/note de l'auteur : à Pow : Yo ! Eeeeeeet oui il est jaloux ! Et dans ce chapitre aussi ;) Tainted Love est une chanson gé-niale ! J'ai toujours en tête quand elle passe le "Earth destruction in 30 minutes" du 2x01 héhé. Exact, l'action ou vérité le jeu de l'alcool! xD Jack ce beau gosse oui ! Désolée encore pour Jackie :( Hâte de lire ta review ! Da bisous ! xx


Les rayons du soleil vinrent effleurer sa peau marquée par des récentes traces d'une bataille enflammée.

Il ouvrit un œil, puis un deuxième, et il eut droit à la plus belle vue que l'on puisse avoir à un réveil.
Elle était allongée sur le ventre, coincée entre le canapé et lui-même. Sa tête reposait au creux de son cou, et ses cheveux avait décidé de conquérir la pièce entière. Sa bouche, légèrement entre ouverte, autorisait l'air de ses poumons à sortir et à venir s'écraser contre le cou de John. Son bras droit se trouvait sous sa tête, sa main était suspendue dans le vide. Son bras gauche, lui, entourait son torse dans une étreinte chaleureuse. Une de ses jambes longeait son corps tandis que l'autre venait ceinturée ses cuisses.

Elle le fit sourire. Il la trouvait belle, il la trouvait parfaite. Il fit pivoter sa tête tendrement de façon à laisser sa bouche effleurer la sienne. Un sourire passa sur son visage, et elle ouvrit à moitié ses yeux, pour s'habituer à la lumière du jour.

Ils restèrent longtemps dans cette position. Ils se fixaient inlassablement, comme si le monde leur appartenait.

« On devrait se lever. » avoua-t-il.

« Pourquoi ? »

La réponse le fit rire. Il l'embrassa chèrement et se leva, l'entraînant avec lui. Assis dans la salle-à-manger attenante à la cuisine, ils bavardèrent un peu.

« Merde ! » s'exclama John, « le match de foot ! » Il se rua dans le salon jaune et alluma la télévision.

Rose, en premier lieu étonnée, décida de le rejoindre.

« Vous regardez le foot, vous ? » demanda-t-elle toujours aussi étonnée.

« Les Patriots contre les Falcons, Rose ! Un match de folie ! »

On aurait dit un enfant, avec ses yeux qui brillaient de joie. Une vague de chaleur envahit Rose.

« Tu regardes avec moi ? »

« Ben..-»

« S'il te plaît, Rose. » implora-t-il.

Évidemment, elle céda et ils s'installèrent.

« Les Falcons mènent 28 à 0 avec trois magnifiques touchdowns de Freeman, Hooper et Alford.

Gostkowski marque un trois point pour les Patriots, mais est-ce que ce sera suffisant pour que les Patriots remontent ? »

« Évidemment que ce sera suffisant ! »

« Ils sont quand même menés de beaucoup, John. » se moqua Rose.

« Tu vas voir s'ils seront toujours menés. »

« Coleman marque encore un touchdown pour les Falcons. Il semblerait que la victoire soit déjà toute tracée. [..]

Mais les Patriots ne s'avouent pas vaincus, et Brady fait une majestueuse passe à White qui trouve la réception, et c'est un touchdown pour les Patriots ! 28 à 9. »

« Et voilà ! Et ça va continuer ! » s'exclama John.

« Brady relance le ballon et Amendola le réceptionne et touchdown pour les Patriots !

[...] et ça continue puisque White est à la réception de la passe de l'incroyable Brady et c'est un troisième touchdown pour les Patriots ! Égalité entre les deux équipes et l'overtime est déclaré. Le prochain touchdown déclarera le vainqueur. »

« Je te l'avais dit Rose, ha ! Ne sont-ils pas fantastiques ? Ce sont des génies du foot ! »

« Ils ne sont pas mauvais, c'est vrai. » rit Rose.

« Pas mauvais ? Ils sont brillants ! » s'indigna John.

« C'est serré entre les équipes désormais. Les Falcons menaient, mais les Patriots n'avaient pas dit leur dernier mot.

Le snap est aux Patriots, aux 10 yards.

James White s'élance et.. touchdown pour les Patriots ! Ils ont gagné ! »

« Victoire ! On a gagné ! » et sans crier gare, il souleva Rose dans ses bras et l'embrassa passionnément jusqu'à en tomber du canapé à la renverse.

« Ça va ? » s'inquiéta-t-il.

« Mon Dieu, oui. »

Elle le prit par le col et l'entraîna dans une nouvelle étreinte. Après quelques minutes par terre à s'embrasser, ils se relevèrent et John crut entendre un bruit à l'extérieur.

« T'as entendu ? »

« De quoi ? » demanda Rose.

« Il y a eu un bruit dehors, j'en suis sûr. »

Il se redressa et sortit, suivi de Rose.

Meow.

« Là, t'as entendu ? Un miaulement ! »

« Oui, ça venait de là-bas ! » Elle pointa du doigt le côté droit de la maison. Ils cherchèrent mais trouvèrent rien.

Meow.

« Dans la petite tour. » indiqua John.

Il ouvrit la petite porte en bois de la tour et il vit un chaton, à la robe blanche avec une tâche de marron sur le visage, et avec des yeux d'un bleu à faire médire un ciel de printemps. Il semblait avoir la patte avant gauche tordue.

Meow ? Le chaton s'approcha.

« Bonjour toi. Que fais-tu ici ? » John le prit doucement dans ses mains. L'animal se mit à ronronner. Rose le caressa avec fascination.

« Il est trop mignon. Qui a pu lui faire ça ? On doit le soigner, pauvre petit chat.» Elle lui grattait la tête. Une idée lui traversa l'esprit. Elle se retourna vers John. « On peut le garder ? »

« C'est-à-dire que– »

« Génial ! Merci ! » Elle lui posa un baiser sur la joue et s'empara du chaton. Il toucha du doigt l'endroit où elle l'avait embrasser, secoua la tête pour reprendre ses esprits, et la suivit.

Ils rentrèrent et Rose fit quelques tests sur la patte du chaton. Elle lui construit une sorte d'atèle et la lui mit.

« Comment on l'appelle ? » questionna-t-elle.

John sembla réfléchir profondément, et elle l'imita. Un éclair de révélation la foudroya.

« Je sais ! » s'exclama-t-elle, « Nacky ! » finit-elle.

« Nacky ? »

« Vous n'aimez pas ? » demanda-t-elle tristement.

« Si ! si. Ça me plait. Nacky. » Il caressa la tête du dénommé Nacky et passa un bras sur les épaules de Rose.

Une légère panique vint titiller John.

« Rose, je n'ai ni litière, ni nourriture pour chat. »

« Allons en acheter alors ! » proposa-t-elle joyeusement.

Ils prirent le Porsche Cayenne de Smith et descendirent en ville.
La nuit approchait ; le soleil se couchait laissant sa place à la lune. Le brise d'air qui secouait les rares passants était glaciale. Ce coin de la ville n'était pas le plus attirant. Des déchets jonchaient les trottoirs, les quelques maisons se voyaient ternies par la vieillesse ou taguées par des adolescents en quête d'aventure. Les tags en soient n'étaient pas repoussants ; d'ailleurs un de ceux-ci était même très beau. Écrit en noir et avec un style street' on pouvait lire Bad Wolf.
Rose, en le voyant, le trouva tout de suite magnifique. Dommage, on est passé trop vite, j'ai pas pu le prendre en photo, pensa-t-elle avec une pointe de déception. John prit la rue à droite, dans laquelle on voyait très clairement l'horizon au loin sans être gêné par un quelconque immeuble ou lampadaire. Le soleil rasait le sol, et ses rayons s'éparpillaient à travers la rue et les habitations, tels des flèches se ruant dans leur cible.

Ils s'arrêtèrent dans le magasin le plus proche et se rendirent dans le rayon animal. Ils prirent nourriture, panière et autres besoins et se dirigèrent en caisse. Il se faisait tard et il n'y avait plus personne dans le magasin.

« Je vais chercher un sac. » lâcha John en sortant vers la voiture. Elle souffla et déposa les articles sur le tapis roulant.

Elle salua le caissier.

« Bonjour mademoiselle. J'me permets de vous dire que vous êtes très belle, mademoiselle. »

« M- Merci. » balbutia-t-elle. John re–rentra dans le magasin au moment où le caissier fit une blague à Rose. Ils rirent tous deux et cela eut le don d'agacer John.

Il arriva à hauteur de Rose et passa un bras possessif autour de sa taille.

« Ha ben enfin, j'ai cru que t'étais parti sans moi. » blagua Rose.

Il esquissa ce qui semblait être un sourire et mit leurs achats dans le sac.

« Trente-et-un euros et quatre-vingt dix centimes s'il vous plaît. » annonça le caissier.

« Tenez. » tendit Rose. Il prit l'argent dans sa main, et embrassa cette dernière.

Elle rit.

John non. Il empoigna le caissier –qui, d'après son badge s'appelait James– par le colback. Rose parut choquée mais finit par sourire discrètement.

« Écoute–moi bien, » il lut le badge, « James, elle, c'est Rose, et elle est à moi. Alors tu gardes tes baisers pour toi et tu fais tranquillement ton job sans la regarder. C'est clair ? » Il le repoussa de sorte à l'asseoir dans son siège, prit le sac de courses, poussa doucement Rose devant lui et ils sortirent du bâtiment.

« C'était quoi, ça ? » taquina-t-elle.

« Ça, » il la plaqua contre la voiture, « c'était moi calmant un caissier un peu trop proche de toi. »

Il plaqua ses lèvres aux siennes, mit les courses sur la plage arrière et s'assit à la place conducteur. Secouée, mais affichant un immense sourire taquin sur son visage, Rose alla s'assoir à la place passager sans pouvoir réprimer son sourire.

« Pourquoi souris-tu comme ça ? »

« C'était mignon, cet excès de jalousie. » Il s'étouffa au mot jalousie.

« Jaloux, moi ? Je ne suis pas jaloux. »

Elle rit. Et la voir rire le rendait heureux, alors il rit aussi.

Il était tombé totalement amoureux d'elle.