Bonjour tout le monde !
Voici un nouveau chapitre qui j'espère vous plaira autant que les précédents ! Comme d'habitude, je tiens à remercier toutes les personnes qui me suivent, me lisent et me laissent des reviews au quotidien ! Vous êtes extra ! ^^
Je vous rappelle également qu'une page facebook est à disposition pour vous tenir au courant de l'avancée de mes fanfiction : SaraMongomery ^^ Vous pouvez également y partager m'envoyer un message pour que je fasse de la pub pour vos propres fanfictions
Je vous laisse avec ce nouveau chapitre
Bonne lecture, on se retrouve en bas ^^
Chapitre 22
Point de vue Peter
- Il faut qu'on la retrouve, murmurai-je pour la millionième fois.
Cela faisait trois semaines que nous avions été attaqué, trois longues semaines que l'on m'avait retiré l'amour de ma vie. Trois semaines que j'ignorais si elle était encore vivante et où elle était. Après leur fuite, il avait fallu attendre environ dix minutes avant de pouvoir bouger à nouveau. Nous avions essayé de les rattraper mais n'y étions pas parvenus, leurs odeurs ayant entièrement disparu.
J'ignore pendant combien de temps je les avais cherché désespérément mais Jasper avait fini par m'empêcher d'aller plus loin et par me convaincre de rentrer à la villa. Il disait que nous ne pouvions plus rien faire, qu'ils étaient déjà trop loin et il n'avait pas tort. J'avais failli à ma promesse. Je lui avais promis de toujours la protéger, je lui avais promis qu'ils ne la toucheraient plus jamais et voilà qu'elle était à nouveau entre leurs mains.
En rentrant à la villa, j'étais allé m'enfermer dans sa chambre, sachant que de toute façon il n'y avait plus rien à faire. Quand j'étais rentré, j'appris appris que Carlisle avait déjà contacté Marcus pour l'informer de ce qui venait de se passer et que celui-ci était anéanti. Il avait promis de tout faire pour la retrouver, affirmant qu'elle ne pouvait pas être morte.
J'aurais aimé être aussi sûr que lui mais j'avais vu sa blessure, j'avais vu à quel point elle perdait du sang. Durant les premières vingt quatre heures après son enlèvement, je m'étais persuadé qu'elle était morte ou si elle ne l'était pas encore qu'elle le serait bientôt. Puis, Carlisle m'avait rappelé que le dénommé Ben, celui qui avait usé de son pouvoir de paralysie sur nous, l'avait mordu et qu'il lui avait donc peut être insufflé du venin. Bella était donc peut être en pleine transformation.
Cela aurait dû me soulager mais au contraire, cela m'avait inquiété. Elle était tellement effrayée par les vampires qu'en devenir un la traumatiserait sans doute. Si elle était réellement en train de se transformer, elle ne supporterait pas d'être un vampire et tenterait de mettre fin à ses jours. S'il y a bien une chose dont j'étais persuadé, c'était cela. J'aurais pu l'aider à surmonter cela mais ils me l'avaient enlevé.
Depuis trois semaines, depuis qu'elle avait disparu, j'étais assis dans sa chambre à sentir son odeur sur ses vêtements. Je n'étais pas sorti une seule fois. A plusieurs reprises, les Cullen avaient tenté de me convaincre d'aller chasser mais j'avais refusé. Sans Bella ma vie n'avait plus aucun sens. Je restai assis des heures à respirer son odeur, à repenser aux moments que j'avais passé avec elle, à ses sourires qui depuis quelques jours avaient fait leur apparition, à son rire que je n'avais entendu que deux ou trois fois.
- Peter, il faut que tu bouges, fit Rosalie en s'asseyant à côté de moi sur le lit de ma compagne. Elle n'aimerait pas te voir dans cet état.
- Elle est peut-être morte à l'heure qu'il est, murmurai-je.
- Je suis sûre qu'elle ne l'est pas, répliqua t-elle gentiment. Elle finira par te revenir, Peter, tu verras.
J'aurais aimé y croire comme elle semblait y croire mais j'avais vu sa blessure et je connaissais assez le corps humain pour savoir qu'elle n'avait sans doute pas survécu, surtout qu'elle était partie avec trois vampires assoiffés. Jasper entra dans la chambre à son tour et me voyant toujours dans la même position que lorsqu'il était venu me voir la veille, il soupira.
- Peter, il faut que tu te reprennes, tu ne peux pas te laisser aller comme ça, me lança mon plus vieil ami. Bella est peut-être quelque part en train d'attendre que tu la retrouves et toi tu es tranquillement là en train de pleurer sur ton sort !
- Que veux-tu que je fasses, Jazz ? m'énervai-je en me levant et en me mettant devant lui. Les Volturis sont déjà à sa recherche ! Ils sillonnent le monde entier pour la retrouver alors que veux-tu que je fasse de plus ?!
Face à ses mots, je n'avais pas pu m'empêcher de m'énerver et vu le sourire qui ornait son visage à cet instant, c'était apparemment ce qu'il voulait. Jasper voulait me faire réagir, me faire bouger et c'était ce qui venait de se passer. Je me rendis alors compte qu'il avait raison. Même s'il y avait une infime chance pour que Bella soit encore en vie, il fallait que je la recherche. J'étais son compagnon, j'avais donc plus de chance de la retrouver. De plus, mon don de pressentiment m'avait déjà mené à elle par le passé alors peut être qu'il recommencerait.
- Prends une douche et rejoins-nous dans le salon, fit Jasper en sortant de la chambre.
Soupirant, je fis ce qu'il me demandait et lorsque je les rejoignis environ un quart d'heure plus tard, je constatai à leurs expressions que quelque chose n'allait pas.
- Qui a t-il ? demandai-je.
- Marcus a reçu deux photos de Bella, murmura Jasper.
- Quoi ? m'exclamai-je inquiet. Quand ça ?
- I peine quelques minutes. Il s'est empressé de nous les envoyer par mail.
Mon regard se posa immédiatement sur l'ordinateur portable que tenait Carlisle et je m'approchai rapidement à vitesse vampirique. Dans un soupir, il me tendit l'ordinateur tout en me disant de rester fort et en affirmant qu'on la retrouverait. Je fronçai les sourcils à ses mots, sachant ce que cela signifiait. Prenant l'ordinateur, j'allais dans la cuisine et le posant sur le comptoir, ouvrit alors le fichier que Marcus nous avait envoyé.
Si mon cœur avait encore été capable de battre alors il se serait arrêté quand mon regard tomba sur ses deux photos. Sur la première, Bella était vêtue d'une simple nuisette blanche et était repliée dans un coin, serrant ses genoux contre elle tandis qu'elle fixait une petite fille d'environ cinq ans qui était en train de pleurer à l'autre bout de la pièce. Me concentrant sur son regard, je vis alors que ses prunelles noisettes avaient laissés place à des yeux profondément noir.
La douleur et le soulagement se disputèrent alors la première place dans mes émotions. Tout d'abord, j'étais soulagé de la voir vivante mais en même temps, je savais parfaitement ce que ce regard signifiait. Bella était devenu un vampire et il suffisait d'observer son regard pour voir à quel point elle était assoiffée. Je pris alors conscience de la situation dans laquelle cette photo la montrait. Me tendant, je dus me faire violence pour ne pas laisser la colère prendre le dessus. Ces monstres avaient sans doute dû faire exprès de l'assoiffer pour qu'elle ne puisse se retenir de se nourrir de cette petite fille. Je connaissais assez Bella pour savoir qu'elle ne supporterait pas d'être devenue un vampire et encore moins si elle venait à tuer cet enfant. Jamais elle ne pourrait se le pardonner.
Jasper m'envoya une puissante vague de calme et c'est ce qu'il me fallut pour oser regarder la deuxième photo. Je me figeai instantanément tandis qu'une rage et une douleur inimaginable me consumèrent. Allongée sur un matelas, Bella était entièrement nue, son regard rouge sang perdu dans le vide. Tenant ses poignets d'une main au dessus de sa tête, Stefan était entièrement allongé sur elle et son autre main était enroulé autour de son cou. Lui aussi était également nu et on devinait aisément à son expression qu'il était en train de prendre du plaisir.
Un hurlement de rage sortit de ma bouche tandis que je me précipitai à l'extérieur de la villa. Je laissai alors ma colère prendre le dessus.
Six mois plus tard
Point de vue Bella
Le bruit de la porte métallique se fit entendre et je ne pus m'empêcher de me tendre. Qu'allaient-ils me faire aujourd'hui ? Cela faisait près de six mois que j'avais repris conscience et que ces trois hommes me gardaient enfermés dans cette cave. J'ignorais pourquoi. Ils n'avaient pas voulu me le dire. Au début, ils s'étaient montrés cruels, violents envers moi mais lorsqu'ils avaient constaté que je souffrais d'amnésie, leur violence avait diminué.
En effet, après qu'il m'ait appelé par mon prénom pour la première fois, je n'avais pu m'empêcher de leur demander si c'était véritablement mon nom. Ils en avaient été surpris et m'avaient demandé de leur parler de la dernière chose dont je me souvenais. Ma réponse avait été simple et rapide : je ne me souvenais de rien avant ce feu qui m'avait consumé pendant près de deux semaines. J'ignorais qui j'étais et même comment je m'appelais. J'ignorais ce que j'avais bien pu vivre par le passé pour que cela me conduise à me transformer en monstre.
Car oui, c'était bien ce que j'étais devenue. Lorsque je m'étais regardée dans le miroir que Stefan m'avait apporté après mon réveil, j'avais été choqué par la couleur rouge sang qui imprimait mes prunelles. Sans que je ne sache pourquoi, une profonde douleur et un profond dégoût m'avait serré l'estomac à cette vision. Ce n'est que lorsque Vladimir avait amené cette petite fille dans cette cave où j'étais enfermée que j'avais compris à quel point j'étais un monstre.
Une profonde soif m'avait enseveli quand l'odeur de cette enfant m'était parvenue et j'avais dû faire un effort surhumain pour ne pas lui sauter dessus et m'abreuver de son sang que j'entendais couler dans ses veines. Au fil des minutes, ma soif était devenue insupportable et le voyant, Stefan m'avait ordonné de me laisser aller, que j'irais beaucoup mieux après avoir bu son nectar. Cependant, je savais qu'il avait tort. Ma soif serait peut-être apaisée mais mentalement, je n'irai pas bien. Je ne savais certes pas qui j'étais mais je refusais de devenir un assassin.
J'étais restée des heures assise dans ce coin de la pièce, les genoux ramenés contre ma poitrine et les yeux posés sur la fillette. A un moment, elle avait voulu s'approcher de moi comme lui avait demandé Vladimir mais je lui avais ordonné de ne pas m'approcher. Mon ton lui avait fait peur et elle s'était mise à pleurer. Je m'en étais voulue durant quelques instants mais au moins, elle ne risquait rien. Du moins, c'est ce que j'avais cru. Après des heures à résister, Stefan avait perdu patience et tout en attrapant violemment la fillette, lui avait planté un couteau dans la jambe, la faisant hurler de douleur tandis que son sang s'écoulait de sa plaie.
- Non ! avais-je hurlé.
Je m'étais jetée sur Stefan, le forçant à la lâcher et l'avait prise contre moi, posant ma main sur sa blessure. Étonnamment, ma soif avait été relégué au second plan quand j'avais vu cette enfant être blessé et tout ce que j'avais voulu, c'était la protéger. Non pas que la vision et l'odeur de son sang ne m'avaient rien fait mais mon envie de la protéger, de la rassurer avait pris le dessus. Elle m'avait regardé en pleurant et tout ce que j'avais pu faire, c'est lui murmurer que ça irait.
C'est ce jour-là qu'ils m'avaient violé pour la première fois. Un profond malaise s'était emparé de moi quand ils m'avaient déshabillé de force et j'avais soudain été incapable de faire le moindre geste. Mon esprit s'était déconnecté de la réalité tandis qu'ils abusaient de moi chacun leur tour. J'avais eu comme l'intime conviction que me débattre ne servirait à rien, qu'ils se montreraient encore plus violent si je tentais de les repousser. Un étrange sentiment de déjà-vu m'avait poussé à me taire et à les laisser faire ce qu'ils voulaient de mon corps. Après tout, qu'aurais-je pu faire ? J'avais beau sembler plus forte qu'eux, j'étais toute seule et ils étaient deux. Du moins, jusqu'à ce qu'un autre vampire entre dans la pièce et s'abreuve violemment de la petite fille, la tuant sous mes yeux.
- Tu vois ce qu'il t'en coûte de nous désobéir, Isabella, avait grondé Stefan quand ils avaient finit par se reculer. Les choses n'ont pas changé parce que tu es désormais un vampire.
- Comment m'avez-vous appelé ? m'étais-je exclamée surprise.
C'est ce jour-là que j'avais appris comment je m'appelais et qu'ils avaient découvert que je souffrais d'amnésie. Ils avaient eu l'air ravis que je ne me souvienne de rien. J'avais de nombreuses fois essayé de leur soutirer des informations sur ma vie d'avant, sur celle que j'avais pu être avant ma transformation mais ils ne m'avaient jamais rien dit ou du moins presque rien dit. Tout ce qu'ils avaient bien voulu m'apprendre, c'était qu'ils m'avaient sauvé, que j'avais été séquestré et torturé pendant des années par un certain Peter et qu'un jour, ils étaient parvenus à me sortir de l'endroit où j'avais été retenu prisonnière.
Au début, j'avais eu du mal à y croire. Après tout, ce n'était pas ce dénommé Peter qui m'avait forcé à me nourrir d'une enfant et qui m'avait violé, c'était eux. Ils m'avaient alors dit que ce qu'ils me faisaient n'était qu'un dixième de ce qu'avait pu faire Peter, que ce dernier avait même été jusqu'à tuer tous mes proches et jusqu'à me laisser me faire torturer par toute la famille royale alors que j'étais encore humaine. Apprendre tout cela m'avait tellement choqué qu'aujourd'hui le simple nom de Peter ou des Volturis faisait naître une intense peur en moi.
Une main se posa sur mon bras et m'obligea doucement à me retourner. Ouvrant les yeux, je vis alors qu'il s'agissait de Ben. Celui-ci vint doucement caresser ma joue et resta ainsi plusieurs minutes à me regarder en silence. Même s'il avait tué cette petite fille sous mes yeux, je m'étais vite rendue compte que Ben était le moins pire des trois et qu'il ne faisait qu'obéir aux ordres de Stefan et Vladimir.
- Je t'ai apporté quelque chose, murmura t-il doucement.
Je me redressai immédiatement à ces mots, sachant ce que cela signifiait. Un léger sourire étira ses lèvres face à ma réaction et il me tendit le verre qu'il avait posé non loin du matelas sur lequel j'étais installée. L'attrapant rapidement, je m'empressai de boire son contenu. Depuis que j'étais séquestrée ici, Stefan et Vladimir ne m'avaient autorisé qu'à boire un seul verre de sang toutes les deux semaines. Au début, je ne comprenais pas pourquoi mais rapidement, j'avais vu que mes forces déclinaient en même temps que la soif s'accentuait. Autrement dit, le fait de me nourrir aussi peu leur permettait de me garder sous leur contrôle. Toutes mes forces disparaissaient à cause du manque de sang et ce simple verre permettait uniquement de me garder en vie.
Les seuls moments où j'aurais pu réellement me sustenter étaient quand ils amenaient des enfants près de moi. Ils désiraient ardemment me voir les tuer, me voir me nourrir d'eux mais j'avais beau être assoiffée, être faible, je ne m'y étais jamais résolu. Je préférais encore mourir de faim et rester enfermée ici plutôt que de devenir un monstre dans leur acabit. Je devais être le pire vampire qu'il puisse exister mais je m'en fichais. Jamais, je ne mettrais fin à une vie humaine.
Ben était toujours celui qui m'amenait ce fameux verre de sang et à chaque fois, il restait à mes côtés, silencieux. De temps en temps, il me caressait les cheveux ou tentait d'entamer la conversation mais il n'avait jamais le moindre geste violent envers moi si Stefan ou Vladimir ne le lui avait pas demandé. Dans mon malheur, j'avais fini par l'apprécier un tant soit peu car il était le seul à m'apporter un peu de douceur et de tendresse. Même si je restais silencieuse quand il me posait des questions, il n'avait pas l'air de m'en vouloir, au contraire il avait l'air de comprendre la raison de mon silence et je le remerciais silencieusement de ne pas me forcer à parler.
Après avoir reposé le verre à côté du matelas, je me rallongeai lentement savourant ce léger regain d'énergie que le sang m'avait apporté même si j'étais toujours très affaiblie. En me privant de sang comme ils le faisaient, Stefan et Vladimir étaient parvenus à m'affaiblir à un tel point que je n'avais plus aucune force. Avec ma force de nouveau-né, j'aurais normalement dû pouvoir démolir cette porte derrière laquelle j'étais enfermée puis m'enfuir à vitesse vampirique mais j'en étais incapable. J'avais beau être devenu un vampire, j'avais l'impression d'être aussi fragile que ces enfants qu'ils tuaient sous mes yeux.
Ben vint à nouveau caresser mes cheveux et je le regardai perturbée. Même si j'aimais qu'il fasse preuve de douceur envers moi, je ne comprenais pas pourquoi il le faisait. Après tout, il était toujours aux ordres de Stefan et Vladimir.
- Pourquoi tu fais ça ? murmurai-je.
- Quoi donc ? demanda t-il doucement après s'être figé un instant, sans doute surpris d'entendre ma voix.
- Pourquoi... Pourquoi tu es gentil avec moi ?
- Pourquoi ne le serai-je pas ? répliqua t-il gentiment en souriant.
Pouvais-je réellement lui répondre ? Pouvais-je lui dire que son attitude m'étonnait car il semblait être aux ordres de mes deux tortionnaires ? Restant silencieuse, je ne pus m'empêcher de le détailler du regard. Assez grand, il avait des cheveux bruns coupés courts et semblait assez musclé. Son regard rouge sang me regardait avec tendresse et durant un instant, je ne pus m'empêcher de me demander si mes yeux avaient toujours cette même couleur.
- Si seulement tu ne pouvais être qu'à moi, murmura t-il doucement en venant frôler de ses doigts mes lèvres.
Je me tendis à sa phrase. Que voulait-il dire par là ? Désirait-il lui aussi abuser de moi ? Je ne pus m'empêcher de paniquer et tentai de me déconnecter de la réalité comme je le faisais à chaque fois que Stefan ou Vladimir posait une main sur moi. Ben dût le sentir car il s'empressa de me murmurer qu'il ne me ferait aucun mal, que j'étais en sécurité.
Il eût alors un geste auquel je ne m'attendais pas. Se penchant, il vint déposer ses lèvres sur les miennes. Je restai un instant interdite tandis que ma peur reprenait le dessus puis constatai que son baiser n'avait rien à voir avec la façon dont les roumains m'embrassaient. Alors que ces derniers se montraient brutaux avec moi, Ben, lui, faisait preuve d'une grande douceur. Son baiser était tellement empli de tendresse que je ne pus m'empêcher de le lui rendre pour le remercier d'être gentil avec moi.
Presque aussitôt, l'image d'un jeune homme blond au regard doré s'imposa à moi et me tendant, je m'empressai de repousser Ben. J'ignorais d'où me venait cette image mais cela me bouleversa à un tel point qu'un sanglot sortit de ma bouche et que je m'empressai de me rouler en boule, sanglotant sans larmes.
- Isabella ? s'inquiéta Ben en posant une main sur mon épaule.
Mes sanglots s'accentuèrent et Ben s'empressa de retirer sa main. J'ignorais qui était cet homme qui s'était imposé à mon esprit mais tout ce que je savais, c'est qu'un puissant sentiment de culpabilité m'avait secoué en même temps que son image lorsque j'avais répondu au baiser de Ben.
La porte s'ouvrit soudainement et j'entendis la voix de Stefan ordonner à Ben de sortir. Ce dernier s'empressa d'obéir et j'essayai désespérément de calmer mes sanglots avant que Stefan ne me punisse.
- Tu as de la compagnie, princesse, me lança t-il.
Une odeur nauséabonde inonda soudain la pièce alors qu'un corps fut brutalement jeté sur le sol non loin de moi. La porte se referma presque aussitôt tandis que les battements précipités d'un cœur se fit entendre. Cela eût le don de me calmer presque immédiatement. Ouvrant les yeux, je tournai rapidement la tête vers ce corps qui était étendu non loin de moi. Je me redressai doucement sans faire de bruit mais aussitôt, le corps se mit à remuer.
- Saleté de sangsue, grommela l'homme entre ses dents tout en s'asseyant dans un gémissement douloureux.
Je m'éloignai autant que je le pouvais, allant jusqu'à me coller au mur et l'observai avec inquiétude. Très musclée, cette homme avait la peau hâlée et semblait mesurer près de deux mètres. Beaucoup d'hématomes recouvraient son corps, ce qui laissait penser qu'il avait été battu. Il releva la tête dans ma direction et je vis ses yeux s'écarquiller.
- Bella ? C'est toi ? murmura t-il en se penchant légèrement dans ma direction.
- Qui êtes-vous ? demandai-je au bout de quelques secondes.
- Tu ne me reconnais pas ? s'étonna t-il. C'est moi Paul. On était ami il y a quelques années avant que tu... tu ne disparaisses. Tu ne t'en souviens pas ?
Fronçant les sourcils, je secouai la tête. Disait-il la vérité ? Stefan et Vladimir m'avaient affirmé que j'avais été séquestré par un certain Peter et les Volturis pendant des années alors comment aurais-je pu être amie avec cet homme ? Totalement perdue dans mes pensées, je n'avais pas remarqué qu'il s'était un peu rapproché et qu'il m'observait avec attention.
- Je vois que tu es devenue l'une des leurs, lança t-il soudain au bout de quelques minutes de silence.
- L'une des leurs ? Leur esclave plutôt, répliquai-je doucement.
Il m'observa quelques instants en silence puis tendant le bras avec hésitation, il repoussa doucement une de mes mèches de mon visage. Je croisai alors son regard et le vis frémir lorsqu'il rencontra mes yeux. Je m'empressai de baisser la tête, honteuse. Je n'avais plus rien à voir avec la Bella qu'il avait connu, j'en avais bien conscience. Désormais, j'étais devenue un monstre qui se nourrissait de sang et qui devait combattre ses instincts. Paul était le premier qui avait un cœur qui bat et qui ne me donnait pas envie de planter mes dents dans sa jugulaire. Cela était sans doute lié à son odeur qui contrairement aux autres odeurs humaines était complètement nauséabonde. Apparemment, vu son nez plissé, mon odeur devait être aussi horrible que la sienne l'était pour moi.
- Bella, que t'est-il arrivé ? me questionna t-il doucement. Comment es-tu arrivée ici ?
- Je ne sais pas, répondis-je. J'ai tout oublié de ma vie humaine, Paul. Le plus ancien souvenir qu'il me reste est le souvenir de cette brûlure qui ravageait mon corps et qui me transformait en monstre. Je... j'ignore comment je suis devenue un vampire... Tout ce dont je me souviens, c'est de ma transformation mais même si j'ai tout oublié, je peux te promettre que je ne l'ai jamais voulu.
- Je te crois, fit-il doucement en prenant l'une de mes mains dans la sienne.
Je remarquai alors que sa peau était brûlante et je devinai à son frisson que la mienne devait être glacée. Soudain, à ma plus grande surprise, il m'attira dans ses bras et je le laissai faire. Il enroula ses bras autour de ma taille et au bout de quelques secondes, je posai ma tête contre son épaule, me laissant aller à son étreinte. Même si je ne me souvenais pas de lui, j'avais comme l'intime conviction qu'il m'avait dit la vérité et que je n'avais rien à craindre de lui. Dans sa façon de me serrer contre lui, j'avais comme l'impression qu'il essayait de me réconforter et de me rassurer. J'étais assez étonnée qu'il se comporte ainsi avec moi sachant ce que j'étais devenue mais son attitude et sa douceur m'apaisait. Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi dans les bras l'un de l'autre mais il finit par murmurer :
- Il faut qu'on trouve un moyen pour sortir d'ici.
FIN DU VINGT-DEUXIEME CHAPITRE
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