Bonjour tout le monde !

Me revoici enfin avec un nouveau chapitre ! ^^ J'espère que celui-ci vous plaira autant que les précédents. Je tiens à vous informer que la fin est proche, plus que deux ou trois chapitres avant le dénouement final.

Comme d'habitude, je tiens à remercier toutes les personnes qui me suivent, me lisent et me laissent des review au quotidien ! ^^

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre !

Bonne lecture ! ^^

Chapitre 29

- Encore ! grognai-je en me relevant.

Jasper soupira mais m'attaqua à nouveau. J'essayai alors de l'esquiver au maximum, bloquant ses coups. Il tenta de me donner un nouveau coup dans le visage mais j'attrapai son bras et lui retournant, réussis à lui donner un coup de pied dans l'estomac l'envoyant dix mètres plus loin. Je fonçai alors à nouveau dessus et au dernier moment, fis trois pas à droite et lui donner un coup dans le dos, le poussant à rester au sol. Cependant, Jasper fut plus rapide et m'attrapant par les jambes me fit tomber également. J'essayai de le repousser mais sans succès. Il attrapa brusquement mes bras, me les bloquant dans le dos et approcha sa bouche de mon cou. Je me figeai aussitôt tandis qu'il disait :

- Tu es morte. Encore.

Je poussais un puissant grognement de colère tandis qu'il se relevait. Il sourit et me tendant une main, m'aida à me relever. Nous nous entraînions depuis près de cinq heures et pas une seule fois, je n'avais réussi à le vaincre, ce qui avait le don de m'agacer. Ce n'est pas comme cela que je parviendrais à vaincre mes ennemis ! Frottant mon pantalon et mon haut pour enlever la terre, j'essayais de calmer l'agacement et la frustration que je ressentais.

- Tu es très doué, Bella, me lança Jasper pour me calmer. Bien plus que tu ne le crois.

- Ca fait deux mois qu'on s'entraîne, répliquai-je. Deux longs mois et je n'ai même pas été capable de te battre une seule fois.

- Personne ne m'a jamais battu, rit-il. C'est bien pour ça que l'on m'a choisi pour être ton maître d'armes.

- Je sais, je sais, tu es le fameux Dieu de la guerre, râlai-je en levant les yeux au ciel.

- Allez, on rentre, on s'est assez entraîné pour aujourd'hui, finit-il par dire en souriant et en se dirigeant vers le château.

Dans un soupir, je le suivis tout en me demandant si je serais un jour capable de le vaincre. Je l'espérais car cela voudrait dire que je serais apte à vaincre Stefan et Vladimir, que je pourrais enfin venger toutes ses personnes qu'ils avaient tuées et me venger pour tout le mal qu'ils m'avaient fait. Si je m'entraînais autant depuis que j'étais à Volterra, c'était bien pour cela. Quand je ne m'entraînais pas avec Jasper, je le faisais avec Jane (la vampire blonde qui m'avait apporté cette cape le fameux jour où Marcus m'avait retrouvé) ou avec Edward. Avec eux, j'essayais d'apprendre à contrôler mes dons et cela s'avérait bien plus fatiguant que le combat. Après plusieurs heures d'entraînement, j'étais toujours obligée d'aller chasser pour calmer ma soif.

Les trois rois souverains et les Cullen venaient parfois assister à mes entraînements pour voir comment je me débrouillais. Au début, sentir leur regard sur moi m'avait rendu nerveuse puis j'avais finis par m'y habituer. Après tout, comment cela aurait pu en être autrement alors que chaque vampire que je croisai me dévisager. Certains me regardaient avec pitié, d'autres avec crainte ou encore avec colère. J'ignorais pourquoi ils agissaient tous ainsi avec moi et au début, je n'avais pu m'empêcher de le demander à Edward lors d'un de nos entraînements. Il était le seul qui pouvait réellement répondre à ma question étant donné qu'il lisait dans ses pensées. Il m'avait alors avoué que certains me craignaient car j'étais un vampire très puissant grâce à mes aptitudes. Ils avaient peur que cela se retourne sur eux. D'autres me regardaient avec tristesse et pitié suite à ce que j'avais vécu et ils désiraient ardemment me venger. Enfin, d'après lui, ceux qui me regardaient avec colère étaient ceux qui avaient voulu avancer dans les rangs des Volturis et qui n'y étaient pas parvenus. Pour Edward, ils me jalousaient d'être parvenue à devenir aussi proche des trois rois et cela suscitait leur colère. Parmi tous, c'était eux qui m'agaçaient le plus car je n'avais jamais rien fait pour m'entendre avec Marcus, Aro et Caius. Cela c'était fait uniquement grâce à mon lien de parenté avec Marcus alors ils n'avaient aucune raison de m'en vouloir.

Au fil des semaines, j'avais finis par apprendre à les ignorer, ne me préoccupant que de ceux qui me parlaient. Et comme très peu osaient, je ne fréquentais que très peu de personne. Evidemment, les personnes avec qui je restais le plus étaient les Cullen. J'étais beaucoup plus proche d'eux que de n'importe qui au sein du château et cela était sans doute dû au fait qu'ils s'étaient occupés de moi quand j'avais été humaine et qu'ils étaient les seuls avec qui je m'étais liée de confiance à l'époque. Je passais également beaucoup de temps avec Marcus. Nous nous étions davantage rapprochés quand il avait commencé à me parler de ma mère et qu'il m'avait montré diverses photos qu'il avait d'elle avant qu'elle ne meure. La photo qui m'avait le plus touché était celle de ma mère enceinte jusqu'aux yeux assise sur un vieux rocking-chair, ses mains sur son ventre, un sourire sur les lèvres et ses yeux levés vers mon père qui se tenait derrière elle et la regardait amoureusement. Cette photo m'avait tellement émue que Marcus m'avait dit de la garder. Je l'avais alors remercié en le prenant dans mes bras pour la première fois.

J'avais eu un mal fou pour supporter à nouveau le contact d'autrui mais au fil des semaines et de toutes ses discussions que j'avais eu avec Rosalie, j'avais finis par me convaincre que je ne risquais rien. Même si je n'étais pas toujours à l'aise lorsque quelqu'un me touchait, désormais je ne le repoussais plus violemment et j'arrivais même à ne plus me tendre. Le toucher d'autrui ne me donnait plus l'impression qu'il s'agissait des mains de Stefan et Vladimir. Et surtout, je n'avais plus autant cette sensation d'être salie. Comme le disait souvent Rosalie, les seuls qui devaient se sentir sales étaient ses monstres.

Après une bonne douche, je sortis de la salle de bain uniquement vêtue d'un peignoir et alors que je cherchais des affaires dans la penderie, je sentis Peter arriver et souris lorsqu'il entra dans la chambre. Me retournant, je le regardai alors qu'il s'avança vers moi.

- Ton entraînement s'est bien passé ? m'interrogea t-il en enroulant ses bras autour de ma taille.

- Si tu veux savoir si j'ai réussi à battre Jasper, la réponse est non, soupirai-je.

- Tu ne parviendras jamais à le battre alors arrête de t'entêter, dit-il amusé.

- Ne jamais dire jamais, répliquai-je en souriant.

Son sourire s'agrandit tandis que l'amour et la tendresse inondaient ses prunelles à l'entente de cette phrase que j'avais déjà prononcé deux mois plus tôt.

« Il glissa sa main dans une de ses poches et j'écarquillai les yeux en voyant l'écrin qu'il sortit de sa poche. Il l'ouvrit lentement tout en me regardant et murmura :

- Epouse-moi.

Je me tendis fortement face à cette demande aussi soudaine que surprenante. Son regard me détaillait avec tendresse, attendant une réponse de ma part. Désirait-il réellement que je l'épouse ou me demandait-il cela uniquement car il était heureux que je sois à nouveau près de lui et qu'il craignait que je disparaisse à nouveau ? Me relevant, je me mis à faire les cents pas dans la pièce tout en évitant de le regarder.

- Tu es sérieux ?

- Evidemment, répondit-il surpris en se levant à son tour.

I peine quelques heures je désirais encore fuir le plus loin possible, je jugeais que je ne méritais pas l'amour de Peter. Même si je n'avais pas changé d'avis sur ce dernier point, j'avais cependant compris que je ne pouvais désormais plus vivre loin de lui. Sans lui, je ne me sentais pas entière. Peter m'avait manqué à un point inimaginable et je ne m'en étais réellement rendue compte que lorsque je l'avais retrouvé il y a quelques heures. La simple idée d'être à nouveau éloignée de lui plus que quelques heures m'était insupportable. Je ne voulais plus le perdre, plus jamais. Même si je n'oubliais pas ce que j'avais vécu, la douleur que je ressentais vis à vis de ce que ses monstres m'avaient fait, je savais parfaitement que Peter était la seule personne qui me maintenait en vie. Tant que lui serait là, tant qu'il serait près de moi alors je parviendrais à survivre.

- Bella, fit-il en s'approchant de moi et en posant ses mains sur ma taille pour me forcer à rester face à lui. Tu n'es pas obligée de me répondre maintenant, ni même d'accepter. Nous venons juste de nous retrouver et je sais que ma demande te prend au dépourvu mais je veux que tu saches que je sais ce que je veux, Bella. Je te veux toi. Pour l'éternité. Je sais que Rosalie t'a expliqué le concept du compagnon d'éternité...

- Je sais que tu es mon compagnon, Peter, le coupai-je doucement.

Je me rendis compte de cela uniquement en le prononçant. Oui, Peter était mon compagnon et je me sentis bête de ne pas l'avoir compris avant. Tous les signes étaient là pourtant. La première fois que mes yeux s'étaient posés sur lui, il m'avait fasciné. Il avait été le seul de qui je n'avais pas eu peur une seule seconde, le seul en qui j'avais de suite eu confiance et sur qui je m'étais reposée. Etre loin de lui me faisait souffrir et le voir avec une autre me brisait le cœur. Je l'aimais. Plus que tout au monde et je ne m'imaginais pas vivre sans lui. Peter était une partie de moi, la partie la plus importante.

- Je comprendrais que tu ne veuilles pas m'épouser pour le moment, continua t-il en venant me caresser la joue. Et même que tu ne le veuilles jamais mais...

- Ne jamais dire jamais, le coupai-je à nouveau mais en le regardant cette fois-ci.

Il me regarda étonné et je murmurai alors les seules paroles qui pourraient l'apaiser.

- Oui... Oui, je veux t'épouser.

Un sourire éclaira son visage et presque aussitôt ses lèvres furent sur les miennes, m'embrassant tendrement. Fermant les yeux, je répondis immédiatement à son baiser, oubliant tout le reste. Plus rien d'autre ne comptait à part lui, à part mon compagnon. »

Peter vint doucement poser ses lèvres sur les miennes et à nouveau j'oubliai tout. Un frisson de plaisir me parcourut et je vins rapidement enrouler mes bras autour de son cou. Sa langue vint frôler mes lèvres et j'ouvris aussitôt la bouche tandis que notre baiser devint vite plus passionné. Peter me serra plus fortement contre lui tandis que nos langues se livrèrent un ballet endiablé. Plus rien d'autre n'avait d'importance. Je ne faisais plus attention à rien. Mon esprit était entièrement centré sur Peter et sur ce qu'il me faisait ressentir. Me collant plus fortement à lui, je passai mes mains dans ses cheveux tout en essayant de dominer le baiser. Il me laissa faire quelques secondes puis reprit le dessus, ce qui me fit sourire contre ses lèvres.

S'il y avait bien un aspect vampirique que j'adorais, c'était le fait de ne pas avoir besoin de respirer. Peter et moi pouvions nous embrasser sans devoir nous interrompre pour reprendre notre souffle. J'adorais quand notre passion prenait le dessus et qu'on ne parvenait plus à se détacher. Ce n'était pas la première fois que l'on s'embrassait de cette façon mais à chaque fois, j'en désirais plus. J'avais besoin de sentir Peter encore plus près et je savais ce que cela signifiait. Je désirais Peter, j'avais envie de lui tout comme je savais qu'il avait envie de moi. Cependant, même si j'avais confiance en lui, j'étais bien trop effrayée pour passer à l'étape supérieure.

Pour moi, sexe ne rimait qu'avec douleur. Je savais que ce n'était pas vrai, mais je n'avais connu que cela. J'avais perdu ma virginité lors d'un viol et je n'avais jamais connu autre chose que cela. Peter respectait cela et il ne cessait de me dire qu'il attendrait que je sois prête. Il comprenait que j'ai du mal avec cet aspect de notre relation, vis à vis de ce que j'avais vécu et je l'en aimais davantage. Rompant le baiser, il vient poser son front contre le mien et je compris juste à ses yeux clos et ses profondes inspirations qu'il essayait de se calmer pour ne pas me brusquer. C'est en le voyant ainsi, en train d'essayer de contrôler le désir qu'il ressentait à mon égard que je pris enfin mon courage à deux mains. J'avais confiance en lui. Peter n'était pas comme ses monstres. Il serait doux avec moi, je n'en doutais pas une seule seconde.

- J'en ai envie, murmurai-je faiblement.

Il ouvrit instantanément les yeux, tout en se reculant légèrement et en me regardant avec attention. Sans doute essayait-il de voir si j'en étais sûre alors je soutins son regard jusqu'à ce qu'il trouve dans le mien ce qu'il voulait voir. Il vint alors à nouveau m'embrasser avec passion, sa langue caressant la mienne. Tout en m'embrassant, il me tira doucement jusqu'au lit, me poussant dessus de façon à ce que j'y sois allongée. Un léger frisson d'anticipation me parcourut alors qu'il s'allongea au dessus de moi, faisant attention de ne pas appuyer tout son poids sur moi.

- Tu me fais confiance ? chuchota t-il tendrement.

J'hochai simplement la tête tout en continuant de le regarder. S'il y avait bien une personne en qui j'avais confiance, c'était lui. Il dénoua doucement mon peignoir et l'ouvrit lentement tout en continuant de me regarder dans les yeux. Son regard déjà sombre noircit encore davantage quand il descendit sur mon corps dénudé. C'était la première fois que j'étais nue volontairement devant quelqu'un et je ne regrettais pas que Peter soit le premier à me voir ainsi. Il serait également le dernier. J'aurais pensé que me retrouver ainsi me ferait peur mais ce que je ressentais n'avait rien à voir avec cela. Au contraire, j'aimais sentir le regard de Peter sur moi et je désirais ardemment qu'il me fasse oublier ce que ses monstres m'avaient fait. Je voulais qu'il me montre que je n'étais qu'à lui. Je voulais qu'il me fasse sienne de toutes les façons possibles.

- Tu es tellement belle, murmura t-il en venant déposer un baiser dans mon cou avant de me retirer complètement mon peignoir et de le jeter à l'autre bout de la pièce.

Tendant avec hésitation les mains, je les posai doucement sur son maillot et attendit qu'il se redresse pour le lui retirer. La dernière fois que j'avais vu Peter torse nu c'était lorsque nous avions passé plusieurs heures à la piscine. J'étais humaine à l'époque et je constatais aujourd'hui à quel point ma vision humaine ne lui avait pas rendu justice. Peter vint à nouveau m'embrasser et je ne pus m'empêcher de gémir quand je sentis son torse frôler mes seins. Je le désirais tellement. Je n'avais jamais ressenti cela auparavant et ça m'étourdissait. Tout ce que je voulais à cet instant, c'était que Peter se rapproche encore davantage.

Rapidement, Peter retira le reste de ses vêtements et nous nous retrouvâmes tous deux nus. Son corps frôlait agréablement le mien et je vis à son regard entièrement noirci qu'il me désirait autant que je le désirais. Une de ses mains vint lentement caresser ma joue tandis qu'il m'observait avec désir et tendresse. Sa main glissa lentement le long de mon cou, de mon épaule puis frôla doucement mon sein, me faisant haleter. Elle se referma complètement sur mon sein, le caressant tandis qu'il vint déposer de légers baisers dans mon cou.

Peter, par sa tendresse et sa douceur, parvenait à me faire oublier tout ce que j'avais vécu et à me faire profiter pleinement de cet instant que nous étions en train de partager. Même si j'avais perdu ma virginité depuis bien longtemps, cela ne changeait rien au fait qu'il s'agissait de ma première fois. C'était la première fois que je m'offrais entièrement à quelqu'un et Peter en était entièrement conscient.

Il pinça soudain mon téton me faisant gémir tandis que son autre main vint doucement se poser sur mon intimité. Je sentis ses doigts écartes mes lèvres intimes et se poser sur mon clitoris. Peter se mit à me caresser à cet endroit tout en continuant de m'embrasser dans le cou. Une sensation étrange me parcourut au même moment et je ne pus m'empêcher de me tendre.

- Chut, tout va bien, murmura doucement mon compagnon en relevant la tête et en plantant son regard dans le mien. Laisse-toi aller.

Posant une main sur sa nuque et l'autre dans son dos, je l'attirai à moi et l'embrassai. Il me rendit aussitôt mon baiser et continua de me caresser. Rapidement, un plaisir intense grimpa en moi et je ne pus m'empêcher de gémir contre sa bouche. Peter se recula légèrement pour m'observer et doucement, inséra un doigt en moi, me faisant gémir encore davantage et me poussant à fermer les yeux. Le plaisir était tel que rapidement, il me submergea entièrement, me faisant crier son nom dans un gémissement de plaisir. Il continua de me caresser tandis que les vagues de mon orgasme me secouait encore.

Lorsque je finis par ouvrir les yeux, Peter me regarder avec amour, tendresse et désir et je ne pus m'empêcher de venir caresser sa joue du bout des doigts. Il était si beau. Qu'avais-je bien pu faire pour qu'il me choisisse moi ? A cet instant, je ne voulais faire qu'un avec lui. J'avais besoin de sentir que je lui appartenais, de sentir que plus jamais nous ne serions séparés. C'est pourquoi, sans aucune once d'hésitation, j'enroulai mes jambes autour de son bassin, le forçant ainsi à se rapprocher davantage. Je sentis son sexe frôlait le mien, attisant une nouvelle fois mon désir pour lui, et je baissai légèrement les yeux. Je vis alors son membre dressé fièrement, prêt à me pénétrer.

Peter me força à relever la tête et chercha à nouveau la permission dans mon regard. Il dût voir ce qu'il voulait car il déposa un doux baiser sur mes lèvres tout en posant ses avant bras de chaque côté de mon visage. Plantant son regard dans le mien, il me pénétra alors lentement tout en caressant mon visage. Une légère douleur se fit ressentir quand il rentra en moi et il dût le sentir car il cessa aussitôt de bouger, attendant que je m'habitue à lui.

A peine quelques secondes plus tard, j'eus besoin qu'il bouge et tout en continuant de le regarder, remuai doucement des hanches pour le lui faire comprendre. Il eut un léger sourire et se mit à bouger lentement en moi, faisant renaître cette même boule de plaisir qui avait explosé en moi i peine quelques minutes. Posant mes mains sur son dos, je le poussai à me pénétrer encore plus rapidement tandis que le plaisir prenait le dessus sur pratiquement toutes mes émotions, mise à part l'amour que je ressentais pour lui. Je ne pus m'empêcher d'enfoncer mes ongles dans son dos au fur et à mesure de ses coups de rein et tentai de garder les yeux ouverts pour continuer de le fixer pendant cet acte que nous partagions pour la première fois.

Au fur et à mesure que notre plaisir s'intensifiait, nos gémissements inondaient de plus en plus la chambre. Peter prit doucement mes mains et tout en les posant de chaque côté de ma tête entremêla ses doigts avec les miens. Son regard empli de désir et d'amour me fixait sans relâche comme s'il voulait gravé ce moment à jamais dans sa mémoire.

- Je t'aime, murmura t-il en accélérant à nouveau ses coups de reins.

- Je t'aime aussi, répondis-je entre deux gémissements de plaisir.

Rapidement, notre plaisir prit le dessus sur tout le reste et nous fûmes tous deux emportés dans l'orgasme.

Point de vue Peter

Allongé sur le lit, je caressai doucement le dos de Bella alors que sa tête était appuyée sur mon torse et que nos jambes étaient emmêlées. Nous étions ainsi depuis une dizaine de minutes, depuis que nous nous étions remis de l'orgasme que nous avions partagé. Pas un seul mot n'avait été échangé depuis, nous restions dans un silence agréable, profitant simplement de la présence de l'autre et pensant à ce que nous venions de partager.

Si on m'avait dit que nous passerions à cette étape aujourd'hui, je n'y aurais pas cru. Même si je l'avais toujours désiré bien plus que de raison, j'avais toujours fait attention à ne pas la brusquer et je m'étais toujours dit qu'il faudrait des années avant qu'elle ne puisse ne serait-ce qu'imaginer passer à l'acte. Après ce qu'elle avait vécu, cela aurait été tout à fait normal. Alors j'avais été fortement surpris quand elle m'avait avoué avoir envie de plus. J'avais un instant pensé à la repousser pour ne pas qu'elle en vienne à le regretter mais j'avais lu dans son regard qu'elle était décidé et qu'elle en avait réellement envie alors je n'avais pas pu la repousser.

Je n'avais jamais rien vécu d'aussi intense et la voir se tordre de plaisir grâce à mes caresses m'avait procuré un tel sentiment de joie que je ne désirais qu'une chose : recommencer. Je désirais ré-entendre ses gémissements, la sentir se tenir à moi, la voir se lâcher totalement comme elle venait de le faire. Je voulais qu'elle me redonne à nouveau entièrement sa confiance et ne faire plus qu'un avec elle. Je l'aimais tellement. Plus rien d'autre ne comptait à part elle et ce, à tel point que j'ignorais si je serais capable de me détacher d'elle après ce que nous venions de faire.

Je la sentis soudain se tendre et elle se redressa presque instantanément, tenant le drap contre sa poitrine.

- Mon cœur ? m'inquiétai-je.

- Quelqu'un essaye de passer mon bouclier, murmura t-elle en se relevant et en se dirigeant vers la penderie.

- Peut-être qu'il s'agit seulement de Jane, d'Alec ou d'Edward, tentai-je de la rassurer tout en la regardant.

Même si je voulais lui laisser un peu d'intimité pendant qu'elle s'habillait, je ne parvenais pas à détacher mon regard d'elle. Elle était si belle, si désirable. Qu'avais-je bien pu faire par le passé pour mériter une compagne comme elle ? Encore aujourd'hui, je ne pouvais m'empêcher de me dire que son amour pour moi était incompréhensible. Elle méritait tellement mieux !

- Ce n'est pas eux, Peter, répliqua t-elle doucement en s'habillant à vitesse vampirique.

Je me tendis à ces mots et tout en me levant, m'empressai de me rhabiller. Si ce n'était ni Jane, ni Edward et ni Alec, qui cela pouvait-il bien être ? Personne ne tenterait de s'en prendre à elle. Presque tous les gardes la craignaient et ceux qui ne la craignaient pas, étaient beaucoup trop effrayés à l'idée de subir le courroux des Volturis. Alors j'ignorais qui avait osé s'attaquer à son bouclier mais il le regretterait.

Quand nous fûmes tous deux habillés, nous nous empressâmes de quitter la chambre et je vis au regard concentré de ma compagne qu'elle comptait bien trouvé qui avait tenté de briser son bouclier. Nous traversâmes rapidement les couloirs du château, ignorant les regards surpris des gardes et lorsque nous parvînmes près de la salle du trône, plusieurs odeurs que je n'avais jamais senti jusque là me parvinrent. Avant même que je ne puisse me rapprocher de ma compagne, celle-ci avait déjà ouvert les portes et pénétrai dans la pièce. Entrant à mon tour, je constatai que deux vampires que nous n'avions jamais vu étaient face aux trois rois et que les gardes n'étaient pas loin, observant leur échange au cas où ils devraient intervenir.

Toutes les personnes se tournèrent vers nous à notre entrée et je vis Marcus froncer les sourcils en voyant l'air concentré de Bella tandis que certains gardes se tendirent encore davantage.

Point de vue Bella

- Bella ! Peter ! s'exclama Aro dans un sourire. Laissez-moi vous présenter nos invités Carla et Tomas. Ils étaient en visite en Italie et ont été quelque peu étonnés de trouver un aussi grand nombre de vampires par ici.

- Vraiment ? lança Peter en allant s'appuyer contre un mur et en observant avec méfiance les deux nouveaux venus.

Si vraiment ces vampires étaient simplement en visite pourquoi avais-je senti une attaque contre mon bouclier ? Ce n'était pas logique. Lorsque Peter et moi nous étions retrouvés seuls dans la chambre, j'avais installé mon bouclier physique et mental autour de la chambre, comme je le faisais depuis que je savais le contrôler. Ainsi, nous ne risquions pas d'être dérangés. Alors quelle n'avait pas été ma surprise quand j'avais senti une vive attaque psychique essayer de passer à travers celui-ci. En voyant la main d'Aro tenir celle de la dénommé Carla, je fus surprise qu'il n'ait rien remarqué de leurs attaques. Ne pouvait-il lire dans ses pensées ?

Me concentrant, j'étendis alors mon bouclier sur les gardes et sur Marcus, Aro et Caius, tout en gardant Peter en dessous. S'il y avait le moindre risque que l'un des deux est un pouvoir susceptible de nous causer des ennuies, alors il fallait que je les en empêche. M'avançant, je vins me positionner aux côtés de Marcus tout en lançant un coup d'oeil à Jane et Alec pour leur signaler de faire attention. A peine les eus-je regardé qu'ils s'avancèrent légèrement, venant se positionner derrière les trônes des rois. L'ambiance avait considérablement changé depuis que nous étions entrés dans la pièce avec Peter et cela semblait rendre nerveux nos deux ''invités''.

Aro et Caius continuèrent de discuter avec eux mais je n'y fis pas attention. J'étais entièrement concentrée sur mon bouclier, bien décidé à découvrir s'ils étaient responsables de l'attaque que celui-ci avait subi i peine quelques minutes. Si oui, il me faudrait en découvrir la raison. Après tout, il n'avait aucune raison de m'attaquer et encore moins de faire cela en plein milieu de Volterra. Pour faire cela, ils devaient être profondément idiots ou bien très puissants. Evidemment, je penchais plutôt pour la deuxième solution étant donné qu'Aro ne parvenait à lire leurs véritables intentions dans leur esprit.

Soudain, une brusque attaque percuta mon bouclier et je crus un instant qu'elle pourrait passer à travers mais mon bouclier parvint à l'absorber. Je n'attendis pas une seconde de plus pour envoyer voler le dénommé Tomas à l'autre bout de la pièce grâce à mon autre pouvoir avant de me jeter sur lui dans un grognement.

Au fil des semaines, nous avions découvert avec Jane et Edward qu'en plus de mon bouclier physique et mental, je possédais également le pouvoir de télékinésie, autrement dit je pouvais faire ce que je voulais, déplacer n'importe qui ou n'importe quoi uniquement grâce à la pensée. Même si ce don était très puissant selon mes entraîneurs, j'avais encore aujourd'hui du mal à m'en servir. Je ne parvenais qu'à repousser violemment autrui et rien d'autre, ce qui m'agaçait prodigieusement car je jugeais que cela ne servait à rien. Du moins jusque aujourd'hui.

Attrapant Tomas par la gorge, je le soulevais du sol tout en lançant furieusement :

- Essaye de t'attaquer à moi encore une fois et tu es mort.

- Bella, que se passe t-il ? s'inquiéta Marcus.

Tournant la tête, je vis que Peter et l'un des gardes nommé Félix tenaient Carla, l'empêchant d'intervenir. Celle-ci me regardait avec colère et tentait de se soustraire de leur prise.

- Votre invité a tenté de m'atteindre avec son don à deux reprises, expliquai-je en regardant Marcus.

- Je n'ai rien vu dans leurs esprits, s'étonna Aro.

- Carla a sans doute le don de dissimuler ses pensées et celles d'autrui, expliqua Peter.

Alors que nous parlions, Tomas tenta de me donner un coup mais malheureusement pour lui mon bouclier physique me protégeait. Son coup me poussa uniquement à resserrer ma prise sur son cou et à grogner. Presque aussitôt, je sentis une rafale d'attaque sur mon bouclier psychique.

- Que veux-tu ? grognai-je férocement. Pourquoi t'attaques-tu à moi ?

Voyant que je n'obtenais pas de réponses, je le lançai violemment trois mètres plus loin et Jane s'empressa d'utiliser son don sur lui, le faisant hurler de douleur. Même si je détestais m'en prendre aux autres, je savais parfaitement que c'était le seul moyen pour le faire parler. Nous ne pouvions pas prendre le risque que lui et la femelle soit sous les ordres de Stefan et Vladimir. Aro s'approcha de lui et tenta de lire ses pensées mais rapidement il secoua la tête.

- Je ne vois rien, dit-il. Il n'a que des pensées inoffensives.

- Félix, tu sais ce qu'il te reste à faire, lança Caius.

Félix réagit aussitôt. En moins d'une minute, Carla se retrouva démembrée sous mes yeux. Face à ce geste empli de violence et de brutalité, ma peur fut si grande que je sentis la puissance de mon bouclier décliner. Même si je savais que c'était le seul moyen pour savoir pourquoi Tomas s'attaquait ainsi à moi, cela n'en restait pas moins choquant. C'était la première fois que j'assistais à ce genre de scène et j'espérais que cela ne se reproduirait pas de sitôt.

En un simple regard dans ma direction, Peter comprit que cette violence m'avait choqué et il s'empressa de venir près de moi. M'attirant contre lui, il me serra dans ses bras et je me sentis à nouveau en sécurité. Cachant mon visage contre son cou, je respirais profondément son odeur dans l'espoir de faire disparaître cette panique qui m'avait secoué i peine quelques instants.

Même si je semblais aller beaucoup mieux ces dernières semaines vis à vis de ce que j'avais vécu, cela n'était pas forcément vrai. Au contraire, j'avais appris à masquer ce que je ressentais pour ne pas inquiéter toutes les personnes pour qui je comptais. Seuls Peter et Jasper n'étaient pas dupes. Peter car il était mon compagnon et Jasper parce qu'en tant qu'empathe, il détectait facilement mes émotions. J'étais toujours aussi fragile et ils le savaient. Ma réaction à cet instant ne faisait que confirmer ce qu'ils pensaient et montrait à chaque vampire présent dans cette pièce que j'étais bien moins solide que je ne le laissais penser.

- Vous pouvez le tuer, finit par dire Aro au bout de quelques minutes. J'ai toutes les informations qu'il me faut.

Je me tendis fortement à cette phrase et Peter s'empressa de resserrer son étreinte sur moi, tandis que les bruits de démembrement emplirent la pièce. Quelques secondes plus tard, j'entendis plusieurs vampires sortirent de la pièce et compris qu'ils étaient partis brûler les corps. Je ne sais combien de temps je restais ainsi dans l'étreinte rassurante de mon compagnon mais je m'en fichais. Il était le seul avec qui je me sentais entièrement en sécurité et je n'avais aucune envie de bouger.

- Bella ? Finit par m'appeler doucement Marcus.

Ouvrant les yeux tout en gardant ma tête appuyée contre le torse de Peter, je constatai qu'il s'était rapproché et qu'il m'observait avec inquiétude. Il vint doucement me caresser la joue tout en s'excusant d'avoir fait cela devant moi.

- Pourquoi étaient-ils là ? murmurai-je.

- Ils ont été envoyé par Stefan et Vladimir pour essayer de briser ton lien avec Peter. Ils voulaient manipuler son esprit pour qu'il te ramène à eux, expliqua lentement Aro en se rapprochant avec Caius.

- Mais heureusement ton bouclier est toujours au dessus de ton compagnon, ajouta Caius, se voulant rassurant.

Je me tendis fortement à ces mots et Peter également. Si nous n'avions pas été ensemble au moment où ils étaient arrivés, ils auraient pu manipuler Peter aisément. Ils auraient pu le monter contre moi et pire, lui faire du mal. Je préférais mourir plutôt que cela n'arrive. Me collant davantage contre Peter, je me demandai alors s'il ne serait pas mieux pour lui que je disparaisse à jamais de sa vie.

FIN DU VINGT NEUVIEME CHAPITRE

Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire si vous l'avez aimé ^^

A très bientôt !