13 rws pour la chapitres 2... waouh... vous explosez les records là... MERCI

voici le chapitre 3 un peu moins drôle que les précédents, mais il faut bien passer par là...

bonne lecture à tous


Figé. C'était un mot parfait pour décrire les états de Stiles, de John et de Derek à ce moment-là. Pas un des trois ne bougeait.

Stiles devrait se justifier. Derek devrait ravaler sa honte et sa colère et le shérif devrait encore démêler le vrai du faux des paroles qui sortiraient de la bouche de son fils.

Le portable de John vibra en faisant revenir au moment présent son propriétaire.

- Vous pouvez m'expliquer? Demanda-t-il à Stiles et à Derek.

Le jeune homme cligna des yeux et rougit, tandis que le mini Derek se mit à grogner.

- En fait papa… j'ai trouvé Derek comme ça ce matin… tu comprends, j'allais pas le laisser chez lui sans défense. Il est si petit.

- Stiles, gronda le père.

- Bon… peut-être que je l'ai pas vraiment trouvé comme je le dis.

- Et donc?

- Ben… j'y suis un peu pour quelque chose en vrai.

- C'est surtout complètement de ta faute Stiles, grogna Derek.

Le shérif se passa une main lasse dans les cheveux et soupira. Il entra dans la chambre de son fils et claqua la porte avant de tourner le verrou et de s'appuyer contre le bois.

- Personne ne sortira de cette chambre avant que je sache Toute la vérité.

- Déformation professionnelle, plaisanta Stiles avec un grand sourire, qu'il perdit très vite quand il vit les regards de Derek et de son père sur lui.

L'ado lâcha le mini-loup qui tomba sur le sol en grognant et il s'assit tranquillement sur son lit avec un bouquin.

- Tu vas pouvoir attendre longtemps, papa.

Le shérif attendit. Encore… et encore… et encore… Stiles n'avait pas du tout l'air de vouloir révéler quoi que ce soit. Derek avait finit par s'installer dans le salon de la petite maison de poupée.

- Stiles, je veux la vérité, grogna le shérif alors que la nuit tombait à l'extérieur.

Stiles leva les yeux de son livre, qu'il avait terminé de lire depuis un bon moment, et marmonna.

- Je ne comprends rien Stiles, râla le père.

- Il dit qu'il est allé voir la sorcière pour lui demander une potion qui devait changer ma vie et la sienne, mais que, sa maladresse fabuleuse a fait que la potion m'a transformé en petit loup-garou ressemblant à une poupée, traduit Derek en se positionnant en face du shérif qui se baissa pour l'écouter.

- J'aurais dû m'en douter. Stiles, je t'avais demandé de ne pas allé vers cette sorcière.

- Mais, j'y suis allé avant que tu ne me dises de pas le faire.

- Et bien entendu, ça ne t'est pas venu à l'esprit que tu n'aurais même pas dû songer à aller la voir.

- Siiii, mais je voulais…

- Tu voulais quoi? Insista le shérif.

- Je peux pas vous le dire.

- Nous voilà pas très avancés.

Stiles se tritura les doigts et fit les cent pas dans sa chambre. Il était devant un sacré dilemme. S'il continuait de mentir et de cacher la vérité, son père allait se fâcher, genre sévère, et s'il disait la vérité, son père et Derek risquaient de faire un malaise. Stiles regarda Derek. Il avait juste voulu que le loup l'aime un peu et veuille être avec lui. Cette erreur venait de lui apprendre que forcer les sentiments c'est pas bien et que ça peut entraîner des problèmes gros comme le monde. Il soupira, se passa une main dans les cheveux et soupira.

- Très bien papa, je vais te dire la vérité, mais d'abord… j'aimerais qu'on aille ailleurs, loin d'ici et que Derek reste dans sa petit maison.

Derek grogna en faisant briller ses yeux et le shérif secoua d'abord la tête avant de croiser le regard désespéré de son fils. Qu'avait-il de si terrible à cacher à Derek Hale?

- Soit, allons au poste Stiles.

Le visage de l'ado s'illumina. Il s'excusa plusieurs fois à Derek et finit par partir avec son père après avoir condamné les fenêtres et la porte de sa chambre.


Au poste, le shérif s'énerva très vite de voir son fils tourner en rond et se ronger les ongles.

- Donc, Stiles? Questionna John au somment de l'énervement.

- Ben, bon, ok, euh… Papa, tu sais dans ce monde on voit de tout hein. Des hommes, des femmes, des loups-garous, des banshees, des ados, des…

- Viens-en aux faits, coupa le shérif.

- Et bien, ouhlà… c'est compliqué. Tu vois, je suis allé voir la sorcière et je voulais une potion pour… enfin, tu vois, parce que Derek il est un peu compliqué comme mec et je voulais… je devais… Oh bon sang…

John soupira et vint poser ses mains sur les épaules de son fils et le fit s'asseoir.

- Détends-toi Stiles. C'est de loin pas ta première bêtise et je doute que ce sera la dernière, mais j'aimerais savoir ce qui s'est passé. J'aimerais savoir ce que tu cherchais à faire avec cette potion. Derek est bien embêté maintenant.

- Ouais donc… Derek… je … Est-ce que tu vas me punir?

- Tout dépend si je finis par savoir ce qui s'est passé. Si tu ne me dis rien, tu seras puni d'office. Si j'ai une explication, je verrai pour une punition ou pas.

- Ok. Je voulais juste une potion pour rendre… euh… amoureux, marmonna Stiles et se tortillant les doigts dans tous les sens.

- Rendre Derek amoureux? De qui? Pourquoi?

Stiles se leva d'un bond.

- Pour le rendre amoureux de moi, cria-t-il, les larmes aux yeux.

Le shérif se raidit et cligna des yeux en regardant son fils soupirer et se détendre enfin.

- Est-ce que… Est-ce que tu peux répéter Stiles?

- Non, je ne peux pas, papa. Je suis désolé…

- J'avoue que le coup est un peu rude là. Enfin Stiles, il a au moins six ans de plus que toi et c'est un homme et un loup-garou.

Le shérif se laissa tomber sur sa chaise de bureau et se passa les mains sur le visage et dans les cheveux.

- Tu m'auras vraiment tout fait Stiles! … Bon sang, je suis père célibataire et tu ne me facilites de loin pas les choses.

- Ben, j'ai pas fait exprès non plus, marmonna Stiles.

- Tu es donc… homosexuel?

- Je… crois.

- Tu crois?

- Ben disons que je ne sais pas. Y avait Lydia… il y a Derek et oh… bon sang… j'en sais rien. Je voulais juste qu'il soit amoureux de moi pour que ce soit plus simple pour moi de lui faire comprendre mes sentiments. Tu vois, je ne peux pas lui dire comme ça. C'est quand même Derek Hale. Il est grand, il est beau, il est musclé et il fait peur, enfin je veux dire en tout cas, ça me fait peur de parler de ça avec lui, alors je pensais juste rendre ça plus facile. Je suis désolé.

- Oui, désolé, tu peux l'être. Enfin fiston, on ne peut pas forcer les sentiments de quelqu'un. Comment as-tu pu penser que ça réglerait tes soucis de communication?

- Ça me semblait être une bonne idée. Je reconnais que j'ai fait une grosse bêtise.

- Certes! On est d'accord là-dessus. Donc qui dit bêtise, dit punition, n'est-ce pas?

- Oui. Dis papa, tu vas me garder à la maison?

- Où veux-tu que je t'envoie? Tu seras majeur dans moins de huit mois.

- Ben tu sais, à cause de… enfin, si les hommes c'est mon truc.

- Oh ça… Non, je ne vais pas te mettre dehors. Tu es mon fils.

- Ça te dérange pas alors?

- Si, ça me dérange. Bien sûr que oui. Mais je ne peux rien faire contre ça et je te prends comme tu es, comme j'ai toujours fait depuis ta naissance, c'est tout. Mais vraiment, Derek Hale?

- Moui, Derek Hale.

- Et tu coup… tu comptes réparer ta bêtise comment?

- Ben la sorcière a dit que ça allait revenir à la normale dans quelques jours. Elle a aussi parlé d'honnêteté entre Derek et moi.

- Je suppose que tu ne tiens pas à y révéler l'effet que devait avoir la potion?

- Bien sûr que non. Je suis peut-être un peu dingue, mais pas suicidaire.

- On n'est pas sortie de l'auberge, soupira John.

- Papa, on n'est pas dans un conte où le problème va se régler d'un seul coup parce que je révélerai à Derek la vérité. La sorcière a dit, ça va revenir à la normale tout seul. Je ne vais pas risquer ma vie.

- N'exagère pas. Derek n'est pas un tueur ni une bête sauvage.

- Justement, c'est bien le problème. Il n'en reste pas moins dangereux et on ne sait pas ce qu'il est capable de me faire parce que j'aurai eu l'affront d'avoir des sentiments pour lui.

John s'étrangla et toussa quelques longues secondes. Stiles fronça les sourcils.

- Bon sang, comme ça fait bizarre de t'entendre dire un truc pareil. Au fait fiston, ça fait longtemps que tu… enfin tu vois, avec Derek.

- Depuis que je l'ai rencontré dans la forêt. Enfin non, au début c'était juste que… il me faisait de l'effet. J'ai pensé d'abord que j'étais jaloux de sa carrure et tout et en fait non, parce que je me masturbais en pensant à lui et puis, j'ai dû me résoudre à m'avouer que j'étais attiré par lui et puis à force de passer du temps à ses côtés, je suis tomber amoureux, comme une midinette débile.

- Stiles, quand tu me racontes ta vie, épargnes-moi certains détails. Je suis ton père, pas Scott.

- C'est toi qui voulais savoir.

- Je ne t'ai pas demandé de me parler de tes… activités solitaires.

- Oh ça va, je suis pas un ange, tu le sais quand même.

- Oui, oui, ça je suis au courant. Ça se saurait si tu étais un enfant calme et parfait.

- Bon sang, tu t'ennuierais dans ta vie avec un gosse pareil.

John sourit en secouant la tête.

- N'en rajoutes pas. Pour ta punition d'être allé voir la sorcière, plus de sortie pendant 15 jours. Maintenant, va à la maison et occupes-toi de ce Derek miniature, tu lui dois au moins ça, à défaut d'explication claires.

- Mon sourwolf de poche, murmura Stiles en se levant, mais le shérif ne l'entendit pas.


Derek était fâché. Quelle raisons pouvait bien avoir Stiles pour ne pas parler de sa bêtise devant lui? Pourquoi s'isoler au poste avec son père? Était-ce si grave? Si honteux? Si stupide? Cet ado lui en avait déjà fait voir, mais là, ça dépassait tout le reste.

Il entendit la porte de la maison claquer, puis celle du frigo et enfin des pas un peu hésitants dans l'escalier. La porte de la chambre s'ouvrit doucement et l'odeur de Stiles envahit l'espace.

- Coucou Sourwolf, lança l'ado avec le sourire en s'asseyant devant la maison de poupée.

Derek assit dans un fauteuil ne répondit pas.

- Je vois que tu m'en veux, Derek. Je comprends. Je t'en voudrais aussi si j'étais à ta place et toi à la mienne. Tu as le droit d'être fâché et de grogner. Sauf que, je ne peux ne rien faire pour te redonner ta taille normale et puis pour les explications… ce n'est pas si important.

- Parles pour toi, maugréa Derek.

- Ecoutes, c'est compliqué.

- Il n'y a rien de compliqué dans le fait de me dire la vérité. Ça m'aiderait à comprendre ce que tu comptais faire et pourquoi je me suis retrouvé dans cette situation surréaliste.

- Il y a du compliqué dans le fait de te dire la vérité, crois-moi. Tu ne caches jamais rien à personne toi?

- On ne parle pas de moi là. Je n'ai transformé personne en loup miniature moi.

- Je sais… Bonne nuit Derek.

- Tu te fiches de moi là ou quoi?

- Non, il est tard. J'ai l'école demain et je suis fatigué.

Derek marmonna quelque chose et Stiles se pinça les lèvres.

- Je sais que tu n'es pas content, soupira l'ado en se levant et en se dirigeant vers son lit.

Il s'allongea dessus tout habillé. Derek soupira sur son fauteuil et se leva pour aller à l'étage de la maison de poupée. Il se débarrassa de ses vêtements en gardant quand même son jean, se coucha dans le lit double, sous la couette et grogna une bonne partie de la nuit.

Fichu Stiles!


On se retrouve bientôt pour la suite. j'espère que ça vous plaît toujours. :-)

bisous à tous

Kitsune