Bonjour tout le monde !

Voici le chapitre 1 ! Avant de vous laisser le lire, je tiens à vous prévenir que je publierais un chapitre tous les samedis voire parfois le mercredi également. Tout dépendra de la façon dont j'avancerais dans l'écriture.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui me suivent, qui me lisent et principalement les personnes qui me suivaient déjà lorsque j'écrivais Le futur n'est jamais ce que l'on croit. Merci beaucoup !

Je remercie également les personnes qui m'ont laissé des reviews sur le prologue : PierceOlivera , Guest , N'giie , 13trinity , ElysaLlove , Leiladoree , Grazie , larosesurleau. J'aime toujours autant lire ce que vous m'écrivez ! ^^

Bon bun voilà, c'est tout ce que j'avais à dire pour le moment :)

Bonne lecture, on se retrouve en bas !

Chapitre 1

Allongée sur le matelas crasseux où j'avais été installé depuis mon enlèvement, j'essayais de fermer mon esprit comme j'avais l'habitude de le faire depuis ce qui me semblait une éternité pour ne pas ressentir la douleur de mes côtes brisées. Il avait été si violent i peine deux jours que cela en était encore douloureux. Cependant, même si la douleur était là, j'y étais tellement habituée que je parvenais facilement à l'occulter. De plus, elle n'était rien comparée à la souffrance mentale que j'avais ressenti en voyant Jacob se faire tuer. A cette pensée, je ne pus m'empêcher de frémir et fermai automatiquement les yeux. Je ne voulais pas y penser, je ne voulais plus. J'avais tellement cauchemarder sur cela et sur tout le reste que désormais, je m'interdisais d'y penser ne serait-ce qu'une seconde.

J'allais bien. Tout allait bien. J'étais encore chez Charlie. Il était encore près de moi, à m'écouter, à me protéger. Je continuais d'aller au lycée et d'ici quelques mois, j'allais enfin avoir mon diplôme. Tout allait pour le mieux. Comme tous les mardis soir, j'allais sur la tombe de ma mère et je lui racontais ce qu'il s'était passé dans ma vie durant la semaine qui venait de s'écouler. J'allais bien, j'étais heureuse. Les seuls moments où je devais me concentrer davantage pour penser à cela étaient les fois où l'un d'entre eux descendait me voir. Je devais me concentrer très fort pour ne pas ressentir ce qu'ils me faisaient subir. Heureusement, cela faisait deux jours qu'ils n'étaient pas descendus. Je n'avais donc pas mangé ni même bu depuis deux jours mais je m'en fichais. Je préférais mourir de faim et de soif plutôt que les revoir.

Mes kidnappeurs étaient des monstres. Il ne m'avait pas fallu longtemps pour comprendre quelle était leur véritable nature. Mon inconscient l'avait déjà deviné lorsqu'ils avaient tué Jacob mais ma conscience n'avait pas voulu l'accepter. Ce n'est que quand l'un d'entre eux était descendu, m'avait fait saigné au niveau du bras droit avec un couteau et qu'il s'était mis à lécher goulûment le sang qui s'échappait de la blessure que j'avais compris qu'ils étaient des vampires. Les jours qui avaient suivi n'avaient fait que me confirmer ce que je savais déjà. Les premiers jours, j'avais essayé de résister à leurs attaques, j'essayais d'appeler à l'aide mais j'avais vite abandonné en comprenant que cela ne servait à rien et que ça les rendait encore plus sauvage. Je restais alors là inerte pendant qu'ils faisaient ce qu'ils voulaient de moi. J'avais souhaité mourir un million de fois mais ce n'était jamais venu. A croire que même la mort voulait jouer avec moi.

Soudain, les nombreux verrous de la porte se firent entendre et je fermai encore plus fortement les yeux. Qu'allaient-ils me faire subir aujourd'hui ? N'étais-je déjà pas dans un piteux état ? Je ne devais pas y penser. Pense à Charlie. Pense à tes amis. Je me forçai alors à nouveau à imaginer que j'étais ailleurs. J'étais assise dans la cuisine en train de faire mes devoirs. Charlie n'allait pas tarder à rentrer et comme d'habitude, il viendrait me demander comment s'était passée ma journée. Je lui répondrais alors que j'avais une nouvelle fois tenté de faire comprendre à Jessica Stanley que je ne m'intéressais pas à Mike Newton, contrairement à ce que ce dernier répétait. Puis je lui raconterais qu'on avait parlé de Roméo et Juliette en cours de littérature. Charlie finirait par aller s'installer devant un match de football tandis que j'irais préparer le repas. Nous passerions une soirée comme tant d'autre mais au moins, nous serions ensemble.

- Bella ? fit une voix masculine en venant doucement caresser mes cheveux.

Peut-être que si je faisais semblant de ne pas avoir attendu ou de dormir, me laisserait-il en paix. Cependant, je pris rapidement conscience que quelque chose clochait. Jamais mes ravisseurs ne m'avaient appelé par mon surnom, ils avaient toujours utilisé mon nom complet. De plus, cette voix m'avait l'air inconnu. Quelqu'un m'avait-il retrouvé ? Je fis taire l'espoir avant qu'il ne naisse complètement en moi. Ils avaient déjà tenté de me faire croire que quelqu'un venait me sauver et au final, cela n'avait été pour eux qu'un moyen de s'amuser davantage avec moi. Et si.. Et s'ils avaient amené un de leur congénères pour que lui aussi joue avec moi ?

- Tout va bien, tu es en sécurité, murmura à nouveau la voix. Ils sont partis.

Non, ils ne pouvaient pas être partis. Ils prenaient bien trop de plaisir à me faire souffrir. Après tout, comme ils me l'avaient de nombreuses fois répété, je n'étais qu'un repas avec lequel ils aimaient s'amuser. Je n'étais qu'un simple jouet dont ils ne pouvaient se lasser. Si c'était le cas, ils m'auraient tué au lieu de tout simplement partir.

- Tout va bien, Bella, répéta t-il. Je te promets que plus personne ne te fera jamais de mal. Je suis là pour t'aider.

Je ne réagis toujours pas. Si vraiment il était là pour m'aider alors autant qu'il me tue. Je n'attendais que cela depuis le jour où ils avaient tué Jacob sous mes yeux et où ils avaient posé leurs sales pattes sur moi.

- Regarde-moi, Bella, fit-il à nouveau. Je sais que tu es réveillée alors regarde-moi s'il te plaît.

Par peur de représailles, j'ouvris doucement les yeux et mon regard tomba aussitôt sur ses prunelles entièrement rouge. Je ne pus alors pas retenir les battements précipités de mon cœur. Un vampire.. M'avaient-ils laissé dans les mains d'un autre de leur congénère pour qu'il s'amuse avec moi à son tour ? Mon poing se resserra inconsciemment sur le drap qui me recouvrait.

- Jane, appela t-il doucement. Apporte-moi une cape.

Moins d'une seconde plus tard, un autre vampire apparût dans la pièce avec dans ses mains un immense morceau de tissu. Elle s'approcha lentement de nous, comme pour ne pas m'effrayer et donna la fameuse cape au vampire agenouillé devant moi avant de quitter la pièce à nouveau. Cela était la première fois que je voyais une femme vampire mais à vrai dire, le sexe du vampire n'avait aucune importance. Pour moi, ils étaient tous des monstres, tous des êtres capables des pires horreurs.

- Je vais t'enlever ce drap, finit par murmurer le vampire, et je vais le remplacer par cette cape, d'accord ?

Voyant que je ne répondais pas, il prit une légère inspiration puis me retira doucement le drap, faisant ainsi apparaître mon corps nu et couvert de contusions. Je vis ses yeux se noircirent face à cette vision et m'empressai de refermer les yeux. Je connaissais assez ce regard pour savoir que soit il avait soif, soit il était excité. Dans tous les cas, je voulais me déconnecter de la réalité avant qu'il ne commence à satisfaire l'un de ses besoins. Étrangement, alors que j'essayais de me murer à nouveau dans mon esprit, je le sentis me soulever légèrement et m'enfilai cette cape que la dénommée Jane lui avait apporté. Après avoir fait cela, je le sentis me soulever dans ses bras et il fit en sorte que ma tête repose contre son épaule. Étonnamment, il était doux et lent dans ses gestes, comme s'il essayait de ne pas me blesser. Pourquoi se comportait-il ainsi ? Rouvrant les yeux, il passa par la porte de ma cellule et je frémis. Pourquoi me sortait-il de la cave ? Désirait-il s'amuser avec moi dans une autre pièce ? Il monta une série de marches et nous nous retrouvâmes alors dans ce qui ressemblait à un salon. Aussitôt une vive lumière m'aveugla et je plissai les yeux. Pour la première fois depuis ce qui me semblait être une éternité, je revoyais enfin la lumière du jour. Il me fallut quelques secondes pour m'y habituer et quand enfin ce fut le cas, je remarquai alors qu'une dizaine de vampire se trouvait dans la pièce. J'avais déjà eu du mal à supporter deux vampires, comment allais-je faire face à eux ? Ma respiration se fit alors difficile, d'autant plus à cause de mes côtes cassées et je me sentis défaillir.

- Du calme, tout va bien, tenta de me rassurer l'homme qui me tenait en se dirigeant vers l'extérieur. Personne ne te fera de mal. On est là pour t'aider. S'il y a bien des personnes que tu n'as pas à craindre, c'est nous.

Je lançai un regard par dessus son épaule et vis que tous les vampires nous suivaient. Qu'allait-il se passer ? Qu'allaient-ils me faire ? Je n'eus pas le temps d'y penser davantage car je sombrais dans le néant.

XXXXX

- Elle a une jambe cassée ainsi que plusieurs côtes.

Ce fut la première chose que j'entendis alors que l'inconscience se retirait lentement et je ne réalisai pas de suite que cette voix appartenait à quelqu'un que je ne connaissais pas.

- Elle a de nombreuses cicatrices sur le corps, continua la voix. Je pense qu'on a dû l'ouvrir de nombreuses fois à l'aide d'objets tranchants diverses.

- Tu penses qu'ils ont voulu boire son sang ? demanda l'homme qui m'avait sorti de la cave.

- Oui je pense, soupira l'autre homme. A mon avis, ils l'ont aussi fait pour la faire souffrir.

- Est-ce que... est-ce qu'ils ont abusé d'elle ?

- Malheureusement oui. Ils ont dû être très brutaux avec elle. Son utérus est dans un piteux état. Elle a dû avoir le bassin fracturé de nombreuses fois.

Face à ses mots, j'eus soudain du mal à respirer. Depuis ma plus tendre enfance, j'avais toujours rêvé d'être mère mais apparemment, cela ne serait plus jamais possible. En plus de m'avoir enlevé l'homme que j'aimais, ma liberté, ma virginité et bien d'autres choses, ils m'avaient également retiré la possibilité d'avoir des enfants un jour. Pourquoi avait-il fallu que ces monstres s'intéressent à moi ? Pourquoi avait-il fallu que nous allions nous balader dans la forêt ce jour-là ? Tout à coup, je sentis qu'on déposait quelque chose sur mon visage et j'ouvris les yeux instantanément, complètement terrifiée.

- Du calme, murmura la voix que j'avais entendu un peu plus tôt. Ce n'est qu'un masque d'oxygène , ça va t'aider à respirer.

Sans même regarder l'homme qui venait de parler, je compris que j'avais à nouveau à faire à un vampire. Se rapprochant davantage du lit sur lequel j'étais allongée, il apparût alors dans mon champ de vision et je pus alors le détailler aisément. Comme tous ceux de son espèce, sa peau était extrêmement pâle. Ses cheveux étaient d'un blond très clair tandis que ses yeux avaient une étrange couleur dorée. Je ne pus alors pas m'empêcher de me demander pourquoi il n'avait pas les yeux rouges comme tous ses congénères.

- Je m'appelle Carlisle Cullen, dit-il doucement. On est actuellement à Volterra en Italie. Tu es en sécurité ici, d'accord ?

L'Italie ? Savoir que j'étais dans cette partie du monde me fit encore plus paniquée. J'étais bien trop loin de Forks. Jamais mon père ne parviendrait à me retrouver ici. Pourquoi m'avait-on sorti de cette cave si c'était pour m'amener ici ? Une mèche de cheveux tomba sur mon visage et alors que je voulus bouger mon bras pour la repousser, je sentis divers fils m'en empêchant. Tournant la tête, je remarquai alors seulement qu'un cathéter était planté dans mon bras et était relié à de nombreuses poches. Je me mis à paniquer encore davantage en voyant cela et aussitôt un autre vampire s'approcha de moi.

- Ce n'est rien, dit-il doucement en venant caresser ma joue. Tu était déshydratée et sous-alimentée. Ces perfusions ne servent qu'à te guérir.

Je reconnus aussitôt cette voix. C'était celle du vampire qui m'avait sorti de la cave. Cependant devais-je le croire ? Pouvais-je croire un vampire ? Je détournai à nouveau le regard et celui-ci s'attarda sur mon corps. La première chose que je remarquai fut ma jambe droite entièrement plâtrée puis la robe rouge que je portais. De nombreux pansements recouvraient mon corps aux endroits où les monstres m'avaient marqué. C'était la première fois que je pouvais réellement voir l'état dans lequel mon corps se trouvait et cela fut un tel choc que mon cœur loupa un battement.

- Ça va aller, tu finiras par guérir, continua t-il en caressant mes cheveux.

Pourquoi faisait-il tout cela ? Pourquoi m'avait-il sorti de mon enfer personnel et tentait-il de me guérir ? A quoi cela lui servait-il ? Je ne pouvais pas croire qu'il veuille réellement m'aider. Les vampires étaient des êtres mauvais, seulement capable de faire le mal. Je ne pouvais pas faire confiance à ce vampire qui me caresser doucement les cheveux, ni même à celui qui prétendait s'appeler Carlisle. Ils finiraient par me faire du mal à leur tour. C'était sans doute pour cela qu'ils désiraient me soigner, pour mieux profiter de moi par la suite. Sans doute s'attendaient-ils à ce que je tente de m'enfuir une fois que je serai guérie physiquement mais je n'en ferais rien. S'ils voulaient s'en prendre à moi alors je les laisserais faire. Ainsi peut-être que j'obtiendrais enfin ce que je souhaitais le plus au monde : la mort.

FIN DU PREMIER CHAPITRE

J'espère que ce chapitre vous aura plu ! N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé et si vous avez aimé !

A très bientôt !