Bonsoir tout le monde !
Me revoici avec un nouveau chapitre aussi long que le précédent. J'espère qu'il vous plaira autant !
Comme d'habitude, je tiens à remercier toutes les personnes qui me suivent, me lisent et qui me laissent des reviews au fil des chapitres. Vous être vraiment géniaux ! ^^
Comme vous l'indiquez mon précédent poste, j'ai créé une page facebook pour vous tenir au courant de l'évolution de mes fanfictions, de la publication des nouveaux chapitres et également pour vous faire partager quelques extraits du chapitre en cours. Revoici le nom de la page : Sara Mongomery. Normalement ça ne devrait pas être trop dur à trouver ^^
Je vous laisse avec ce nouveau chapitre.
Bonne lecture, on se retrouve en bas :)
Chapitre 18
« Relevant doucement la tête, je me tournai vers Marcus et murmurai la voix tremblante :
- Stefan et Vladimir »
Point de vue Peter
Allongé dans le lit, j'observais en silence Bella qui venait juste de s'endormir dans mes bras. Elle avait passé ces dernières heures à pleurer dans mes bras suite à la nouvelle de la mort de son père. Même si je détestais la voir aussi mal, je préférais largement qu'elle soit dans cet état plutôt que de la voir se renfermer sur elle-même et voir cette lueur dans ses yeux disparaître. Au moins, là elle n'était pas cette coquille vide qui semblait dépourvue d'émotions et qui n'avait pas conscience avec la réalité.
Ces dernières heures, Jasper avait de nombreuses fois essayé de la calmer mais il n'y était pas parvenu tant ses émotions étaient sens dessus dessous. La voir aussi mal me brisait le cœur et pour ce qu'il me semblait être la millième fois, je me jurai de tuer ses monstres qui s'en étaient pris à elle et ses proches. Leur nom me revint en mémoire et ma fureur s'accentua.
A peine, Bella avait-elle dit leur nom que les yeux de Marcus étaient devenus noirs, tout comme les miens, signe de notre colère. Marcus avait alors serré sa main en lui promettant de s'occuper d'eux puis il avait rejoint ses gardes à l'extérieur de la villa, tout en me demandant à voix basse de m'occuper de sa petite fille. Je n'avais pas attendu plus longtemps pour l'emmener dans sa chambre où j'avais tenté de la réconforter jusqu'à ce qu'elle s'endorme.
Même si j'aurais aimé partir immédiatement à la recherche de ses deux enfoirés, je ne pouvais me le permettre. Bella était bien trop fragile pour que je puisse la laisser seule. Et ce, d'autant plus après ce qu'elle venait d'apprendre. Je me devais d'être là pour ma compagne, même si pour cela je devais repousser mon envie de vengeance.
L'observant encore quelques instants, je finis par me reculer doucement et me levant, la recouvrai d'une couverture. J'aurais aimé rester près d'elle mais il fallait que je m'entretienne avec Marcus. L'embrassant sur le front, je quittai rapidement sa chambre, me dirigeant vers le salon où il parlait avec Carlisle, Jasper, Emmett, Edward et ses gardes Jane et Démétri. Me voyant arriver, il me demanda comment allait Bella et je répondis qu'elle s'était enfin endormie.
- Alors, vous avez un plan ? ajoutai-je en me positionnant à côté de Jasper et en croisant les bras.
- Démétri essaye de les localiser mais il n'y parvient pas, soupira Marcus. J'ignore comment nous pourrons les retrouver si même son talent de traqueur ne fonctionne pas.
- On doit les retrouver, grognai-je. Ces monstres doivent payer pour ce qu'ils lui ont fait.
- Nous les retrouverons, Peter, me rassura Jasper en posant sa main sur mon épaule.
Savoir ces monstres encore en liberté me rendait fou de rage. Ils devaient payer pour tout ce qu'ils avaient fait subir à ma compagne.
- Je dois retourner à Volterra, finit par dire Marcus à Carlisle. J'aimerais rester auprès de Bella mais il faut que je me charge de créer des équipes pour partir à la recherche des roumains. Nous ne pouvons pas les laisser en liberté plus longtemps. Peter, ajouta t-il en se tournant vers moi, je compte sur toi pour t'occuper de ma petite fille.
- Ce n'est pas la peine de me le dire, répliquai-je. Je sais ce que j'ai à faire.
Même si je mourrais d'envie de partir à la recherche de Stefan et Vladimir, j'avais parfaitement conscience que je ne pouvais pas. Bella avait besoin de moi, surtout après ce qu'elle venait d'apprendre. Elle avait beau s'être habituée aux Cullen et ne plus avoir peur d'eux, elle n'en restait pas moins fragile.
Même si elle s'ouvrait davantage et que physiquement, elle était entièrement guérie, il suffisait de l'observer pour se rendre compte que ses pensées étaient encore axées sur ce qu'elle avait vécu. Il suffisait de voir son regard se voiler de tristesse et de douleur pour comprendre qu'elle souffrait encore de la perte de Jacob et que par moments, des souvenirs d'elle enfermée lui revenait en mémoire.
Dire que le matin même elle m'offrait son premier vrai sourire depuis que je la connaissais ! Lorsque nous étions partis nous promener dans cette clairière que j'avais un jour trouvé en revenant d'une chasse, Bella s'était ouverte à moi comme elle ne l'avait jamais fait auparavant. Elle avait répondu à toutes mes questions sur son enfance, me racontant comment son père s'était occupé d'elle, comment il lui avait offert tout l'amour que n'importe quel enfant devrait avoir.
Elle s'était même confiée à propos de Jacob, me parlant des bons moments qu'elle avait vécu avec lui. Même si je n'avais pu m'empêcher de ressentir de la jalousie quand elle m'avait parlé de lui, j'avais été heureux qu'elle réponde à mes questions à son sujet. Jacob avait été son meilleur ami et son premier amour alors même si j'étais bêtement jaloux, j'étais heureux de voir à quel point il l'avait rendu heureuse. J'espérais même qu'à mon tour je pourrais la rendre heureuse ainsi.
J'avais été étonné et à la fois ravi lorsqu'elle s'était mise à me poser des questions à son tour. Elle semblait tellement intéressée par ce que je lui disais et tellement heureuse de ce moment que nous partagions que lorsqu'elle m'avait demandé pour rentrer, je n'avais pu cacher ma surprise. Avais-je dit quelque chose de mal ?
Ce n'est que lorsque Marcus et Bella étaient restés seuls et que j'avais rejoint Jasper que celui-ci m'avait expliqué que Bella semblait perturbée par ce qu'elle ressentait à mon égard. J'avais essayé de savoir ce qu'il sous-entendait en parlant de ce qu'elle ressentait pour moi mais il avait refusé d'en dire davantage, expliquant que ce n'était pas à lui de m'en parler.
A peine quelques secondes après, Marcus avait reçu un appel et j'avais entendu Aro lui annoncer qu'ils avaient reçu une photo montrant le corps du père de Bella complètement ensanglanté et la nuque déchirée.
Secouant la tête, je tentai de me re-concentrer sur la discussion que Marcus entretenait avec ses gardes.
- Tout ça est entièrement de ma faute, finit-il par dire au bout de plusieurs minutes en se laissant tomber sur le fauteuil. Si mes frères et moi n'avions pas détrôné les roumains, ils ne se seraient pas vengés de cette manière.
Il était vrai que les roumains et les volturis étaient connus pour se haïr mutuellement depuis que ces derniers les avaient détrôné. Même si je n'avais jamais aimé les volturis, je devais avouer qu'eux aux moins n'étaient pas fou à lier. Car oui, durant leur règne, les roumains étaient connus pour leur sadisme, leurs tortures pire que la mort et surtout, pour leur goût pour les humaines vierges.
A cette pensée, un frisson me parcourut. Bella était-elle vierge lorsqu'il l'avait enlevé ? Lui avaient-ils également arraché sa virginité ? Une puissante vague de colère me secoua et Jasper tenta aussitôt de me calmer.
- J'ai besoin de chasser, le prévins-je avant de quitter rapidement la pièce.
Point de vue Bella
« - Comment as-tu osé ? hurla t-il en m'attrapant brutalement les cheveux et en relevant ma tête. Nous t'avions ordonné de ne jamais dire nos noms.
Il lâcha mes cheveux et me gifla violemment, m'envoyant au sol. De profonds sanglots sortaient de ma bouche tandis que je les suppliais d'arrêter.
Vladimir m'attrapa à son tour par le bras et me retournant pour coller son torse contre mon dos, il posa une main sur ma gorge et l'une autour de ma taille.
- Regarde, souffla t-il à mon oreille avant de venir lécher ma joue.
Pleurant, je fis ce qu'il me demandait et alors une vague de terreur de secoua.
- Pitié, pas ça, sanglotai-je encore plus fortement.
Stefan se tenait à environ deux mètres de nous, tenant Charlie par la gorge. Celui-ci m'observait avec terreur tandis qu'il cherchait désespérément à reprendre son souffle. Stefan le lança alors violemment dans le mur et un bruit d'os brisé me parvint, me faisant hurler. Vladimir me lâcha et je m'effrondai au sol dans un sanglot. Presque aussitôt, il se retrouva sur moi en train de m'arracher mes vêtements.
- Bella, gémit douloureusement Charlie en tentant de s'avancer vers moi.
Stefan attrapa Charlie par la cheville la lui brisant au passage et tout en me regardant, il planta ses dents dans sa carotide. Au même moment, Vladimir me pénétra brutalement. Soudain, la scène changea du tout au tout. Stefan lâcha le corps sans vie de mon père et allant dans le fond de la pièce – que je ne pouvais voir la lumière étant très faible – je l'entendis tirer quelque chose sur le sol. Ce n'est que lorsqu'il se rapprocha de moi que je vis de quoi il s'agissait ou plutôt de qui il s'agissait.
Stefan tirait le corps inconscient de Peter et en reconnaissant ce dernier, je ne pus m'empêcher de paniquer davantage.
- Pitié, sanglotai-je davantage tandis que Vladimir allait et venait en moi de plus en plus rapidement.
Les deux se mirent alors à rire et relevant Peter, Stefan lui arracha alors la tête. »
Je me réveillai en hurlant, observant frénétiquement la pièce. Une main se posa doucement sur mon épaule et je m'empressai de la repousser en criant davantage.
- Bella, du calme, ce n'est que moi, fit Rosalie avec inquiétude.
Elle tenta à nouveau de se rapprocher mais je me reculai rapidement, ramenant mes jambes contre ma poitrine. Sanglotant, je me mis à répéter inlassablement :
- Ils vont me retrouver. Ils vont me retrouver.
J'étais tellement paniquée que je ne pris même pas conscience que Carlisle et Jasper étaient à leur tour entrés dans la pièce. Pourquoi avais-je donné leur nom ? Ils me le feraient payer. Ils me le feraient payer et en même temps se vengeraient sur les Cullen. Je ne pouvais pas laisser cela arriver. Je devais faire en sorte qu'ils ne leur arrive rien et si pour ça, je devais me sacrifier alors soit. Je préférais mourir plutôt qu'il ne leur arrive quoi que ce soit, qu'il ne lui arrive quoi que ce soit.
Me levant précipitamment, je me dépêchai de remettre mes chaussures.
- Bella ? fit Carlisle surpris.
Quittant rapidement la pièce, je me précipitai en bas. Je ne pouvais pas laisser ses monstres s'en prendre également aux Cullen et à Peter. Je ne pouvais pas. Complètement tremblante, je finis par atteindre la cuisine et au moment où je tendis le bras vers un couteau de cuisine, une main retint mon poignet.
- Qu'est-ce que tu fais ? s'exclama Peter.
Tournant brusquement la tête dans sa direction, les images de mon cauchemar se bousculèrent dans mon esprit et mes larmes redoublèrent. Ils le tueront. Ils finiront par le tuer pour se venger de moi. Je tentais de me dégager de son emprise et surpris il m'attira contre lui, me tenant.
- Lâche-moi, sanglotai-je.
- Que s'est-il passé ? lança t-il furieux à Jasper qui venait de rentrer dans la pièce.
- Je l'ignore, répliqua celui-ci. Elle a fait un cauchemar et s'est réveillée dans cet état.
Même si je mourrais d'envie de me blottir dans ses bras, mon envie de le protéger était bien plus forte. C'est pourquoi je ne cessai de me débattre pour qu'il me lâche. Je ne pouvais pas le laisser se faire tuer par ma faute. J'étais déjà responsable de la mort de Jacob et de Charlie, je ne voulais pas être en plus responsable de la sienne. J'étais tellement paniquée à l'idée de le perdre que je dus me rendre à l'évidence.
J'aimais Peter. Au fil du temps, j'étais tombée amoureuse de lui. J'ignorais comment mais cela était arrivé. Je comprenais désormais mieux pourquoi j'avais à ce point souffert lorsqu'il m'avait ignoré pour Charlotte ou encore ce que j'avais ressenti un peu plus tôt dans la clairière. J'étais tombée amoureuse de Peter et tellement obnubilée par ce que j'avais vécu, je n'avais pas voulu l'accepter.
- Bella, regarde-moi, dit-il.
- Lâche-moi, sanglotai-je en me débattant.
- Non, regarde-moi ! cria t-il en me collant contre un mur et en posant ses mains sur mon visage.
Mes sanglots s'accentuèrent et je n'eus d'autre choix que de le regarder. Il semblait tellement inquiet que je m'en voulus d'essayer de le repousser. Son regard était fixé sur moi, m'observant avec tendresse, inquiétude et incompréhension. L'image de Stefan arrachant la tête de Peter me revint en mémoire et des tremblements secouèrent mon corps.
- Tout est de ma faute, sanglotai-je en fermant les yeux et en tentant à nouveau de m'éloigner de lui.
Le voyant, il s'approchant davantage contre moi, son torse collé à ma poitrine et ses jambes contre les miennes. Sa proximité me fit frissonner et calma légèrement cette angoisse qui grandissait au fil des minutes.
- De quoi tu parles ? m'interrogea t-il après avoir demandé aux personnes présentes dans la pièce de sortir.
- Lâche-moi, répétai-je en me débattant encore plus fortement.
- Arrête, Bella, arrête ! s'énerva t-il.
C'était la première fois que j'entendais Peter s'énerver après moi et étonnamment, cela ne me fit pas peur. Au contraire, cela m'attristait plus qu'autre chose et je ne pus m'empêcher d'ouvrir les yeux pour le regarder. C'est seulement à ce moment-là que je compris qu'il s'était énervé uniquement car je le blessais en le repoussant.
- S'il te plaît, arrête, finit-il par souffler douloureusement à mon oreille. Cesse de me repousser...
- Laisse moi mourir, pleurai-je en cessant de me débattre et en posant ma tête contre son torse, acceptant enfin le réconfort qu'il tentait de m'apporter depuis plusieurs minutes. C'est le seul moyen. Je t'en prie, laisse-moi mourir.
Je le sentis se tendre et il s'éloigna rapidement de moi, me lâchant. Etonnée, je levai les yeux vers lui et remarquai à son regard complètement noir qu'il était furieux. Je m'empressai alors de détourner mon regard de lui et presque aussitôt il tomba sur les couteaux de cuisine. Serais-je assez rapide pour en attraper un avant que Peter ne réussisse à m'en empêcher ?
- Tu n'as toujours pas compris, hein ? me lança t-il froidement en venant se positionner devant ce que j'étais en train de regarder pour m'empêcher d'y accéder. Jamais, je ne te laisserai mettre fin à tes jours. Tu auras beau me supplier, cela n'arrivera jamais. Tu...
- C'est toi qui ne comprends pas ! le coupai-je en criant entre deux sanglots tout en me reculant du mur et en lui faisant face. Je n'aurais jamais dû vous dire leur nom ! Jamais !
- Tu as bien fait de nous les dire, répliqua t-il. Ils vont pouvoir payer pour tout le mal qu'ils t'ont fait, pour avoir assassiné Jacob et ton père.
Mes sanglots s'accentuèrent et je vis son regard s'emplir de tristesse.
- Tu ne comprends pas, répétai-je plus calmement en voulant quitter la pièce.
Soudain, il se retrouva devant moi, un bras autour de ma taille, une main sur ma joue et relevant ma tête, il vint alors déposer ses lèvres sur les miennes. Dire que j'étais surprise était un euphémisme. S'il y avait bien une chose à laquelle je ne m'attendais pas, c'était bien celle-là. Étonnamment, au lieu de me faire peur et de me refaire penser à ce que ces monstres m'avaient fait, son baiser ne m'apporta que du bien-être.
Ses lèvres bougèrent doucement contre les miennes et après quelques secondes sans réaction, je lui rendis enfin timidement et avec hésitation son baiser. Longtemps, j'avais cru que je ne serais plus jamais capable de supporter ce genre de contact, que je ne serais plus jamais capable de laisser un homme me toucher. Mais à nouveau, Peter était celui qui me montrait que j'avais eu tort.
Son baiser était doux, tendre et il me provoquait un tel sentiment d'apaisement, de bien-être que j'aurais aimé qu'il ne cesse jamais. Cependant, au bout de quelques secondes, Peter rompit doucement le baiser et je rouvris les yeux croisant son regard doré. Il semblait tellement inquiet de ma réaction suite à ce qui venait de se passer que je vins doucement me blottir dans ses bras.
Mes larmes avaient cessé de couler et la panique que j'avais ressenti suite à mon rêve avait disparu, me laissant dans un étrange état de calme. Etait-ce Jasper qui me faisait ressentir cela ? J'en doutais. Tout semblait être dû au baiser que nous venions d'échanger avec Peter.
- Ne me repousse plus jamais, murmura t-il doucement en me serrant contre lui et en venait blottir son visage contre mes cheveux.
Ses paroles eurent le don de me rappeler l'origine de ma crise de panique et me tendant, je m'empressai de me reculer légèrement pour le regarder. Surpris, il releva la tête, m'observant puis murmura :
- Bella, qu'y a t-il ? Dis-moi..
- Ils... ils m'avaient interdit de révéler leur identité, répondis-je faiblement. Lorsqu'ils sauront ce que j'ai fait, ils vont vouloir se venger.
- Ils ne te feront plus aucun mal, mon cœur, fit-il doucement. Je te le promets.
- Ce n'est pas pour moi que je m'inquiète, répliquai-je. Ils pourraient s'en prendre aux Cullen, à Marcus... A toi.
- Alors, c'est ça qui t'inquiétait ? s'étonna t-il.
Ne répondant pas, je baissai la tête et il vint à nouveau me serrer dans ses bras, me murmurant qu'ils étaient plus fort qu'eux et que je n'avais pas à craindre pour leur survie, pour sa survie. Disait-il vrai ? Étaient-ils réellement plus fort que Stefan et Vladimir ?
- Fais-moi confiance, murmura t-il à mon oreille. Tout ira bien.
Le lendemain matin...
Debout sur le perron, je regardais en silence la route que Marcus venait d'emprunter avec ses gardes. Désirant retrouver mes kidnappeurs le plus rapidement possible, il avait pris la décision de rentrer à Volterra. Lorsqu'il me l'avait annoncé, il m'avait promis de revenir me voir dès qu'il pourrait et qu'il était désolé de ne pas rester plus longtemps.
A vrai dire, même si je savais que Marcus ne me ferait jamais le moindre mal, j'étais soulagée que lui et ses gardes s'en aillent car leurs prunelles rouges me faisaient toujours aussi peur. Savoir qu'ils se nourrissaient d'humains m'effrayait d'autant plus.
Cela faisait près de cinq minutes qu'ils étaient partis et alors que les Cullen et Peter étaient rentrés, je ne cessais d'observer la route. Leur départ signifiait qu'ils se lançaient à la poursuite de Stefan et Vladimir et que donc ces derniers allaient être au courant que je ne leur avais pas obéit. Se lanceraient-ils à ma recherche pour me punir ? Feraient-ils du mal aux Cullen et à Peter pour m'atteindre ?
Je frissonnai, complètement paniquée à l'idée qu'ils puissent leur faire du mal. Peter avait beau m'avoir affirmé qu'il savait se battre et que les Cullen aussi, avait beau m'avoir raconté la période où avec Jasper ils avaient été au service d'une dénommée Maria qui tenait une armée dont ils étaient les deux meilleurs éléments, je ne pouvais m'empêcher de craindre pour leur vie.
Une main se posa doucement sur mon dos et tournant la tête, je vis qu'il s'agissait de Rosalie.
- Ça va aller, Bella, tu verras, fit-elle gentiment. Ils les trouveront, ne t'en fais pas.
J'hochai simplement la tête, concentrant à nouveau mon regard sur la route puis finis par la suivre à l'intérieur. Allant avec elle dans la cuisine, elle me demanda si j'avais faim et je secouai la tête, ce qui la fit froncer les sourcils. Je n'avais rien avalé depuis que j'avais appris pour la mort de mon père et je savais que cela les inquiétait. La dernière fois que j'avais refusé de me nourrir remontait à la période où je me croyais responsable de la mort de Jacob.
Repenser à la mort de Charlie me fit monter les larmes aux yeux et je m'empressai de détourner le regard de Rosalie. Savoir que je ne pourrais plus jamais le voir, ni même entendre sa voix ou encore le prendre dans mes bras me brisait le cœur. En plus de m'avoir enlevé à lui pendant plus d'un an, ils avaient fait en sorte de le tuer au moment où j'aurais pu le retrouver. Certes, je doutais que les Cullen et Peter m'y auraient autorisé mais au moins, je savais qu'il était vivant et heureux quelque part.
Tuer Jacob sous mes yeux, me kidnapper, me torturer et me violer ne leur avait donc pas suffi ? Pourquoi avait-il fallu qu'il tue mon père également ? Qu'est-ce que cela pouvait bien leur apporter ? Tremblante et les yeux emplis de larmes, j'allais me servir un verre d'eau tournant ainsi le dos à Rosalie pour ne pas qu'elle remarque mon état.
- Comment était ton père, Bella ? me demanda t-elle.
Surprise, je me retournai vers elle et vis qu'elle semblait réellement intéressée. Pourquoi l'était-elle d'ailleurs ? Charlie était mort alors à quoi bon en parler ? Prenant mon verre d'eau, je vins m'asseoir en face d'elle et murmurai doucement :
- C'était un homme bon, honnête et gentil. Il était toujours à l'écoute et prêt à aider. Je me confiais beaucoup à lui. Ma mère est morte en me mettant au monde, ajoutai-je après une courte pause, alors Charlie a dû assumer le rôle du père mais aussi de la mère. Il a toujours tout fait pour que je sois heureuse et en sécurité. Pas une seule fois, je n'ai manqué d'amour, d'attention ou encore de soutien. Il n'existait pas meilleur père que lui.
Une larme unique coula le long de ma joue et je m'empressai de l'essuyer. Rosalie me regarda tristement et vint prendre une de mes mains dans une des siennes.
- Il avait l'air d'être un homme bien, sourit-elle gentiment.
- Il l'était, confirmai-je.
Deux mains vinrent se poser sur mes épaules et je n'eus pas besoin de me retourner pour savoir de qui il s'agissait. Mon corps se détendit presque instantanément à son contact et je vis le sourire de Rosalie s'agrandir lorsqu'elle le constata. Rougissant, je détournai rapidement les yeux, ce qui la fit rire.
- Je vous laisse à deux, fit-elle en quittant la pièce toujours en pièce.
Peter enleva ses mains de mes épaules et s'assit juste à côté de moi, prenant l'une de mes mains dans les siennes. Depuis ce qu'il s'était passé la veille dans la cuisine, c'était la première fois que nous nous retrouvions rien qu'à deux et je devais avouer que cela m'intimidait. Depuis qu'il m'avait embrassé, je ne cessais de me demander pourquoi il l'avait fait.
Etait-ce pour me calmer, pour me rassurer ? Ou bien était-ce pour me montrer qu'il tenait à moi ? Ce dont j'étais sûre, c'était qu'il ne pouvait partager mes sentiments. Personne ne pourrait jamais éprouver plus que de la tendresse ou de l'amitié pour moi. J'étais bien trop brisée, bien trop sale pour que l'on puisse éprouver des sentiments plus forts que cela à mon encontre.
Posant une main sur ma joue, il tourna doucement mon visage pour croiser mon regard et je frissonnai sous l'intensité du sien. J'essayai de mettre un nom sur les émotions que j'y lisais mais sans succès.
- Que dirais-tu d'aller faire un tour dans la piscine à l'étage ? m'interrogea t-il tendrement.
Je me tendis aussitôt à sa demande et détournant rapidement la tête. Non, pas ça. Je ne pouvais pas. Même si auparavant j'avais toujours adoré nager, désormais je ne pourrais plus jamais me le permettre. J'avais tellement de cicatrices sur le corps qu'il me paraissait impossible de me montrer en maillot de bain devant quelqu'un, surtout devant Peter. Je me dégoûtais déjà moi-même alors comment ne pas le dégoûter lui ?
- Hey , fit-il doucement en venant caresser ma joue. Je croyais que tu aimais nager.
- C'est le cas, répondis-je faiblement.
- Alors, quel est le problème ?
Devais-je lui dire ? Devais-je lui avouer qu'à cause de Stefan et Vladimir je ne pourrais plus jamais me baigner avec d'autres personnes sans leur provoquer du dégoût ? Rien que le fait de m'apercevoir nue dans le miroir me montrait à quel point j'étais sale désormais, à quel point ces monstres m'avaient sali.
- Dis-moi, insista t-il en prenant ma main.
- Je ne peux pas, murmurai-je.
- Est-ce en lien avec ce sentiment de dégoût que je ressens venant de toi ? fit Jasper en faisant irruption dans la pièce.
Je me tendis encore davantage face à ce qu'il venait de dire. Désormais, je ne pouvais plus cacher la raison de mon refus à Peter. Face à la question de Jasper, Peter me demanda pourquoi je ressentais cela et dans un soupir, je chuchotai :
- Il suffit de voir toutes les cicatrices qui recouvrent mon corps.
- Bella, tes cicatrices ne sont que la preuve que tu as survécu, tenta de me rassurer Jasper.
- Je me dégoûte bien assez, je refuse de lire le dégoût dans le regard des autres...
- Et en particulier dans celui de Peter, je me trompe ? m'interrogea gentiment l'empathe.
Je rougis à sa question et presque aussitôt, Peter prit mon visage dans ses mains et me força à le regarder. Il me fixa de son regard doré et dit tendrement :
- Jamais, je ne te regarderai avec dégoût, Bella. Tes cicatrices montrent le combat que tu as dû affronter alors ne ressens aucune honte face à elle. Fais-moi confiance. Je te promets de ne pas te regarder de cette manière, mon ange. Laisse-moi te le prouver, ajouta t-il après quelques secondes de silence.
FIN DU DIX-HUITIEME CHAPITRE
Ce chapitre vous a plu ? N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire si vous l'avez aimé et/ou ce que vous en avez pensé ^^
A très bientôt !
