Ok ok, j'ai mis du temps... comme chaque fois que je dois écrire la fin d'une fic d'ailleurs... sorry, sorry..
dernier chapitre de A sourwolf in my pocket.
On m'a dit parfois que mes fins semblaient bâclées, comme si j'en avais marre à la fin... mais non...j'en ai pas marre, parce que mes fins sont toujours présentes dans mon esprit bien avant les débuts de mes fictions. Bref, j'espère que celle-ci vous plaira comme elle est.
bonne lecture
Derek se réveilla ce matin-là et promena son regard dans son loft. Il huma l'air et se leva. Il alla directement à la cuisine. La pièce sentait le café et le croissant chaud. Le loup s'arrêta sur le pas de la porte et regarda Stiles, le nez plongé dans son bol de céréales.
- Stiles ?
Le jeune homme leva la tête et son visage s'illumina quand il vit Derek devant lui.
- Oui mon sourwolf ?
- Il faut que je te raconte quelque chose, annonça le loup en s'asseyant en face de son amour.
Stiles était à moitié couché sur la table et riait aux éclats depuis un bon quart d'heure.
- J'ai… mal… mal au ven… ventre… oh mon…. Dieu. Der… excel... excellent… comment t'as… comment t'as pu rêver d'un truc pareil ?
- Si je savais.
- Là c'est quand même le délire total. Je ne ferais jamais un truc pareil quand même.
- Tu en serais capable Stiles. C'est pour ça que je ne suis pas certain que c'était vraiment un rêve.
Et Stiles repartit dans un fou-rire de dingue. Derek se leva avec le sourire et laissa son amour se calmer.
C'est vrai que ce n'était pas banal comme rêve. Se voir petite-peluche-de-loup-garou, habitant dans une maison de poupée et squattant la poche du sweat de son amoureux… ouais, pas banal. C'était vraiment du grand n'importe quoi.
Le loup se posa dans le canapé et se rappela la fois où Stiles lui avait avoué ses sentiments. C'était simple. Le jeune homme s'était planté devant lui et avait lancé :
- Ecoute-moi bien Monsieur le loup-garou. Tout ça c'est de ta faute si je suis là devant toi aujourd'hui. T'es apparu dans ma vie et t'a foutu le bordel dans tout ce que je croyais savoir sur moi-même. Je ne te le dirai qu'une seule fois, et tu feras ce que tu voudras de cette information. Je suis amoureux de toi ! Je sais, ça paraît dingue et ça l'est, mais hé, je ne l'ai pas fait exprès hein ! Voilà, c'est tout ce que j'avais à te dire.
Et Stiles s'était enfui en courant. Derek ne l'avait pas rattrapé. Cloué sur place, le cœur battant, l'esprit troublé, le corps frissonnant. Stiles était amoureux de lui ?
- Toi, tu penses à moi, claironna une voix espiègle derrière Derek.
- J'avoue. Je pensais au jour où tu m'as dit que tu m'aimais.
- Et à ton comportement par la suite ?
- J'y venais. Je sais que je n'avais pas été correct avec toi. J'ai fui et j'ai cherché à te faire du mal pour que tu ne sois plus amoureux. En même temps, je ne pouvais pas croire un truc aussi délirant que, toi, amoureux de moi. Je ne sais plus ce qui m'a décidé à te croire au final ?
- Tu sais, ça fait déjà un an et demi, alors je me souviens pas vraiment. Je sais que tu as fini par me dire que tu étais amoureux toi aussi et que tu m'as demandé de sortir avec toi. Comme ça, un peu du jour au lendemain en fait.
Stiles fronça les sourcils et se plongea dans ses souvenirs.
Deux ans plus tôt :
Derek n'avait pas dormi pas de la nuit. Il avait veillé dans le salon de la maison de poupées en regardant Stiles dormir dans son lit à quelques mètres de lui.
Dès le soleil levé, Le jeune n'avait pas tardé à se réveiller. Derek savait à quelle heure le réveil était programmé. C'était un jour important. Il allait enfin retrouver son corps d'homme et quitter ce corps ridicule de mini-loup-garou.
Stiles se leva quelques minutes plus tard, les cheveux hirsutes et les yeux encore collés de sommeil et soudain, il bondit hors du lit, s'étira et fit un saut depuis le devant de son lit jusqu'à la maison de poupée.
- Coucou Derek, dit-il avec le sourire. Le loup se trouva tout con et rougit en baissant le regard. Il roula des yeux ensuite et maugréa un salut à peine audible en essayant de contenir les battements de son cœur qui s'étaient intensifiés subitement quand Stiles avait sourit.
Le loup se prépara de son côté et Stiles du sien, puis le jeune humain vint offrir sa poche à Derek qui grimpa dedans, l'esprit joyeux. Il profita tout le long du trajet jusque chez la sorcière pour s'imprégner de l'odeur de Stiles. Il ne la sentirait peut-être plus jamais d'aussi prêt. Stiles l'emmena avec lui chez la sorcière qui rit en les voyant arriver.
- J'ai été sotte, mais avouez que cette situation était risible quand même. Un humain qui arrive à transformer un loup-garou en peluche vivante. Je n'avais jamais vu ça de ma vie et je suis âgée de 258 ans quand même. Jamais personne n'avait secoué une de mes fioles. Jamais personne n'avait utilisé ce filtre sur un être surnaturel. Je ne m'attendais pas à un tel effet.
- J'ai trouvé ça moins drôle pour ma part, grogna Derek.
La sorcière se pencha sur lui et Derek remarqua que de près, ses yeux avaient des reflets violets.
- Je suis certaine que vous avez trouvé au moins un côté plaisant à cette aventure, n'est-ce pas ?
Derek rougit et s'éclaircit la gorge. C'était une sorcière voyante ? La jeune femme (?) sourit et tendit à Derek un dès à coudre rempli d'un liquide jaune et le loup le bu d'une traite. Il s'endormit soudain et Stiles paniqua.
- Vous l'avez tué ?
- Non voyons, s'indigna la sorcière.
- Il était censé redevenir le Derek Hale que j'ai toujours connu, pas s'endormir.
- Ne paniquez pas jeune homme. Allez simplement le déposer chez lui, le reste se fera tout seul. Vous avez une demi-heure pour aller le mettre dans son lit sinon, vous allez avoir du mal à le porter parce qu'il va dormir jusqu'à ce soir sans interruption et je ne veux pas de ce loup chez moi.
… Stiles et Derek ne s'étaient rendu compte de rien. ….-
La sorcière attendit que le jeune Stilinski ait démarré sa voiture pour ranger son flacon de poudre qu'elle avait caché dans son dos. Elle avait envoyé un peu de poudre verte sur le jeune humain quand il était occupé à regarder la peluche boire sa potion. D'ailleurs, elle avait mis aussi cette poudre dans la potion. Ça allait faire effet dans deux jours. Stiles et Derek allaient tout oublier et surtout, oublier son existence à elle. Elle se dit sur le moment, qu'elle allait peut-être en répandre partout de cette poudre verte, c'était bien utile.
Ce matin à Beacon Hills. La sorcière maugréa un peu, perchée sur le toit du loft du loup-garou Derek Hale. Les souvenirs commençaient à revenir sous forme de rêve, pour le moment, mais Derek finirait par comprendre que ça avait été réel et 4a risquait de faire mal ce jour-là. Elle se passa une main dans les cheveux et soupira. Elle descendit de son perchoir en entrant dans le bâtiment par le toit et alla frapper à la porte du loft. Stiles lui ouvrit la porte.
- Euh… oui ?
- Monsieur Stilinski ?
- Lui-même. Je peux vous aider ?
- Je cherche monsieur Derek Hale. Je dois lui parler, c'est important.
Derek, ayant entendu, se présenta à la porte et écarquilla les yeux en reconnaissant la sorcière de son rêve.
- Vous…, commença le loup sans savoir quoi dire exactement.
- Tu la connais ? demanda Stiles un peu sur la défensive devant l'air ahuri qu'affichait son loup.
- Il fallait que je vous donne quelque chose Monsieur Hale. Ça vous concerne aussi, monsieur Stilinski. Il y a deux ans, vous êtes venus me voir jeune humain et je vous ai aidé. Vous avez fait une bêtise et disons, que j'en ai fait une aussi. Je voulais tester un produit, je suis contente de voir que ça a quand même marché pendant deux ans. Mais, il est venu le temps des vérités. Prenez-ceci ordonna la sorcière en tendant une fiole à Derek qui la prit avec hésitation et inquiétude.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Une potion de vérité. Vous en buvez la moitié chacun et vous allez vous souvenir de la vérité. Essayez de contenir votre étonnement et votre probable colère.
La sorcière fit un clin d'œil et disparut aussitôt dans un nuage rouge. Stiles fit un bond en arrière et se cogna contre Derek. Il se retourna et plongea son regard brun dans celui vert du loup-garou.
- Tu la connais ? demanda Stiles.
- Oui… et non. Je l'ai vu dans mon rêve de cette nuit. Tu sais, ce rêve où j'étais un mini-loup dans ta poche.
- Ah… Tu crois que…
- Il n'y a pas plusieurs façons de savoir. Ce n'est pas possible que j'ai rêvé d'elle sans l'avoir jamais vu avant.
- Tu veux boire ce truc ?
- Je ne préférerais pas. Mais j'aimerais savoir de quoi elle a parlé. Qu'est-ce qu'on a oublié ?
Stiles ne répondit pas. Il se retourna et ferma la porte lentement avant de se planter face à Derek et de le regarder bien dans les yeux.
- Quoi que ça ait pu être, promets-moi que ça ne changera rien entre nous.
- Seulement si tu me promets la même chose, Stiles.
L'ado hocha la tête lentement et le loup posa un baiser sur les lèvres. Ils avalèrent la potion chacun leur tour et les souvenirs revinrent rapidement. Les yeux de Derek virèrent au bleu glacial plusieurs fois et il grogna contre Stiles.
-STILES, rugit le loup avant d'agripper le pull de son petit-ami et de le plaquer contre la porte du loft.
- Y… a … prescription non ? demanda Stiles, tétanisé par la peur que son amant le quitte.
- Est-ce que tu te rends compte de… ce que tu as fait ? Ce que tu m'as fait ?
- Ben oui… mais… on dirait que ça n'a pas complètement servit à rien. Toi et moi… on est ensemble là… j'avais juste oublié que je t'avais déjà avoué mes sentiments avant le fameux jour où je me suis pointé ici. Mon père devait le savoir… il a tellement insisté pour que je vienne te faire part de mes sentiments que…. Il devait le savoir. J'en suis sûr.
- Sors d'ici, murmura Derek.
Le loup lâcha Stiles et partit à l'étage du loft. Stiles entendit une porte claquer et puis le silence, pesant, inquiétant. Il soupira et se passa une main sur le visage. Il se dirigea à la cuisine, écrivit un mot et partit du loft pour retourner chez son père.
- PAPA ! cria Stiles une fois entrer dans la maison.
Le shérif apparût sur le seuil du salon.
- Stiles ? s'étonna le père en regardant son fils, les yeux plissés. Tu n'es pas chez Derek ?
- Non, comme tu peux le voir. Dis-moi, il y a des sorcières à Beacon Hills ?
Le shérif pâlit et déglutit.
- Pourquoi cette question ?
- Disons… qu'il se passe des trucs pas nets et je n'aimerais pas devoir prévenir l'alpha pour rien.
- Je… Stiles… viens t'asseoir à la cuisine.
Stiles suivit son père et s'assit pour l'écouter lui parler de la sorcière de Beacon Hills. De comment il avait passé un accord avec elle pour que Stiles et Derek oublient tout et qu'elle puisse rester dans la forêt en étant connu que de lui seul.
- Je voulais juste que votre histoire démarre sur des bases saines et pas à cause d'une de tes bêtises qui aurait pu mal tourner. J'ai compris rapidement que Derek partageait tes sentiments, je me suis dit qu'il ne t'en voudrait pas assez longtemps pour que votre histoire démarre bien et qu'il allait te reprocher parfois cet épisode de votre vie. J'ai donc demandé à la sorcière d'effacer ça de vos mémoires.
Stiles cligna des yeux quelques longues minutes en analysant tout ce que son père venait de lui raconter. Non mais, dans quel monde il était tombé là ?
- Je vois… tu sais quoi papa, tu vas pouvoir t'habiller en vitesse et aller expliquer tout ça à mon petit ami… parce que là, on vient de casser et PAS SUR DES BONNES BASES !
Stiles finit par hurler en se levant et en tapant son poing sur la table. Il secoua la tête fortement et sortit de la cuisine pour aller à l'étage s'étendre sur son ancien lit.
Stiles sursauta quand la fenêtre s'ouvrit dans sa chambre d'ado et il tourna son regard pour voir Derek entrer lentement.
- Ton père est venu me voir, lança le loup.
- Chouette, ironisa le jeune homme. Et ?
- Ce n'est pas si grave. Si j'avais oublié, ce n'est pas de ta faute. Je comprends ce que ton père a voulu faire. Je n'approuve pas par contre. C'est la méthode Stilinski ou quoi ?
- Hein ? s'étonna le jeune homme en se levant de son lit.
- De donner des potions aux gens derrière leur dos pour changer leur vie.
- Oh ça… Désolé.
- Ecoute Stiles, je t'aimais avant ça, je t'ai surtout aimé après ça quand tu es venu au loft pour me dire que tu avais des sentiments pour moi. J'ai mis un peu de temps à t'avouer les miens par contre. Je suis venu te dire que rien n'a changé. Oh, et Scott s'est occupé de la sorcière, du coup. Elle n'a plus rien à faire ici. Mais… je suis quand même allé la voir et elle m'a donné quelque chose.
Derek sortit une fiole de sa poche et la montra à son compagnon.
- Une goutte, quand on a envie. Ça va durer 22 heures très exactement.
- De quoi ? questionna Stiles ne comprenant rien des paroles de Derek.
- C'est la potion que tu as créé en secouant celle de la sorcière. Tu sais, la potion pour me faire devenir un mini-loup. Je crois que ta poche me manque maintenant que je m'en souviens.
- Ça marche aussi sur les humains ? demanda Stiles précipitamment, content du dénouement de cette histoire
- Non, claqua Derek avant de poser la fiole sur le bureau de l'humain et de s'approcher de lui. Il le prit par la taille pour le plaquer contre son corps et ses lèvres rencontrèrent les siennes pour un doux baiser de réconciliation. Non, parce que moi, je n'ai pas de poche et que toi, tu n'es pas un sourwolf.
Stiles et Derek se sourirent amoureusement.
Cette fic est désormais terminée.
Merci d'avoir lu et Rw, c'était un plaisir de lire vos commentaires. Bisous
Kitsune
