/note de l'auteur : à Pow : Et oui, c'est l'avant-dernier! Le nom du chat vient de deux de mes amies, je n'ai pas vraiment compris comment elle l'avait trouvé xD Merci à toi de lire cette fanfiction aussi assidûment ! Oui, j'ai beaucoup d'idées en prévision. Déjà, il y aura le volume II de cette fic, pendant leur voyage en grèce, héhé. Puis, en ce moment j'essaye d'écrire un livre sur la société, tout ça.. mais c'est dur ! et si ça sort, ce sera dans très longtemps.. Aussi, j'ai des OS déjà écrits Tenrose (un futur recueil peut-être?), mais je voudrais me lancer dans du Johnlock également. :) Anyway, j'espère que ce chapitre te plaira aussi ! Kissouilles xx
Les jours passèrent et s'enchaînèrent.
Ils faisaient en sorte qu'aucun jour ne se ressemble. Un lundi, ils firent du karting des plus mémorables. Un mercredi, ils déclenchèrent une bataille de boules de neige géante sur la place centrale de la ville. Un jeudi, ils s'aventurèrent dans la forêt derrière la maison de John. Ce fut, d'ailleurs, une sacrée épopée ; la première difficulté était de marcher dans le mètre de neige qui régnait. Rose tomba deux ou trois fois, et le résultat fut qu'elle finit trempée et qu'elle attrapa un rhume impérial. John en rit beaucoup. Un samedi, ils manquèrent de mettre le feu à la maison de John en tentant d'allumer un feu de cheminée. Ce samedi-là, ils dormirent aussi à la belle-étoile. Rose rattrapa un nouveau rhume. Et John en rit, encore une fois, énormément.
Le calendrier affichait désormais vingt-trois décembre. Noël arrivait ; et chacun devait acheter le cadeau de l'autre. Rose, elle, partit en ville dans la matinée. Elle ne savait pas vraiment quoi acheter. Elle déambulait dans les rues commerciales et entrait dans les magasins qui l'attiraient. Elle entra dans un magasin d'high-tech et fit les rayons un par un. Elle ne trouva rien de concluant. Elle fit d'autres magasins ; elle s'arrêta dans un H&M. Elle trouva une jolie chemise en blue-jean, ainsi qu'une imposante ceinture en cuir marron. Finalement, elle se dit qu'un vêtement était un cadeau trop banal. Elle déambulait depuis maintenant une heure dans les rues du centre-ville et commençait à désespérer. Un cadeau, c'est facile à trouver pourtant, maugréa-t-elle en silence. Il suffit de trouver quelque chose en rapport avec ce qu'il aime.
Il se mit à neiger. Des milliers de petits flocons blancs se voyaient faire tournoyer par le vent hivernal. À mesure qu'elle marchait, ses empreintes marquaient les trottoirs des ruelles. Et enfin, elle trouva. Un magasin de sport. Elle poussa la porte et entra dedans. Il y en avait pour tous les goûts : du football, du basket, du handball et.. bingo. Du football américain. Elle prit le chemin du rayon en question et s'y perdit. Elle hésitait entre un maillot, un casque dédicacé de Tom Brady ou un ballon dédicacé de Amendola. Elle opta pour le ballon ; elle pourrait y jouer aussi, après tout. Elle passa en caisse et ressortit, fière de son achat.
Le tapis de neige avait encore épaissi. Beaucoup de monde jonchait les rues. C'était l'époque de Noël ; tout le monde était heureux. Les gens souriaient, riaient, et personne ne ressentait la froideur de ces derniers-jours grâce à cette heureuse vague de chaleur humaine.
Son portable vibra. Un SMS de John.
John S. : T'es où ?
Moi : J'arrive, j'étais en ville.
Elle le rangea dans sa poche arrière de pantalon et pressa le pas. Le vent était vraiment glacial, il fallait l'avouer.
Elle arriva enfin chez John.
« C'est quoi ce sac ? » interrogea-t-il.
« Une bombe certainement. » Elle leva les yeux au ciel et poursuivit, « John, on est à deux jours de Noël. À votre avis, qu'est ce que ça peut être ? »
Un air amusé passa sur son visage.
« Miss Tyler m'aurait-elle acheté un cadeau ? » Il la prit dans ses bras, et posa un baiser sur sa joue.
« Bien, fais-moi donc à manger, homme ! » lança-t-elle sur un ton imitant un machisme certain.
John, aux alentours de seize heures, partit à son tour en ville. C'était bien la première fois qu'il offrait un cadeau à sa.. petite-amie ? Sa.. bien-aimée ? À vrai dire, ils n'avaient jamais parlé de ces choses. Il ne savait pas si c'était plutôt positif ou, au contraire, plutôt négatif ; mais tant qu'il l'avait pour lui, peu lui importait.
Il l'aimait. Il ne lui avait jamais dit, ha ça non ; il avait bien trop peur que cela la fasse fuir. Et il ne voulait pas qu'elle fuit. Elle était devenu tout pour lui ; c'était la personne la plus importante qu'il avait. Pour elle, il donnerait tout ce qu'il avait ; mais tout ce qu'il avait, c'était elle.
« So you can drag me through Hell
If I meant I could hold your hand.
I will follow you, cause I'm under your spell
And you can throw me to the flame
I will follow you, I will follow you. »
Une fois ses pensées contrôlées, il déambula à son tour dans les rues du centre-ville. Malheureusement, aucune boutique ne l'attirait. La chasse au cadeau n'allait pas être facile, décidément. Il se rendit sur le Boulevard des rêves brisés, immense boulevard de la ville, et commença sa chasse.
Il passa moult magasins, et vit toutes sortes de scènes de ses yeux. Des enfants qui imploraient leurs parents d'acheter un jouet "super génial", une femme qui semblait incendier son amant car il "aurait pu en acheter un vrai", une homme qui faisait une scène à sa femme car elle "aurait pu en acheter un vrai". Des scènes de tous les jours, en soi. Des scènes qui nous rappellent que la vie est un théâtre où l'on joue la banalité et l'ennui, où chaque acte feint de nous laisser le choix et où chaque scène se répète sans cesse.
John continuait son périple de Noël à travers le boulevard. Le boulevard était majestueux ; sur le trottoir gauche on trouvait majoritairement des banques, des assurances, des hôtels. Le trottoir de droite était dédié aux commerces ; des bars-café, des boutiques de vêtements, des boulangeries, des boucheries. C'était certainement l'endroit le plus riche de la ville. L'atmosphère y était toujours détendue et bonne-enfant ; les clients des bars-café riaient à gorge déployée, les boutiques étaient peuplées d'être à la recherche d'un cadeau parfait pour leurs proches, histoire de leur ôter un sourire. Les boulangeries créaient parfois de belles rencontres, et souvent une blague ou deux émanaient desdites boulangeries. Mais les bars-café, les boulangeries ; tout ça n'était pas ce que recherchait John. Il errait depuis maintenant quarante-cinq minutes et n'avait toujours rien trouvé.
Vint alors sous ses yeux une petite boutique de fleurs ; et les premières fleurs qui aguichèrent ses yeux furent des roses bordeaux, qui respiraient la beauté même. Il sauta immédiatement sur l'occasion et en acheta deux ; une pour Noël, et une pour l'amour qu'il lui portait.
Seulement, deux roses ne le satisfaisait pas pleinement. Il continuait donc de se perdre sur le boulevard. Et soudain, il trouva : lorsque minuit sonnerait aux pendules, et lorsque la lune éclairerait tout le firmament, il emmènerait Rose dans la seule clairière sylvestre, où trônait une petite cabane en bois en haut d'un sapin. Il l'installerait dans la petite cabane, et lui installerait le départ du feu d'artifices avec de longues mèches, afin qu'il ait le temps de remonter auprès de Rose.
Son portable le fit émerger de ses pensées.
Rose T. : Non pas que je sois possessive ou que je sois jalouse de la ville qui t'a pour elle seule, mais ça fait maintenant une heure que t'es parti. En plus, j'ai froid. Alors reviens. S'il te plaît ?
Il rit.
Moi : Je fais au plus vite.
Il acheta tout ce qui était nécessaire au feu d'artifices, et prit le chemin de la maison. Il rentra discrètement chez lui, puis fonça vers la clairière pour y déposer le matériel d'artifice. Il mit les roses dans un pot, et compta sur leur robustesse pour ne pas faner dans la nuit. Il se faufila dans la maison, fier de sa chasse, et rejoignit Rose. Enfin, il partit d'abord à sa recherche pendant cinq minutes, et la trouva dans l'aile gauche de la maison, dans la chambre du haut, en train de jouer à son vieux Flipper.
« Putain ! » s'exclama-t-elle.
Il en déduit qu'elle perdait.
« T'es pas très forte. » se moqua-t-il.
Ne l'ayant pas entendu arriver, elle sursauta.
« John, vous pourriez éviter de me faire peur à chaque fois que vous venez me voir, s'il vous plaît ? »
« Non. De plus, je maintiens que t'es nulle. »
Elle lui lança un regard noir.
« Je suis nulle ? Je vous défie. Celui qui a le plus de points gagne. Celui qui perd devra.. » elle sembla réfléchir, « il devra se mettre en sous-vêtements pendant une minute dehors dans le froid ! »
Il esquissa un rictus malicieux.
« Deal. »
Une folle partie de Flipper débuta alors. Rose menait, mais par un quelconque hasard, la situation se renversa et John gagna la partie.
Il rit.
« On dirait bien que quelqu'un va chopper son troisième rhume du mois. »
Exaspérée, Rose souffla et prit un oreiller et lui jeta à la figure. John s'outra avec un « Hé ! » et la poussa sur le lit. S'ensuivit un folle bataille de chatouille, que Rose perdit aussi. Ce n'était décidément pas son jour.
Plus tard dans la soirée, ils mirent un film, I Origins, et après celui-ci ils engagèrent une conversation sur la terrasse attenante à la baie vitrée. Ils parlèrent longtemps, de tout, de rien, de la vie en général ; l'heure tourna. Minuit. Le calendrier affichait désormais 24 décembre, veille de Noël.
Ils étaient tous deux excités comme des enfants à l'idée d'être la veille de Noël. Et, comme des enfants, ils fatiguaient vite, et finir par aller se coucher dans le lit de John, après quelques câlins amoureux.
