Bonjour tout le monde !
Oui je sais, je suis très en retard mais pour me rattraper je vous mets une nouvelle fois un assez long chapitre. J'espère que celui-ci vous plaira et que vous ne serez pas déçu de la tournure que l'histoire prend. ^^'
Comme d'habitude, je tiens à remercier toutes les personnes qui me suivent, me lisent et me laissent des review au fil des chapitres. Même si je n'ai pas le temps de répondre à ses dernières, sachez que je les lis très attentivement et que vos commentaires me font chaud au cœur ! 3
Je vous laisse avec ce nouveau chapitre ! :)
On se retrouve en bas ^^
Chapitre 17
« Me regardant avec une profonde tristesse, elle vint à nouveau me prendre dans ses bras où je me laissai aller à mes sanglots.
- Ça finira par aller tu verras, murmura t-elle. »
Je ne sais combien de temps je restai ainsi dans les bras d'Esmée à pleurer mais elle ne cessa de me murmurer des paroles rassurantes jusqu'à ce que je me calme. Lorsque mes larmes se tarirent enfin, je me reculai légèrement et venant essuyer doucement mes joues, Esmée me sourit tout en me répétant que ça irait. Après m'avoir dit cela, elle serra doucement ma main et me proposa de rentrer.
Nous levant, nous nous dirigeâmes vers la maison. M'être ainsi confiée à Esmée m'avait quelque peu soulagé et je commençais à me dire qu'elle avait raison, que Jacob souhaiterait que je me batte. Il avait toujours été si combatif, si fort face aux difficultés qu'il aurait sans doute été déçu de me voir baisser les bras. Ce que j'avais fait à de multiples reprises, notamment lorsque je m'étais jetée par cette fenêtre à Volterra et que Peter m'avait rattrapé.
Je me devais de me battre. Pour lui, pour Jacob. Mais aussi pour Peter. Il m'avait tellement soutenu, tellement aidé ces dernières semaines que je me devais de me battre pour lui. De plus, Peter était devenu quelqu'un de très important pour moi et il ne cessait de répéter que je l'étais également pour lui. De nombreuses fois, il m'avait affirmé qu'il ne supporterait pas qu'il m'arrive quelque chose et l'inquiétude qu'il éprouvait pour moi ne cessait de me prouver son attachement à mon égard.
J'eus soudain envie de me retrouver près de lui et accélérai le pas. A peine fus-je entrée dans la maison qu'Alice m'appela et m'invita à se joindre à eux. Durant mon absence, ils avaient apparemment pris la décision de regarder un film et au vu du menu principal, tout le monde – Carlisle et Esmée mis à part – semblait avoir opté pour Fast and Furious 7. Rosalie et Emmett étaient assis sur le canapé et Edward dans un fauteuil. Alice et Jasper eux étaient installés dans le canapé d'angle, de même que Peter.
Croisant le regard de ce dernier, je compris immédiatement qu'il avait tout entendu de ma conversation avec Esmée et gênée, je détournai le regard. Allait-il m'en vouloir de ne pas le lui en avoir parlé ?
- Tu viens, Bella ? me demanda t-il tendrement.
Relevant les yeux, je fus rassurée lorsqu'il me fit un petit sourire et m'approchant, vint m'asseoir sur lui, ma tête collée contre son torse.
- Attends, murmura t-il doucement en m'écartant légèrement.
Je fus un instant déboussolée par son geste mais en compris rapidement la raison. Tendant le bras, il attrapa la couverture posée sur le dossier du canapé et l'enroula doucement autour de moi avant de m'attirer à nouveau contre lui.
- Pour que tu n'aies pas froid, chuchota t-il à mon oreille avant de déposer un léger baiser sur ma tempe.
Tandis qu'il enroula ses bras autour de moi et que je vins poser ma tête contre son torse, Alice lança le film. Rapidement, les garçons – or Peter – se mirent à commenter l'allure des actrices et Emmett eut la mauvaise idée de s'extasier sur leurs poitrines, ce qui lui valut une gifle derrière la tête de la part de son épouse. Voir les Cullen se comporter de cette manière, les voir regarder un simple film tous ensemble me rappela ce que nous faisions avec Jacob et nos amis i peine trois ans.
Pratiquement tous les samedis, nous nous réunissions tous chez Jacob pour regarder un film différent. Bien sûr, il s'agissait le plus souvent de film d'action ou d'horreur étant donné que j'étais la seule fille parmi tous ses garçons mais je m'en fichais car tout ce qui comptait alors c'était d'être avec Jacob. J'étais heureuse lorsque j'étais à ses côtés et je me fichais du reste.
A l'époque, Charlie ne disait rien au fait que je passe mes soirées avec les garçons de la Push car en plus de connaître Jacob depuis sa naissance, il connaissait également Sam, Paul, Jared, Embry et Quil. Il savait qu'ils étaient des garçons honnêtes et droits et que jamais ils ne me feraient le moindre mal.
A vrai dire, les garçons étaient très protecteurs envers moi. Ils m'avaient toujours défendu lorsqu'on s'en était pris à moi et ce, depuis que j'étais enfant. J'avais l'impression que cela faisait une éternité que je n'avais pas pensé à eux et je me sentis soudain nostalgique. Cette époque me manquait.
- A quoi tu penses ? chuchota doucement Peter à mon oreille.
Penchant légèrement la tête en arrière pour le regarder, je croisai son regard inquiet. Je me redressai doucement pour me tourner vers lui et levant la main, il vint tendrement caresser ma joue.
- Tout a tellement changé, murmurai-je le plus doucement possible. Ils m'ont arraché ma vie. Elle ne sera plus jamais la même qu'avant.
- Mais peut-être qu'elle peut devenir encore mieux qu'avant, fit-il tendrement.
- Peut-être, répondis-je simplement en me tournant à nouveau vers l'écran.
Oui, peut-être que si je parvenais à me reconstruire, à revivre, ma vie pourrait être mieux qu'avant. Sans Jacob, Charlie et mes anciens amis, cela risquait d'être difficile mais je devais y croire. Il le fallait.
Peut-être que d'ici quelques années, je pourrais réellement être heureuse et épanouie. Peut-être que je parviendrais à surmonter ce que ces monstres m'avaient fait subir. Peut-être que je parviendrais même à oublier leur existence. Je me tendis face à cette pensée. Non, jamais je ne pourrais oublier qu'ils existent. J'avais beau ne plus être leur captive, je savais parfaitement qu'ils finiraient par me pourchasser pour me faire du mal à nouveau. Ils ne me laisseraient jamais vivre en paix.
Une vague de calme m'atteignit soudain, calmant l'angoisse qui montait sourdement en moi. Sachant de qui elle provenait, je tournai légèrement la tête vers Jasper et voyant qu'il me regardait, lui fis un léger signe de tête comme pour le remercier.
Il ne fallait pas que je pense à ça. Pour l'instant, j'étais en sécurité. Peter ne les laisserait pas me faire du mal. A cette pensée, je me collai davantage à celui-ci et il resserra légèrement sa prise sur ma taille, comme pour m'assurer qu'en effet il serait là.
Quelques jours plus tard
Assise dans la cuisine, j'étais en train de prendre mon petit-déjeuner tranquillement tandis que Peter et Jasper discutaient. Complètement perdue dans mes pensées, je n'écoutais pas ce dont ils parlaient. La veille, Carlisle m'avait appris que Marcus devait venir nous rendre visite aujourd'hui et cela m'inquiétait légèrement. Même si je savais qu'il ne me ferait jamais aucun mal et qu'il était mon ancêtre, je ne pouvais m'empêcher de paniquer à l'idée de le revoir.
Alors qu'au début j'en ignorais la raison, après avoir discuté avec Peter j'avais compris que ce qui m'angoissait était le fait qu'il s'agisse d'un vampire. Et surtout d'un vampire non végétarien, c'est à dire qui se nourrissait d'humains. Même si je savais que Marcus s'en prenait uniquement aux criminels, je savais parfaitement que ce n'était pas le cas de ses gardes. Et si Marcus venait, alors certains d'entre eux l'accompagneraient.
- Tout ira bien, Bella, dit soudain Jasper.
Surprise qu'il s'adresse à moi, je sursautai et relevant la tête, je le regardais ne sachant pas de quoi il parlait.
- Je sens ton angoisse, expliqua t-il.
- Tu n'as pas à t'inquiéter, tout se passera bien, tenta de me rassurer Peter en posant sa main sur la mienne.
Même si j'avais confiance en Peter, un accident était vite arrivé. Il suffisait d'une seconde pour que l'un d'entre eux s'en prennent à moi. Il suffisait que je me coupe par inadvertance pour que l'un d'eux me saute dessus.
- Ses gardes sont-ils obligés de venir ? murmurai-je doucement en baissant les yeux.
- Marcus est l'un des rois du monde vampirique, fit Carlisle en entrant dans la pièce. Beaucoup de personnes sont contre cette royauté et ces règles qu'ils ont imposées. En sortant ainsi du château, il risque sa vie à chaque instant. Ses gardes sont donc obligés de venir, Bella. Il en va de sa sécurité.
- Nous les empêcherons de s'approcher de toi, ne t'en fais pas, dit Jasper en se levant et en posant sa main sur mon épaule avant de quitter la pièce.
Même si je savais qu'ils le feraient, je ne pouvais m'empêcher d'être inquiète et de m'imaginer le pire. Tentant de faire taire cette panique qui montait en moi depuis que j'avais appris qu'ils devaient venir, je me levai et me dirigeant vers l'évier, lavai mon bol, l'essuyai puis allai le ranger. Ce n'est qu'en me retournant que je constatai que j'étais seule avec Peter et que celui-ci m'observait. J'ignorais depuis combien de temps il me regardait de cette manière mais son regard était tellement tendre que je ne pus m'empêcher de rougir.
Face à mes rougissements, un léger sourire étira les lèvres de Peter et je rougis encore davantage tout en baissant la tête. A peine quelques secondes plus tard, il se retrouva debout devant moi et mettant un doigt sous mon menton, me releva lentement la tête jusqu'à ce que je croise son regard doré. Nous nous fixâmes pendant quelques minutes en silence jusqu'à ce qu'il dise :
- Ça te dirait de profiter du soleil pour aller nous promener en forêt ?
Me proposait-il réellement de sortir de cette maison ? Même si je savais être libre de mes mouvements, je n'avais jamais osé m'aventurer plus loin que dans le jardin car j'ignorais comment les Cullen réagiraient si je m'éloignais de la maison ou comment moi je réagirais si je venais à rencontrer un humain. Lorsque j'étais à Volterra, Marcus m'avait dit que les humains devaient rester ignorant au sujet de l'existence des vampires et que donc je ne devais en parler à personne. Evidemment, cette demande m'avait paru étrange, étant donné que je pensais que je ne reverrais plus jamais d'humains de ma vie ou du moins que j'aurais toujours un vampire avec moi si cela devait arriver.
- Tu ne crains pas que je dévoile votre existence si nous rencontrons un humain ? demandai-je timidement.
A ma question, il lâcha mon menton et vint mettre ses bras autour de ma taille, me rapprochant doucement de lui.
- J'ai confiance en toi, répondit-il. Je sais que tu ne le feras pas.
Il avait raison. Même si par le passé je l'aurais sans doute fait, aujourd'hui jamais je ne me le permettrais. Et ce, pour la simple et bonne raison que ça le mettrait lui, les Cullen et les Volturis en danger. Même si je craignais ses derniers, il m'avait sauvé de l'enfer dans lequel on m'avait plongé et Marcus avait tout fait pour m'aider à aller mieux. Il en allait de même pour les Cullen et Peter. Ils avaient tous été tellement gentils, attentifs avec moi que je ne pouvais mettre leur vie en danger. Jamais, je ne pourrais me le pardonner s'il leur arrivait quelque chose par ma faute.
- Tu as raison, murmurai-je en mettant mes bras autour de son cou et en relevant la tête pour croiser son regard. Jamais je ne prendrais le risque de vous mettre en danger toi et les Cullen.
Il sourit et vint déposer un léger baiser sur mon front, ce qui me provoqua de nombreux frissons. Me blottissant dans ses bras, je cachai mon visage contre son cou et fermai les yeux, tout en me demandant comment j'avais pu autant m'attacher à lui en l'espace de plusieurs semaines. Peter me serra davantage contre lui tout en collant son visage contre mes cheveux.
En y réfléchissant bien, j'avais l'impression d'avoir toujours été attaché à Peter et ce, depuis le jour même de notre rencontre. Je ne le connaissais alors pas encore mais déjà, je me sentais protégée, en sécurité avec lui. J'ignore pourquoi il avait été si important pour moi dès le départ. Tout ce que je savais, c'est qu'au fil des jours mon attachement à son égard ne faisait que s'intensifier.
Me reculant doucement, je levai les yeux et à nouveau croisai son regard qui reflétait une émotion que je n'aurais su identifier mais qui – sans que je ne sache pourquoi – me bouleversait. Au bout de plusieurs secondes, son regard descendit lentement vers mes lèvres et frissonnant, je m'empressai de me reculer et de détournai le regard.
- Dois-je mettre des affaires chaudes ? demandai-je en me reculant et en me dirigeant vers la porte.
- Oui, si tu ne veux pas attraper froid, répondit-il.
- D'accord, j'arrive, murmurai-je.
Je m'empressai de quitter la pièce et de rejoindre ma chambre. Peter avait-il voulu m'embrasser ? Si oui, pourquoi ? Je savais qu'il tenait à moi mais tenait-il à moi de cette manière ? Perturbée par ce qui venait de se passer, je m'assis un instant sur mon lit, réfléchissant. Ça ne pouvait pas être vrai. Peter ne pouvait pas ressentir plus que de la tendresse pour moi. Il avait sans doute voulu m'embrasser par pure tendresse, pour me montrer qu'il était là, que je pouvais compter sur lui, rien d'autre. Cette pensée m'attrista sans que je ne comprenne pourquoi.
Ne désirant pas y penser davantage, je me levai et partis à la recherche de quelque chose de chaud dans ma penderie. J'en sortis un pull en laine que je m'empressai d'enfiler ainsi que des bottines crème rembourrées à l'intérieur.
- Tiens, Bella, fit Alice en entrant dans ma chambre et en me tendant une doudoune marron. Tu auras plus chaud avec ça.
- Merci, dis-je doucement en la prenant et en la mettant.
- Si tu tombes malade, je ne comprends pas, rit-elle.
Je souris légèrement puis la suivant, descendit rejoindre Peter. Toujours dans la cuisine, Jasper l'avait rejoint et ils semblaient en pleine conversation. En nous voyant arriver avec Alice, ils se turent et Jasper disparut rapidement avec sa compagne après avoir lancé un discret coup d'oeil à Peter.
- Tu es prête ? me demanda celui-ci en me regardant.
J'hochai simplement la tête et détournai le regard lorsque mes yeux rencontrèrent les siens. Suite à ce qu'il s'était passé i peine quelques minutes, j'ignorais comment je devais me comporter et apparemment, c'était également son cas. Un silence pesant s'installa entre nous et ce n'est qu'une fois à l'extérieur que celui-ci se dissipa lorsqu'il dit :
- Je vais te porter dans mes bras et courir, d'accord ? Nous arriverons à l'endroit que je veux te montrer plus rapidement.
J'hochai à nouveau la tête et il n'attendit pas plus longtemps pour me prendre dans ses bras. Sachant que je ne pourrais supporter la vitesse, je cachai mon visage dans son cou tout en fermant les yeux et serrai son pull entre mes mains. Peter n'attendit pas plus longtemps pour se mettre à courir et mon cœur s'accéléra en sentant les bourrasques de vent fouetter mes cheveux. C'était la deuxième fois que Peter utilisait sa vitesse vampirique avec moi dans ses bras et je devais avouer que cela m'effrayait autant que la première fois.
Me blottissant davantage contre son cou, je le sentis resserrer son étreinte sur moi comme pour me rassurer. Respirant son odeur, je tentai de me concentrer sur Peter plutôt que sur sa course effrénée. Heureusement, celle-ci finit par ralentir et Peter s'arrêta enfin.
- Tu peux ouvrir les yeux, murmura t-il.
Faisant ce qu'il me demandait, je relevai doucement la tête. Croisant son regard, je frissonnai face à la profondeur des sentiments qui l'habitait. J'essayais de mettre un nom sur ce que j'y lisais mais sans succès.
- Je suis désolé pour tout à l'heure, dit-il doucement en me remettant debout.
- Ne le sois pas, chuchotai-je en baissant les yeux.
- Bien sûr que si, répliqua t-il dans un soupir.
- Passons à autre chose, d'accord ? m'empressai-je de demander gênée.
- Très bien, accepta t-il en venant déposer un léger baiser sur mon front.
Prenant ma main, il m'invita à me retourner. Faisant ce qu'il me demandait, mes yeux s'écarquillèrent face au paysage qui se trouvait devant moi. Un fleuve ruisselait à à peine quelques mètres de nous, créant une petite cascade avec les roches en contrebas. Derrière ce fleuve, il y avait une clairière où poussaient de magnifiques fleurs blanches et violettes. Cette vision m'apporta un tel apaisement et un tel émerveillement qu'un sourire naquit lentement sur mes lèvres. Pour la première fois depuis des années, il s'agissait d'un véritable sourire et non d'un sourire forcé.
- C'est magnifique ! m'exclamai-je en me tournant vers Peter.
Il me rendit mon sourire et venant se positionner derrière moi, il enroula ses bras autour de ma taille. M'attirant contre lui, je me laissai aller contre son torse, profitant de son étreinte. Posant mes mains sur les siennes, j'observai en silence cette magnifique clairière. Elle me procurait une telle impression de calme et de liberté que pour la première fois depuis très longtemps, je me sentais réellement bien. La présence de Peter à mes côtés ne faisait qu'accentuer cela.
- Tu me fais confiance ? m'interrogea t-il tendrement.
- Oui, répondis-je simplement.
- Alors ferme les yeux, sourit-il.
Je fis ce qu'il me demandait et moins d'une seconde plus tard, je le sentis me prendre dans ses bras et bougeai. Il alla si vite que mon cœur loupa un battement et que ma respiration se coupa. Rapidement, il me remit sur mes jambes et m'intima d'ouvrir les yeux. Prenant une profonde inspiration, je fis ce qu'il me demandait et constatai qu'il m'avait amené au cœur même de la clairière.
Me lâchant, il se recula et alla s'asseoir par terre, m'observant de loin. Je ne sais combien de temps je restai debout à observer l'endroit où j'étais, l'analysant dans les moindres détails. Cet endroit était si beau, si vivant que durant un instant, j'en oubliais presque tout ce qui m'était arrivé, j'en oubliais presque que ma vie ne serait plus jamais la même qu'avant. Cet endroit me donnait un tel sentiment de liberté que durant un instant je crus qu'il me serait possible d'avancer et de réellement me sentir heureuse un jour. Et tout cela, c'était uniquement grâce à Peter.
Me tournant vers lui, je m'avançai dans sa direction en souriant.
- Tu aimes ? m'interrogea t-il alors que je me laissai tomber à côté de lui.
- Oui, c'est magnifique, dis-je doucement en plongeant mon regard dans le sien.
- Je me doutais que ça te plairait, sourit-il en venant doucement caresser ma joue.
Quelques heures plus tard
Me déposant à terre , Peter prit ma main et nous continuâmes le reste du chemin menant à la villa à allure humaine. Nous venions de passer près de quatre heures dans cette clairière à discuter. Nous étions restés assis l'un à côté de l'autre pendant tout ce temps, évoquant son passé et le mien. M'ouvrir à lui et lui parler était de plus en plus facile au fil des jours et il semblait aimer que ce soit le cas.
Lorsque j'avais commencé à lui parler de mon enfance, il avait semblé tellement heureux qu'il m'avait demandé de lui parler de tout dans les moindres détails. Même si cela n'avait pas été simple pour moi de parler de cette manière, je m'en étais finalement sentie soulagée. Lorsque à mon tour j'avais commencé à lui poser des questions sur son passé, il avait été ravi d'y répondre.
Pour la première fois, nous nous étions réellement ouvert l'un à l'autre et j'avais l'impression que cela nous avait encore davantage rapproché. De plus, en savoir davantage sur Peter ne faisait qu'accentuer l'attachement que j'avais pour lui. Lorsque nous nous étions confiés l'un à l'autre, un étrange sentiment avait commencé à naître en moi mais je n'avais su le définir. Je n'avais su mettre un nom sur ce que je ressentais et j'en avais tellement été perturbé que j'avais demandé à Peter si l'on pouvait rentré.
C'est ainsi qu'à peine quelques minutes plus tard, nous arrivions devant la villa des Cullen. Arrivant devant la porte d'entrée, je sentis Peter se tendre et l'observant avec interrogation, je compris à son regard que Marcus et ses gardes étaient arrivés. Mon cœur s'accéléra en comprenant que de multiples vampires étaient derrière la porte et je regrettais aussitôt d'avoir voulu rentrer.
Peter voulut ouvrir la porte mais je m'empressai de mettre ma main sur la sienne pour l'en empêcher.
- Tout ira bien, Bella, tu verras, tenta t-il de me rassurer. Je ne te quitterais pas, je te le promets, d'accord ?
J'hochai doucement la tête puis après avoir déposé un léger baiser sur mon front, il ouvrit la porte. Main dans la main, nous pénétrâmes alors dans le couloir et nous dirigeâmes vers le salon où nous trouvâmes les Cullen et Marcus, entouré de deux gardes. La vision de ces deux derniers eût le don de faire accélérer les battements de mon cœur et je ne pus m'empêcher de me rapprocher de Peter. Sentant sans doute ma panique, celui-ci vint mettre un bras autour de ma taille et Jasper m'envoya une vague de calme.
- Bella ! s'exclama Marcus en se levant et en se dirigeant vers moi. Je suis si heureux de te revoir.
Prenant mes mains dans les siennes, il les serra un instant tout en m'observant de haut en bas. Sentant le regard de ses gardes sur moi, mon cœur s'accéléra encore davantage. Il dût en comprendre la raison car moins d'une minute plus tard, il ordonna à ses gardes de quitter la pièce et d'aller faire une ronde autour de la villa. Lorsque la jeune femme blonde insista pour rester, il lui affirma que les Cullen et Peter sauraient le protéger. Ses gardes obéirent alors immédiatement et à peine eurent-ils franchi la porte d'entrée que ma panique diminua.
- Viens, fit Marcus en prenant ma main et en m'attirant doucement vers le canapé.
Lançant un regard à Peter, je le suivis avec hésitation et m'assis à côté de lui dans le fauteuil.
- On va vous laisser discuter, sourit Carlisle.
Tous les Cullen se levèrent et quittèrent rapidement la pièce. Relevant la tête, je remarquai que Peter ne bougeait pas et qu'il me regardait comme s'il attendait que je lui dise quoi faire. Je lui lançai alors un regard que je voulus rassurant et me faisant un léger sourire, il se dirigea vers l'escalier.
- Comment vas-tu ? me demanda Marcus.
Tournant la tête dans sa direction, je croisai son regard rouge sang et ne pus retenir un frisson. Autant il était facile d'oublier que les Cullen et Peter étaient des vampires, autant face à ses prunelles bordeaux cela était beaucoup plus difficile. Baissant les yeux, je répondis doucement:
- Mieux qu'il y a quelques semaines.
- J'espère que d'ici quelques temps, tu pourras me dire que tu es heureuse, sourit-il légèrement.
- J'ignore si j'en serais un jour capable, chuchotai-je.
- Évidemment que tu en seras capable, répliqua t-il gentiment. Tu es une femme forte, Bella. Il suffit de voir tous les progrès que tu as fait ces derniers temps.
Avait-il raison ? Serais-je un jour capable de lui dire que j'étais heureuse ? A la simple pensée que cela pourrait arriver, le visage de Peter s'imposa à moi. Serait-il celui qui me permettrait d'être heureuse à nouveau ? Étrangement, s'il y avait bien une chose sur laquelle je ne doutais pas c'était celle-là. Peter était devenu très important pour moi. A tel point que j'ignorais comment je pourrais faire s'il venait à m'abandonner. Cette simple pensée me brisa le cœur et je m'empressai de me concentrer à nouveau sur Marcus.
Au même moment, une sonnerie de téléphone retentit. Surprise, je sursautai et Marcus s'empressa de s'excuser. Se levant, il sortit son téléphone de sa poche et s'empressa de répondre.
- Oui, Aro ? dit-il.
Il se tut quelques instants puis soudain, je vis ses yeux s'écarquiller tandis qu'il me lançait un regard empli d'inquiétude. Que se passait-il ? Il semblait tellement terrifié, tellement angoissé que je ne pus m'empêcher de m'inquiéter. Que venait-il d'apprendre ?
- Merci de m'avoir prévenu mon frère, finit-il par dire.
Il raccrocha et pratiquement aussitôt, il appela Peter. Celui-ci apparût presque aussitôt et vint directement à côté de moi, m'observant lui aussi avec tristesse et inquiétude. Avec son ouïe sur-développée, il avait sans doute entendu ce qu'Aro avait dit à Marcus. Le voir me regardait avec une si grande inquiétude me rappelait la façon dont il m'observait durant les jours qui avaient suivi mon arrêt cardiaque. Craignait-il qu'il m'arrive quelque chose de similaire ? Et si oui, pourquoi ?
Marcus s'approcha et s'assit à côté de moi, prenant ma main dans la sienne. Face à leur panique, je ne pus m'empêcher de paniquer à mon tour.
- Que se passe t-il ? m'inquiétai-je.
- Bella, j'ai une mauvaise nouvelle, fit tristement Marcus.
- Que se passe t-il ? répétai-je paniquant encore plus.
Marcus lança un regard à Peter et celui-ci vint s'agenouiller devant moi.
- Mon cœur, fit-il doucement, ton père...
Je n'entendis pas le reste de la phrase. Mon esprit se déconnecta presque instantanément de la réalité lorsque je compris la réaction de Marcus et Peter suite à l'appel d'Aro. Mon père était mort. Charlie était mort. Comment ? Était-ce mes ravisseurs qui s'en étaient pris à lui ? Et si oui, pourquoi ?
Soudain, je sentis qu'on me secouait et c'est ce qui me permit de me reconnecter avec la réalité. Prenant une profonde inspiration, je ne remarquai qu'à cet instant que j'avais cessé de respirer. Relevant la tête, je croisai le regard paniqué de Peter tout en prenant conscience que des larmes silencieuses coulaient le long de ma joue.
- Je t'en prie, mon ange, reste avec moi, murmura t-il inquiet en posant ses mains sur mes joues.
Une vive douleur se propagea en moi et mon corps fut secoué de tremblements.
- C'est eux ? interrogeai-je cependant la voix dénuée d'émotions. C'est eux qui l'ont tué ?
Peter hocha simplement la tête avec tristesse et mes tremblements s'accentuèrent. Pourquoi avaient-ils fait cela ? C'est eux qui avaient fait en sorte que l'on me retrouve. Je n'avais jamais rien fait pour cela alors pourquoi me punissaient-ils de cette manière ? J'aurais mille fois préféré être torturée plutôt qu'ils ne tuent mon père.
- Bella, dis-nous leurs noms, me supplia Marcus. Je te promets qu'on les retrouvera et qu'on leur fera payer tout ce qu'ils vous ont fait à toi et tes proches. S'il te plaît Bella dis nous.
Mon cœur loupa un battement à sa demande et l'effroi prit le dessus sur mes autres émotions. Non, je ne pouvais pas. Ils me retrouveront et me le feraient payer.
« Si un jour tu sors d'ici, ne t'avise pas de prononcer nos prénoms ou tu le paieras très cher, princesse. Nous te briserons les os et attendrons qu'ils se soient ressoudés pour les briser à nouveau. »
Cette phrase s'imposa à moi comme s'ils s'étaient trouvés juste à côté de moi et je m'empressai de ramener mes genoux contre ma poitrine, tout en posant ma tête dessus, sanglotant. Ils me le feraient payer... Tout à coup, je pris conscience que mes ravisseurs ne pourraient pas faire pire que ce qu'ils avaient déjà fait. Ils avaient tué Jacob, puis maintenant Charlie. Que pourraient-ils faire de pire ? Relevant doucement la tête, je me tournai vers Marcus et murmurai la voix tremblante :
- Stefan et Vladimir
FIN DU DIX-SEPTIME CHAPITRE
Bella a enfin révélé le prénom de ses ravisseurs. Saviez-vous qu'il s'agissait d'eux ?
N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire si vous avez aimé ce chapitre ou ce que vous en avez pensé ^^
Ayant beaucoup de devoirs à rendre pour la fac et étant en pleine période de révision, j'ignore quand le prochain chapitre sera publié alors je m'excuse déjà pour l'attente...
A très bientôt ! :)
