Bonjour tout le monde !
On est samedi et voici le chapitre 3 ! J'espère qu'il vous plaira autant que les deux autres :) Je tiens à remercier toutes les personnes qui me suivent, me lisent ou encore mettent ma (voire mes) fanfiction(s) en favori ^^ Vous savoir aussi nombreux me fait très plaisir !
Je remercie également toutes ces personnes qui m'ont laissé des reviews comme : Mackensy , Souzierr , Guest, Leiladoree , Berenice, scpotter , paulipopo , larosesurleau , N'giie , 13trinity , Grazie , gaellezjey , PierceOlivera , ElysaLlove , tytyp. Merci pour vos nombreux compliments qui me vont droit au cœur ! :)
Je vous laisse avec ce nouveau chapitre.
Bonne lecture, on se retrouve en bas :)
Chapitre 3
Allongée sur le lit, j'observai le plafond d'un air détaché tout en étant entièrement perdue dans mes pensées. Sofia, l'humaine qui s'était occupée de moi, venait juste de m'aider à rejoindre le lit avant de partir pour aller me préparer à manger. Je ne la connaissais que depuis une heure mais je savais déjà qu'elle ne me serait d'aucun secours. Lorsque je lui avais demandé de me tuer, elle s'était empressée de me dire que ce n'était pas la solution et que j'étais en sécurité ici. J'avais alors rapidement compris qu'elle n'était pas de mon côté mais au contraire, du côté de ces nombreux vampires qui m'avaient amené ici. Je m'en étais aussitôt voulue d'avoir ressenti autant d'espoir lorsqu'elle avait dit vouloir m'aider. Personne ne pouvait m'aider, pas même l'humaine qui était ici.
Elle avait fini par mettre un grand plastique autour de ma jambe plâtrée de façon à ce que le plâtre ne s'abîme pas puis m'avait aidé à prendre un bain. Elle avait tenté de faire preuve d'un maximum de douceur mais cela s'était avérée assez compliqué à cause de mes nombreuses contusions. Évidemment, elle n'avait pas arrêté de s'excuser et de me demander si elle ne me faisait pas trop mal mais jamais je n'avais répondu. A quoi bon ? Elle ne me faisait pas mal. A vrai dire, la douleur physique m'était tellement familière que je ne la ressentais pratiquement plus. On aurait pu me planter un couteau en plein dans le bras que je l'aurais à peine remarqué. Sofia s'était ensuite attaquée à mes cheveux, les lavant et appliquant de nombreux soins sur ses derniers. Puis elle m'avait sorti du bain, m'avait séché et après m'avoir mis des sous-vêtements, m'avait fait enfiler un short en jean, un débardeur noir puis un gilet noir en laine. Une fois habillée, elle s'était occupée de me sécher les cheveux à l'aide d'un sèche-cheveux. J'avais alors croisé mon reflet dans le miroir et celui-ci m'avait effrayé. Où était passé la Bella ayant toujours les yeux emplis de joie et d'amour ? La fille en face de moi avait de profondes cernes sous les yeux, semblait fortement amaigrie. Mais ce n'était pas ça qui avait le plus frappant. Non, le plus choquant avaient été le manque de vie dans ses yeux. Cette fille semblait tellement vide, éteinte, dénuée d'espoir et emplie de résignation.
J'aurais aimé revoir la Bella d'avant en regardant mon reflet dans le miroir mais cela faisait bien longtemps que cette Bella avait disparu. Elle avait été tué par les deux vampires qui avaient tués Jacob et qui l'avait torturé pendant plus d'un an. Sofia avait fini par sécher mes cheveux et pour la première fois depuis très longtemps, mes boucles brunes étaient retombées en cascade dans mon dos. J'avais aimé les voir comme avant, cela m'avait rappelé que toute mon enfance, mon père n'avait cessé de me répéter que j'avais les mêmes cheveux bouclés que ma mère. Aussi étrange que cela puisse être, cela m'avait toujours donné l'impression d'avoir quelque chose venant d'elle.
Sofia avait fini par me ramener dans la chambre et par m'installer sur le lit où j'étais depuis une dizaine de minutes. J'avais alors profité de ce laps de temps pour détailler la chambre. Assez grande, elle se composait d'une penderie deux fois plus grande que celle que j'avais eu chez Charlie, d'un bureau en bois, d'une bibliothèque avec de très nombreux livres, du lit et enfin à l'autre bout de la pièce, d'un petit salon composé de deux fauteuils, d'un canapé ainsi que d'une table et de chaises. J'ignorais pourquoi il m'avait installé dans une pièce aussi grande et aussi meublée et cela me faisait peur. Peut-être m'avait-il mis ici pour que j'ai l'impression d'être en sécurité et pour me briser davantage par la suite. Cependant, cela ne marcherait pas. Jamais, je ne me sentirais en sécurité proche des vampires. Ils étaient le mal incarné. De plus, j'étais déjà brisé alors que pouvait-il faire de plus ? C'est ainsi que je m'étais retrouvée à fixer le plafond d'un air détaché, attendant que le dénommé Marcus vienne s'en prendre à moi.
La porte finit par s'ouvrir au bout de quelques minutes et une odeur de nourriture me parvint, me serrant l'estomac. Moins d'une seconde plus tard, je sentis le matelas s'affaisser et une main frôler doucement mes cheveux.
- Bella, murmura Marcus, ton repas est prêt. Tu viens manger ?
Voyant que je ne réagissais pas, il soupira et passant un bras sous mes jambes et l'autre dans mon dos, il me porta jusque la table où un plateau de nourriture avait été disposé. Il m'assit sur une chaise face à celui-ci et s'assit à son tour en face de moi.
- S'il te plaît, ne me force pas à demander à Carlisle de te remettre sous perfusion, finit-il par soupirer au bout de quelques minutes en voyant que je ne bougeai pas.
Le dénommé Carlisle m'avait retiré mes perfusions hier soir avant de m'injecter un produit pour m'aider à dormir. Ayant toujours eu la phobie des aiguilles, je ne voulais en aucun cas à nouveau être sous intraveineuse. C'est pourquoi je pris doucement la fourchette et commençai à manger la nourriture présente dans mon assiette, tout en ne faisant pas réellement attention à ce que j'avalais. Peu m'importait les aliments qu'il m'avait donné, j'avais appris à ne pas faire la difficile pour ne pas énerver mes tortionnaires.
- Je veux que tu écoutes attentivement ce que je vais te raconter, commença le vampire.
Je m'arrêtai aussitôt de manger pour l'écouter ou du moins pour faire semblant. Je me fichais complètement de ce qu'il pourrait me raconter. La seule chose qui pourrait m'intéresser était quand est-ce qu'il comptait me tuer.
- Non, non, fit-il aussitôt. Mange, ne t'arrête pas. Je suis né il y a plus de mille ans au nord du continent américain, raconta t-il après s'être assuré que je continuais de manger. Je vivais avec ma femme à l'époque dans une simple demeure. L'amour que nous partagions était tellement fort que nous savions que nous étions faits l'un pour l'autre. Je n'aurais pas pu vivre sans elle, tout comme elle n'aurait pas pu vivre sans moi. Un jour, alors que je revenais d'un voyage, je me suis fait attaquée par un vampire.
Il se tut quelques instants, comme perdu dans ses souvenirs, puis continua après avoir soupiré.
- Trois jours plus tard, j'étais devenu comme lui. J'étais devenu plus fort, plus rapide. Il ne m'a pas fallu longtemps pour comprendre que je n'étais plus humain. Je t'épargne ce qu'il s'est passé durant les jours qui ont suivi.
Était-ce possible ? Etait-il possible que chaque vampire ait un jour été humain ? Etait-il possible qu'ils vivent aussi longtemps ? L'effroi grandit doucement en moi et je dus faire preuve d'un grand effort pour continuer de manger.
- Quelques semaines après ma transformation, j'ai rencontré Aro et Caius. Eux aussi avaient été transformé brutalement i peine quelques mois pour ce dernier et environ deux ans pour le premier. Nous avons immédiatement sympathisé et avons décidé de nous entraider. Nous ne nous sommes pas quittés depuis. Nous avons construit tout ce que nous possédons aujourd'hui. Une année a fini par s'écouler, une année durant laquelle ma femme n'avait cessé de me manquer. Je mourrais d'envie de la revoir, de pouvoir à nouveau la serrer contre moi, sentir son odeur. J'ai alors tout fait pour apprendre à me maîtriser en présence d'humains. C'était la seule façon pour que je la revoie, elle mais aussi notre fille. Oui, nous avions un enfant. Elle s'appelait Rebecca et avait à peine un an quand j'avais été attaqué. J'aurais aimé la voir grandir mais dès que j'avais compris ce que j'étais devenu, j'avais également su que cela ne serait plus possible. J'en avais beaucoup souffert mais heureusement, j'avais Aro et Caius pour m'aider à surmonter cette perte. Lorsque j'ai enfin su me maîtriser, je suis retourné à l'endroit où nous vivions à l'époque. Je n'oublierais jamais la vision que j'ai eu en arrivant. Elle était allongée dans notre lit et un homme était sur elle en train de la vider de son sang tandis que Rebecca pleurait dans son lit juste à côté. A nouveau, j'avais l'impression d'être tombé en enfer. Ma réaction a été immédiate. Je me suis jeté sur le vampire, l'éloignant de mon épouse. Évidemment, il a voulu défendre ce qu'il considérait comme son repas mais je ne l'ai pas laissé faire ou plutôt nous ne l'avons pas laissé faire. Mes frères m'avaient suivi et ils m'ont aidé à le tuer. Pour la première fois, je venais de tuer quelqu'un mais je m'en fichais. Je ne pensais qu'à la femme que j'aimais et à ses hurlements de douleur. A son tour, elle était en train de subir la transformation et je ne pouvais rien faire, j'ignorais comment l'aider. La voir se tordre de douleur ainsi était la pire chose qu'il m'ait été donné de voir. J'aurais tellement aimé l'empêcher de devenir comme moi. J'aurais tellement voulu qu'elle reste humaine. Ce n'est qu'en entendant les pleurs de ma fille que j'ai repris pied avec la réalité. Je savais parfaitement qu'il fallait que je l'éloigne. Elle ne pouvait plus rester avec sa mère, ni même avec moi. Nous étions bien trop dangereux. J'ai alors fait la seule chose que je pouvais faire pour la sauver. Je l'ai prise dans mes bras et après l'avoir déposé dans son couffin, je suis allée la déposer dans une église, tout en demandant à Aro et Caius de faire attention à ma femme.
Une profonde tristesse naquit sourdement en moi. Grandir sans ma mère avait déjà été très dure alors je n'osais imaginer ce que Rebecca avait dû éprouver sans ses deux parents. Aucune personne sur terre ne méritait de subir cette souffrance.
- Il faut savoir que chaque vampire possède son âme-sœur, une personne qui lui est destiné, reprit-il. Certains ne la rencontrent jamais, d'autres doivent attendre plusieurs siècles avant d'avoir cette chance. Mais quand cela arrive, tout change. On est attiré par elle inexplicablement et surtout on ne peut rester loin d'elle sans ressentir un douloureux manque. Il s'est avéré que pour moi cette personne était la femme que j'avais épousé humain. Didyme est la seule femme que j'ai aimé que ce soit en tant qu'humain ou en tant que vampire. C'était mon âme-sœur. Nous sommes restés des siècles ensemble, incapables de nous quitter. Je n'ai jamais été aussi heureux qu'à ses côtés. Malheureusement, elle s'est faite tuer il y a près de cent ans et je me suis retrouvée à devoir vivre sans elle. Depuis, je ne vis plus mais je ne fais que survivre.
Son récit était-il vrai ? Avait-il réellement vécu tout cela ? Cette fameuse Didyme était-elle réellement morte ? Mais surtout, les vampires étaient-ils réellement capable de protection et d'amour ? J'avais beaucoup de mal à y croire. Tout ce qu'ils m'avaient infligés jusqu'à là c'était la douleur et la mort. Ils avaient tué Jacob, ils m'avaient torturé pendant des mois sans une once de pitié et avec un sadisme évident. Certes, ce dénommé Marcus semblait différent de ceux qui m'avaient enlevé mais il n'en restait pas moins un vampire, un être capable des pires atrocités.
- Je n'ai survécu jusque là que grâce à une seule chose : la descendance de Didyme. J'ai beau avoir confié la vie de Rebecca à l'Eglise quand elle avait deux ans, je me suis toujours tenu au courant de la vie qu'elle avait puis de la vie qu'avait eu ses enfants puis ses petits-enfants. Les générations se sont succédées mais j'ai toujours fait attention à notre descendance. Didyme en avait besoin et moi aussi. Quand j'ai su que tu avais été enlevé Bella, j'ai cru devenir fou. J'avais tellement peur de te retrouver morte.
Je me figeai face à ses paroles. Etait-il en train d'insinuer que je faisais partie de sa descendance ? Complètement abasourdie par ce qu'il venait de dire, la fourchette que je tenais me glissa des doigts et atterris au sol dans un bruit sourd. Non, c'était impossible ! Je ne pouvais pas être l'arrière petite-fille d'un vampire. Les battements de mon cœur s'accélérèrent tandis que ma respiration se faisait de plus en plus difficile. Il vint poser doucement sa main sur la mienne.
- Ta grand-mère Mary était l'une de mes descendantes, de même que Renée, ta mère, dit-il doucement. Lorsqu'elles sont décédées, tu es devenue la dernière membre de ma famille. Tu es ma dernière descendante, Bella. Le dernier lien que j'ai avec mon âme-sœur et je vais tout faire pour ne pas te perdre toi aussi. Tu es de ma famille, Bella et je te promets que plus jamais, personne ne te touchera.
Ce fut la dernière chose que j'entendis avant que le trou noir qui me menaçait depuis quelques minutes ne m'engloutisse.
FIN DU TROISIEME CHAPITRE
Vous venez de découvrir pourquoi Marcus est autant attaché à Bella et pourquoi il l'a cherché pendant tout ce temps. Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? L'avez-vous aimez ? Etes-vous déçu de l'avancée de l'histoire ? N'hésitez pas à me faire part de tous vos commentaires par review :)
On se retrouve mercredi pour le chapitre 4 !
A très bientôt :)
