'es vraiment nul" pendant toute la soirée.
Rose, elle, frappa en pleine tête Keisha avec un coussin blanc, et celle-ci lui envoya en vengeance son coussin ; cependant, elle manqua son tire. Ledit coussin finit sur le fessier de Mickey, qui s'indigna avec un "Hé !" déclenchant l'hilarité générale.
La bande décida de dormir chez Rose puisque de toute façon, ils iraient à la soirée de Martha ensemble. Chacun prit ses affaires chez lui et, de retour chez Rose, ils mirent un film.
La soirée était agréable et, il fallait l'avouer, remontait le morale de Rose.
« Merci d'être là, les gars. » sourit-elle.
« Notre Rose deviendrait-elle émotive ? » s'outra Keisha.
« Câlin général ! » lança Shireen.
Et ils se ruèrent tous sur Rose.
John de son côté, passait une journée exécrable.
Dès huit heures Sarah Jane vint vers lui en salle des professeurs.
« Bonjour John ! Comment tu vas ? C'est vraiment très honorable de ta part de donner des cours privés à tes élèves. » Elle huma l'air. « Tu sens bon dis donc ! Et t'es très bien coiffé. D'ailleurs ça te dirait de sortir un de ces quatr- »
« Sarah Jane, c'est vraiment pas le moment. Ferme-la un peu. »
C'était sorti tout-à-fait naturellement. Il tourna les talons et partit dans sa prochaine salle de classe, laissant bouche-bée Madame Smith, qui était par la même occasion profondément outrée.
Qu'importait.
Ses classes furent insupportables, surtout celle de neuf heures à dix heures. Ils ne cessaient de bavarder, de faire les idiots, et certains même, assis au fond de la classe, dormaient tranquillement.
Dix heures ; la pause. Il en profita pour chercher Rose. Il fit toutes les ailes du bâtiment mais aucun signe d'elle. Il se rendit à l'accueil et demanda s'ils avaient un signe d'elle. On lui répondit qu'elle avait appelé hier, signalant qu'elle serait absente aujourd'hui car elle était malade. Il les remercia et repartit en salle des professeurs.
Il pensait à elle. Beaucoup. Et il s'en voulait.
À midi, lorsqu'il s'installa à sa table, devant son plateau-repas qui avait l'air aussi appétissant qu'un cadavre de rat desséché trempé dans ses propres excréments –oui–, il reçut un SMS.
Martha J. : Salut vieux fou. Je fais une soirée ce soir, tu viendras j'espère ?
Moi : Il y aura du monde un peu ?
Martha J. : 6 personnes. Il y aura mon nouveau petit-ami, Mickey, et ses amis, comme ça tu feras sa connaissance et je ferai la connaissance de ses amis. Ce sera une bonne soirée ! Allez steup' c'est important pour moi.
Moi : Ok, ok. Je serai là.
Martha J. : Super ! Merci John.
Il finit de manger et partit pour sa dernière heure de cours, tout aussi insupportable que les autres.
Pendant toute l'après-midi il repensait à la dispute de la veille. Il s'en voulait de plus en plus. Elle lui manquait, même si ça ne faisait qu'une journée.
La soirée de demain me changera les esprits, se rassura-t-il.
Il eut l'idée d'aller se balader un peu. Dehors, le temps relevait de la magie. La neige pointait enfin le bout de son nez ; les flocons tourbillonnaient dans l'air et semblaient danser une valse embrasée. Le ciel, voilé de gros nuages blancs, se voyait caresser par les doux rayons du soleil d'hiver, qui scintillait à la manière des yeux d'un enfant à Noël. Et malgré les températures hivernales, le spectacle autour de lui le réchauffait ; les empreintes des passants s'ancraient dans le tapis blanc, et on entendait de joyeux cris d'enfants qui jouaient sous les flocons brillants. Il sourit enfin, après une journée bien morose.
Il aurait bien aimé que Rose soit là, avec lui, lui tenant la main. Il prit le chemin du retour, puis finit sa journée la tête dans un livre, Une étude en rouge, de Sir A. Conan Doyle.
Il finit par monter dans sa chambre ; il troqua son costume pour un t-shirt et un caleçon, et se laissa tomber dans son lit, guidé par le sommeil.
