Callie était en retard d'une bonne demi heure quand elle poussa la porte de la salle de réunion. Tous ses collègues se tournèrent instantanément vers elle, ce qui la fit rougir timidement. Elle repéra directement Mark et se glissa discrètement a côté de lui sous le regard accusateur du directeur.

Callie en chuchotant: Qu'est-ce que j'ai manqué ?

Mark: Boh... Apparemment quelqu'un s'est plaint au GRH qu'un professeur entretienne une relation personnelle avec un élève et qu'il y avait donc favoritisme...

Callie sentit le stress grimper d'un cran. Toute sa joie et sa bonne humeur venait de s'évaporer...

Callie: Tu sais qui est concerné par la plainte ?

Mark: Aucune idée...

Callie essayait de réfléchir à son cas. Il y avait vraiment très peu de chance que cette plainte la concerne... Sa relation avec Arizona était toute récente et même si elles se tournaient autour depuis un bon moment maintenant, elles étaient restées vraiment discrètes. Bon elles s'étaient embrassées une fois dans les labo et une fois dans les couloirs mais normalement personne ne les avait vu... Callie ne pouvait cependant s'empêcher de s'inquiéter. Peut-être que les élèves avaient fini par remarquer son attention constante pour Arizona ou que la blonde en avait parlé autour d'elle... Non, jamais l'élève n'en aurait parlé, elle savait à quel point il était important que leur relation reste secrète...

Directeur: Il va sans dire que le concerné sera prochainement convoqué afin de s'expliquer et que les mesures nécessaires seront prises. L'équipe de direction et moi-même feront vraiment notre possible pour que ce genre de situation ne se reproduise plus.

Il laissa le temps aux professeurs d'intégrer la nouvelle avant de reprendre d'un ton plus joyeux.

Directeur: Maintenant que cette parenthèse est, pour l'instant en tout cas, refermée, j'aimerais vous annoncer une bonne nouvelle. Notre université à été choisie pour profiter d'une semaine de stage à l'hôpital de recherche de Washington. Chaque année, ils permettent à une université de se joindre à eux afin de découvrir leur travail, cette fois c'est notre tour. Nous avons donc la possibilité d'envoyer 20 élèves de différentes spécialités là-bas. La semaine s'achèvera par la conférence TED à laquelle ils pourront assister, bref une très belle occasion pour nos élèves !

Toujours un peu stressée, Callie n'arrivait pas a penser à autre chose qu'à la menace qui planait au-dessus de son tout nouveau couple. Elle l'entendit parler de sélection des élèves, de lettres de motivation, d'accompagnateurs mais ne parvenait pas à s'extraire de l'inquiétude qui la rongeait. A côté d'elle, Mark, lui, semblait plutôt confiant. Il était occupé à dessiner distraitement sur son bloc note tout en papotant tout bas avec Addison. La réunion s'acheva enfin et Mark se leva d'un coup, plein d'énergie.

Mark: Bon on va boire un verre ?

Callie: Comment peux-tu être aussi détendu alors que tu vas peut-être être convoqué pour ta relation avec ta petite élève de 2e ?

Mark: D'abord elle s'appelle Lexie et ensuite ça sert à rien de stresser, on ne sait même pas qui ça concerne, ni quelles seront les conséquences... Franchement, là je suis plus inquiet de savoir si je dois prendre un vin ou une bière que d'imaginer ce qui pourrait éventuellement se passer dans le futur. Sérieux, ce genre de relation ça t'apprend à vivre au jour le jour et à arrêter de trop t'inquiéter pour l'avenir, tu devrais essayer...

Callie se sentit légèrement rougir à cette remarque. Peut-être que Mark avait raison et qu'elle devait cesser de s'inquiéter... Plus facile à dire qu'à faire ! Elle tentait de s'occuper l'esprit en réfléchissant à sa tenue de ce soir plutôt qu'à la crainte qui l'envahissait mais elle échoua. La latino passa tout le reste de l'après-midi à s'inquiéter pour l'avenir. Et si des élèves les avait grillé ? Elle pourrait perdre son emploi à Baltimore et une chose lui semblait certaine, elle n'aurait pas la force de partir. Sa vie entière se trouvait dans cette université, elle y avait trouvé des amis, une familles, l'amour... Callie repensait à Arizona: elle serait incapable de renoncer à cette future histoire avec la blonde car elle voulait vraiment se lancer avec la magnifique blonde. La latino était coincée... A part, continuer à vivre et à faire face aux problèmes au fur et à mesure, elle ne pouvait rien faire. Elle rentra chez elle le plus vite possible. Ce soir c'était leur premier vrai soir à Arizona et à elle. Callie décida d'enfouir toute sa peur le plus profondément possible afin de passer une belle soirée. Dans la salle de bain, elle prit bien soin d'utiliser un savon qui rendait sa peau douce et parfumée, elle voulait que tout soit parfait. Elle enfila une robe noire et courte qui lui allait à merveille.

A 19h, elle était prête et ne tenait plus en place. La latino se servit un verre pour se détendre et se précipita vers la porte quand la sonnette retentit. Une fois la porte ouverte, Callie resta un instant bouche-bée. Sa blonde portait une magnifique robe rouge parfaitement assortie à son rouge à lèvre. Elle était sublime. La latino ne put s'empêcher de laisser trainer ses yeux un peu trop longtemps sur les longues jambes d'Arizona. Cette dernière le remarqua et en fut flattée.

Callie: Je suis contente de te voir !

C'est en la voyant qu'elle avait réalisé à quel point sa présence lui avait manqué. Elle avait besoin de la voir, de la sentir, de se rappeler que leur relation en valait le coup, Toute la journée, elle n'avait fait que penser à elles deux, se laissant parfois aller au doute mais maintenant, elle était sure d'elle. La pression de la journée s'évacua soudainement car des larmes firent leur apparition dans les grands yeux bruns tandis que les lèvres charnues de la latino venait gouleusement chercher celles d'Arizona. C'était un bisous d'affamé mais c'était un surtout un baiser humide pour la jolie blonde qui sentait les joues de son professeur se couvrir de larmes. Elle mis doucement fin au baiser et passa une main tendre sur ses joues pour sécher ses larmes.

Arizona: Viens on va rentrer deux minutes et tu vas m'expliquer ce qui se passe...

Elle posa un petit bisous sur son front et attrapa délicatement sa main pour l'emmener jusqu'au divan. Elles s'assirent toutes les deux et Callie vint se serrer dans ses bras. Elle glissa sa tête dans la nuque de sa jolie blonde. Arizona lui laissa le temps de se calmer en caressant doucement son épaule jusqu'a ce que Callie explique sa crainte.

Callie: Quelqu'un a dénoncé une relation entre un professeur et un élève. Le professeur concerné sera convoqué et risque des sanctions. Je sais qu'il n'y que très peu de chance que ça nous concerne mais je ne peux pas m'empêcher de stresser. J'aime être avec toi mais j'aime aussi ma vie à Hopkinks, je ne veux perdre aucun des deux...

Arizona: Ne t'inquiète pas, on sera hyper discrète, tu n'auras pas à choisir...

Callie marmonna: Merci... Mais du coup je pense aussi qu'aller au restaurant ici, à Baltimore, n'est peut-être pas une bonne idée... Mais je ne veux pas te blesser...

Arizona lui caressait doucement les cheveux et Callie s'apaisa quasiment immédiatement.

Arizona: T'inquiète, ça ne me dérange absolument pas, je comprend... On peut rester ici si ça te convient, ça ne nous empêchera pas passer une super soirée ! Reste installée, je m'occupe de tout !

Arizona lui déposa à nouveau un petit bisous sur le front et se dirigea vers la cuisine. Elle toucha à tous les tiroirs comme si elle était chez elle et se mit à installer la table tandis que la latino allait retoucher son maquillage. Quand Callie ressortit de sa chambre, Arizona avait disposé quelques bougies et s'agitait maintenant en cuisine. La brune leur servit deux verres de vin et profitait de la vue qui lui était donnée. Qu'est-ce que la blonde pouvait être sexy. Elle n'avait qu'une envie, c'était de la plaquer contre le frigo et de se laisser aller à ses envies.

Arizona: J'espère que t'aime la haute gastronomie parce que je viens de commander des pizza.

Callie: C'est parfait ! Mais du coup, qu'est-ce que t'es en train de cuisiner ? Je peux t'aider ?

Arizona: Je nous fais une entrée avec ce que j'ai trouvé dans ton frigo. Tu peux m'aider à tartiner ces wraps de fromages blancs, si tu veux.

La latino se mit à la tâche mais fût vite interrompue par l'arrivé du livreur de pizza. Callie alla les chercher joyeusement avant de rejoindre sa blonde dans la cuisine. Arizona approcha son doigt plein de fromage blanc et le frotta contre la joue sa latino en rigolant. Callie retint un cri et se mit à poursuivre sa blonde dans la cuisine, le doigt recouvert de fromage. Chacune refusait de capituler. La brune avançait son doigt d'un air menaçant mais Arizona lui lécha doucement le fromage qui était dessus.

Callie: Ah non, ça c'est pas juste !

Arizona: Tous les moyens sont bons pour gagner !

Callie: A bon, tu le joue comme ça ! Très bien pas de quartier !

Callie s'avança vers Arizona, un air coquin sur le visage et s'arrêta à quelques centimètres de la jolie blonde. Elle sentait son souffle saccadé contre son visage. Arizona sentait son coeur et sa poitrine se serrer. Elle avait soudain très très chaud. Avant que Callie ait le temps de faire quoi que ce soit, Arizona posa ses lèvres sur les siennes. Le bisous avait démarré lentement mais petit à petit, toute l'envie qu'elles avaient contenue réapparaissait. Très vite, leurs langues se caressèrent, leur corps se rapprochèrent.

Arizona en chuchotant: Tu as gagné, je capitule. Je propose qu'on joue à un autre jeu...

Callie entraina la blonde vers sa chambre sans quitter ses lèvres et la poussa sur le lit. Elle l'embrassa fougueusement, descendant de sa nuque vers sa poitrine. Elle glissa doucement sa main dans son dos et descendit la tirette de sa robe. La blonde se retrouva en sous vêtement. Callie pouvait enfin admirer son corps et surtout, sentir sa peau. Bientôt son soutien-gorge vola à travers la pièce permettant à la magnifique brune de torturer ses seins. Elle laissa ses lèvres et sa langue se ballader sur son corps jusqu'à ce qu'Arizona décide de prendre le dessus. Elle retourna Callie sur le lit et lui retira vivement sa robe. Elle colla son corps contre le sien, ondulant harmonieusement. Ses mains se baladaient librement sur le corps de la latino. Depuis qu'elle l'avait rencontré, elle n'avait cessé de rêver à ce moment alors aujourd'hui, elle se régalait, se jetant sur son corps comme une affamée. Elle caressait chaque partie de son corps, laissant ses mains découvrir sa peau et ses formes. Elle prit soin d'éviter soigneusement le point sensible, le temps de faire monter la pression. Ses lèvres atteignirent ses tétons qu'elle prit un malin plaisir à torturer sous les gémissement de la brune. Ses lèvres descendirent dangereusement vers son tanga. Arizona posa sa main dessus, prête à l'enlever quand Callie l'arrêta.

Callie essoufflée: Attend attend... Ca va un peu vite pour moi là ! On peut attendre un peu avant de passer à l'étape suivante, je débute et je ne suis pas sure d'être prête...

Arizona: Crois moi, pour quelqu'un qui débute tu t'en sors très bien !

Callie s'éloigna davantage de sa belle blonde, repoussant son approche: Non écoute... Je... Je ne suis jamais sortie avec aucune femme avant et biensûr tu n'es pas n'importe qu'elle femme et j'ai envie de toi... Genre vraiment très envie de toi... Quand je vois ce que je ressens déjà pour toi et l'effet d'un simple baiser, je n'ose pas imaginé plus. J'attend ce moment avec impatience mais c'est nouveau pour moi. Tu dois comprendre que c'est une sorte de première fois et j'ai vraiment peur de mal faire, d'être maladroite... Je veux que cette première fois soit unique et parfaite. J'aimerais vraiment qu'on prenne notre temps parce que tu comptes pour moi...

Arizona: Ne t'inquiète pas, on n'est pas pressée, on attendra que tu sois prête. Et quand ça arrivera, je te guiderai.

Callie la remercia en lui posant des petits bisous sur les lèvres et en se serrant dans ses bras. Elles continuèrent à se découvrir sans jamais toucher le point sensible d'aucune des deux. Arizona prit plaisir à torturer sa magnifique latino, caressant et embrassant chaque parcelle de peau. Chaque fois qu'elle s'approchait de la zone interdite, elle sentait Callie frissonner mais s'arrêtait à temps. Callie se laissa aller, jouant avec les sensations qu'elles procuraient à Arizona. Elle la sentait gémir au frottement de leur corps et elle la voyait frémir légèrement quand Callie s'amusait à contourner sa zone sensible. La latino n'aurait jamais cru qu'on puisse prendre autant de plaisir juste en se touchant et en s'embrassant Et surtout, elle n'aurait jamais pensé apprécier autant le corps d'une femme... Elles finirent couchées dans les bras l'une de l'autre, seulement vêtues de leurs culottes.

Arizona: Purée, qu'est-ce que j'ai faim...

Callie: Mmm je suis bien moi comme ça...

Arizona: Moi aussi mais j'ai faim et quand j'ai faim, je ne me contrôle plus ! Bouge pas, j'arrive !

Elle se glissa hors du lit et se hâta d'aller chercher les deux pizza qu'elle ramena dans le lit afin de les partager avec la blonde. Elles dégustèrent paisiblement leur met, profitant de l'instant qui leur était donné. Elle se laissèrent aller à quelques plaisanteries et se permirent quelques câlins. Quand vint la fin de la soirée, Callie lui proposa de rester dormir à l'appart et Arizona accepta. Elle vint donc s'installer en sous-vêtement à côté de sa magnifique latine, se retenant de se jeter dessus. Elles étaient déjà à moitiés endormies dans le lit quand Callie reprit la parole.

Callie: Merci d'être aussi patiente avec moi ! Je sais que pour toi c'est pas évident d'attendre que je sois prête ou d'accepter d'être cachée, ...

Arizona: Hé oui... Je suis quelqu'un de génial que veux tu ! Pour toi, je suis prête à faire tout ce qu'il faut. C'est plutôt les autres qui me font peur... Tu vois, maintenant qu'on est ensemble... Enfin, je veux dire, on est ensemble hein ?

Callie, lui posant un bisous sur le front, un grand sourire sur les lèvre: Oui on est ensemble

Arizona: Ben maintenant qu'on est vraiment ensemble, je suis doucement en train de réaliser tout ce qu'on va devoir affronter: l'unif, ton coming-out, les collègues, la famille ...

Callie: Je sais...

Arizona: Tu n'as plus peur ?

Callie: Si un peu... mais moins qu'avant. Je sais que t'es là ... Et puis il y aura des moments chouette quand même dans tout ça.

Arizona: J'espère bien ! Elle vint se lover dans ses bras.

Callie: Il va y avoir mes découvertes de la sexualité féminine, notre amour secret à l'unif, une relation à long terme pour toi... Il y aura beaucoup de choses nouvelles pour toutes les deux...Ce n'est que le début...

Arizona sourit: Ce n'est que le début.