Bonjour tout le monde !

Voici un nouveau chapitre ! ^^ J'espère qu'il vous plaira autant que les précédents ! Beaucoup d'entre vous m'ont demandé combien de chapitres cette fanfiction allait comporter alors sachez que je l'ignore :s J'écris au fil de mon imagination donc je laisse les chapitres s'écrire au fur et à mesure :) Sachez cependant que j'aurais terminé cette fanfiction d'ici la rentrée de septembre maximum ^^

Comme toujours je tiens à remercier toutes les personnes qui me suivent, me lisent et me laissent des review au quotidien. Merci beaucoup ! Vous êtes géniaux !

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre !

Bonne lecture, on se retrouve en bas ^^

Chapitre 25

Point de vue Peter

Cela faisait une semaine que nous étions arrivés à Denali chez le clan que formaient Eleazar, Carmen, Tanya, Kate et Irina. Lorsqu'ils m'avaient appelé pour m'informer qu'ils venaient de retrouver Bella, j'avais eu un instant du mal à y croire. Puis, sa voix m'était parvenue et j'avais eu l'impression d'enfin sortir de cet enfer dans lequel j'étais plongé depuis qu'elle avait disparu.

Avant même de recevoir cet appel, j'avais eu comme le pressentiment qu'il fallait que je quitte Volterra pour retourner en Amérique. Evidemment, les Cullen avaient de suite voulu me suivre car comme moi, ils étaient persuadés que cela avait un lien avec Bella. Et nous avions eu raison. A peine avions-nous atterri à Seattle que nous avions reçu ce coup de fil qui avait provoqué deux émotions très contradictoires en moi.

D'un côté, j'avais été soulagé de savoir qu'elle était toujours vivante et qu'elle n'était plus sous la coupe de ces deux enfoirés de roumain. J'ignorais depuis combien de temps elle était libre mais j'espérais qu'elle n'était pas restée longtemps prisonnière. J'étais également soulagée de savoir qu'elle se nourrissait d'animaux car oui, d'après Eleazar, ils l'avaient interrompu alors qu'elle chassait en plein milieu du parc national. Savoir cela me rassurait sur le fait qu'ainsi, elle ne pourrait pas s'en vouloir pour avoir tué des humains car la connaissant, c'est bien ce qu'elle aurait fait.

D'un autre côté, ce qu'elle m'avait dit m'avait encore plus inquiété. Elle semblait penser que je lui avais fait du mal, que j'étais du même acabit que ces monstres qui l'avaient enlevé. Savoir qu'elle pensait cela m'avait brisé le cœur. J'avais voulu lui dire qu'elle se trompait mais elle s'était déjà enfuie, empêchant les Denalis de la suivre grâce à son bouclier.

Lorsque nous étions arrivés chez eux à peine une journée après, ils nous avaient informé que Bella ne se souvenait plus des Cullen et qu'elle avait donc sans doute perdu la mémoire au cours de sa transformation. Les monstres qui l'avaient enlevé avaient dû lui faire croire que je lui avais fait du mal par le passé et comme elle était amnésique, elle y avait crû sans se poser la moindre question. Serais-je un jour capable de lui rappeler que je ne lui avais jamais voulu aucun mal ? Serais-je un jour capable de lui faire comprendre qui nous étions l'un pour l'autre ?

- Tout finira par s'arranger, Peter, fit Jasper en venant poser une main sur mon épaule.

Regardant par la fenêtre, j'essayais de croire en ses paroles mais sans succès. J'avais l'impression que cela faisait une éternité qu'on me le répétait et pourtant rien ne s'arrangeait. Au contraire, les choses semblaient empirer au fil des mois. Bella était certes libre mais elle était toujours en danger. De plus, j'ignorais qui était ce Paul avec qui elle semblait être alors peut-être qu'il s'agissait de quelqu'un de néfaste pour elle.

Soudain, l'une des rares conversations que j'avais eu avec Bella lorsqu'elle était humaine me revint en mémoire. Nous étions dans cette fameuse clairière que j'avais découvert un jour en chassant et elle me parlait de sa vie avant son enlèvement. Elle avait évoqué les bons moments qu'elle avait passé avec son père, avec Jacob mais aussi avec ses amis. Parmi ces derniers, il y avait un dénommé Paul. Pouvait-il s'agir du même ? Si oui, pourquoi les roumains s'en étaient-ils pris également à lui ?

- Je crois savoir pourquoi, murmura Edward qui était assis dans le canapé en train de lire.

Le savoir encore dans mes pensées m'agaça et il me lança un regard d'excuse. Même si je savais qu'il ne contrôlait pas son don, j'avais du mal à accepter l'idée que mes pensées n'étaient pas privées, qu'il avait accès aux souvenirs que je partageais avec ma compagne.

- Ah oui ? répliquai-je simplement.

- Que se passe t-il ? demanda Rosalie en entrant dans la pièce avec son compagnon.

- Pourquoi les roumains ont enlevé ce dénommé Paul, expliqua le télépathe.

Tous les Cullen et les Denalis étaient présents dans la pièce et ils s'arrêtèrent aussitôt de faire ce qu'ils faisaient en comprenant qu'on avait peut-être du nouveau concernant Bella. Jasper me demanda à quoi je pensais et j'expliquais rapidement qu'une fois, Bella m'avait parlé d'un dénommé Paul qui vivait à la Push et avec qui elle avait grandi.

- Même si elle était de Forks, son père était très ami avec le père de Jacob qui habitait la Push. Alors, elle a passé toute son enfance à la réserve quileute, expliquai-je. Peut-être que le fameux Paul dont elle parlait la dernière fois et le même que celui avec qui elle était amie avant d'être enlevée. Cependant, si c'est le cas, je ne vois pas pourquoi les roumains s'en seraient pris à lui et surtout pourquoi ils l'ont gardé vivant.

Tous les Cullen s'échangèrent des regards inquiets et je compris qu'ils étaient au courant de quelque chose que j'ignorais. Observant les Denalis, eux aussi semblaient savoir ce qui mettait les Cullen dans cet état.

- Il y a environ soixante-dix ans, commença Carlisle alors que je commençais à perdre patience, nous nous sommes installés à Forks. Nous comptions y vivre comme nous l'avons toujours fait dans différentes villes, cependant un jour – alors que nous étions en chasse – on a découvert que la Push était habitée par d'immenses loups.

- Des loups-garous ? m'étonnai-je.

- Pas exactement, répondit-il. On a découvert qu'ils étaient en fait des métamorphes. Ils peuvent se transformer comme ils le veulent et ils sont toujours conscient de leurs actes même quand ils sont sous leur forme lupine. Lorsqu'ils nous ont arrêté dans notre chasse, nous avons essayé de leur faire comprendre qu'on ne se nourrissait que d'animaux et que nous ne touchions pas aux humains. Seules la couleur de nos yeux a fini par leur prouver qu'on disait la vérité. Ils ont alors accepté de signer un traité. Nous ne mettions plus un pied sur leur terre et ils promettaient de garder notre nature secrète.

- Quel rapport avec ce Paul ? demandai-je ne comprenant pas où il voulait en venir.

- Nous avons découvert que lorsque l'un de nous était à proximité d'un des loups, Alice était dans l'incapacité de voir notre avenir, expliqua Edward. Ces loups bloquent son don et c'est sans doute pour cela que Stefan et Vladimir ont enlevés ce Paul.

- Mais oui bien sûr ! s'exclama Alice. En l'enlevant, ils étaient sûrs que je ne pourrais pas avoir de visions d'eux, ni même de Bella !

Mon sang se glaça à l'idée que Bella soit seule avec un de ses loup-garous. Même si Carlisle affirmait qu'ils savaient se maîtriser, j'avais un mal fou à y croire. Pour moi, loup-garou signifiait instabilité et brutalité alors peu importe s'il ne s'agissait pas de véritables loups. Si seulement, j'avais réussi à la protéger ! Elle ne serait pas en danger aujourd'hui ! Ma culpabilité ne faisait que s'intensifier au fil des semaines, de même que mon sentiment d'impuissance. Si seulement, j'avais pu empêcher ces monstres de l'approcher !

- Tu n'aurais rien pu faire, Peter, murmura Edward. Ce Ben était bien trop puissant pour nous.

Même s'il avait raison, je me sentais tellement impuissant depuis plusieurs mois que je ne pouvais m'empêcher de me considérer responsable de ce qu'il s'était passé. Bella était ma compagne alors c'était à moi qu'il revenait de la protéger. J'ignorais où elle était mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la retrouver et ce, avant que les roumains ne la retrouvent.

Soudain, je vis Alice se figer et Jasper fut aussitôt près d'elle. Nous savions tous ce que cela signifiait. Le visage d'Edward se fit grave alors qu'il lisait dans les pensées d'Alice ce qu'elle était en train de voir. Pour la première fois, j'aurais aimé avoir son don de télépathie. J'aurais aimé voir de mes propres yeux ce qu'Alice était en train de voir. Rapidement, sa vision se stoppa et je la vis se tourner vers Jasper avec inquiétude.

- Qu'as-tu vu Alice ? lui demanda t-il doucement.

- Bella, murmura t-elle doucement. Elle... elle ne va pas bien.

- Qu'as-tu vu Alice ? répétai-je plus fortement en voyant qu'elle n'ajoutait rien.

- Je... je l'ai vu seule en plein cœur d'une forêt, répondit-elle après quelques secondes de silence. Elle semblait tellement en colère, tellement pleine de rage. Elle s'est mise à chasser avec une telle brutalité... Je... je ne l'ai jamais vu dans un tel état. Elle s'en est pris à ses animaux pas seulement pour se nourrir mais aussi pour... pour se défouler. Elle a fini par arrêter et alors qu'elle semblait redevenir elle-même, elle a soudain sortit un téléphone de l'une de ses poches. Elle l'a allumé et a regardé l'écran durant de longues secondes. Puis son état de rage a repris le dessus et elle s'est remise à courir.

Dire que cette vision sur Bella m'étonnait était un euphémisme. Les seules fois où Bella s'était énervée étaient les fois où elle voulait me protéger et la fois où on lui avait imposé de retourner en Italie. Bella n'était pas du genre à s'énerver, ni même à faire preuve de brutalité. Tout cela ne lui ressemblait pas. J'ignorais ce qu'elle pouvait bien avoir sur son téléphone pour la mettre dans un tel état mais cela devait être très grave.

Me tournant à nouveau vers la fenêtre, j'essayais tant bien que mal de comprendre ce qui avait pu la mettre dans cet état. La savoir ainsi en plus de la savoir en danger et loin de moi avait le don de me faire paniquer. Il fallait que je la retrouve. J'eus soudain comme le pressentiment que le seul moyen pour me rapprocher d'elle était d'aller là où elle avait grandi, là où toute cette histoire avait commencé. Etrangement, j'avais aussi le sentiment que je devais m'y rendre seul.

Me dirigeant vers le porte-manteau situé non loin de là, j'attrapai ma veste en cuir et m'empressai de l'enfiler. Si mon don me poussait à aller à cet endroit, je devais me dépêcher de m'y rendre.

- Peter, qu'est-ce que tu fais ? m'interrogea Rosalie.

- Je dois aller à Forks, répondis-je. Je sens qu'il faut que j'y aille. Seul, ajoutai-je.

- Très bien, fit-elle dans un soupir. Si tu as des nouvelles, tiens-nous au courant.

- Promis, acceptai-je.

Je n'attendis pas plus longtemps et me mis à courir vers Forks, vers ma compagne.

Point de vue Bella

Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement. Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement. Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement. Paul...

Je ne cessai de me répéter cela inlassablement depuis deux semaines pour empêcher ma haine, ma rage et mon envie de vengeance de diminuer. Si je voulais pouvoir me protéger de ces monstres, il fallait que je reste en colère. C'était le seul moyen pour que mon bouclier se déclenche. Chaque fois que je sentais ma colère retomber, je me forçai alors à regarder cette horrible photo de Paul. Revoir son corps ensanglanté et ses yeux sans vie avaient le don de me rendre furieuse.

Ma souffrance avait de nombreuses fois faillit reprendre le dessus de mes émotions mais à chaque fois je m'étais empressée de la refouler. Je ne pouvais pas me laisser aller à la douleur. Je ne pouvais plus. Paul n'était plus là pour me réconforter et pour m'aider à avancer. Il n'était plus là pour me faire croire qu'un jour tout s'arrangerait et qu'un jour, nous serions enfin libre. Lui seul l'était désormais. Quant à moi, je le serai bientôt. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le venger, pour venger la meute, mon père, Jacob, les enfants que ses monstres avaient tués sous mes yeux puis je vengerais cette adolescente en faisant en sorte de mourir à mon tour. Oui, je serai libre. Ce n'était qu'une question de temps.

Alors que j'étais encore et toujours en train de courir, le téléphone que je possédais sonna et surprise, je mis un instant à réaliser que quelqu'un m'appelait. Sortant le portable de ma poche, je vis qu'il s'agissait de Billy. Me figeant, je me rendis alors seulement compte qu'il ne devait pas être au courant pour la mort de Paul. Complètement absorbée par ma colère, je ne m'étais pas dit une seule fois que j'aurais dû le prévenir.

Comment allais-je faire pour lui annoncer que le dernier membre de la meute était mort ? Il avait vu Paul grandir et il allait le perdre, comme il avait perdu son fils et tous les membres de la meute. Pourrait-il s'en remettre ? Le téléphone cessa de sonner puis sonna à nouveau presque aussitôt. Prenant mon courage à deux mains, je décidai alors qu'il était temps de répondre.

- Bonjour Billy, fis-je après avoir décroché.

- Bella ! s'exclama t-il un sourire dans la voix. Comment vas-tu ?

Que pouvais-je répondre à cela ? Je sentis la souffrance commencer à poindre son nez dans mes émotions et m'empressai de me répéter ces choses que je me répétais depuis près de deux semaines. Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement. Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement. Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement.

- J'ai quelque chose à vous dire, Billy, fis-je doucement, ignorant sa question et tentant de ne pas montrer ma rage sous-jacente.

- Y'a t-il un problème, Bella ? s'inquiéta t-il. Tu vas bien ? Et Paul ? J'ai essayé de l'appeler plusieurs fois mais il n'a jamais répondu.

Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement. Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement. Paul. Jacob. Mon père. La meute. Les enfants. L'adolescente. Les viols. L'enfermement. Je ne pouvais pas laisser la douleur prendre le dessus. Je ne pouvais pas.

- J'étais partie chasser, murmurai-je simplement. Paul était resté à l'hôtel. Il... Nos kidnappeurs l'ont retrouvé et...

La douleur me coupa le souffle et je dus faire un effort surhumain pour ne pas la laisser reprendre le dessus. Je ne pouvais pas me le permettre. Si je voulais venger Paul, je devais continuer de ne ressentir que de la rage.

- Oh mon Dieu ! s'exclama Billy.

- Je suis désolée, fis-je doucement. Je... je n'ai pas pu retourner à l'hôtel. C'était au dessus de mes forces.. J'ignore ce qui est advenu de son corps... C'était beaucoup trop dur..

- Si tu n'es pas retournée à l'hôtel, comment sais-tu qu'il est mort ? demanda t-il surpris.

- Ces sangsues m'ont envoyé une photo ! dis-je avec colère.

Sentir ma rage reprendre le dessus de mes émotions me fit un bien fou et je dus me contrôler pour ne pas la laisser reprendre le contrôle de mon corps. Ils allaient payer pour tout ce qu'ils lui avaient fait. Ils allaient payer pour tout le mal qu'ils avaient causé. Ils allaient payer pour Paul, Jacob, mon père, pour la meute, les enfants, l'adolescente, pour les viols, pour l'enfermement. Je m'étais jurée de les faire payer et c'est bien ce que je comptais faire.

- Bella ? m'appela Billy.

Me reconnectant avec la réalité, je me rendis compte que Billy me parlait depuis plusieurs minutes mais que je n'avais pas écouté.

- Désolée, m'excusai-je. Vous disiez ?

- Je te disais que tu n'étais pas toute seule, que j'étais là si tu avais besoin de parler, de te confier, fit-il doucement. Je sais que tu ne te souviens pas de moi et que tu ne supportais que le toucher de Paul depuis ce qu'il t'ait arrivé ces derniers mois mais je suis tout de même là. Tu as toujours été comme ma fille, Bell's alors je te soutiendrais quoi qu'il arrive et ce, même si tu es un vampire désormais.

- Merci, murmurai-je touchée.

- Que dirais-tu de venir passer quelques jours à la Push ? Ajouta t-il au bout de quelques secondes. Cela pourrait te faire du bien et nous pourrions ainsi davantage discuter de ta vie humaine.

Devais-je accepter ? J'étais dans un tel état de rage permanent que je craignais de m'en prendre à Billy si cette rage prenait le dessus de mon corps comme il y a quelques jours. En effet, j'avais été tellement obnubilée par ma colère que celle-ci avait pris le dessus et que j'avais fait preuve d'une brutalité extrême. Je voyais ce que je faisais mais je ne le contrôlais pas. Heureusement, même mon subconscient semblait ne pas vouloir faire du mal aux êtres humains donc seuls les animaux avaient dû subir cette brutalité. Quand j'avais repris conscience, j'avais été tellement horrifiée par ce que j'avais fait que j'avais rapidement dû me concentrer sur autre chose pour ne pas craquer. Je m'étais rapidement concentrée sur cette haine que je ressentais à l'égard des roumains, de Ben, de Peter et des Volturis.

Pouvais-je donc accepter la proposition de Billy ? Pouvais-je me permettre de laisser d'autres émotions que la colère prendre le dessus sur mon corps ? Fermant un instant les yeux, je ne pus m'empêcher de me sentir coupable à force d'hésiter. Billy avait perdu tous ses amis et toute sa famille par ma faute. Il ne lui restait plus que moi alors comment pouvais-je hésiter ? J'étais assez forte pour me contrôler en présence d'humains alors je le serai sans doute assez pour maîtriser ma colère en étant proche de lui.

- D'accord, acceptai-je finalement au bout de quelques secondes. Je serai là dans quelques jours.

- Très bien. A bientôt alors Bella.

- Au revoir, dis-je avant de raccrocher.

Trois jours plus tard

Assise sur un vieux tronc d'arbre près de la lisière de la forêt, j'observai en silence la mer au loin. La dernière fois que j'étais venue ici, Paul était avec moi. C'est ici qu'il m'avait appris qu'il préférait que nous partions. Nous étions restés de nombreuses heures assis ici à observer en silence la mer. Même si nous étions libres depuis près de deux semaines à ce moment-là, cela avait été la première fois où j'avais réellement ressenti ce sentiment de liberté.

Depuis, Paul était mort. Ce sentiment également. J'avais comme cette désagréable impression d'être un oiseau en cage, cage où rodaient différents prédateurs. Car oui, même si j'étais libre physiquement, j'étais toujours poursuivie par de nombreux vampires. J'ignorais ce que j'avais bien pu faire par le passé pour mériter d'être ainsi torturée et poursuivie mais ils ne semblaient pas vouloir me laisser tranquille.

Soupirant, je finis par me lever et par m'enfoncer dans la forêt. Une fois sûre qu'aucun humain ne pouvait plus me voir, je me mis à courir à vitesse vampirique vers chez Billy et à peine y fus-je arrivée qu'une odeur me parvint. Je fus un instant perturbée par cette odeur délicieuse, persuadée de l'avoir déjà sentie auparavant. J'étais comme attirée vers le propriétaire de cette odeur et je n'aurais su dire pourquoi.

Fronçant les sourcils, je m'avançai avec hésitation vers la maison de Billy. Qui était là ? A quel vampire appartenait cette odeur ? Car oui, l'odeur était bien trop forte pour appartenir à un être humain. Il ne pouvait pas s'agir non plus d'un loup car ils avaient tous été décimés et que leur odeur m'était insupportable, au contraire de celle-ci.

Soudain, la porte d'entrée s'ouvrit et je vis un homme blond sortir de la maison. Penchant légèrement la tête sur le côté, je vis que Billy était à la fenêtre et qu'il m'observait avec inquiétude. Qui était cet homme et que me voulait-il ? Etait-ce l'un de mes ennemis ? L'observant plus attentivement, je reconnus alors l'homme qui s'était imposé à mon esprit quand Ben m'avait embrassé. Il fit un pas dans ma direction et je ne pus m'empêcher de grogner pour le prévenir de ne pas s'approcher.

- Bonjour, Bella, fit-il doucement en me fixant de ses prunelles dorées.

Cette voix... Je l'avais déjà entendu quelque part. Ecarquillant les yeux, je me souvins alors qu'il s'agissait de la même voix que j'avais entendu au téléphone quand ces vampires m'avaient trouvé à Denali. Je compris alors seulement qui j'avais en face de moi et ma rage prit le dessus sur mon corps, faisant apparaître mon bouclier autour de moi.

- Peter, dis-je simplement.

FIN DU VINGT CINQUIEME CHAPITRE

Alors, vos avis ? ^^ Ce chapitre vous a plu ? N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé :)

A très bientôt :)