Callie était soulagée qu'Arizona n'arrive pas à la rattraper. Elle se sentait trahie, malheureuse et vraiment furieuse contre cette responsable communication trop canon. Les larmes coulaient sans qu'elle puisse s'en empêcher. Son gsm vibra dans sa poche mais elle ne regarda pas l'appelant, elle savait pertinemment de qui il s'agissait. Elle préféra appuyer longuement sur le bouton qui permettait de couper l'appareil. L'ascenseur s'arrêta au premier étage mais reprit rapidement sa course vers les étages supérieur.s La brune ne savait pas quoi faire. Son esprit entier était concentré sur cette déception, sur cette haine. Elle voulait courir loin, frapper fort. Elle avait l'impression qu'on lui avait ouvert la poitrine, encore une fois. Sans qu'elle ne puisse s'en empêcher, elle revit George avec cette belle blonde... Elle se revit rentrer plus tôt du boulot... Un manteau de femme sur le divan ? Pas normal... Mais c'était différent. Avec George, son couple battait de l'aile depuis longtemps, elle se doutait que la fin était proche. Elle se souvient avoir presque été soulagée lorsqu'elle avait quitté cette ville, ces gens, cet homme. Biensûr elle l'avait aimé mais la flamme s'était très vite éteinte et le quotidien les avait détruit... Aujourd'hui c'était pire, elle avait à nouveau fait confiance, elle avait aimé à nouveau. Arizona lui avait donné l'impression de la comprendre. Il y avait cette incroyable complicité et alchimie. Elle aimait tout d'elle... Les larmes coulaient le long de sa joue et descendaient dans son cou, direction son joli chemisier. Elle ne savait pas où aller ni que faire. Elle voulait juste s'en aller loin, ne pas voir Arizona. Elle décida de redescendre pour quitter cet hôpital dans lequel elle étouffait. Lorsqu'elle arriva dans le hall, elle scruta rapidement l'espace de peur de tomber sur sa blonde. Heureusement, celle-ci avait dû partir à sa recherche dans le bâtiment...

Callie passa les portes et laissa le vent souffler doucement sur son visage, ça faisait du bien de prendre l'air... Elle se tourna vers le petit banc où elle avait surpris l'élève et son ex et sentit son coeur rater un battement, Johanne était toujours là... Une colère intense l'envahit: c'était à cause d'elle ! Sans davantage réfléchir, elle se dirigea vers la responsable com' dont les larmes coulaient aussi abondamment. Johanne releva la tête d'un air interrogateur et reçut une claque monumentale sur la joue droite. Etonament ce geste la soulagea légèrement. Callie lui jeta un regard noir avant de quitter l'hôpital à pied, direction inconnue...

Arizona de son côté avait parcouru les étages en courant, elle avait gravit les nombreux escaliers de l'hôpital deux à deux en espérant rattraper l'ascenseur mais elle n'avait pas réussi. Elle avait déjà appelé Callie 5 fois mais son gsm était sur répondeur. Elle se sentait complètement paniquer... Lorsque son gsm sonna, elle décrocha immédiatement, espérant entendre la voix de la femme qu'elle aimait.

Ari ? C'est Johanne...

Arizona: Ecoute Johanne, je suis vraiment désolé mais j'ai pas le temps là ! Je pensais avoir été clai...

Johanne: Non non écoute c'est pas ce que tu crois... Je n'en reviens pas que je sois en train de t'aider à la rattraper mais... Enfin bref, je viens de voir ta Callie et comme je suppose que tu la cherche partout...

Arizona: TU L'AS VUE OU ?

Johanne: Elle vient de quitter l'hôpital... D'ailleurs en passant, elle est un peu agress...

Arizona avait déjà raccrocher et courrait aussi vite qu'elle pouvait vers l'entrée de l'hôpital, elle devait la rattraper. Arriver à l'entrée, elle se précipita vers Johanne qui lui indiqua une direction. La jolie blonde ne releva même pas la joue rose de son ex, elle partit en courant dans la direction indiquée... Elle dépassa un parc et arriva dans le coin commerçant. Les rues étaient noir de monde et les ruelles touristiques partaient dans tous les sens. La blonde s'arrêta, essoufflée... Elle l'avait perdu.

De son côté, Callie s'était assise contre un arbre du grand parc qui côtoyait l'hôpital. Elle laissa ses larmes couler et ses souvenirs l'envahir. Elle regarda tristement autour d'elle. Qu'allait-elle faire maintenant ? Elle n'était clairement pas prête à recroiser Arizona ou Johanne. Mais elle ne pouvait pas abandonner Addison seule avec 20 élèves... Serait-elle capable de reprendre les cours à Hopkins sans parler avec sa merveilleuse blonde. Pourrait-elle la côtoyer professionnellement après cette trahison ? Elle ne pouvait pas se résoudre à quitter Mark et Addison... Elle venait de refaire sa vie et elle commençait seulement à s'y sentir bien. Elle savait qu'elle allait devoir rejoindre l'hôpital pour encadrer les élèves mais elle n'était pas prête à revoir Arizona. Arizona... Rien que de penser à la blonde, elle avait envie de tout casser !

Arizona rentrait à l'hoptial dépitée, elle ne savait pas ce qu'elle devait faire pour retrouver Callie. Elle pouvait être n'importe où dans Washington... Elle l'avait appeler une bonne centaine de fois et avait zoner dans les rues côtoyant l'hôpital mais aucune trace de sa belle brune. Elle traversa le parc mais ne l'aperçut pas non plus. Lorsqu'elle retraversa le hall, il était déjà 16h, Le Dr Barnett allait certainement lui faire une remarque mais elle ne s'en inquiéterait plus tard. La blonde entreprit de fouiller à nouveau les étages de l'hôpital. Alors qu'elle se dirigeait vers l'ascenseur pour monter au 2e étage et fouiller l'endroit, son coeur rata un battement. Les portes de l'ascenseur venaient de s'ouvrir sur sa splendide brune. Callie ne l'avait pas remarquer. Arizona ne réfléchit pas et monta dedans juste avant que les portes ne se ferment. La latino releva la tête et aperçut Arizona. Elle eut un mouvement de recul et la fusilla du regard.

Arizona: Ce n'est pas ce que tu crois Callie, je lui ai dit aurevoir pour de bon.

Callie était toujours furieuse et elle refusait de croire aussi facilement l'élève. D'un geste nerveux, elle s'avança vers la porte, prête à partir dès que les portes s'ouvriraient.

Callie: Je dis rarement aurevoir à mes ex en les embrassant et en les serrant dans mes bras... De toute façon, ça ne me concerne pas, je vais chercher mes affaires et je m'en vais.

Arizona sentait l'ascenseur ralentir, menaçant de libérer la latino, sans réfléchir, elle appuya vivement sur le bouton d'urgence, bloquant l'ascenseur. Callie s'avança menaçante.

Callie: Fou moi la paix Arizona !

Arizona: Je t'en prie, fais moi confiance, c'est toi que j'ai choisis ! Elle m'a embrassée par surprise mais les choses sont claires maintenant.

Callie débloqua nerveusement l'ascenseur, elle ne voulait pas entendre ses excuses. Arizona la laissa faire, elle n'allait pas se battre avec elle mais elle refusait de la laisser s'enfuir sans avoir pu s'expliquer. La porte s'ouvrit et Callie entreprit de sortir mais Arizona se plaça dans l'entrée, la bloquant, elle était consciente que c'était peut-être sa dernière chance de se faire entendre.

Arizona, d'un ton ferme: L'accolade ne voulait rien dire, c'était juste un aurevoir. Tu n'as rien à craindre d'elle parce qu'elle ne m'intéresse plus. Elle comptera toujours pour moi mais elle ne fait pas le poids parce que je t'aime Calliope.

La latino resta muette et surprise d'une telle révélation. Elle sentit sa colère s'évaporer en partie, enfin sa splendide blonde lui disait ces trois mots magiques. Son coeur se serra devant l'émotion. Ca lui faisait beaucoup de bien de l'entendre. Arizona n'attendit pas de réponse, elle lui lança un dernier regard tendre et s'éloigna dans le couloir, laissant l'ascenseur se refermer et continuer son ascension. Callie resta complètement choquée. Arizona l'aimait. Arizona venait de lui dire qu'elle l'aimait. Son coeur battait à tout rompre, Arizona l'aimait, c'est tout ce qui comptait... Peut-être que ce baiser ne voulait rien dire... Elle sortit de l'ascenseur et arriva à l'étage où elle devait retrouver Addison. Elle fit quelques pas puis s'arrêta, tentant de faire le point sur ses émotions. Elle était principalement émue de la déclaration de l'élève. Elle était toujours un peu en colère mais elle commençait à réaliser qu'elle avait peut-être réagit trop vite... Arizona l'aimait... Callie sourit à cette pensée. « je t'aime Callie ». Sans attendre, la latino se précipita au département pédiatrie. Elle aperçut le groupe de pédiatres qui écoutait consciencieusement les explications du maitre de stage. Arizona était postée parmi eux, comme si de rien n'était mais Callie ne pouvait pas attendre, elle voulait tirer ça au clair. Elle se dirigea vivement vers le petit groupe et parla d'une voix ferme.

Callie: Bonjour Dr Barnett, je suis désolée, mais je dois vous emprunter Robbins immédiatement, c'est assez important...

Dr Barnett, légèrement amer: Elle a déjà rater deux heures de visites aujourd'hui de toute façon, alors 10 minutes de plus ou de mojns... Robbins rejoignez-nous directement après s'il vous plait et ne vous perdez plus cette fois !

Callie le remercia et Arizona suivit sagement Callie qui ne lui dit rien de tout le trajet. La jolie blonde commençait à stresser légèrement. L'enseignante entra dans le vestiaire des résidents et referma la porte derrière elles.

Callie: Tu ne peux pas me dire que tu m'aimes et puis juste disparaitre !

Arizona: Je l'ai fais pourtant !

Callie: Tu ne m'as même pas laissé le temps de te répondre...

Arizona: Je sais mais en fait j'avais peur de ta réponse... On est ensemble depuis 2 semaines, c'est trop tôt pour les grands sentiments, je le sais bien, c'est juste sortit comme ça mais ne t'inquiète pas c'...

Callie posa ses lèvres sur les siennes afin de la faire taire. Elle prit le temps de profiter du moment, caressant doucement ses longs cheveux. Elle attrapa délicatement sa lèvre inférieure entre les siennes et joua avec sensuellement. Arizona serra son corps contre le sien, heureuse que la brune se soit calmer. Callie mit fin au baiser et planta ses yeux noirs dans les siens. C'était la première fois qu'elle allait dire ces trois mots à quelqu'un d'autre que son ex mari, elle savourait le moment. Elle avait longtemps cru qu'elle ne le redirait jamais mais aujourd'hui, elle était sure d'elle. Elle lui aurait d'ailleurs dit plutôt si elle n'avait pas eu peur de la réaction d'Arizona...

Callie: Arizona, je t'aime aussi.

La jolie blonde sourit en se serrant tendrement dans ses bras: Redis le pour être sure ?

Callie rigola en répétant: Moi aussi je t'aime !

Alors qu'Arizona s'était serrée dans ses bras, Callie murmura: Excuse moi d'avoir réagit au quart de tour, j'aurais dû t'écouter...

Arizona: Rhalala ces latino...

Callie rigola doucement: Donc c'est vraiment fini avec Johanne ?

Arizona: Complètement ! Je lui ai expliqué à quel point j'étais amoureuse d'une latine légèrement impulsive et elle a comprit.

Callie sourit toute seule au terme « amoureuse ». Elle pourrait s'y habituer, elle pourrait parler d'Arizona en l'appelant son amoureuse ou sa copine. Elle était prête. Elle réalisa que tout ses freins ( ne pas parler de leur relation, ne pas faire l'amour, etc.) étaient liés à sa peur d'être trahie et à ses doutes quant à l'affection qu'Arizona avait pour elle. Pourtant l'élève n'avais pas cessé de lui montrer à quel point elle comptait pour elle. Elle l'avait pourchasser plusieurs semaines, avait continuer à y croire malgré ses rejets, elle avait respecter son envie d'une relation secrète, elle avait repousser son premier amour pour rester avec... Callie voulait plus que quelques bisous cachés entre deux cours. Elle l'aimait et elle voulait de vrais engagements, une vraie relation. Elle voulait la présenter à ses amis, partager son quotidien, elle voulait le pack complet...

Arizona posa quelques petits bisous sur ses lèvres et Callie la regarda, les yeux noir de désir. Elle se dirigea vers la porte et la verrouilla d'un geste puis revint vers sa belle et approfondit le baiser, permettant à leurs langues de s'en mêler. Le désir augmentait à la proximité de sa splendide copine. Elle sentait son corps contre le sien, sa chaleur l'envahir, son odeur l'imprégner. Callie la plaqua contre les casiers et l'embrassa plus vivement. Elle passa un bras autour de sa nuque tandis que son autre main caressait doucement sa taille. Arizona laissait ses mains se balader sur son splendide corps, avides de découvertes.
Légèrement haletante, Callie souffla:
J'ai envie de toi !

Arizona lui enleva son haut et la poussa sur le divan au milieu de la salle. Elle retira vivement son haut avant que sa latino ne la ramène près d'elle. Callie se régala de sa peau, elle embrassait chaque partie de son décolleté et de son ventre. Arizona sentait le corps de la brune se mouver contre son genou, placé à un endroit stratégique. Elle en eut marre de jouer, elle voulait passer aux choses sérieuses, elle sentait que sa brune était enfin prête. Elle joua délicatement avec ses seins puis voyant que Callie appréciait, descendit davantage. Elle se débarrassa de son jeans et doucement couvrit de baiser son bas ventre et ses cuisses. Callie gémissait mais Arizona voulait être sûre qu'elle était prête.

Arizona: Tu veux que je m'arrête ?
Callie le souffle court: Surtout pas !

La blonde sourit et lui posa un dernier petit bisous avant de lui retirer son tanga. Elle prit le temps de profiter de la vue avant de doucement rapprocher ses baisers de la zone sensible. Elle contournait l'endroit sensuellement. Callie gémissait et la supplia de mettre fin à cette torture. Arizona prit un plaisir infini à la contenter. La brune s'agrippait au matelas tandis que la blonde prenait possession de son corps. Callie laissa le désir l'envahir bruyamment ce qui contenta davantage Arizona. La latino reprit doucement son souffle et se retourna sur Arizona, bien décidée à lui rendre la pareille. Callie se débarrassa des vêtements d'Arizona et descendit maladroitement sa main contre le corps chaud de sa belle. Ses gestes étaient légèrement hésitants mais elle s'appliquait, elle était attentive aux réactions d'Arizona. Elle fut surprise de tirer autant de plaisir à en donner. Elle saisit ses petits points faibles et prit un vrai plaisir à l'entendre gémir. Quelle satisfaction de savoir que c'était elle qui était responsable de cette jouissance... Dans un dernier gémissement, Arizona serra sa brune contre elle.

« Je t'aime ! »
« Je t'aime aussi ».

Juste à côté du divan, dans le jeans d'Arizona, son gsm affichait 3 appels en absence...