/note de l'auteur : à Pow : Eh oui beaucoup de projets, mais vais-je les tenir ? Mystère haha. Ce serait mentir que de dire que ça me prend beaucoup de temps, mais un peu quand même ! Je pense que le premier chapitre du volume II sortira la semaine de la rentrée scolaire! Ouiii Tenrose est un merveilleux couple Amateur de rock ? haha. Voici le dernier chapitre, j'espère que tu aimeras tout autant! Très bonne lecture à toi. :)
Elle ouvrit les yeux avant lui. C'était la veille de Noël, et elle était surexcitée à cette idée.
Elle se faufila tout doucement en dehors du lit, et bondit sur John en s'exclamant
« Debout John ! C'est la veille de Noël ! ».
Il se réveilla en sursaut et la maudit pendant un temps.
« Rose. Des tas de gens se réveillent mutuellement avec un baiser, ou un mot doux. Alors pourquoi diable faut-il que tu me réveilles en me sautant dessus ? » demanda-t-il encore dans les vapes.
« Parce que.. c'est la veille de Noël ! Allez, levez-vous vieille marmotte ! »
« Vieille marmotte ? », s'esclaffa-t-il, « Rose Tyler, tu vas payer pour cet affront ! »
Il attrapa son oreiller et le lui mit dans la tête.
Rose échappa un « Hé ! » d'indignation et, attrapant son oreiller, lui rendit la pareille. Ainsi se déclara une violente bataille de polochons, dans laquelle les adversaires n'avaient aucune pitié. John prit le dessus et il plaqua Rose sur le dos. Il fit mine de l'embrasser, ce qui abaissa la garde de Rose. Et, contre toute attente, il l'enroula dans la couverture, de sorte qu'elle y soit coincée.
« Une fois de plus, tu perds, Miss Tyler ! »
Elle gigotait dans tous les sens, et dans toute la maison retentissaient des « Sortez-moi de là, crétin ! » ou encore des « Si vous ne me faites pas sortir maintenant, vous le paierez cher ! ». Mais voilà ; Rose n'était pas vraiment crédible dans son rôle de vengeresse impitoyable. Il la laissa donc roulée dans la couverture pendant qu'il allait chercher à manger en bas. Elle finit enfin par se libérer et prépara un plan d'attaque détaillé qui consistait à l'enfermer à clef dans la chambre jusqu'à ce qu'il s'excuse. Diabolique, pensa Rose, fière de son plan. Elle se cacha derrière la porte et attendit le retour de son ennemi.
« Rose, je veux bien te libérer. Mais la prochaine fois, entraîne toi avant de vouloir me lancer un duel, » il entra dans la chambre, « je gagne tout le temps et– »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle le poussa sur le lit, s'empara de la clef sur la table de nuit et verrouilla la porte.
« Ha-ha ! Je t'ai eu ! À l'avenir, vous vous entraînerez, vous aussi. »
« Vraiment ? Tu vas me laisser enfermer là toute la journée ? »
« On peut s'arranger. Présentez-moi des excuses, et avouez que je suis la meilleure de nous deux. Je verrai ensuite ce que je peux faire. » Il rit.
« Jamais. Je suis le meilleur de nous deux, c'est tout. »
« Meilleur mais actuellement enfermé. » se moqua-t-elle. Il ne s'avouerait certainement pas vaincu.
Il tint trente minutes avant que l'ennui ne le guette ; il dut s'avouer vaincu.
« Bon, d'accord. » commença-t-il. Rose dégaina son portable et lança un enregistrement vocal. « Je suis désolé et je reconnais que tu es la meilleure. » finit-il en levant les yeux au ciel. La porte s'ouvrit.
« Je vous ai bien eu, ha ! J'ai tout enregistré. » Elle ponctua sa phrase d'un clin d'œil.
« Comment oses-tu ? »
Il lui sauta dessus, les renversant tous les deux au sol. Il devait s'emparer de ce téléphone. Il fit diversion en s'attaquant à son cou avec sa bouche ; bingo. Il connaissait son point faible, maintenant. Il s'empara du cellulaire et supprima l'enregistrement.
« Encore une fois, je gagne ! » Il leva les bras en signe de triomphe. Elle rit de bon cœur et l'attira à elle et écrasa ses lèvres aux siennes. Il sourit bêtement.
La sonnette retentit. Ils n'attendaient personne ; étrange.
« J'y vais. » déclara Rose. John acquiesça et partit dans la salle-cinéma et mit Star Wars, épisode V : L'empire contre-attaque.
Rose quant à elle descendit les escaliers et traversa le salon jaune, le corridor et arriva à hauteur de la baie vitrée.
Elle le vit. Lui. Impossible, chuchota-t-elle. Il poussa la porte d'un coup de main.
« Bonjour Rose. » Il sourit cyniquement.
« Dégage, Jim. » Elle recula d'un pas. Il avança d'un pas.
« Joyeux Noël, Rose. » Il lui saisit les poignets. Elle se débattue.
« Lâche-moi, sale enculé. » Elle lui mit un coup de pied dans la cuisse. Cela ne fit qu'envenimer la situation. Il plaqua violemment au mur. Il lui mit une claque cinglante ; mais elle ne dit pas son dernier mot. Elle retenta le même coup de pied que la dernière fois. Elle échoua ; il le lui saisit et elle ne put plus bouger.
« On va reprendre là où on en était, Rose. »
Dieu que ce nom sonnait faux dans sa bouche. Il s'approcha dangereusement de son cou. Rassemblant toutes ses forces, elle lui mit un coup de tête qui le fit vaciller, et il s'écrasa contre le plan de travail, faisant tomber deux verres au passage.
Malgré le fort volume de son film, John entendit le bruit des verres cassés. Il se précipita dans la cuisine et vit Jim qui reprenait le dessus sur Rose. Il avait réussi à la faire tomber au sol.
« Lâche-la, fils de pute. » lâcha John.
Jim rit.
« Voilà le toutou de Tyler. Elle est à moi, alors dégage. »
« À toi ? », il planta son regard au sien, « t'es totalement taré mon gars. Maintenant, vire de là. » Jim se redressa ; comment osait-il lui parler ainsi ?
Il se dirigea vers John et envoya un crochet droit dans sa mâchoire. Ce dernier esquiva au dernier moment et attrapa Jim par le cou et le cogna contre le mur. L'arrière de son crâna saigna. Cela ne l'arrêta pas ; Jim lui porta un coup de tête magistral dans le nez, qui fit reculer John de quelques mètres. Il revint à la charge, l'attrapant par le colback. Il le mit à terre et le frappa au visage.
« Ose la retoucher, » il lui envoya une autre droite, « et j'te ferai bouffer tes tripes. » Encore une autre. « Tu m'entends, fils de chien ? » Et une autre. « Elle est à moi. Retouche-la et j'te tue. » Il releva Jim et l'envoya à l'extérieur, le poussant de ses deux bras. Ledit Jim tomba sur le ventre ; John en profita pour lui cracher dessus.
Il le vit se relever et courir loin, non sans lui avoir montrer son respect en lui adressant un majeur. Peu importe ; il se précipita vers Rose, dont la lèvre inférieure était fendue. Il la tenait par les bras.
« Rose ? Rose ? Réponds-moi. Tu m'entends ? »
Elle s'agrippa à lui.
« Oui, ça va. Je n'ai rien. En revanche, vous, je pense que vous avez le nez cassé. »
« Ne t'inquiète pas pour moi. » Il marqua une pause. « Tu viens de te faire tabasser et tu t'inquiètes pour moi. Et en plus, tu me vouvoies toujours. Tu es un mystère pour moi, Rose. »
Elle ouvrit la bouche puis la referma. Elle lui sourit chaleureusement.
« Il faut vous soigner ce nez. » informa-t-elle.
« Et il faut soigner cette lèvre. » rétorqua-t-il. Il la releva et une douleur le prit au bout de ses poings. Il tressaillit.
« Montrez-moi vos poings. » ordonna-t-elle.
Il les lui tendit et elle vit qu'ils saignaient.
« Vous pouvez les plier à votre guise ? »
Il essaya et les résultats étaient médiocres. Il avait beaucoup de mal à les ouvrir.
« Bon, on va à l'hôpital. » déclara-t-elle.
« Et qu'est ce qu'on va dire ? Tu as une lèvre fendue et j'ai mes poings en sang. Tout le monde trouvera ça suspect. »
Il marquait un point. Elle prit un temps de réflexion.
« Vous avez des bandages ? »
Ils prirent la porte de l'aile gauche et tombèrent directement sur une grande étagère. John attrapa une boîte de bandage. Rose lui demanda de tendre les poings. Elle les enroula dans du bandage, lui arrachant des petits cris de douleur. Une fois fini, il prit un gros coton et nettoya la plaie. Il en prit un autre et fit pression sur la plaie pour stopper le saignement. Il retira le coton et le saignement semblait s'être arrêter. Fier, il laissa un baiser sur le coin de la bouche de Rose et rangea le matériel.
Rose, quant à elle, affichait un air maussade.
« Ça va ? » s'enquit John.
Une larme coula sur sa joue.
« Comment.. comment m'a-t-il retrouvée ? Je croyais que tout ça, c'était fini, et au final il m'a retrouvée– »
« Rose, » il lui fit face, « je n'en sais rien. Mais tant que tu seras près de moi, je le laisserai plus jamais de toucher. Tu m'entends ? Plus jamais. »
Elle l'enlaça fortement. Il murmura quelque chose contre son épaule, mais elle ne put entendre. Elle se recula légèrement et lui lança un regard interrogateur.
« Je t'aime. »
Elle écarquilla les yeux. C'était la première fois qu'il le lui disait. C'était la première fois qu'on lui disait. Elle ne bougeait plus. Elle était subjuguée ; elle le regarda comme ça pendant une trentaine de seconde. Une vague de joie déferla dans tout son corps. Son cœur se réchauffa, et ses craintes disparurent le temps de cet instant magique.
Il l'aimait.
« Tu.. Tu m'aimes ? » réussit-elle à balbutier.
Il rougit furieusement.
« Ou-oui. » Il eut peur qu'elle prenne peur, qu'elle s'enfuit. « Mais reste avec moi, s'il te plaît. Ne pars pas. »
« Par tous les saints, John, explique-moi pourquoi je partirai ? » Un sourire illumina leur visage.
Ils lièrent leurs lèvres et John la porta comme à son habitude jusqu'à leur lit. Ils s'enlacèrent toute la soirée, heureux comme des collégiens pendant un premier rendez-vous.
John surveillait l'heure ; à vingt-trois heures trente, ils l'emmèneraient à son cadeau. Lorsque les horloges affichèrent vingt-trois heures, Rose n'eut pu se retenir : elle alla chercher le ballon de foot dédicacé et empaqueté dans un papier noir mate, et lui offrit.
« Joyeux Noël ! »
Il lui sourit et ouvrit son cadeau. Il vit la signature et resta statufié.
« Dédicacé par Amendola. Rose, je.. » il était aux anges. Il émit un rire fou et la prit fort –trop fort ?– dans ses bras. Il était tellement heureux de l'avoir. Il l'invita dehors et la supplia de faire quelques passes avec lui. Ne pouvant rien lui refuser, elle se prit au jeu.
Même si vous ne connaissiez pas John, même si vous étiez aveugle et même si vous étiez à cinquante mètres de lui, vous auriez vu à quel point il était heureux. Un véritable enfant avec son nouveau jouet.
Le portable dudit enfant vibra dans sa poche. Vingt-trois heures trente.
Il revint vers Rose.
« Bon, c'est à mon cadeau maintenant. Tu viens ? » Il enlaça sa main à celle de Rose et l'entraîna à la clairière.
De nuit, elle était bien plus magnifique. Elle était en forme de cercle, et chaque arbre respectait la forme de ce dernier. La lune rayonnait pile au-dessus d'eux, et illuminait la partie découverte, contrastant avec l'obscurité de la forêt. Il fit patienter Rose en bas de l'arbre où était suspendue la cabane, et bientôt il revint avec un sac rempli de choses que Rose ne parvenait pas à distinguer.
Il lui expliqua que pour la surprise, elle devait monter dans la cabane et l'attendre. Elle s'exécuta. John de son côté prépara le feu. Par quelques habiles tours il réussit à tous les disposer au sol, et alluma la mèche qui, grâce à un stratagème de génie, déclencherait les autres, comme des dominos. Il courut se réfugier dans la cabane et le spectacle commença. Les fusées montaient une par une dans le ciel, suivit d'un « Fiuw » émanant de leur vitesse.
Elles escaladaient sans s'arrêter les airs, et leur course se terminaient dans un « Pow » coloré. À côté d'elles, les étoiles semblaient éteintes. Les feux coloraient la clairière au fur et à mesure qu'ils explosaient. Elle passait du rouge au jaune, de l'argenté au violet. Mais, à côté des yeux de Rose, tout ça n'était que pacotille. Ils s'illuminaient à chaque explosion, et si l'on regardait bien, on voyait le reflet des couleurs dans sa pupille. Son sourire faisait écho à la lumière des étoiles et éclairait la petite cabane. Le spectacle se termina, et John prit dans ses mains les deux roses bordeaux du pot.
De petites perles d'eau avait gelé sur les pétales des deux fleurs.
Il lui tendit la première rose.
« Joyeux Noël. »
Il tendit la deuxième rose.
« Hé bien, je te l'ai déjà tout à l'heure, alors je ne vais pas faire doublon.. » dit-il en se grattant l'arrière des cheveux.
Sa gêne toucha Rose. Elle le trouvait adorable. Elle planta son regard au sien. Elle chuchota sans rompre le lien visuel « Pourquoi pas ? ». Et il l'embrassa, passionnément, lui transmettant tout l'amour qu'il lui portait. Le baiser s'éternisa et ils durent reprendre leur respiration.
« John ? » appela-t-elle avec un souffle éreinté.
« Oui ? »
« Je t'aime aussi. » déclara-t-elle, fière, mais avec une certaine timidité.
Il la prit dans ses bras et, au dehors de la petite fenêtre, on vit des flocons dansaient dans le ciel. Ils descendaient, tournoyaient, et venaient recouvrir la clairière d'un tapis blanc-argenté.
Et, enveloppés par le froid de la nuit, mais réchauffés par un manteau blanc, et surplombés par un océan aux vagues argentées, ils passèrent leur première nuit de Noël dans les bras de l'autre.
