Bonjour tout le monde !

Voici le cinquième chapitre ! Avant tout, je souhaite m'excuser pour le retard de publication. N'ayant pas eu beaucoup de temps cette semaine et n'ayant pas eu beaucoup d'inspiration, j'ai eu quelques difficultés pour le terminer en temps et en heure. Mais, le voici tout de même ^^

Comme d'habitude, je remercie les personnes qui me suivent, me lisent ou encore mettent mon histoire en favoris. Vous êtes de plus en plus nombreux chaque jour alors un GRAND MERCI ! Je tiens également à remercier toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews sur le dernier chapitre comme : Souzierr, Skyleana , gaellezjey , ElysaLlove , Grazie , larosesurleau , PierceOlivera , N'giie , Magdalyn88 , 13trinity … J'adore lire vos reviews alors n'hésitez pas à continuer d'en laisser :P

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre.

Bonne lecture, on se retrouve en bas ^^

Chapitre 5 : Quatre semaines plus tard

Point de vue Bella

Les jours et les semaines s'écoulaient lentement et se ressemblaient. Au début, je restais allongée dans le lit, à observer le plafond et à imaginer que j'étais encore près de mon père. Je bougeais uniquement lorsque Sofia m'emmenait prendre mon bain et lorsque Marcus m'emmenait jusqu'à la table pour que je puisse manger. Je laissais le dénommé Carlisle examiner mes blessures ou encore me faire des prises de sang et des injections. Il semblait tant déterminé à vouloir me guérir qu'après une semaine et demi, j'avais commencé à me demander si au final ses intentions n'étaient pas réellement bonnes.

Au bout de deux semaines, pour la première fois depuis que j'étais ici, j'avais osé me déplacer seule jusqu'à la salle de bain pour aller au toilette. Heureusement, on m'avait donné des béquilles donc ma jambe cassée ne m'avait pas trop dérangé pour bouger. Lorsque j'étais revenue dans la chambre à peine deux minutes plus tard, j'y avais trouvé Marcus. Evidemment, j'avais de suite craint sa réaction, craint qu'il me punisse de m'être déplacée seule mais à ma plus grande surprise, il n'y avait aucune trace de colère sur son visage. Seul un sourire y était visible. Il ne m'avait rien dit cette fois-là et les autres fois non plus. Je n'avais pas osé lui demander pourquoi il ne disait rien mais il avait fini par me dire au bout de quelques jours qu'il était heureux de me voir me déplacer comme je le désirais et que j'étais libre d'aller où je le voulais. Cependant même si j'avais le droit de me déplacer où je le désirais, je ne bougeai que pour aller aux toilettes, rien d'autre.

Durant tout ce temps, je n'avais cessé de me demander pourquoi Marcus ainsi que Carlisle étaient aussi gentils et doux avec moi. Je n'avais tellement pas l'habitude que les vampires se comportent ainsi. En quatre semaines, pas une seule fois ils n'avaient levé la main sur moi, ne m'avaient torturé ou violé. Pas une seule fois, ils avaient ressemblaient aux monstres qui m'avaient enlevé. Bien au contraire, ils avaient été humains avec moi. A vrai dire, ils l'avaient été depuis qu'ils m'avaient sorti de cette cave. J'en étais alors venue à me demander si ce que Marcus m'avait dit était finalement vrai. Peut-être était-il réellement l'un de mes ancêtres. Peut-être étions-nous réellement de la même famille. Peut-être se souciait-il réellement de moi. Cependant, j'avais beau m'interroger, je n'en restais pas moins méfiante. Ils pouvaient très bien se comporter ainsi juste pour me piéger. Je n'avais aucune certitude sur leurs réelles intentions.

Alors que j'étais allongée dans le lit en train d'observer le plafond comme j'en avais l'habitude, on frappa soudain à la porte. J'ignorais pourquoi l'on s'obstinait à frapper car je ne répondais jamais et ils le savaient. Je n'avais pas prononcé le moindre mot depuis que j'avais supplié Marcus de me tuer. Une minute plus tard, Carlisle se retrouva près de moi.

- Bonjour, Bella, comment vas-tu ?

Devais-je lui répondre ? Il s'était montré si gentil avec moi ces dernières semaines. Il avait tellement tenté de me remettre sur pied, de calmer la douleur physique que je ressentais et de m'aider à dormir. Même s'il faisait sans doute ça avec une idée derrière la tête, pour la première fois je voulais lui montrer que j'étais tout de même reconnaissante pour ce qu'il avait fait pour moi jusque-là.

- Physiquement, je vais mieux, répondis-je doucement. Grâce à vous.

En m'entendant, je pus lire la surprise sur son visage et si j'avais été aussi bien mentalement que physiquement, j'en aurais sans doute été amusé. Malheureusement ce n'était pas le cas. J'étais toujours aussi mal intérieurement et cela n'était pas près de changer.

- Il ne reste plus qu'à guérir émotionnellement maintenant, finit-il par dire au bout de quelques secondes. En tout cas, je suis heureux d'avoir la chance d'entendre ta voix.

Guérir émotionnellement ? Croyait-il réellement que je pourrais guérir un jour ? Et bien, il avait tort. Jamais je n'y parviendrais. Quand on avait vécu la même chose que moi pendant près d'un an et demi, il était impossible de s'en sortir. J'avais été torturé, violé, j'avais vu l'homme que j'aimais se faire tuer alors comment pourrais-je aller mieux ? C'était impossible. Je n'étais pas assez forte.

- Peux-tu te lever, Bella ? demanda t-il.

Je fis mécaniquement ce qu'il me demandait tout en attrapant mes béquilles pour parvenir à me maintenir debout. Il me demanda de le suivre et je frémis en constatant qu'il se dirigeait vers la porte de la chambre. Où allions-nous ? M'emmenait-il voir les vampires que j'avais vu en sortant de la cave ? Il dût percevoir ma soudaine panique car il posa une main rassurante sur mon épaule tout en m'assurant que j'étais en sécurité, que personne ne me ferait le moindre mal. Il ouvrit alors la porte et mon regard tomba de suite sur les deux vampires postés à l'entrée. L'un était blond et l'autre brun. Ils étaient tout deux vêtus d'une grande cape rouge, similaire à celle que portait Marcus. Lorsqu'ils me virent, ils me saluèrent et cette attitude me surprit. Depuis quand des vampires saluaient des humains ? Je n'étais que de la nourriture et un jouet pour eux, je l'avais très bien compris cette dernière année. Je fis en sorte de ne pas les regarder dans les yeux car je n'avais aucune envie de croiser leurs prunelles rouge sang.

Je suivis Carlisle dans un long couloir tandis que les deux vampires nous suivaient également et à environ trois cent mètres de la chambre, nous nous arrêtâmes devant une grande porte en bois. Le médecin l'ouvrit et m'invita à y entrer, tandis que les deux autres vampires se mettaient devant celle-ci, observant les alentours. Sur l'instant, ils me firent penser à deux gardes et il me fallut quelques secondes pour comprendre que c'était véritablement leur fonction. Pourquoi me surveillaient-ils? Avaient-ils peur que je tente de m'enfuir ?

J'avais beau vouloir en finir avec la vie, je n'étais pas assez bête pour la finir de cette façon. A quoi bon tenter de m'enfuir ? Ils parviendraient à me rattraper en l'espace de quelques secondes et me feraient payer ma tentative de fuite. Je voulais mourir, non me faire torturer alors la fuite n'était pas une bonne idée.

- Allonge-toi sur la table d'auscultation, me demanda Carlisle tandis qu'il fermait la porte.

Je fis ce qu'il me demandait sans protester et posai mes béquilles contre le mur juste à côté. Contournant la table d'auscultation, il alla jusqu'à une armoire et je le vis alors sortir ce qui ressemblait à une scie, ce qui eût le don de faire accélérer les battements de mon cœur.

- Tu n'auras plus besoin des béquilles à partir d'aujourd'hui, Bella, fit-il en s'approchant. Je vais t'enlever ce plâtre donc tu vas pouvoir te déplacer à ta guise, d'accord ?

Je ne répondis pas et me perdis à nouveau dans mes pensées tandis que Carlisle commençait à me retirer le plâtre avec lenteur. Je ne m'étais pas déplacée comme je le voulais depuis tellement longtemps que ce concept m'effrayait quelque peu. Cela faisait bien longtemps que j'avais perdu ma liberté alors pourquoi me la rendre si c'était pour me la reprendre par la suite ? Le comportement des vampires que je voyais depuis quatre semaines était tellement différent de celui dont j'avais l'habitude avec mes kidnappeurs que cela en était déroutant.

Après m'avoir retiré mon plâtre, il nettoya doucement ma jambe tout en la massant puis me fit faire une radio avec l'un des nombreux appareils présents dans la pièce.

- Ta jambe m'a l'air entièrement guéri, finit-il par dire en souriant. Tu vas avoir besoin de ré-éducation mais ça ne devrait pas prendre trop de temps et puis, je serai là pour t'aider.

- Pourquoi faîtes-vous cela ? finis-je par demander faiblement.

Je relevai doucement les yeux vers lui et croisai son regard doré, empli de compassion.

- Parce que tu n'es pas n'importe qui, répondit-il doucement. Tu es la dernière descendante de Marcus, l'un des rois de notre espèce et l'un de mes amis. Tu es quelqu'un de très important pour les Volturis, Bella. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle je t'aide à te remettre sur pied. Je l'aurais fait dans tous les cas car personne ne mérite de vivre ce que tu as vécu.

- Si vous voulez vraiment m'aider, alors tuez-moi, cela sera beaucoup plus simple, murmurai-je.

Il soupira et me portant, m'installa sur une chaise face à son bureau. Il s'assit sur celle juste à côté de la mienne tout en lançant :

- La mort n'est pas une solution, Bella. Se battre en est une. Tu peux te battre pour aller mieux, pour te reconstruire. Tu peux faire en sorte de prouver à ces monstres qu'ils ne t'ont pas détruite et tu peux leur faire payer tout le mal qu'ils t'ont fait, à toi mais aussi à Jacob.

- Je ne suis pas assez forte pour cela, le contredis-je d'une voix tremblante.

- Bien sûr que tu l'es, entendis-je soudain.

Tournant doucement la tête, j'aperçus alors une magnifique femme blonde à l'entrée de la pièce. Ses cheveux blonds descendaient en cascade dans son dos tandis qu'elle me fixait de ses yeux dorés. Elle était la plus belle femme que je n'avais jamais vu, ce qui n'était pas étonnant étant donné que je devinais à sa peau pâle à quelle espèce elle appartenait. Mon cœur se mit à accélérer face à la présence d'un vampire que je n'avais jamais vu jusqu'à présent. Cependant, je me calmai légèrement en constant que Marcus était juste derrière elle.

Ils s'avancèrent dans la pièce et Carlisle se leva pour laisser la place à la jeune femme qui s'assit avec lenteur, comme si elle essayait de ne pas m'effrayer. Marcus, quand à lui, vint s'appuyer contre le bureau juste à côté de moi. La présence de trois vampires autour de moi ne m'aida pas à calmer l'angoisse qui commençait à monter doucement en moi.

- Tu n'as pas à me craindre, dit-elle doucement.

- Je te présente ma fille adoptive, Rosalie, fit Carlisle après quelques secondes. Je l'ai transformé il y a plusieurs décennies.

- Ecoute ce qu'elle a à te dire, Bella, ajouta Marcus en me prenant doucement la main. Cela ne pourra que te faire du bien.

Tournant à nouveau la tête vers la dénommée Rosalie, je vis son regard se voiler et elle commença alors à me raconter son histoire. Elle me narra comment elle était tombée d'amoureuse d'un homme du nom de Royce lorsqu'elle était encore humaine, à quel point elle désirait à l'époque passer sa vie avec lui. Son histoire semblait tellement heureuse que pendant quelques instants je ne compris pas en quoi cela avait un rapport avec moi, avec ce que j'avais vécu.

- Un soir, continua t-elle, alors que je revenais de chez une amie, je l'ai croisé dans la rue avec ses amis. J'aurais préféré ne jamais les voir. Quand je me suis approchée d'eux, j'ai de suite remarqué qu'ils étaient saoules. J'ai dit à Royce que je le verrai le lendemain lorsqu'il serait sobre mais il n'a pas été de cet avis. Cette nuit-là, ses amis et lui ont abusé de moi à de multiples reprises. Je t'épargne les détails. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'ils ont fini par me laisser en sang dans la rue. J'ai cru que j'allais mourir cette nuit-là et c'est sans doute ce qui serait arrivé si Carlisle ne m'avait pas trouvé, alerté par l'odeur de mon sang. Il m'a transformé et je suis devenue vampire à mon tour.

Je frémis en entendant ce qu'elle avait vécu humaine et pour la première fois depuis de nombreux mois, une larme glissa le long de ma joue. Même si j'avais vécu bien pire qu'elle, je n'imaginais pas ce qu'elle avait pu ressentir en subissant cela de la part de l'homme qu'elle aimait. Tendant doucement le bras, elle prit doucement ma main libre et plantant son regard dans le mien, ajouta :

- Il m'a fallu du temps pour m'en remettre. Cela n'a pas été simple mais j'y suis parvenue parce que j'étais entourée. Aujourd'hui, même si cela est toujours douloureux quand j'y pense, je suis heureuse. J'ai une famille formidable et j'ai même fini par trouver ma véritable âme-soeur lorsque j'ai rencontré mon compagnon Emmett. Tu vois, malgré ce que Royce et ses amis m'ont fait subir, je suis toujours là. Je suis la preuve que l'on peut survivre et se reconstruire alors il faut que tu en fasses autant, Bella. Il faut que tu te battes pour être heureuse à nouveau.

Pour la première fois depuis très longtemps, ma douleur prit le dessus et je fondis en sanglots. Moins d'une seconde plus tard, je sentis qu'on me soulevait et rapidement, je fus assise sur les genoux de Marcus tandis qu'il me serrait contre lui, me murmurant des paroles rassurantes.

- Je ne peux pas, sanglotai-je.

- Bien sûr que si, tu le pourras, fit Rosalie en venant doucement caresser mes cheveux. Tu n'imagines pas le nombre de personne qui sont là pour toi, qui veulent t'aider à t'en remettre et surtout qui veulent te venger.

- V-vous finirez par... par me faire du mal é-également, bégayai-je entre deux sanglots tandis que des points noirs apparaissaient devant mes yeux.

- Je te promets que non, murmura Marcus à mon oreille. Je te jure que non. Tu es ma famille, Bella, tu es notre princesse.

Je me tendis fortement en entendant ce dernier mot et aussitôt, je sentis le néant m'engloutir.

FIN DU CINQUIEME CHAPITRE

Voilà, c'est la fin de ce chapitre.

J'espère que vous l'avez apprécié ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :)

A très bientôt ! ^^