Bonjour tout le monde !

Avant tout, je tenais à m'excuser pour ce très long retard. Etant en deuxième année de licence et ayant beaucoup de travail, je n'ai pas beaucoup le temps d'écrire.. C'est pourquoi, je vais essayer de me rattraper pendant ces vacances de fin d'année, même si j'ai déjà pas mal de travail qui m'attends pour le prochain semestre..

Ce chapitre est un peu plus court que les précédents mais j'espère qu'il vous plaira tout de même. Comme d'habitude, je tiens à remercier toutes les personnes qui me lisent, me suivent ou encore qui me laisse des reviews comme : cyntia3062 , , BelleMcCarthy, G6K , Vavaamoi , nimyr , gigi35 , Grazie , Souzierr , N'giie , scpotter, Stella82 , ElysaLlove , larosesurleau , Magdalyn88 , PierceOlivera , 13trinity , gaellezjey , …

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre.

Bonne lecture, on se retrouve en bas ! ^^

Chapitre 6

Point de vue Marcus

Je sentis Bella se tendre fortement à la mention du mot ''princesse'' et moins d'une seconde plus tard, elle s'écroula inconsciente dans mes bras. Carlisle fut aussitôt près d'elle tandis que la panique me gagnait. La prenant dans ses bras, il l'amena rapidement jusqu'à la table d'auscultation et commença à l'examiner. Pourquoi s'était-elle évanouie? J'avais eu l'impression qu'elle commençait à avancer lorsqu'elle s'était mise à parler mais apparemment cela en avait été trop pour elle. Même si cela faisait un mois qu'on l'avait sauvé, elle n'était toujours pas prête à s'ouvrir à nous.

- Je pense qu'elle s'est évanouie à cause du mot que vous avez employé, dit soudain Rosalie.

Étonné, je me tournai vers elle, me demandant de quoi elle parlait.

- Vous vous rappelez quand elle a fait sa crise d'angoisse il y a quelques semaines? expliqua t-elle. Sofia lui avait juste dit que tous les gardes l'appelaient ''princesse'' et c'est à partir de là qu'elle a commencé à paniquer. Vous venez juste de dire qu'elle était notre princesse et nous pouvons tous voir ce que cela a causé chez elle.

Mais oui ! Comment avais-je pu ne pas m'en rendre compte ?! Ce mot la mettait dans des états inquiétants et je ne m'en rendais compte que maintenant ! Certes, il n'avait été employé que deux fois mais il s'agissait de deux fois de trop. Je lui avais promis que nous serions là à la soutenir et voilà qu'on utilisait le seul mot qui pouvait réellement la briser. J'ignorais pourquoi elle en avait si peur mais je comptais bien en découvrir la raison.

Point de vue Bella

Lorsque j'ouvris les yeux, je remarquai de suite que je ne me trouvais plus dans le bureau de Carlisle mais dans la chambre qu'on m'avait attribué. Il me fallut quelques secondes pour me souvenir de ce qui s'était passé et quand enfin ce fut le cas, les battements de mon cœur s'accélérèrent. Pourquoi fallait-il qu'eux aussi m'appellent ainsi? Ce mot était tellement synonyme de malheur pour moi, tellement synonyme de souffrance.

- Du calme, Bella, tout va bien.

Tournant la tête, je vis Marcus assis au pied du lit et étrangement, sa présence me rassura quelque peu. Il se rapprocha un peu et vint doucement caresser mes cheveux. Relevant les yeux, je croisai son regard pourpre et ne put retenir un frisson de peur. Il avait beau avoir été très gentil avec moi depuis qu'il m'avait trouvé, le fait qu'il soit un vampire et la couleur de ses yeux m'effraieraient toujours. Je m'empressai rapidement de détourner le regard et celui-ci tomba aussitôt sur le livre qu'il tenait.

- Je t'ai ramené quelque chose, dit-il doucement. Je me suis dit que tu aimerais le voir.

Il me le tendit durant quelques instants et voyant que je ne réagissais pas, il l'ouvrit à ma place. Pourquoi désirait-il me le montrer ? Et qu'est-ce qui lui faisait croire que ce livre m'intéresserait ? J'avais certes été passionnée de littérature il y a près de deux ans mais cela n'était plus le cas aujourd'hui. Comment pourrais-je l'être encore alors que j'étais détruite aussi bien physiquement que mentalement ? Comment pourrais-je encore m'intéresser à quoi que ce soit en dehors de la mort ? La mort était la seule et unique chose que je souhaitais le plus au monde. Ce livre ne changerait rien. Du moins c'est ce que je croyais avant que mon regard ne soit attiré par les nombreuses photos qui s'y trouvaient.

C'était impossible... Il ne pouvait pas avoir en sa possession ses photographies et ses gravures. Mes yeux se posèrent automatiquement sur le visage de ma mère. Même si je ne l'avais jamais connu, j'avais tant regardé des photos d'elle depuis ma plus tendre enfance que je connaissais ses traits par cœur. Son regard bleu était empli de chaleur et de tendresse et cela me rappela les paroles de mon père lorsqu'il parlait d'elle. D'après lui, elle avait toujours été d'une extrême bonté et d'une extrême tendresse. C'était d'ailleurs ce qui l'avait séduit chez elle. Il disait toujours que je tenais ma gentillesse d'elle et en voyant le regard sur cette photo, je ne pouvais que me dire qu'il disait vrai. Mon regard voyagea ensuite sur la photo présente sur la deuxième page. Il ne me fallut pas longtemps pour reconnaître ma grand-mère Mary avec qui j'avais passé beaucoup de moments étant enfant. Ma mère étant morte en me mettant au monde, Charlie avait fait en sorte que je ne sois pas coupée de ma famille maternelle et il avait mis un point d'honneur à m'emmenait la voir tous les dimanches. J'avais alors pu profiter de ma grand-mère maternelle pendant quelques années, jusqu'à ce qu'elle meurt de vieillesse vers l'âge de mes sept ans. Mes souvenirs d'elle étaient certes assez flous mais j'aurais pu la reconnaître sans aucune hésitation.

Après quelques minutes, Marcus tourna délicatement les pages et je pus alors voir successivement, la mère de ma grand-mère puis la mère de celle-ci, etc. Au fur et à mesure, les photos se transformèrent en gravure et en dessin mais cela ne changeait rien à l'authenticité de ses représentations. Même si je ne les avais jamais vu, il n'était pas difficile de remarquer le lien entre toutes ces femmes, il n'était pas difficile de constater qu'elles avaient le même lien de parenté. Alors c'était vrai. Marcus était réellement mon ancêtre. Il n'avait pas menti. Face à cette révélation, les battements de mon cœur s'accélérèrent et je m'empressai de détourner le regard, n'allant pas jusqu'au bout du livre. Rapidement, ma respiration devint plus saccadée et Marcus s'empressa de me murmurer des paroles rassurantes pour me calmer.

- Ce... ce n'est p-pas... possible, murmurai-je difficilement.

- Je sais que c'est difficile à accepter, Bella, dit-il doucement en venant caresser mes cheveux. Surtout après tout ce que tu as vécu. Mais il fallait que tu le saches. C'était le seul moyen pour que tu puisses nous faire confiance.

Leur faire confiance ? Jamais, je ne pourrais. Il avait beau être l'un de mes ancêtres, il n'en restait pas moins un vampire, un être sans pitié et sans cœur, un être monstrueux. Ils avaient certes été gentils avec moi ces dernières semaines, je savais parfaitement que cela n'allait pas durer. Ils finiraient par me torturer comme les autres.

- Tu es en sécurité avec nous, Bella, je te le promets, continua t-il. Plus personne ne te fera jamais de mal. Et je te promets que je ferais en sorte que plus personne ne t'appelle avec ce mot qui te fait paniquer.

Je me tendis face à sa dernière phrase. Il était au courant, il avait deviné. Mais allait-il réellement faire ce qu'il venait de dire ? J'en doutais. Maintenant qu'il avait compris la réaction que ce mot provoquait en moi, il allait sans doute s'amuser à l'utiliser pour me faire du mal. Alors à quoi bon me mentir et me faire croire à sa gentillesse ? Il était peut-être mon ancêtre mais sa nature n'allait pas changer. J'avais très bien vu en l'espace d'un an que les vampires étaient loin d'être des êtres bons, bien au contraire. J'avais très bien vu à quel point ils prenaient plaisir à me faire souffrir. Jamais, je ne pourrais l'oublier.

Il resta quelques minutes supplémentaires avec moi puis voyant que je me calmai légèrement, il finit par me laisser toute seule après m'avoir demandé si je n'avais besoin de rien et m'avoir promis de revenir dans quelques heures. A peine la porte s'était-elle refermée derrière lui que je me roulais en boule, mettant ma tête entre mes mains. Je ne pouvais pas, je n'y arriverai pas. Cela faisait un mois que j'étais sortie de cette affreuse cave, et même si j'allais mieux physiquement, je n'allais toujours pas mieux mentalement. Jamais, je ne pourrais aller mieux. Pas après ce que j'avais vécu. J'étais condamnée à vivre avec les souvenirs de ces violences que l'on m'avait fait subir et le souvenir de la mort de Jacob. Condamnée à vivre avec cette souffrance intolérable et cette peur de subir à nouveau les mêmes tortures.

Soudain, on frappa à la porte et mon cœur loupa un battement. Qui est-ce que ça pouvait être ? Que me voulait-on à nouveau ? Je ne répondis pas et quelques secondes plus tard, j'entendis la porte s'ouvrir puis se refermer presque aussitôt.

- Bella ? m'appela doucement une voix. C'est moi. C'est Rosalie.

Je ne répondis pas, espérant qu'elle partirait. Elle avait beau avoir fait preuve de gentillesse envers moi et m'avoir raconté son histoire, elle n'en restait pas moins un vampire. Le lit s'affaissa légèrement du côté droit lorsqu'elle s'assit dessus et je me tendis en sentant sa main venir doucement caresser mes cheveux. Alors que je m'attendais à ce qu'elle me parle, elle n'en fit rien. Elle demeura silencieuse et intérieurement je la remerciais de ne pas être obligée de l'écouter. Rien de tout ce qu'elle pourrait dire n'aurait d'effet sur ce que j'éprouvais, sur ce que j'avais vécu. Elle avait certes également été abusé, mais cela n'était en rien comparable au fait de servir de jouet pour deux prédateurs pendant près d'un an. Rien n'y personne ne pourrait jamais me faire occulter cela. J'ignore combien de temps Rosalie resta ainsi à me caresser les cheveux mais étrangement, ce geste finit par m'apaiser et il ne m'en fallut pas plus pour plonger dans les bras de Morphée.

« Mes yeux s'ouvrirent difficilement au bruit que la porte fit en s'ouvrant. Il ne me fallut pas plus de quelques secondes pour comprendre que mes tortionnaires étaient de retour. Cela faisait soixante trois jours que j'étais enfermée dans cette cave sordide. Soixante trois jours où j'espérais qu'ils me tuent mais apparemment, ce n'était pas dans leur projet. A chaque fois qu'ils me torturaient – et ce, de diverses manières – ils prenaient garde à me garder en vie, à ne pas ''trop m'abîmer'' comme ils disaient. La première fois qu'ils avaient employé cette expression, j'avais rapidement compris que nous n'en avions pas la même définition.

Une main se posa sur mon bras et me tira brutalement du matelas crasseux sur lequel j'étais allongée. Un gémissement de douleur s'échappa de ma bouche lorsque mon dos claqua contre le sol froid et cela eût le don de faire rire l'un de mes tortionnaires. Une nouvelle main se posa sur mon autre bras et je me sentis soulevée du sol. A peine une minute plus tard, je me retrouvai les bras attachés en l'air à un barreau de fer et mon corps suspendu. J'avais beau essayé de me maintenir debout, même sur la pointe des pieds j'y parvenais à peine tant j'avais été attaché en hauteur. C'était bien la première fois qu'il prenait la peine de faire cela.

Au bout de quelques secondes, je sentis deux corps froids se coller contre le mien, l'un devant, l'autre derrière, et m'empressai de fermer les yeux, sachant ce que cela signifiait. Au lieu de rentrer en moi violemment comme ils le faisaient habituellement, ils restèrent immobiles durant quelques secondes. Soudain je sentis une lame m'entailler l'épaule puis une autre le bras et deux bouches se poser avidement sur les plaies. Je retins un cri de douleur, sachant parfaitement que cela n'aurait fait que les exciter davantage. Tout en s'abreuvant de mon sang, ils me pénétrèrent avec violence. »

Poussant un cri, je fus brutalement tiré du sommeil suite au cauchemar que je venais de faire. Des larmes coulaient abondamment le long de mes joues et ma respiration était difficile. Me redressant dans mon lit, un sanglot sortit de ma bouche tandis que mon cœur se serrait. Cela faisait des semaines que je n'étais plus retenue prisonnière dans cette cave mais pourtant les cauchemars étaient toujours présents et étaient même de pire en pire. J'avais si mal, j'étais tellement fatiguée ! De profonds sanglots m'échappèrent tandis que la crise d'angoisse prenait le dessus sur le peu de calme qu'il me restait. Je ne pouvais plus continuer ainsi, je n'y arrivais plus. Plus les jours passaient, plus mon désir de mourir s'intensifiait et alors qu'à nouveau cette pensée me traversait l'esprit, une fenêtre apparût dans mon champ de vision. Pour la première fois depuis ce qu'il me semblait être une éternité, une lueur d'espoir naquit en moi.

Me relevant rapidement, je me précipitai vers cette fenêtre et l'ouvrant, fis la seule chose dont j'avais envie depuis que je l'avais aperçu : me jetai dans le vide. Enfin...

FIN DU SIXIEME CHAPITRE

Ce chapitre vous a t-il plu ? Qu'en avez vous pensé ? A votre avis, que va t-il se passer dans le prochain chapitre ? N'hésitez pas à laisser une review pour le commenter ^^

A très bientôt !