Bonjour tout le monde !
J'espère que vous avez passé un agréable Noël. Voici le chapitre 8, j'espère qu'il vous plaira autant que les précédents. Comme d'habitude, je tiens à remercier toutes les personnes qui me lisent, me suivent depuis maintenant plusieurs mois. Vous savoir aussi nombreux me fait toujours plaisir. Je remercie également toutes les personnes qui ont laissé une review sur le chapitre précédent comme : nimyr , larosesurleau , scpotter , Grazie , cyntia3062 , 13trinity , paulipopo , PierceOlivera ainsi qu'à N'giie.
D'ailleurs, je tiens tout particulièrement à adresser mes félicitations à N'giie pour la naissance de sa fille ! ^^
Je vous laisse avec ce nouveau chapitre.
Bonne lecture, on se retrouve en bas ! ^^
Chapitre 8
Point de vue Peter
- Il faut que je la vois, murmurai-je, que je lui parle.
- Elle est effrayée par les vampires, Peter, soupira Marcus.
Lorsque je l'avais rattrapé et que je m'étais retrouvé près d'elle, pas une seule fois elle n'avait semblé apeurée. Au contraire, elle était restée très calme. Même son cœur battait à une allure normale pour un humain. Avait-elle senti notre lien ? Etait-ce pour cette raison qu'elle était restée aussi calme à mes côtés ?
- Elle n'a pas peur de moi, répliquai-je.
Marcus me fixa en silence pendant quelques secondes puis une lueur de compréhension inonda ses prunelles. Avait-il deviné quel lien Bella et moi partagions ? Même s'il n'en disait rien, je savais parfaitement que c'était le cas rien qu'au léger sourire qui flottait à l'instant sur ses lèvres. Au bout d'une longue minute de silence, il finit par accepter que je la vois et demanda à l'un de ses gardes de m'accompagner jusque la chambre de Bella. Même si je mourrais d'envie de la voir, je ne pouvais m'empêcher de me demander comment elle réagirait en me voyant. Me remercierait-elle de l'avoir sauvé ou me détesterait-elle pour la même raison ?
Il nous fallut moins de deux minutes pour arriver jusque sa chambre et Carlisle en sortit lorsque nous parvînmes devant. Il s'avança vers moi en me saluant et me conseilla de ne pas attendre que Bella m'invite à entrer dans sa chambre car elle ne le ferait pas. Soupirant, je laissai le garde et m'avançai vers la porte. Après avoir frappé et n'ayant pas reçu de réponse, j'entrai doucement dans la chambre. Mon regard se dirigea automatiquement vers le canapé sur lequel elle était assise, complètement immobile.
- Bella ? l'appelai-je doucement.
Elle ne bougea pas d'un centimètre lorsque je l'appelais, et aucune émotion n'apparut sur son visage. Seuls les battements précipités de son cœur m'indiquèrent qu'elle m'avait entendu. M'avançant doucement, je vins m'asseoir juste à côté d'elle, l'observant avec attention. Comment avait-elle fait pour survivre à tout ce qu'on lui avait fait subir ? J'aurais tellement aimé faire en sorte qu'elle ne subisse jamais tout cela.
- Regarde-moi, Bella, lui demandai-je doucement.
Les battements de son cœur s'accélérèrent à nouveau lorsqu'elle tourna lentement la tête dans ma direction. Un frisson me parcourut lorsque je croisai son regard dénué de vie. Moi qui pensait que ce que j'avais vu un peu plus tôt était dû à son saut par la fenêtre ! Apparemment, je m'étais trompée. Nous restâmes ainsi quelques secondes à nous regarder en silence puis j'avançai doucement la main pour venir lui caresser la joue. Je craignis un instant qu'elle me repousse ou qu'elle se recule mais elle n'en fit rien. Je compris alors seulement ce qu'avait voulu dire Rosalie lorsqu'elle avait dit que Bella faisait tout ce qu'on lui demandait par peur qu'on s'en prenne à elle.
- Si tu ne veux pas que je te touche, tu n'as qu'à le dire, Bella, murmurai-je avec douceur. Je ne ferai jamais rien que tu ne veuilles pas, je te le promets
A mes mots, elle détourna aussitôt le regard vers la fenêtre et rien qu'à ce geste, je compris que j'avais brisé ma promesse bien avant de la proférer. Elle aurait préféré que je ne la rattrape pas quand elle s'était jetée par la fenêtre et pourtant je l'avais fait. J'avais agi contre sa volonté, et même si je lui avais promis à l'instant de ne jamais le faire, je n'arrivais pas à regretter de l'avoir fait. Si je l'avais laissé s'écraser contre le sol alors je ne l'aurais jamais connu, j'aurais perdu ma compagne avant même de pouvoir l'aider, de pouvoir l'aimer comme elle le méritait. Car oui, Bella était bel et bien ma compagne. J'en étais d'autant plus persuadé en étant ainsi près d'elle. Désormais, je savais parfaitement que mon existence tournerait autour d'elle. Si elle venait à mourir, alors je la suivrais dans sa tombe. Elle était devenue le seul élément essentiel à ma vie.
Je posai ma main sous son menton et tournai doucement sa tête dans ma direction, pour à nouveau planter mon regard dans le sien. Elle frissonna légèrement lorsque ma peau entra en contact avec la sienne et je souris intérieurement. Si le simple fait de la toucher provoquer cela alors ça signifiait qu'elle ressentait elle aussi cette attraction que j'éprouvais pour elle. Lâchant son menton, je vins doucement caresser sa joue.
- Je sais que tu crains les vampires, dis-je doucement. Mais s'il y a bien une personne de qui tu n'as pas à avoir peur, c'est bien moi.
Point de vue Bella
A nouveau mon regard était soudé au sien. A peine m'avait-il frôlé que le sentiment de sécurité , que j'avais ressenti un peu plus tôt en sa présence, était réapparu. Devais-je le croire lorsqu'il me disait que je n'avais pas à avoir peur de lui ? Même si je me sentais incroyablement bien en sa présence, il n'en restait pas moins un vampire. Peut être était-il capable de me manipuler, de me faire croire que je n'avais pas à avoir peur de lui. Oui, ça ne pouvait être que cela. Face à cette pensée, j'eus soudain envie de me reculer. Cependant, je restai ainsi, complètement immobile, craignant qu'il s'en prenne à moi si je le repoussais.
- Écoute, dit-il doucement en enlevant sa main de ma joue et en la posant sur le dossier du fauteuil, on m'a expliqué ce que tu avais vécu cette dernière année. On m'a expliqué que des vampires t'avaient fait du mal .
A peine prononça t-il ses mots que je détournai le regard et ramenai rapidement mes jambes contre ma poitrine. Pourquoi évoquait-il cela ? Désirait-il me faire davantage souffrir psychologiquement avant de m'attaquer physiquement ? Je posai mon visage sur mes genoux et fermai les yeux tandis que ma douleur s'accentuait.
- Je te jure que je les retrouverai, Bella, continua t-il. Je te promets que je leur ferai payer tout le mal qu'ils t'ont fait. A partir de maintenant, si un seul vampire ose te faire du mal alors il sera mort dans l'heure qui suit. Mais pour commencer, j'ai besoin que tu me dises le nom des ordures qui t'ont fait du mal.
A sa question, mon cœur s'accéléra et je fus secouée de tremblements. Je ne pouvais pas lui dire. Il les aiderait à me retrouver. Et même si ce n'était pas le cas alors ils me feraient payer le fait d'avoir divulgué leurs noms.
- Calme-toi, fit doucement l'homme avec son accent du sud en se rapprochant davantage. Tout va bien, tu es en sécurité.
Soudain, je sentis ses bras s'enrouler autour de mon corps et me portant, il m'assit sur lui. Dire que j'étais surprise par son geste était un euphémisme. Je ne sais pourquoi mais son contact m'apaisa aussitôt. Il m'attira plus près de lui et rapidement je me retrouvai la tête collée contre son torse et ses bras autour de ma taille. Que me faisait-il ? Pourquoi me sentais-je aussi bien dans ses bras ? Il vint caresser tendrement mes cheveux et cette tendresse m'étonna. Pourquoi se comportait-il ainsi avec moi ? Je ne sais combien de temps il me tint ainsi contre lui mais il ne me fallut pas longtemps pour me détendre. Fermant les yeux, je me laissai aller à ce sentiment de sécurité, de bien-être qui, je le savais, finirait bientôt par disparaître pour laisser place à la peur, à la crainte. La douleur quand à elle était toujours présente et ce, même dans les bras de cet inconnu. Je savais pertinemment qu'elle ne disparaîtrait jamais.
- Les vampires ne sont pas tous pareils, tu sais, finit-il par chuchoter au bout de quelques minutes. Certains sont des êtres monstrueux, ils tuent les humains par plaisir et jouent avec eux. Les vampires qui t'ont enlevé étaient sans doute comme cela. D'autres, tuent des humains uniquement parce qu'ils ne peuvent faire autrement, qu'ils ont besoin de sang pour ne pas se dessécher. C'est le cas de la plupart des vampires qui sont dans ce château. D'autres, se nourrissent uniquement du sang des meurtriers, des violeurs. C'était ce que je faisais il y a encore quelques années et aujourd'hui, en sachant ce que tu as vécu, je ne le regrette pas. En les tuant, j'ai sans doute épargné des centaines de jeunes filles comme toi. Enfin, il y a ceux qui répugnent à tuer le moindre être humain et qui pour survivre, se nourrissent uniquement du sang des animaux. On les appelle des vampires végétariens parce qu'ils renient leur régime naturel. Ils ont les yeux dorés et sont à part dans la société vampirique.
Les yeux dorés ? A ces mots, j'ouvris aussitôt les yeux et relevant la tête, le regardai. Oui, il avait bien les yeux dorés. C'était également le cas de Carlisle et de Rosalie. Cela signifiait-il vraiment qu'ils se nourrissaient uniquement d'animaux ? N'était-ce pas simplement un mensonge pour me faire croire que je pouvais leur faire confiance ? Mais si cela était faux, alors pourquoi certains avaient les yeux rouges et d'autres dorés ? Qu'est-ce qui faisait leur différence ? Le vampire me regarda avec attention durant quelques secondes essayant sans doute de deviner si je le croyais ou non. Il ne dût pas voir ce qu'il souhaitait car il fronça les sourcils. Était-ce de l'inquiétude que je lisais dans son regard ? Non, c'était impossible. Il ne me connaissait pas. De plus, aucun vampire ne pouvait s'inquiéter pour un humain. Nous n'étions qu'une banque d'alimentation pour eux, rien d'autre.
- J'aimerais tellement voir de la vie dans ton regard, souffla t-il.
De la vie ? S'attendait-il réellement à ce que je vive comme s'il ne s'était rien passé, comme si je n'avais pas subi plus d'un an de tortures ? Détournant le regard, mes yeux se posèrent sur la fenêtre par laquelle j'avais sauté un peu plus tôt et à nouveau, je regrettais qu'il m'ait rattrapé. J'avais sauté dans l'unique but d'en finir et au lieu de mourir, il avait fallu qu'un nouveau vampire apparaisse. Qu'avais-je donc bien pu faire dans une vie intérieure pour mériter cela ?
On frappa à la porte et je me tendis. Le vampire à mes côtés me reposa sur le canapé et se levant se dirigea vers la porte. J'en profitai pour le détailler. Assez athlétique, il devait mesurer environ un mètre quatre-vingt. Il était habillé d'un simple jean, d'un pull noire dont il avait légèrement remonté les manches et des bottes de cow-boy. Son accent et ses dernières laissaient supposer qu'il venait du sud des Etats-Unis, autrement dit que nous étions du même pays. Pouvait-il me ramener chez moi ? Je fis taire cet espoir avant même qu'il ne naisse en moi. Les vampires étaient des monstres prenant plaisir à faire souffrir les humains. Jamais, aucun d'entre eux ne m'aiderait. Certes, Carlisle, Marcus et Rosalie s'étaient montrés très gentils avec moi depuis qu'il m'avait trouvé dans cette cave sordide mais ils devaient avoir une idée derrière la tête.
- C'est bon je vais m'en occuper, fit le vampire après avoir ouvert la porte.
- Tu es sûre Peter ? demanda une voix que je reconnus comme étant celle de Rosalie. Je peux m'en charger.
Alors ce vampire s'appelait Peter. Alors que j'avais déjà passé de nombreuses minutes seule avec lui, pas une seule fois je ne m'étais demandée comment il s'appelait.
- Je m'en occupe, Rosalie, répéta t-il en prenant un plateau.
- Très bien, soupira t-elle.
Le dénommé Peter ferma la porte et je m'empressai de détourner le regard quand il se tourna vers moi. Regardant du côté de la fenêtre, je ne pus m'empêcher de me demander à nouveau pourquoi je m'étais sentie aussi bien à son toucher et surtout, pourquoi je n'avais pas peur avec lui dans la pièce. Je craignais Carlisle et Marcus malgré toute l'aide qu'ils m'avaient apporté ces dernières semaines et je n'arrivais pas à ressentir la moindre peur en présence de ce vampire que je connaissais depuis à peine deux heures. Comment était-ce possible ?
- Bella ? m'appela t-il doucement de l'autre bout de la pièce.
Tournant la tête dans sa direction, je vis qu'il était assis près de la table où se situait un plateau de nourriture.
- Tu viens manger ? me demanda t-il.
Avais-je véritablement le choix ? Me levant comme une automate, je me dirigeai vers la table et m'assis à la même place que d'habitude. Non, je n'avais aucune envie de manger mais je redoutais bien trop ce qu'il pourrait me faire si je n'obéissais pas. Il poussa doucement le plateau dans ma direction, m'invitant clairement à commencer et sans même faire attention à ce qu'il y avait dans l'assiette, obéis. Il m'observa quelques instants en silence puis murmura :
- Je vais prendre soin de toi désormais.
Je relevai la tête dans sa direction et croisant son regard, j'eus l'intime conviction qu'il le ferait vraiment.
Voilà le chapitre est terminé.
L'avez-vous aimé ? N'hésitez pas à me laisser des reviews pour me dire ce que vous en avez pensé ! Ou encore, si vous avez des idées pour la suite :)
A très bientôt ^^
