Bonjour tout le monde !

Et non vous ne rêvez pas, me revoici avec un nouveau chapitre. Je tiens à m'excuser pour la longue attente entre chaque chapitre mais ayant entamé mon deuxième semestre, je n'ai pas le temps nécessaire pour poursuivre ma fanfiction et donc publier les chapitres aussi souvent qu'avant.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui me suivent, qui me lisent et également toutes celles qui ont laissées des reviews sur le précédent chapitre comme : nekokirei , BellaMcCarthy , Grazie , Morgane93 , N'giie , larosesurleau , 13trinity , PierceOlivera ! Je prends toujours autant plaisir à lire ce que vous m'écrivez :)

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre !

Bonne lecture, on se retrouve en bas !

Chapitre 12

« Une larme glissa lentement le long de ma joue quand je tournai la tête vers Peter, croisant son regard.

- Oui, murmurai-je. Emmène moi avec toi. »

Une semaine était passée depuis la proposition de Peter. Une longue semaine durant laquelle les Cullen, excepté Carlisle, était reparti aux Etats-Unis pour préparer notre venue. En effet, Peter m'avait expliqué que nous partions vivre avec les Cullen dans mon pays d'origine et qu'ils s'occuperaient de moi. Marcus avait apparemment accepté que je quitte le château car il pensait que cela m'aiderait à aller mieux moralement. J'aurais aimé lui dire que cela ne serait jamais le cas et ce peu importe l'endroit où je serais, mais je désirais tellement quitter cet endroit empli de vampire que j'avais préféré ne rien dire.

Pendant ces quelques jours, Marcus était resté près de moi. Il disait vouloir passer du temps avec moi avant que je ne m'en aille. A ma grande surprise, pas une seule fois il ne m'ordonna de rester au château. Cependant, il avait semblé tellement affecté par mon départ que je n'avais pu m'empêcher de me demandais si je ne m'étais pas trompée à son sujet et si comme Peter il était quelqu'un de bien. Car oui, même s'il m'avait sorti de l'enfer dans lequel je me trouvais, même s'il s'était montré protecteur et attentionné envers moi, j'avais continué de me méfier de lui et de tous les autres. Après tout, ils étaient des vampires. Comment pourrais-je avoir confiance en eux alors que deux vampires m'avaient torturé pendant autant de temps ?

Peter posa doucement sa main sur la mienne et tournant la tête, je remarquai qu'il m'observait avec inquiétude. Il n'avait pas arrêté de m'observer de cette manière depuis que nous étions montés dans l'avion à Volterra et encore plus, lorsque nous avions atterri sur le territoire américain. Me retrouver sur le sol où j'étais née m'avait apporté un sentiment de soulagement que je n'aurais pas cru ressentir. Rapidement, ce sentiment de soulagement s'était dissipé lorsque j'avais vu à la sortie de l'aéroport les Cullen à côté de deux voitures différentes. Rosalie était directement venue vers moi tandis que Carlisle avait rejoint son épouse et que Peter parlait avec Jasper. Voir autant de vampires autour de moi avait fait renaître en moi ce sentiment de peur qui avait disparu depuis que nous étions montés dans l'avion avec Peter et Carlisle et Jasper le sentant nous avait proposé de nous mettre en route.

C'est ainsi que je me retrouvais dans une voiture avec Rosalie, Alice, Jasper et Peter. Tandis que Jasper et Alice étaient à l'avant, Peter était entre moi et Rosalie ce qui me permettait d'observer le paysage. Dans l'avion, j'avais appris que les Cullen habitaient Rassberg, une ville du même style que Forks , c'est à dire qu'elle se composait en majorité de bois, qu'il y pleuvait pratiquement tous les jours de l'année et que la population était très faible. Ce climat me rappellerait sans doute la ville où j'avais grandi. J'espérais seulement que cela ne me rappellerait que de bons souvenirs...

M'éloignant de la fenêtre, je vins doucement poser ma tête contre l'épaule de Peter et fermai les yeux tout en lui disant que tout allait bien. Il faisait déjà tellement pour moi que je ne voulais en aucun cas l'inquiéter davantage. Depuis ce qu'il s'était passé lorsqu'on avait voulu qu'Aro me touche pour lire dans mes pensées, Peter était encore plus protecteur envers moi. Il ne cessait d'observer le moindre de mes gestes, la moindre de mes expressions, craignant sans doute de me voir m'effondrer comme quelques jours auparavant.

- Voilà, nous sommes arrivées, finit par dire Alice au bout de quelques minutes.

Rouvrant les yeux, je remarquai alors que Jasper venait de se garer à côté de la voiture de Carlisle, devant une grande villa blanche. Sortant de la voiture, Jasper vint m'ouvrir la portière et après avoir lancé un regard à Peter, je sortis à mon tour. La villa se situait en plein cœur de la forêt et je constatais rapidement que seul un sentier permettait de la rejoindre. Complètement absorbé par mon observation des lieux, je ne remarquai pas de suite que tous les Cullen ainsi que Peter étaient sortis de voiture et qu'ils m'observaient.

- Que dirais-tu de visiter, Bella ? me proposa l'épouse de Carlisle en souriant.

Craignant d'être punie si je ne la suivais pas, je baissai la tête et la suivis jusqu'à l'intérieur de la demeure, ne l'écoutant qu'au cas où elle me poserait des questions. Peter et Rosalie vinrent avec nous visiter la maison tandis que les autres se dirigèrent vers la pièce qu'Esmée me présenta comme étant le salon. Après cette pièce, Esmée me montra la salle à manger, la cuisine (qui était trois fois plus grande que celle que nous avions avec mon père), le garage qui pouvait contenir une dizaine de véhicules tant il était grand puis nous nous dirigeâmes au premier étage. Rosalie nous indiqua qu'à cet étage se trouvaient la chambre de Jasper et Alice, celle de Carlisle et Esmée, celle d'Edward et enfin celle qu'elle partageait avec Emmett. Chacune des chambres possédait sa propre salle de bain et une pièce servant de dressing. Au même étage, se trouvait également le bureau de Carlisle.

Au deuxième étage, Esmée m'indiqua que les trois premières pièces devant lesquelles on passa étaient des chambres d'amis puis s'arrêtant devant une pièce, elle informa Peter que ce serait sa chambre, ce à quoi il répondit en demandant où serait la mienne. Se tournant vers moi, Esmée m'invita alors à entrer dans la pièce dont elle n'avait pas encore parlé et qui se situait juste à côté de la chambre de Peter. A nouveau craignant de l'énerver, je fis ce qu'elle me disait et ouvrant la porte d'une main tremblante, je découvris alors que cette chambre ressemblait pratiquement à celle que j'avais eu à Forks. Les murs étaient de couleur beige et le parquet était en bois clair. Un lit de deux places recouvert d'une housse de couette marron se trouvait contre l'un des deux murs et une coiffeuse en bois était positionnée face à lui.

- Ici, il y a ta salle de bain, dit Rosalie en m'indiquant une porte près de la table de chevet.

- Et là, ton dressing, ajouta Alice en me montrant la porte juste en face de celle que Rosalie m'avait indiqué.

Les écoutant à moitié, je remarquai qu'une autre porte se trouvait dans un des coins de la chambre juste à côté d'un bureau. J'ignorais où elle menait et à vrai dire cela m'importait peu, tant j'étais perturbée par le fait que cette chambre ressemble à celle que j'avais eu par le passé. Comment avaient-ils su à quoi elle ressemblait ? Etait-il allé chez moi ? Avait-il vu mon père ? Les battements de mon cœur s'accélérèrent à cette pensée. S'ils étaient allé chez Charlie alors ils avaient sans doute dû lui faire du mal. Imaginer mon père entre les mains de vampires me rendait malade et me causait un tel sentiment d'effroi que ma respiration se fit difficile.

- Bella ? Qu'est-ce qui t'arrive ? s'inquiéta Peter en s'approchant rapidement de moi et en posant doucement une main sur ma joue.

Mon père était-il encore vivant ? L'avait-on torturé comme on l'avait fait avec moi ? J'avais été tellement préoccupé par ce que j'avais vécu, tellement ensevelie sous la souffrance que je ressentais que, pas une seule fois, je ne m'étais imaginée que Charlie avait pu subir le même sort que moi, ou du moins si on laissait de côté les viols. Je me sentis tellement égoïste à cet instant, tellement honteuse que je me reculai légèrement de Peter, l'empêchant de me toucher. Etrangement, ce geste ne m'affola pas car j'avais l'intime conviction que Peter ne me ferait aucun mal, ne me ferait pas payer le fait de m'être éloigné de lui. Avoir ainsi confiance en lui me rendit encore plus honteuse. Des vampires avaient sans doute assassiné mon père et voilà que je faisais confiance à l'un d'eux !

Des larmes silencieuses se mirent à couler le long de mes joues à la pensée qu'il puisse être mort et mes jambes ne me tenant plus, je manquai de m'écrouler au sol. Evidemment, Peter s'empressa de me rattraper et m'amenant près du lit, me fit asseoir sur celui-ci.

- Mon ange, qu'est-ce qui se passe ? Parle-moi, je t'en prie, me supplia t-il inquiet pour de bon cette fois-ci.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? s'exclama Jasper en déboulant dans la pièce.

- Bella, dis-moi, insista Peter en posant ses deux mains sur mon visage et en m'obligeant à le regarder.

Lorsque mon regard croisa le sien, je le sentis frémir. J'ignorais ce qu'il y avait vu mais son inquiétude ne fit que s'accentuer. Il s'empressa alors de demander à Jasper ce que je ressentais et celui-ci répondit immédiatement :

- Elle a très peur. Cependant cette peur ne semble pas être dû au fait qu'elle craigne qu'on lui fasse du mal.

- A quoi dans ce cas ? interrogea Rosalie.

- Je l'ignore, soupira l'empathe. Elle a également honte et se trouve égoïste. Et évidemment, elle souffre énormément.

Il avait dit cette dernière phrase avec une telle tristesse que je ne pus m'empêcher de regarder dans sa direction, perturbée. Pourquoi serait-il touché par mon état ? Après tout, c'était un vampire. Il n'était bon qu'à faire le mal comme tous les autres. Et s'il vivait ici, c'est que lui aussi s'en était pris à mon père. Une nouvelle larme de douleur coula le long de ma joue et Peter l'essuya doucement.

- Mon ange, je t'en prie parle-moi.

Plus les minutes s'écoulaient, plus j'étais intimement persuadée que Charlie était mort. On l'avait tué. Ils l'avaient tué. Les vampires étaient des monstres, j'en avais encore la preuve.

- Non, Bella ! s'exclama soudain Alice en entrant dans la pièce à son tour et faisant sursauter toutes les personnes dans la pièce.

- Qu'as-tu vu ? s'inquiéta Jasper en allant vers sa compagne.

- Si tu tiens un minimum à lui, ne fais pas ça, continua t-elle en se dirigeant rapidement vers moi et en prenant l'une de mes mains. Si tu veux un jour pouvoir être à nouveau heureuse, ne fais pas ça.

Son geste brusque me fit paniquer et mon cœur loupa plusieurs battements.

- Que se passe t-il Alice ? s'énerva Peter en se mettant entre nous deux, la forçant ainsi à me lâcher.

- Je... je l'ai vu, murmura t-elle en baissant la tête et en se reculant, tandis que Jasper venait entourer ses bras autour de sa taille l'observant avec inquiétude. Je l'ai vu se refermer sur elle-même. Je l'ai vu être encore plus amorphe qu'il y a quelques semaines. Elle... elle était allongée dans son lit et ne réagissait même plus à tes paroles Peter. Tu étais à côté d'elle, tu essayais de lui parler, de la toucher mais c'est comme si elle n'était plus là. Comme si elle n'était plus qu'une coquille vide.

A ses mots, je vis Peter se tendre et il se tourna précipitamment vers moi. Alice avait-elle réellement vu tout cela ? Je me mis à espérer que sa vision se réalise. Etre amorphe m'avait plutôt bien aidé par le passé lorsque mes ravisseurs s'en prenaient à moi. Cela m'empêchait de ressentir ce qu'ils me faisaient subir, de comprendre ce qu'ils étaient en train de me faire. C'est beaucoup plus difficile de vivre. Depuis que j'avais rencontré Peter, il n'avait fait que me réveiller davantage au fil des jours et je détestais cela. C'était bien trop douloureux. Je ne supporterai pas de revivre la perte d'un être cher. Je préférais encore me faire torturer pendant des années plutôt qu'avoir à revivre cela.

- Dis-moi ce qui se passe, Bella ! fit-il en s'agenouillant devant moi et en me suppliant du regard. Je ferai tout ce que tu voudras mais je t'en prie dis-moi.

Tout ce que je voudrais ? Le ferait-il réellement ? Tremblante, je murmurai alors difficilement :

- S'ils l'ont vraiment tué, alors tue-moi également.

- De quoi tu parles ? paniqua t-il.

Mon regard alla à nouveau détailler la pièce, ce qui me tordit le cœur. En me voyant faire cela, Rosalie s'exclama soudain qu'elle avait compris et venant s'asseoir à côté de moi, elle dit alors tendrement :

- Tu te trompes, Bella. Nous n'avons fait aucun mal à ton père. Nous sommes simplement entrés la nuit chez toi pour voir à quoi ressemblait ta chambre par le passé. Mais je te promets, je te jure que nous n'avons pas touché à ton père. Il dormait quand nous sommes allés chez toi.

- Tu... tu crois que nous avons tué ton père pour pouvoir reproduire ta chambre ici ? Murmura Esmée.

Entendre cela à voix haute me fit tellement souffrir que je dus faire preuve de tout mon self-contrôle pour ne pas fondre en sanglots. Je ne devais pas. Je ne pouvais pas me montrer aussi faible devant eux. Ils en profiteraient pour me briser encore davantage.

- Ton père est vivant, Bella, confirma Jasper.

- Nous ne nous en prenons pas aux humains, ma chérie, fit Rosalie en venant doucement caresser mes cheveux. Regarde nos yeux, ils sont dorés. Cela en est bien la preuve.

- Je t'en prie mon ange, crois-moi, me supplia Peter.

Tournant à nouveau le regard vers lui, je ne pus m'empêcher de m'en vouloir d'avoir douté de lui en voyant son regard aussi triste. Il n'aurait jamais laissé faire cela. Comment avais-je pu en douter ? Laissant libre cours à mes pleurs, je me penchai vers Peter et blottis mon visage contre son épaule. Presque aussitôt, il se redressa, tout en me prenant dans ses bras et en me serrant contre lui.

FIN DU DOUZIEME CHAPITRE

Alors, réactions ? :) Qu'avez-vous pensé de cette arrivée chez les Cullen ? A votre avis, son père est-il réellement vivant ? N'hésitez pas à me laisser des reviews pour me faire part de ce que vous pensez.

A très bientôt ^^