TUT TUUUT TUUUUT TUUUUUUUT

Callie balança son poing sur son réveil et enfonça plus profondément son visage dans l'oreiller moelleux. Elle mit quelques instants à réellement reprendre ses esprits. Petit à petit, tout reprenait sa place. On était mardi, elle donnait cours dans une heure et sa tête était lourde à cause des tequila ingérées la soirée précédente. Elle se dirigea mollement vers sa douche et mit un temps fou à se déshabiller. La latino se sentait vaseuse et flemmarde, elle aurait aimé rester dans son lit toute la journée mais étant nouvelle à l'université elle n'aurait jamais osée se porter absente. L'eau se mit à couler sur son visage, d'abord fraiche et puis bien chaude. Elle prit un vrai plaisir a sentir les gouttes s'écraser sur son visage et puis couler le long de son corps. L'eau chaude l'engourdissait, l'enrobant dans une douce et agréable somnolence. Malgré son état de fatigue avancée, elle ne regrettait rien de sa soirée. Depuis sa rupture, elle n'avait jamais réellement eu l'occasion de s'amuser. Addison et Mark lui avait permit de ressortir, de re danser et finalement, de ressentir.

Ses pensées dévièrent vers la blondinette, elle fut parcourue d'un frisson. Elle avait adoré discuter et même danser avec elle. Elle repensait à plein de questions qu'elle voulait lui poser sur sa vie, son quotidien. Plus elle apprenait à la connaitre, plus elle voulait an savoir. Callie sourit en repensant à la battle de danse entre le frère et la soeur, les deux semblaient très proches et très complices. C'est quand elle observait ce genre de relation qu'elle regrettait vraiment d'être fille unique...

La latino sortit à regret de la douche et enfila la première tenue qu'elle trouva. Aujourd'hui, elle voulait du confortable. Elle avait donc opté pour un jeans noir et un chemisier blanc, simple et efficace. Elle aperçut son reflet dans le miroir et retint une grimace. Elle s'appliqua à soigner son maquillage, léger et naturel mais valorisant ses yeux noirs. La latino voulait être à l'aise mais elle espérait malgré tout rester attirante, surtout qu'elle avait cours avec les dernières années aujourd'hui et il était hors de question qu'elle ne soit pas à son avantage... Une pensée traversa brièvement notre professeur: Même au levé du lit, Arizona Robbins devait être sublime...

...: Hahaha et t'aurais vu sa tête quand j'ai débarqué en chantant Taylor Swift.

Les trois enseignants éclatèrent de rire devant une Addison hilare et enchantée de raconter sa fin de soirée.

Callie: Faudra que tu nous le présente un de ces jours ce prince charmant !

Mark ne semblait pas plus emballé que ça mais Addison approuva avec énergie.

Addison: Je l'inviterai pour la prochaine mais faudra qu'on la fasse plus calme alors.

Callie: Parle pour toi, j'ai été super sage moi.

Addison: Dis la femme qui a dansée de manière très suggestive avec une élève !

Callie rougit directement, perdant un peu de son aplomb.

Callie: Ca n'avait rien de suggestif, c'était juste une danse amicale...

Addison: Je te jure que si je ne savais pas que tu avais été mariée avant et donc forcément hétéro, j'aurais vraiment cru que vous flirtiez...

Mark constatant le malaise de la latino décida d'embrayer sur autre chose, sans laisser le temps à Addison de s'obstiner sur le sujet.

Mark: En parlant de flirt, mon « flirt » d'hier est en fait une de mes élèves de deuxième années ! Vous imaginez ? Je me sens presque sale...

Addison: Ce qui est surtout dingue c'est que tu ne t'en rende compte que maintenant, tu ne porte vraiment pas assez d'intérêt à tes élèves !

Mark: T'exagère, ils sont plus de 800 en deuxième année, je commence seulement à les reconnaitre à partir de la dernière année moi ! Avant ça n'a aucun intérêt, ils sont complètement débiles et en plus les trois-quarts nous quitteront.

Le diner continua dans la bonne humeur, Addison se dirigea vers son cours, laissant Mark et Callie seuls. La latino appréciait de plus en plus le chirurgien esthétique. A la base, elle n'avait vu en lui qu'un vulgaire dragueur, sûr de lui et arrogant mais une fois qu'on avait appris à connaitre le personnage, il était vraiment attachant. Mark lui raconta sa soirée avec sa très jeune élève et Callie raconta rapidement sa fin de soirée avec Addison, passant volontairement sous silence le bisous d'Arizona. Il ne s'agissait que d'un geste de reconnaissance mais la latino était consciente qu'il pouvait être facilement mal interprété.

Callie: En tout cas merci de m'avoir invitée, j'ai adoré cette soirée, ça fait longtemps que je ne m'étais pas amusée autant...

Mark ne lui répondit pas, le regard fixé sur quelqu'un ou quelque chose situé juste derrière la latino. Callie se retourna vivement, curieuse de voir ce qui pouvait contraindre le quarantenaire habituellement si bavard au silence. Elle n'eut pas à chercher longtemps l'origine de ce silence. Elle aperçut en effet, la brune avec qui Mark avait passé la soirée le jour précédent mais son regard fut surtout attirée par la personne avec qui cette petite brune était en grande discussion. Arizona. Mais une Arizona qui était très... très très sexy. Sexy? Non ce mot ne semblait pas assez fort pour décrire la jeune fille ce jour là... Elle portait un short assez court permettant de profiter de la vue de ses longues jambes. Par dessus, elle avait enfilé une chemise bleue beaucoup trop grande pour elle. La chemise était négligemment fermée, mettant à son avantage son décolleté. Elle dégageait quelque chose de profondément sexy et ce sentiment était largement accentué par ses cheveux légèrement en bataille. Callie sentit un frisson lui traverser le corps. Il semblait provenir de ses tripes et se propager dans tout son corps, lui donnant un léger coup de chaud. Elle ne pouvait quitter des yeux ses interminables jambes... La blonde dût sentir son regard car elle se tourna vers leur table et lança un petit signe de la main à la latino. Callie sortit immédiatement de sa létargie, se forçant à reprendre contenance, elle lui rendit son salut. Quand elle se retourna vers Mark, celui-ci la fixait, soupçonneux.

Mark: J'ai vu que tu commençais à te lier d'amitié avec Arizona Robbins, tu vas être sa promotrice si j'ai bien compris ?

Callie légèrement mal à l'aise: Oui, c'est ça ! Du coup, c'est vrai que je parle plus avec elle qu'avec le reste des élèves mais ça reste une élève, je ne me lie pas d'amitié avec...

Mark: Oh ça va, tu peux laisser tomber ton baratin avec moi. D'ailleurs retire moi cet air coupable de ton visage, t'as rien fais mal. On a tous été plus proche de certains élèves que d'autres et puis c'est une dernière année, dans 9 mois elle est médecin comme nous tous !

Callie: Oui mais... C'est pas très prof...

Mark: Pas de blabla sur le professionnalisme. Les règles de non fraternité c'est bien joli en théorie mais en pratique, tant que ça n'interfère pas dans ton travail, je vois pas où est le problème.

Callie sourit timidement: T'as raison...

Mark: Bon maintenant que j'en ai finis avec le grand discours, juste entre nous, elle danse bien la blondinette ? Parce que quand je la vois là comme ça, je me dis quand même que c'est un fameux gâchis son homosexualité.

Callie fit la choquée et lui donna un tape derrière la tête.

Callie: Ca va aller de parler de mes élèves comme ça ! Puis se radoucissant. Mais si tu veux vraiment savoir, la réponse est oui, Et pour entrer dans son jeu ajouta d'un air coquin, Tu ne t'imagine même pas à quel point...

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Ari ? T'avais pas dit que tu devais rendre un travail à 11h ?

Tim était entré à moitié réveillé dans la chambre de sa soeur, celle-ci était vautrée au milieu de ses oreillers, l'esprit complètement embrumé par la soirée du jour précédent.

Arizona: Gnouuiii pourquoi il est quelle heure ?

Tim: 10h53

L'information mit quelques secondes à être réellement intégrée mais la réaction fut quasiment immédiate, elle se releva en sursaut et se précipita dans la salle de bain. Elle eut juste le temps de passer un gant de toilette sur son visage et de se laver les dents avant d'attraper son travail et de foncer vers le bureau du docteur Webber.
Il ne lui restait plus que 4 minutes pour atteindre l'université et rendre son travail au professeur. Ellle descendit les escaliers en trombe, traversa le parc en petite foulée et fit une pause pour reprendre sa respiration à l'entrée de l'université. Son état confirmait ce qu'elle pensait depuis longtemps, il était vraiment temps qu'elle se remette au sport, elle n'avait plus aucune condition physique. La jolie blonde jeta rapidement un regard à sa montre, il lui restait 4 minutes. C'est bon, elle était sauvée, le bureau était à 30 secondes de l'entrée. Elle entra donc à son aise dans le bâtiment et rejoignit la foule entassée devant le petit bureau de l'éminent professeur. C'est à cet instant précis qu'Arizona se rappela qu'elle n'avait même pas pris le temps de se changer. Elle était donc vêtue d'un short très court normalement destiné à être utilisé comme pyjama et d'une chemise. Arizona haussa les épaules d'un air blasé et se dirigea vers Alex, ignorant les regards insistants.

Alex: Hé bien dis donc, t'as cru que c'était un examen médical que t'es venue directement en sous-vêtement ?

Arizona: Haha très drôle petit plaisantin ! J'ai faillit ne pas arrivé à l'heure, j'ai même pas eu le temps de me changer

Alex: Ah j'avais remarqué ça

Arizona: Oui bon ça va on a compris ! C'est pas ça l'important, le truc c'est surtout que tu es là et que tu n'as même pas pensé à me réveiller !

Alex: Calmos blondinette, je ne t'ai pas réveillée parce que je ne suis pas rentré à l'appartement cette nuit... Et avant que tu ne t'emballes davantage, je n'étais pas avec une fille. Je dormais chez Jackson, il était en pleine crise de nerf...

Avant qu'Arizona puisse répliquer qu'il aurait quand même pû la prévenir, un homme grand et imposant sortit de son bureau, imposant directement le silence dans le couloir.

Richard Webber: Bien ! Déposez vos travaux sur la pile et signez à côté de votre nom dans la liste. Une fois que c'est fait, vous pouvez disposer. Les notes vous seront communiquées par mail comme d'habitude.

Arizona essaya de se planquer dans la foule afin que le fameux professeur ne remarque pas sa tenue vraiment peu adaptée à une élève universitaire... Alex lui s'amusait à faire des blagues en parlant bien fort, espérant ainsi qu'elle se fasse repérée par Webber. Arizona le fusillait du regard mais ça ne faisait que renforcer son amusement. Lorsque leur travail fut rendu, les deux amis papotèrent avec Mérédith qui leur présenta sa petite soeur, une jolie brune de deuxième année qui venait d'arriver depuis seulement quelques jours. Elle s'appelait Lexie et elle était plutôt jolie, d'ailleurs Arizona remarqua directement le regard de carnassier d'Alex posé sur elle. Mérédith leur expliqua qu'elle avait cours et leur demanda s'ils voulaient bien lui faire visiter la cafétéria. Arizona souhaitait juste rentrer chez elle se changer et au vu des petits signes que lui lançait Alex, il espérait pouvoir se retrouver seul avec Lexie donc... Un grand sourire s'étendit sur le visage d'Arizona, elle tenait sa vengeance contre Alex.

Arizona: Avec plaisir ! Viens Lexie, je t'y emmène...

Alex: Tu ne devais pas aller t'habiller toi ?

Arizona: Figure toi que de façon étonnante, je commence à apprécier cette tenue, elle me donne un air sauvage, j'aime bien ! Et puis si les gens veulent mater, qu'ils se fassent plaisir, ça ne me dérange pas

Alex la fusilla du regard et lui souffla: Je vais te tuer

Arizona: La vengeance est un plat qui se mange froid très cher !

Ils entrèrent en papotant joyeusement dans la cafétéria, Alex essayait d'attirer l'attention de Lexie mais Arizona ne lui laissait jamais le champ complètement libre. Une fois dans la cafétéria, elle aperçut la splendide latino et son coeur se serra. Elle sentit le regard du Dr Torres sur ses jambes et elle se sentit rougir. Elle aurait évidemment préféré qu'elle ne la voit pas dans cette tenue à l'unif parce qu'elle ne voulait pas lui donner l'impression d'être une sorte de dépravée se baladant en mini short en plein mois d'Octobre... Une fois qu'Arizona avait aperçut la splendide prof, elle avait complètement perdu le fil de la discussion, avec la proximité de cette femme, elle était incapable de tenir un discours cohérent. Elle mourrait d'envie d'aller parler avec elle mais se retint, se contentant d'un petit geste de la main. Hier, elle avait dansé avec elle, elle lui avait même déposé un bisous sur la joue... Aujourd'hui, elle devait se contenter d'un simple salut de la main, la vie était vraiment cruelle parfois...