Bonjour tout le monde !
Me revoici avec un nouveau chapitre qui, je l'espère, vous plaira autant que les précédents. Je suis ravie de voir que vous êtes toujours aussi nombreux à me suivre et à me laisser des review. Vous êtes vraiment géniaux ! ^^ Je tiens à vous rappeler qu'une page facebook est à votre disposition pour me contacter et/ou suivre l'avancée de mes fanfiction : SaraMongomery :)
Je vous laisse avec ce nouveau chapitre !
Bonne lecture, on se retrouve en bas ! ^^
Chapitre 23
Trois mois plus tard
Les semaines avaient continué de s'écouler lentement. Stefan et Vladimir avaient continué de m'affaiblir en ne me nourrissant presque pas, d'abuser de moi dès qu'ils en avaient envie. Ben, lui, était toujours à leur service et il obéissait au moindre de leurs ordres. Lorsque Stefan lui avait ordonné de tabasser Paul pendant qu'il me violait, Ben n'avait pas hésité une seule seconde. Il l'avait fait pendant que je le suppliais d'arrêter. Ce jour-là, Ben ne m'avait pas adressé le moindre regard et il m'avait avoué plus tard que m'entendre le supplier ainsi lui avait brisé le cœur car il tenait beaucoup à moi. Alors qu'au début, je l'avais cru, c'est Paul qui était parvenu à m'ouvrir les yeux.
Depuis cette première fois où Stefan et Vladimir l'avaient emmené dans cette cave dans laquelle j'étais enfermée, ils avaient fait en sorte de l'emmener me voir quelques heures toutes les semaines. J'ignorais pourquoi ils faisaient cela mais je m'en fichais. Même si je ne me souvenais pas de l'amitié que l'on avait pu partager quand j'étais humaine, Paul était devenu quelqu'un de très important pour moi au milieu de cet enfer. Même si lui aussi subissait de nombreuses tortures, il faisait en sorte de toujours me rassurer et de me réconforter. Il lui arrivait parfois de rester silencieux et d'uniquement me serrer dans ses bras mais juste ça suffisait. Paul était très doux et tendre avec moi et je faisais en sorte de lui rendre cette douceur.
Au fil du temps et de nos discussions, j'avais appris à le connaître et je savais désormais ce qu'il y avait de plus important à savoir sur lui. Y compris le fait qu'à dix-sept ans, quelques jours après ma disparition, il avait muté en loup-garou. Au début, cela m'avait choqué et j'avais crains qu'il ne me fasse du mal mais rapidement, il m'avait expliqué que s'il y avait bien un vampire qui n'avait pas à le craindre lui et sa meute c'était bien moi. Le fait que je lui dise que j'avais toujours refusé de me nourrir de ces humains que nos tortionnaires me ramenaient - et ce même si ma soif m'y poussait – l'avait conforté dans le fait que j'étais toujours la même Bella qu'avant, que jamais je ne pourrais faire le moindre mal à quiconque.
Quand il avait su et qu'il avait vu ce que Stefan et Vladimir, il était devenu fou. Il avait failli se transformer mais rapidement ils s'étaient empressés de lui briser les os pour l'en empêcher puis ils avaient hurler à Ben d'utiliser son pouvoir sur lui. Paul s'était alors figé et j'avais enfin compris que Ben était capable de paralyser n'importe qui s'il le désirait. Stefan lui avait demandé de me paralyser également et au bout de quelques secondes, Ben avait dit qu'il n'y arrivait toujours pas. C'est ce jour-là que j'avais compris que j'avais peut être une chance de pouvoir m'échapper. Si son don ne fonctionnait pas sur moi alors il suffisait que je récupère de l'énergie, que je trouve un moyen pour me nourrir davantage et ensuite, je pourrais nous sortir de là.
Le jour où j'avais dit à Paul que Ben n'était pas si mauvais que ça, qu'il tenait à moi, il m'avait rapidement démontré que je me trompais et qu'en réalité, Ben me manipulait. Pour Paul, si vraiment Ben avait tenu à moi, alors jamais il n'aurait laissé ses monstres me violer, jamais il ne les aurait laissé m'affamer et il n'aurait jamais tué tous ses humains, tous ses enfants devant mes yeux.
« Quand on tient à quelqu'un, peu importe ce que l'on risque, on fait en sorte de protéger cette personne » m'avait-il dit.
Je n'avais pu qu'approuver ces propos et je m'étais sentie idiote d'avoir pu croire les propos de Ben. A partir de ce moment-là, j'avais évité tout contact avec ce dernier. Quand il venait me donner ce fameux verre de sang qui me gardait en vie, contrairement à ce que je faisais depuis des mois, je ne le laissai plus me caresser le visage ou les cheveux. Je faisais toujours en sorte de garder une certaine distance avec lui et d'éviter son regard. Il avait essayé de savoir pourquoi je ne me laissais plus faire mais face à mon silence, il avait rapidement compris que je ne dirais plus rien. Il avait donc cessé de venir me voir. Il m'amenait mon verre de sang, attendait que je l'ai bu et il me laissait seul.
Assise dans un coin de la pièce, j'étais tellement perdue dans mes pensées que je ne remarquai pas de suite que la porte de la cave s'était ouverte. Je ne m'en rendis compte que lorsqu'une odeur alléchante me parvint et me reconnectai immédiatement à la réalité. Je vis alors que Stefan et Vladimir tenaient une adolescente d'à peine quinze ans et que celle-ci sanglotait complètement terrifiée.
- Tu la veux, princesse ? me demanda Stefan.
- Nous sommes prêts à te la laisser, ajouta Vladimir en souriant.
Je ne pus m'empêcher de retenir un grognement à leurs mots et me collant davantage contre le mur, tentai de me contrôler. Tout ce que j'avais envie à cet instant, c'était de me jeter à sa gorge. Je voulais planter mes dents dans son cou et m'abreuver de son sang dont l'odeur était si tentante. Le bruit de son cœur tapant dans la poitrine était comme une torture à mes oreilles et ne faisait qu'accentuer ma soif. Me concentrant sur son regard, je pus y lire toute la douleur et la peur qu'elle ressentait et c'est ce qui me permit de ne pas flancher.
Voyant que je n'esquissais aucun mouvement vers eux, mes deux tortionnaires éclatèrent de rire et je les vis alors, sous mes yeux horrifiés, déchirer les vêtements de la jeune fille. Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit ou d'esquisser le moindre mouvement que Stefan la pénétra violemment. Elle hurla puissamment de douleur tout en le suppliant d'arrêter. La voir ainsi subir les assauts de ce monstre me choqua et je ne pus retenir des sanglots.
Son cri réveilla un sentiment de déjà-vu en moi et un souvenir s'imposa violemment à mon esprit.
« La porte s'ouvrit brusquement et je m'empressai de me rouler en boule contre le mur. Une main s'abattit soudain sur mon bras et me tira vers elle, me faisant crier. Moins d'une seconde plus tard, je me retrouvai brutalement allongée sur le matelas, l'un des vampires me surplombant. Il attrapa mes poignets et les maintint au dessus de ma tête avec une main tandis que de l'autre, il arracha mes vêtements.
- Pitié, sanglotai-je. Je vous en prie, ne me faîte pas de mal.
Face à mes suppliques, je l'entendis s'esclaffer et il resserra sa prise sur mes poignets, me faisant grimacer de douleur. Soudain, sans que je ne m'y attende, je sentis sa peau froide se presser contre la mienne. Terrifiée à l'idée de ce qu'il s'apprêtait à me faire, je me mis à me débattre violemment, même si je savais que cela ne servirait à rien. Il semblait possédait une force inimaginable. Face à lui, j'avais l'impression d'être un insecte que l'on pouvait écraser d'un simple geste de la main.
- Isabella, murmura t-il à mon oreille, tu veux voir ce qu'est un homme ?
Il ne me laissa pas le temps de répondre. Il écarta brusquement mes jambes et me pénétra brutalement d'un seul coup de rein, me faisant hurler de douleur. J'avais tellement mal ! Il se mit à bouger frénétiquement en moi, intensifiant la souffrance que je ressentais et me donnant davantage l'impression d'être écartelé de l'intérieur. En plus de m'avoir enlevé, il m'enlevait désormais ma virginité.
Il se retira soudain de moi pour me pénétrer à nouveau brutalement tout en lâchant mes poignets. Je tentai alors de le repousser même si je savais que cela serait inutile tandis que de profonds gémissements de douleur s'échapper de ma bouche. Mon corps semblait entièrement enfouie sous la souffrance et mon violeur semblait s'en délecter. Il passa un coup de langue le long de mon cou et je me mis à sangloter encore davantage. »
Je ne pus retenir des sanglots de douleur face à ce souvenir. Même si je ne parvenais pas à me souvenir du visage de mon violeur, je savais qu'il devait probablement s'agir de ce Peter dont ils m'avaient parlé. Cependant, en les voyant agir de cette façon avec cette adolescente, je me rendais compte qu'ils n'étaient pas si différents de ces monstres dont ils m'avaient tant parlé. Même si ces derniers m'avaient torturé quand j'étais humaine, eux avaient continué alors que j'étais devenue un vampire et n'hésitaient pas à faire subir cela à des humaines, à des adolescentes.
J'entendis cette dernière le supplier d'arrêter entre deux sanglots et je sus que je devais tout faire pour les arrêter. Me levant, je me précipitai vers eux pour essayer de repousser Stefan de cette jeune femme rousse mais rapidement Vladimir s'interposa et me collant contre lui, tout en mettant sa main autour de ma nuque, il me força à regarder.
- Stop, arrêtez ! Laissez-la tranquille ! criai-je.
- Si tu veux vraiment qu'il arrête, tu sais ce qu'il te reste à faire, murmura Vladimir à mon oreille.
J'écarquillai les yeux en comprenant ce qu'il voulait dire. Cette jeune fille était en train de se faire violer et le seul moyen pour moi d'arrêter cela était que je la vide de son sang, que je la tue. La mort valait-il mieux ? Elle mourra de toute façon... Cette pensée s'insinua sourdement en moi. Oui, elle mourrait. Stefan continuerait de la violer jusqu'à ce qu'il en ait assez puis ce serait le tour de Vladimir et ils finiraient par la tuer. Même si je m'étais promis de ne jamais tuer un humain, si je pouvais lui éviter d'être torturée encore davantage alors il fallait que je le fasse.
- D'accord, criai-je alors que Stefan accélérait ses mouvements, la faisant crier davantage. D'accord, je vais le faire mais pitié arrêtez.
Un sanglot sortit de mes lèvres à peine eus-je prononcé ces paroles. Je sentis Vladimir se tendre à mes paroles et Stefan éclata de rire. Il se recula de l'adolescente, la repoussant violemment au sol et me lança un regard significatif. Je savais que je n'avais plus le choix. Si je voulais lui éviter d'autres tortures, je devais agir maintenant. Vladimir me lâcha après avoir murmuré à Stefan que c'était une mauvaise idée.
M'approchant à vitesse vampirique de l'humaine, je n'attendis pas plus longtemps. Je lui dis rapidement que j'étais désolée et enfonçai mes dents dans sa jugulaire. Son sang inonda alors ma bouche et je m'empressai de l'avaler. C'était la première fois que je goûtais au sang humain chaud, que je me nourrissais comme n'importe quel vampire et à cet instant, je ne pouvais penser à autre chose qu'à la saveur de ce sang. C'était tellement délicieux que je ne pus m'empêcher de me dire que j'aurais dû y goûter bien avant. Face à ce sang savoureux qui s'écoulait dans ma gorge, je fermai les yeux et sentis toutes mes forces me revenir. J'avais cette sensation agréable d'être invincible.
Rapidement, le corps de la jeune fille s'affaissa et je repoussai celui-ci une fois l'avoir entièrement vidé de son sang. Ce n'est qu'à cet instant que je me rendis compte de ce que je venais de faire. Tellement obnubilée par ce sang, j'avais complètement oublié que j'étais en train de tuer une humaine. Regardant avec horreur le corps sans vie à mes pieds, je fus secouée de tremblements. J'étais un monstre. J'étais devenue comme eux. Un monstre dénué d'émotions. Stefan s'approcha de moi et caressa doucement mes cheveux tout en disant :
- J'espère que tu t'es régalée, Princesse.
A ces mots, un puissant sentiment de rage me secoua. Comment pouvait-il parler ainsi ? J'avais tué quelqu'un ! Une humaine était morte ! Par leur faute ! Par ma faute ! Soudain, sa main cessa de me toucher et relevant les yeux, je vis qu'une barrière opaque s'était formée entre lui et moi. Il essaya de m'approcher mais aussitôt cette barrière le repoussa. Vladimir essaya à son tour et il fut lui aussi repousser. Je compris alors à leur regard furieux qu'ils étaient désormais dans l'incapacité de m'approcher.
Un intense sentiment de soulagement s'abattit sur moi car cela voulait dire que je n'aurais plus à subir leurs attouchements. Je vis mon bouclier commencer à décliner et m'empressai de me concentrer sur ma colère pour le maintenir en place. Stefan et Vladimir m'avaient violé, torturé pendant des mois. Ils m'avaient assoiffé et avaient tué pleins d'enfants, d'adolescents devant mes yeux. Ils venaient également de violer une jeune fille sous mes yeux, me forçant à la tuer pour éviter qu'elle soit torturée davantage. En plus d'avoir fait de moi un vampire, un monstre, ils n'avaient fait que rajouter à ma monstruosité en me forçant à tuer une humaine.
Une puissante vague de rage me secoua et poussant un cri de colère, mon bouclier les repoussa violemment. La porte de la cave s'ouvrit soudainement sur Ben et celui-ci écarquilla les yeux face à ce qui était en train de se passer. Voyant là mon ultime chance de fuir, je m'empressai de le repousser avec mon bouclier et à vitesse vampirique sortit de la pièce. Suivant l'odeur nauséabonde qui me parvint une fois dans le couloir, j'arrivais rapidement devant une porte identique à celle que je venais de passer. Même si je m'en voulais d'avoir tué cette humaine, cela m'avait au moins permis de récupérer toutes mes forces.
Donnant un violent coup dans la porte, celle-ci alla s'écraser contre le mur d'en face. Rentrant rapidement, je vis alors que Paul était attaché au mur par des chaînes en métal et qu'il était inconscient. Alors que je m'approchai de lui, je fus soulagée de voir mon bouclier l'absorber et je m'empressai de briser cette chaîne qui le retenait. Paul s'écroula contre moi et je me demandai un instant si je serai capable de le porter hors d'ici. Je ne pus me le demander plus longtemps car nos tortionnaires firent leur apparition dans la pièce.
- Ben, paralyse-la ! ordonna avec colère Stefan.
Prenant rapidement Paul dans mes bras, je poussai un grognement menaçant dans la direction de Ben. Celui-ci me lança un regard surpris mais s'empressa d'obéir à l'ordre qu'il venait de recevoir. Je sentis alors quelque chose heurter mon bouclier mais heureusement pour moi, il parvint à le bloquer.
- Tu n'es pas en sécurité dehors, Bella, tenta de m'apaiser Vladimir en faisant un pas dans ma direction. Les Volturis et Peter te retrouveront, c'est ce que tu veux ?
Je ne pus retenir un autre grognement à ces mots. Oui, il avait sans doute raison mais je n'étais pas en sécurité ici non plus. Ces monstres continueraient de me torturer mais aussi de torturer Paul et si j'avais une chance d'empêcher cela alors je devais la tenter. Et ce, peu importe ce que je risquais à l'extérieur. Comme l'avait dit Paul, quand on tient réellement à une personne alors on fait tout ce qui est en notre pouvoir pour l'aider et ce, peu importe les risques que l'on encoure.
Tenant plus fermement Paul, je me précipitai alors vers la porte, repoussant Ben, Stefan et Vladimir avec mon bouclier. C'était terminé. Je ne les laisserai plus jamais nous faire du mal. Il ne me fallut qu'une minute pour réussir à sortir de cette maison maudite et lorsque je pus enfin sentir l'air frais de l'extérieur, je ne pus m'empêcher de frissonner. Complètement concentré sur le fait que nos tortionnaires nous poursuivaient, je me mis à courir à vitesse vampirique, tentant de m'éloigner le plus vite possible d'eux et espérant qu'ils ne pourraient pas nous rattraper.
Je ne sais combien de temps je courus ainsi avec Paul dans mes bras mais je n'en ressentis aucune fatigue. A vrai dire, je désirais tellement nous mettre en sécurité que je ne parvenais à penser à autre chose. J'ignorais où nous étions et où nous allions mais je continuais à courir, fuyant l'atrocité que nous avions subi pendant des mois. Rapidement, je n'entendis plus les bruits de course de Stefan, Vladimir et Ben et compris que j'étais enfin parvenue à les semer. Cependant, préférant en être sûre, je continuais de courir.
Evidemment, je faisais en sorte de rester dans la forêt, histoire de ne pas me faire surprendre par les humains. Ils n'auraient sans doute pas compris comment je pouvais porter un homme aussi grand et aussi musclé sans la moindre difficulté ou encore comment je pouvais me déplacer aussi rapidement. J'étais assez consciente de mon statut de vampire pour savoir qu'il ne fallait mieux pas qu'ils m'aperçoivent.
Le soleil finit par se coucher et je fus un instant perturbée en constatant que même en pleine nuit, je voyais toujours aussi bien. Sans doute un nouvel aspect vampirique que je ne connaissais pas et dont on ne m'avait pas parlé. Continuant de courir, j'arrivais bientôt sur une côte et cessai tout mouvement. Comment allions-nous faire pour traverser l'océan ? Il semblait s'étendre à perte de vue. Ce fut cet instant-là que choisit mon bouclier pour disparaître et Paul pour se réveiller. Il remua légèrement dans mes bras et je m'empressai de le poser doucement au sol, l'appuyant contre un arbre.
- Paul, murmurai-je doucement en m'agenouillant devant lui et en passant une main tremblante dans ses cheveux. S'il te plaît, ouvre les yeux, regarde-moi.
Je vis ses yeux s'ouvrir avec difficulté et lorsqu'il m'aperçut devant lui, je vis son regard se remplir d'incompréhension. Il ouvrit davantage les yeux et observant les alentours, pris rapidement conscience qu'il n'était plus enfermé.
- Nous sommes libres, Paul, murmurai-je doucement. Je ne sais comment mais j'ai réussi à nous faire sortir. Je t'expliquerai plus tard mais en attendant, il faut trouver un moyen pour traverser l'océan. Nous ne pouvons pas rester ici, c'est beaucoup trop risqué. Ils... ils peuvent encore nous retrouver.
- Du calme, tenta t-il de m'apaiser en posant une main sur ma joue. Tout va bien. Ça va aller. Je ne sens pas leur odeur donc ils doivent être loin.
- Peut-être pas, répliquai-je. Ils peuvent masquer leur odeur. Ils sont peut-être tout près.
- Bell's calme-toi, d'accord ? On va trouver un moyen de quitter ce continent. En attendant, il faut qu'on trouve des vêtements, d'accord ?
Baissant les yeux sur nos vêtements, je remarquai alors qu'il était uniquement vêtu d'un T-shirt et d'un short en très mauvais état. Quand à moi, je ne portais qu'une simple nuisette en soie blanche et de nombreuses tâches de sang la recouvrait. Paul dût le remarquer également car je le sentis soudain se tendre. Voir ces tâches de sang me renvoya à l'acte que je venais de faire et je m'empressai de me relever, me reculant tout en regardant avec des yeux horrifiés ces tâches qui montraient quel monstre j'étais devenue.
- J'ai tué une humaine, murmurai-je. Je l'ai tué. Je... J'ai...
Un sanglot m'empêcha de poursuivre et je m'écroulai au sol face à la douleur que je ressentais. J'étais un monstre. Je ne méritais pas de vivre. Je m'étais toujours promis de ne jamais tuer un être humain et j'avais rompu ma promesse.
- Bella, que s'est-il passé ? fit Paul avec tristesse en s'avançant doucement vers moi et en repoussant une mèche de mon visage.
- Je l'ai tué, sanglotai-je. Elle est morte par ma faute.
- Je sais que tu n'aurais jamais fait cela de ton plein gré alors que s'est-il passé ? murmura t-il doucement.
- Il... il était en train de... de la violer sous mes yeux, dis-je avec difficulté entre mes sanglots sans larmes. Je... je ne pouvais pas les laisser continuer... Alors, j'ai... j'ai accepté de me nourrir d'elle... Je voulais les-les empêcher de lui faire encore plus de mal... Je... je l'ai tué... Elle avait à peine quinze ans et je l'ai tué.
Mes sanglots s'accentuèrent encore davantage et Paul me serra dans ses bras tout en caressant doucement mes cheveux.
- Tu as fais ce qu'il fallait, Bella, chuchota t-il. Sans toi, elle aurait sans doute souffert encore davantage.
- Mais je l'ai tué, sanglotai-je.
- Elle serait morte de toute façon, répliqua t-il doucement. Ils l'auraient violé pendant des heures comme ils le faisaient avec toi puis ils l'auraient tué. Tu lui as évité des heures de torture Bell's alors ne culpabilise pas.
- Je suis un monstre...
- Non, c'est faux. Je ne connais personne avec plus d'humanité que toi. Tu es bien plus humaine que certains êtres humains. Alors tu vas arrêter de culpabiliser, te relever et nous allons nous trouver des vêtements pour pouvoir partir de cette maudite forêt, d'accord ?
- Nous ne serons en sécurité nul part, murmurai-je. Où veux-tu qu'on aille ?
- Au seul endroit où ils ne pourront rien contre nous, sourit-il. A la Push.
FIN DU VINGT TROISIEME CHAPITRE
Alors ce chapitre ? ^^ N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire si vous l'avez aimé et/ou pour me dire ce que vous en avez pensé :)
On se retrouve très vite pour un nouveau chapitre !
A très bientôt ^^
