Oha-yooo !

Me revoici pour écrire sur ce nouvelle idées de Sunwings ! J'ai à nouveau pris un autre scénario après celui là donc rendez au prochain après votre lecture ~('▽^人) Je remercie les lecteurs de l'ombre ainsi que ceux qui laisse des reviews et des favs ! J'essaye de vous répondre aussi bien que je le peux avec les nouveaux bug de sur les reviews. Le pauvre site est en PLS tellement on est nombreux !

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et bon grignotage !


Théo et Bob sur un dragon :

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- On va tomber !

- Théo, calme-toi ! On ne va pas tomber !

- Putain, Bob, je te jure que si avec tes conneries on crève, je te tue !

Le mage poussa un soupir, profondément agacé. Il jeta un regard dans le vide démentiel, bien conscient qu'une chute mettrait fin à ses jours d'une façon ou d'une autre. Le vent fouettant son visage et le battement sourd des ailes titanesques le fit à nouveau sourire, détaillant le cou immense du dragon sur lequel ils étaient.

Tout avait commencé en étant séparé dans une ancienne mine avec Grunlek, Shin et Eden. L'érudit s'était donc retrouvé avec le paladin, à noter que leurs relations ambiguë les embarrassait profondément et compliquait leurs actions en duo. Plus le temps passait et plus ils furent obligé de constater à quel point ils se tournaient autour, se charmant, se battant pour attirer l'attention de l'autre. Cependant, aucun d'eux ne savaient si c'était une attirance physique ou quelque chose de plus profond. Dans les deux cas, les conséquences seraient terribles pour Théo et ils n'avaient que très peu envie de s'attirer d'autre ennuis pour le moment.

Bref, ils avaient donc cherché à retrouver rapidement leurs amis, désirant ne pas rester seul très longtemps de peur de commettre l'irréparable. Malheureusement, tout ne se passa pas comme prévu. Tombant à la suite sur des bandits de grands chemins, des araignées, des mercenaires et un baron farouche, ils n'eurent aucune seconde de répit et étaient épuisés dans tout les sens du terme. Acculé au bord d'une falaise, une bête de légende tournant autour de la montagne sur laquelle ils étaient, le mage avait demandé à son compagnon s'il lui faisait confiance. Théo ne savait pas encore s'il regrettait ou louangeait ce fou.

Le fils des enfers avait ouvert une connexion mental avec le dragon et usé de sa part démoniaque pour le soumettre à sa volonté. Ensuite il tira le bras du guerrier et sauta dans le vide avec lui, tout deux hurlant en pensant s'écraser brutalement contre la roche ; c'était toujours moins douloureux que les semaines de torture promise par le baron. La bête ailée les récupéra en vol, les laissant s'accrocher à la cuirasse et aux cornes sur son dos alors qu'elle s'éloignait le plus possible. Ayant désormais une vu d'ensemble, Balthazar guida le dragon par télépathie pour rejoindre au plus près la ville où étaient le reste de la bande. Ses forces vitales étaient fortement amenuisées avec son coup de maître relevant à la fois du génie et de la folie.

Il était inquiet et euphorique en étant en plein vol sur un dragon. L'expérience était démentielle et le risque tout aussi grand déferlait en lui une puissante vague d'adrénaline. Les couleurs ambrés de l'animal se reflétait comme un second soleil à la lumière de ce dernier, éblouissant les passagers et les fascinant en même temps. Voir tout le cratère d'un point aussi haut changeait presque radicalement leur vision du monde. Ils pouvaient presque apercevoir le dessus d'une des hautes parois encerclant les terres dans lesquelles ils étaient. Le moment qu'ils vivaient, par delà le danger, était d'une poésie qui leur coupait le souffle.

Ils pourraient pleinement le savourer si l'inquisiteur n'était pas mort de peur à l'idée de tomber. Avec surprise, le mage avait découvert que son ami avait le vertige, s'amusant à dire que c'était pour ça qui restait toujours aussi terre à terre. Mauvaise plaisanterie plus à part, la panique de son ami derrière lui amplifiait la sienne, il essayait donc de le calmer avant d'exploser également. S'il perdait conscience ou qu'il brisait la connexion avec l'animal, ce dernier reprendrait sa nature sauvage et s'en était fini pour eux.

Balthazar essaya donc une nouvelle fois de raisonner son partenaire mais un mouvement du dragon plia la corne vers son entre-jambe, la cognant douloureusement. Il siffla sous la souffrance, en se recroquevillant sur le côté, esquivant les pointes mortelles du cou du dragon. Théo s'inquiéta alors un peu de son cas, détournant son attention du vide.

- Oh putain, il vient de m'écraser les boules..., souffla douloureusement l'érudit.

- Merde, attend, recule un peu, fit le guerrier en attrapant sa hanche d'une main, son geste rude par la peur qui rongeait ses entrailles, ses yeux surveillant le vide.

- Me touche pas ! réagit vivement son ami en se redressant, essayant de le repousser.

Agacé que son aide soit rejetée, l'envoyé de la lumière se battit un peu avec lui en tirant sur sa robe, dévoilant ses vêtements de citadin en dessous. Il était incapable de le lâcher, craignant de glisser du dragon pourtant large et de chuter. Le mage s'inquiéta de ne pas avoir sa tenu qui le couvrait et la tira dans l'autre sens, commençant à céder à ses frayeurs. Une secousse dû à battement d'aile plus fort de la bête remua ses passagers qui crièrent de surprise. Cela poussa Théo vers l'avant en le forçant à poser sa main juste devant le bassin de son ami. Le duo se figea, l'un ressentant quelque chose de plus dur contre son poignet et l'autre profondément embarrassé que ses craintes aient été fondées.

- Tu bandes ? souffla le soldat avec choc, ne comprenant pas pourquoi et qu'est-ce qui l'avait mis dans cet état.

- C'est le contre-coup, c'est normal ! Maintenant bouge !

- Nan, attend, je vais tomber ! paniqua-t-il soudainement alors que Balthazar avait essayé de repousser sa main.

- Te colle pas à moi, putain ! rougit ce dernier brusquement, sentant son cœur s'accélérer drastiquement, le manque de distance entre leur deux corps empêchant le sien de s'apaiser.

- Si je crève, je préfère autant t'emporter avec moi !

Un silence de mal aise s'installa entre eux, le brun se demandant ce que signifiait cette phrase profondément ambiguë. Il se tourna un peu pour pouvoir voir le visage aussi rouge que le sien de Théo. Le paladin détourna son regard et balbutia quelques mots pour se dégager de tout mal entendu.

- J'ai quand même promis de te buter si tu perdais le contrôle... comment je pourrais le faire si je meurs tout seul ? Enfin, je veux dire... Ah, eh puis merde !

Son embarra communiqua chez le demi-diable qui sentit perdre le contrôle du lien, s'agitant en essayant de se reprendre. Le dragon réagit à la bride relâchée et fut plus rude dans son vol, faisant bouger le duo sur la base de son cou.

- Théo, je vais lâché ! paniqua-t-il.

- Oh-oh, hey ! Non !

- Je peux pas crever comme ça, putain ! C'est trop con !

- On est sur un putain de dragon ! C'était ton idée de génie !

- Ce que je veux dire c'est qu'il faut vraiment que je te dise un truc avant !

- On verra ça une fois au sol, alors dit-lui de se poser maintenant avant que la connexion ne s'arrête.

- Je t'aime, putain ! Donc non ça ne peut pas attendre ! hurla le mage en fermant les yeux.

Théo se figea, secoué par le choc le plus colossal de sa vie, sentant le corps frêle de son ami trembler contre lui. Il retourna la déclaration dans sa tête plusieurs fois avant de réalisé qu'il était bien éveillé et qu'elle était réelle. Son visage vira alors au carmin et ses yeux écarquillés fixèrent le crâne du demi-diable, les longues mèches ondulés balayant son visage. Son cœur se mit à tambouriner si fort dans sa poitrine qu'il crut que son armure allait se déformer, voir se déchirer. Il ne sut comment réagir, découvrant subitement que ses sentiments étaient réciproques. Puis il se rappela qu'ils allaient mourir et que plus rien n'avait vraiment d'importance.

Le guerrier entoura alors le mage de ses bras, se cachant dans son cou en fermant les yeux. Balthazar tourna un peu la tête vers lui, surpris du contact alors qu'il s'attendait plutôt à une pique froide disant que leurs parades n'étaient qu'un petit jeu anodin entre eux. Il comprit directement la réponse et sentit les larmes lui monter aux yeux, sa fierté mettant ça sur le compte du vent alors que le dragon s'agitait de plus en plus.

- Je t'aime aussi..., réussi à avouer Théo, la gorge serrée.

Ils furent alors éjectés du dos de la bête qui tourna sur elle même en hurlant de rage. Ils se serrèrent aussi fort qu'ils le purent pendant la chute à l'horizontale, savourant ses dernières secondes ensemble. Le temps fut comme suspendu, le couple sentant le sol se rapprocher d'eux et la fin inévitable arriver, déchirés par les regrets d'une vie trop courte mais soulagés de s'être déclaré.

C'est alors que, contre toute attente, ils plongèrent brutalement dans l'eau. D'abord surpris, ils se figèrent, puis leur instinct de survie reprit le dessus et ils remontèrent à la surface. Le paladin du plutôt ramper sur le fond aquatique heureusement peu profond et put rejoindre la surface sur la pointe des pieds. Blathazar se battait également avec sa robe engorgée, s'étalant à ses côtés sur le rivage. Ils reprirent leurs souffles laborieux, calmant la frayeur éprouver après avoir frôlé la mort d'aussi prêt.

Ils restèrent ainsi un long moment, fixant le ciel dont les nuages se mouvaient lentement dans la même direction. Puis, un rire, d'abord légé, avant d'être éclatant. L'érudit hurla de joie, trouvant que l'aventure avait été la plus épique de sa vie. Un galop se fit entendre derrière eux, alors ils se redressèrent et furent soulagé de voir Shin et Grunlek sur Lumière, arrivant à toute vitesse vers eux. Leurs amis les serrèrent, heureux de les revoir, hallucinant encore de les avoir vu dégringoler dans le ciel depuis le dos d'un dragon à la taille démesurée.

- Ah merde, Bob !

Le soupire mêlant soulagement et reproche attira l'attention du dénommé qui se tourna vers le soldat. Ce dernier lui attrapa le visage et le tira pour celer leurs lèvres. D'abord stupéfait par l'initiative, le mage se figea, les yeux rond, puis les referma pour entourer le cou de son compagnon de ses bras, répondant fougueusement au baiser. Le reste du groupe tombèrent des nus sous la scène, analysant et comprenant qu'ils avaient enfin réussi à se trouver après tout ce temps à se chercher. Ils sourirent alors, heureux de voir l'amour fleurir enfin suite à tant d'effort.